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Sujet : Référence pour Siciliens ?


De Di Cara, le 14 août 2004 à 14:29

Rien à dire, ce film, c'est la référence pour tout les Siciliens comme moi, qui aiment la mafia. Personnellement, ce film est le meilleur du genre, car malgré les crimes et les deals que Tony Montana a faits, il a voulu sauver la femme et les 2 enfants qu'il y avait dans la voiture, avec la bombe… Il a sacrifié toute sa richesse pour une femme et 2 enfants, c'est cela qui montre le meilleur dans ce film… Il est trop bien fait !


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De hs81, le 29 septembre 2004 à 16:10

C'est sur que toutes catégories confondues ce film reste le meilleur!!!

C'est la référence des films mafieux !!! C'est le plus grand film que j'aie jamais vu et revu !!!

En plus, jouer Tony Montana ca ne pouvait etre fait que par Al Pacino le plus grand a mes yeux!!!!

Que ceux qui n ont jamais vu ce film se ruent a leur vidéothèque !!


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De tony montana, le 13 février 2005 à 22:00

si t'as de l'argent, tu as le pouvoir, et si t'as le pouvoir, t'as des bonnes femme…


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De Impétueux, le 13 février 2005 à 22:19
Note du film : 5/6

T'en as même tellement que tu peux leur mettre un S (à femmes) !


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De la vie de réve!!, le 8 mars 2006 à 18:42

Scarface n'est pas un film sicilien… tu dois confondre surement avec le parrain !!

Et puis pour moi Tony ne perd pas tout parce qu'il a sauvé les deux enfants et la femme de l'explosion, mais si il perd tout c'est bel et bien à cause de la dope…

Règle numéro 1 : ne jamais sous estimer la rapacité de l'adversaire

Règle numéro 2 : ne jamais s'envoyer sa dope, règle que, bien sûr personne ne respecte…


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De Freddie D., le 8 mars 2006 à 19:42

J'aime beaucoup Scarface, mais c'est drôle de voir qu'un assassin drogué jusqu'à l'os, qui tue son meilleur ami, désire sa propre soeur, humilie et insulte sa femme, baigne littéralement dans le sang, s'enrichit en dealant des quintaux de cocaïne, devient un héros pour certains, parce qu'il épargne quelques innocents…


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De doa2, le 3 avril 2006 à 12:25
Note du film : 5/6

A propos du commentaire de Freddie D.

Le héros n'a jamais désiré sa sœur, il veut qu'elle reste "pure" (d'ailleurs à la fin du film s'il la désirait, il aurait profité de l'occasion).


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De PM Jarriq, le 3 avril 2006 à 12:29
Note du film : 5/6

Je crois que Freddie D. a raison : Montana a une attitude ambiguë par rapport à sa soeur, ce qu'elle a compris en le provoquant à la fin. D'ailleurs, cet inceste latent était déjà présent – de façon encore plus biaisée, évidemment – dans l'original de Hawks.


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De lych666, le 3 avril 2006 à 13:11
Note du film : 4/6

D'ailleurs, si je me souviens, dans l'original de Hawks, la soeur de Montana lui pardonne et l'aide à la fin alors que dans cette version Stone-De Palma, elle decide de le descendre. Je ne sais plus par contre dans l'original, si Montana descend son meilleur ami.

En tous cas, Tony Montana est devenu une idole pour dealers et un héros pour jeunots à vocation de gangster.

J'ai entendu un Rappeur américain dans un interview qui affirmait que pour savoir dealer de la Cocaïne ou autre chose , il fallait regarder le film Scarface.

La BO rappelle que l'on est tout de même dans les années 80 quand le film sort.


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De Wolf Larsen, le 3 avril 2006 à 15:11

Je crois bien me rappeler que Paul Muni descend George Raft, parce qu'il sort avec sa soeur…


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De doa2, le 3 avril 2006 à 18:14
Note du film : 5/6

Le héros a plus un comportement de protecteur qu'un comportement d'amant jaloux.

La sœur a compris qu'il ne supporte pas qu'un homme la touche (lui compris).

D'ailleurs à un moment du film le héros suggère à sa sœur de sortir avec un médecin ou un avocat. S'il la désirait, il n'aurait pas dit cela.

En ce qui concerne le message de lych666, un autre personnage de fiction est devenu une idole pour les jeunes gangsters : il s'agit du personnage interprété par "Denzel Washington" dans le film "Training Day". D'ailleurs les jeunes prennent plus exemple sur lui que sur Tony Montana car "Training Day" est plus récent et donc plus de leur époque.


