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Sujet : Neige d'Antan...


De Gilou40, le 12 août 2010 à 16:33
Note du film : 3/6

Pour oublier la mode des bébés que l'on congèle dès leurs naissances, celle des vieux que l'on séquestre et que l'on bat pour mieux les voler, ou encore les voitures incendiées et les bus caillassés par les barbares de nos banlieues, j'aime à me vautrer souvent dans le noir et blanc apaisant d'un bon vieux Berthomieu…Une de ces tendres et très innocentes vieilleries où baigne une niaise atmosphère et un calme balourd qui sied à l'oubli de ce début de fin du monde…

Retrouver cette époque ou les génériques nous annonçaient des acteurs sans prénoms, ayant pour patronymes Ferval, Faivre ou OrbalPérès ne s'appelait pas encore Marcel, ni Blavette Charles. Ces douceurs là n'appartenaient encore qu'à leurs familles… Ces films ou les marchands de primeurs écrivaient le prix à la craie sur une ardoise, et où les pommes venaient bien de leurs jardins. Des films où les flics se paraient d'une pèlerine et roulaient à vélo. Ces films ou les juges étaient vieux et souvent bon-enfant, et où les enfants ne se prenaient ni pour des vieux, ni pour des juges. Cette époque que l'on baptise de ce mot magique pour les uns, terrible pour les autres : "Avant"…

Berthomieu, c'est le coffre magique. On l'ouvre et la poussière des jours plus calme nous revient alors. Scénarios bobèches, dialogues épais, et bonnes bouilles. Blanc comme neige fait partie du contingent de films années 40, destinés à faire oublier au grand public les affres de la guerre. Il n'était pas difficile ce public là et on peut le comprendre. Il avait plus besoin de voir un Bourvil naissant que de se prendre la tête et les nerfs avec une œuvre sévère. Je me demande quel retentissement aurait pu avoir le film Un prophète si quelqu'un avait eu l'idée de le faire, à l'époque.

Qu'est-ce qui m'a donné l'âme d'un artist' – C'est l'piston
Qu'est-ce qui m'a rendu toujours optimist' – C'est l'piston
Qu'est-ce qui m'a fait venir à Paris – C'est l'piston
Qu'est-ce qui me fera un nom dans la vie – C'est l'piston
Piston solo chez moi j'étais connu – Tout le monde m'appelait "Tutukutu"
C'est sans doute ça chérie qui t'avait plu…

C'est quand même autre chose que le cri des prisonniers qui se font sodomiser…Parce qu'il claironne notre Bourvil, dans ce film ! Malgré qu'un type pas très catholique se serve de lui et de sa naïveté pour cambrioler le coffre d'un hôtel. Mais même les gangsters sont sympas dans les films de Berthomieu. Rien à voir avec Mesrine. Et d'ailleurs, il le dédouanera devant ses juges, à la fin. René Chateau nous promet une comédie policière débridée. Il ne faut rien exagérer. Tout ça est sympathiquement soporifique et on en demande pas davantage. Mais les résumés de René Chateau…

Toi t'as qu'à me dir' – Toi t'as qu'à me dir' "Tu"
Que t'as osé me dire pour qu'aussi j'ose
Tout à coup j'ai dit – Tout à coup j'ai dit "Tu"
J'avais osé et j'en étais tout chose
Toi p'tit cochon d'a… – toi p'tit cochon d'amour
Qu't"as susurré pour qu'aussi je l'susurre
Toi t'écoutais tou.. – Toi t'écoutais toujours
Que je l'susurre au fur et à mesure

Allez ! Un bon moment, sans prise de tête, avec les "excentriques" de l'époque. Encore "l'époque", me direz vous ? J'ai appris que près de chez moi, dans le temps, il y avait un cinéma qui s'appelait "Le Floride". Et j'imagine la midinette du coin, un samedi soir, partir avec son amoureux, voir Bourvil, dans Blanc comme neige au "Floride"… C'est joli, non ? Aujourd'hui, je vais au "Complexe Mégarama" voir Avatar. Et vous savez quoi ? J y vais seule… Quelle époque !


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De Frydman Charles, le 26 février 2015 à 07:00

Léon Ménard est premier piston dans une fanfare…Ce qui ne veut pas dire qu'il est un instrument de musique, mais qu'il joue du piston. Premier piston, comme on dit premier violon dans un orchestre ! Piston , comme un élève de l'école Centrale , Jean-Paul Sartre évoque dans "l'enfance d'un chef" (1938), la chanson des étudiants du lycée Saint-Louis en prépa à Centrale : "c'est le piston qui fait marcher les machines, c'est le piston qui fait marcher les violons ". Léon Ménard n'a pas fait Centrale, il n'a pas l'air très futé et accepte facilement la place de gardien de nuit au CENTRAL HÔtel proposée par Bob, sans se douter de l'entourloupe… En 1954 un autre Ménard, André Ménard joué par Roland Lesaffre jouera un boxeur au CENTRAL de boxe du faubourg Saint-Denis auprès de Jean Gabin.


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