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Sujet : Suspens


De Pianiste, le 20 décembre 2013 à 19:05

Sous le sable est un très bon film de François Ozon. Charlotte Rampling y dévoile toute sa beauté et le deuil de son mari, interprété par Bruno Cremer, lui est impossible à admettre. Elle va jusqu'à être persuadée qu'il vit toujours auprès d'elle. Même sa liaison avec Jacques Nolot ne peut aboutir à un réel amour, car l'image de son époux la poursuit inexorablement, jusqu'au plus fort de leurs ébats amoureux. Ce film est presque teinté de fantastique de par son ambiance tendue.

Une réussite….


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De spontex, le 2 juin 2014 à 00:04
Note du film : 5/6

13 ans après, il est intéressant de revoir Sous le sable, qui s'est bonifié. Comme dans le film, Bruno Cremer n'est plus et Charlotte Rampling lui survit, ce qui ajoute encore à la force de cette œuvre, à la fois intense et dérangeante, emblématique du cinéma d'Ozon. Charlotte Rampling, mystérieuse, convient bien à ce cinéma. Ozon la réemploiera dans Swimming Pool, Angel et Jeune et jolie.
On remarquera que comme dans Rois et reine, Andrée Tainsy joue la grand-mère, à la fois sage et perdant la boule.


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De Pianiste, le 2 juin 2014 à 09:04

J'avoue, ami Spontex, avoir beaucoup apprécié Sous le sable, mais ne pas avoir eu la patience d'attendre la fin de Swimming pool. J'ai trouvé ce film ennuyeux au possible. Autant le scénario du premier est passionnant, autant celui du deuxième est ennuyeux. C'est une question de goût, mais il m'a juste laissé terriblement déçu. Encore que la beauté de Charlotte Rampling est déjà un gage de qualité….


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De Impétueux, le 23 novembre 2014 à 23:23
Note du film : 4/6

François Ozon avait déjà suffisamment de talent et de savoir-faire pour ancrer Sous le sable dans la cohorte de ces films qui mettent mal à l'aise le spectateur. Ces films qui vous placent devant une réalité déplaisante déjà vécue ou appréhendée de vivre : qui n'a, à un moment, même bref, ressenti l'angoisse de s'être égaré dans une forêt comme dans Le projet Blair witch ? Qui ne s'est inquiété, dans un milieu inconnu, à l'étranger, dans une gare, un aéroport, un hôtel de ne pas voir revenir dans des délais raisonnables quelqu'un qui s'est absenté, comme dans Frantic ? Et qui donc, sur une plage déserte, après une longue somnolence, ne s'est demandé où était passé celui qui est parti se baigner et qu'on n'aperçoit plus ?

Mais, de ce qui aurait pu être une assez classique affaire de disparition, Ozon tire un beau film sur l'absence et le déni considérés sous le seul aspect féminin ; comme plus tard il mettra en scène de bizarres Huit femmes ou de fantasmatiques rêveries ménopausées dans Swimming pool. Au fait, est-il nécessaire, pour entrer avec talent dans les ressorts psychologiques des femmes, de n'être pas sexuellement attiré par elles ? En d'autres termes, seuls les homosexuels ont-ils la capacité de se fondre dans le territoire mental de la plus gracieuse partie de l'Humanité, de la comprendre, de l'explorer ? Je note que Sous le sable a été écrit par Ozon en collaboration avec Emmanuelle Bernheim, Marina De Van et Marcia Romano et que le film ne présente les hommes, sans animosité aucune, au demeurant que comme des paltoquets (Vincent/Jacques Nolot, l'amant de passage de Marie/Charlotte Rampling), des niais (Gérard/Pierre Vernier, l'ami avocat) ou des dépressifs (Jean/Bruno Cremer, le mari qui disparaît, noyé par la fatigue ou le dégout de vivre, on ne sait). Dans Sous le sable, seules les femmes ont de la substance, de l'épaisseur, voire de la cruauté (la mère possessive de Jean/Andrée Tainsy, magnifique d'arrogance).

Jean et Marie s'aiment, c'est une évidence ; mais c'est une évidence aussi qu'ils ne se comprennent plus et que les efforts qu'ils font pour être l'un à l'autre sont vains. Dès lors, à la disparition de Jean, toutes les hypothèses se pressent dans la tête de Marie : qu'est-ce qui s'est passé ? Noyade ? Accident cardiaque ? Suicide ? Assassinat ? Farce tragique ? Plaisanterie scandaleuse ?

On vit vingt-cinq ans à côté d'un être, dans un coudoiement continu complice affectueux et on ne sait rien de lui ? C'est cela, finalement, le thème du film. Et lorsqu'on s'en rend compte, on ne veut rien admettre de cette évidence. Il y a bien, dans Sous le sable, un peu de lourdeur pédagogique, un peu de volonté démonstrative, mais c'est véniel. Et les remarquables acteurs incarnent avec tant de talent leurs fatigues et leurs amertumes que, malgré tout, ça fonctionne très bien.


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De Pianiste, le 26 novembre 2014 à 12:31

Il y a dans Sous le sable, une certaine magie. La très belle Charlotte Rampling non sans nous dévoiler son charme si sensuel, porte très bien le personnage de cette femme qui vit un véritable cauchemar depuis la disparition de son mari parti se baigner. Tout le long du film, on se demande si on ne va pas voir réapparaître Bruno Cremer, mais rien à faire. Il émane du scénario une ambiance très prenante et presque fantomatique. Comme je le disais précédemment, même lors de ses ébats amoureux avec Jacques Nolot, elle semble voir son époux et le spectateur ressent aussi cette impression. Une chose très appréciable dans ce film est le très petit nombre d'acteurs, ce qui empêche de se perdre dans des quiproquos parfois bien superflus. Il est à connaître et à revoir.

Un conseil avant la baignade, ne vous endormez pas….


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