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De Wolf Larsen, le 4 avril 2006 à 09:46

Oui, et à tout prendre, le personnage de Denzel Washington est encore plus répugnant que celui de Pacino ! On vit une époque formidable, comme disait Reiser, il y a pourtant bien longtemps.


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De Impétueux, le 29 mars 2015 à 17:52
Note du film : 5/6

La première moitié du film – et même presque les deux premiers tiers – où une misérable petite racaille effectue une remarquable ascension dans le monde pourri de la haute criminalité de la drogue et s'installe au sommet est tout à fait remarquable. Cette petite racaille a été évacuée de Cuba par Fidel Castro qui s’est ainsi débarrassé ainsi à bon compte de bouches inutiles

On sent d'emblée dans la bouche haineuse, les yeux fous, la cruauté sans frein, l'absence de scrupules et surtout l'immense ambition de Tony Montana (Al Pacino) tous les ressorts de sa réussite et sa progression vers les premières places du syndicat du crime est contée très brillamment, avec, de surcroît, une parfaite vraisemblance. Si l'on admet, tout au moins, que ces carrières là, déroulées à coup d'assassinats et d'horreurs ne peuvent prospérer qu'avec une part de chance. Tony Montana en aura sa part lors de sa première transaction avec les Colombiens, dans un hôtel modeste de Miami mais il n'est pas de pinacle atteint sans une veine insolente. C'est du moins ce qu'estimait notre vieux camarade Napoléon Bonaparte.

Seulement si, la chance cueillie, on n'en fait rien, il y a toute chance qu'elle s'éloigne au fil de l'eau, belle ensorceleuse infidèle. Il faut donc la verrouiller et, puisqu'on a gagné la mise, ne pas s'en contenter. C'est exactement le sens de la voracité de Montana. Jusque là, finalement, le spectateur naïf (dont je suis) parvenait presque à éprouver de la sympathie pour le jeune homme ambitieux, comme le veulent les procédés littéraires ou cinématographiques éprouvés qui marchent presque à tous les coups.

Cette fabuleuse insatiété – que reproche à Montana son ami et lieutenant Manny Ribera (Steven Bauer) qui voudrait bien se poser au soleil et vivre tranquillement le reste de son âge – est son miel et son carburant. La cocaïne, désormais injectée par kilos, empêche de songer davantage.

Revenons à notre regretté Napoléon : La place de Dieu, je n'en voudrais pour rien au monde, parce que c'est un cul-de-sac, disait-il. On n'a guère mieux représenté l'angoisse et le froid ressentis lorsque, parvenu sur la cime, on aperçoit derrière soi, le gouffre d'une vie manquée, devant soi, la décrépitude et la mort (Montherlant).

Mais je trouve que ce tiers là du film, où Tony constate qu'il a saccagé tout ce qu'il aimait ou aurait pu aimer, est nettement plus faible. Pourtant Michelle Pfeiffer, qui interprète Elvira, la femme que Tony a arrachée à son ancien boss, outre d'être drôlement canon, a un jeu d'une grande subtilité et parvient en quelques scènes à faire sentir son épuisement et son dégout de la vie. Mais Gina, la sœur de Tony (Mary Elizabeth Mastrantonio) ne fait pas le poids (moins l'actrice que le rôle). Et puis les soudains scrupules de Montana qui épargne la femme et les enfants de l'homme qui allait dénoncer les trafiquants de drogue et leurs complices à la tribune de l'ONU, ces scrupules de dernière minute me semblent bien peu plausibles, d'autant que rien ne les laissait présager. S'ensuit le massacre final, scène de bravoure trop longue où Brian De Palma (aidé, paraît-il par Steven Spielberg sur le coup) a voulu terminer en bouquet final et démontrer une virtuosité qui ne s'imposait pas.

La grande violence qui règne pendant tout le film a, dit-on, fasciné des générations de sauvageons de banlieue qui ont trouvé dans la cruauté de Montana, la vulgarité des tenues dépoitraillées des gangsters et le mauvais goût immonde de leurs appartements des modèles à admirer. (Au fait pour qui voudrait se meubler comme les truands, voici une adresse : http://www.claudedalle-romeo.com/html/sh(..) ; chaque fois que mes pas m'amènent près de la Bastille, je m'arrête, stupéfait d'horreur).

Toujours est-il que le film de Brian De Palma a ouvert la voie à l'océan de grossièretés (je crois qu'il y a des puristes qui ont compté le chiffre sidéral de Fuck et ont monté un clip qui dure deux minutes à lui tout seul) et de cruautés qui a déferlé depuis 1983 sur les écrans. Après tout, pourquoi pas ? Comme dans Truands de Frédéric Schœndœrffer, il est bon que les honnêtes gens voient que les gangsters ne sont pas les doux pépères de Touchez pas au grisbi.


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