Comparé à d'autres films de Fassbinder tels que Despair, Lili Marleen est une oeuvre facile d'accès. D'ailleurs, près d'un million de spectateurs français sont allés le voir lors de sa sortie hexagonale en 1981.
Malgré le foisonnement des scènes et des personnages, l'histoire est assez claire: celle de la chanson "Lili Marleen", énorme tube de la seconde guerre mondiale, et de son interprète Lale Andersen. Il s'agit d'une fresque monumentale avec de somptueux décors, de superbes costumes, une figuration importante et un castings de stars autour de l'égérie fassbindérienne Hanna Schygulla: Giancarlo Giannini, Mel Ferrer, et le récemment disparu Udo Kier. Les couleurs flamboyantes et le caractère mélodramatique de cette histoire d'amour impossible entre un artiste juif et une chanteuse future star de l'Allemagne nazie témoignent de l'admiration de Fassbinder pour l'un des plus grands cinéastes hollywoodiens: Douglas Sirk. L'ombre de la grande fresque de Visconti, Les damnés, plane aussi sur Lili Marleen.Quoiqu'il en soit, c'est une très belle réussite qui témoignent du talent et des obsessions de Fassbinder : l'histoire de l'Allemagne et la condition féminine.
Et c'est aussi, je le répète, un film grand public.
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