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Forum : Le Fantôme de l'opéra

Sujet : Avis


De Azurlys, le 19 mars 2010 à 12:47

Cherchant le film d'Arthur Lubin, distribué en France en 1945, après l'Occupation et le départ des Teutons, et je n'ai trouvé que la seule mention de deux, disons trois versions, dont une TV (avec Burt Lancaster), et la version en comédie musicale plus récente, qui n'avait pas eu très bonne presse, mais que j'avais trouvé, pour ma part, assez intéressante. La troisième, si l'on tient compte de celle avec Marie Gillain, qui semble avoir été abandonnée (je parle de la "version", pas de la très Jolie Marie…).

Disponible en DVD, celle de 1943, est la deuxième adaptation du roman de Gaston Leroux. Pour ce faire, Universal, qui tenait à laisser une place importante au décorum de l'Opéra, mit les petits plats dans l'écran (charmant salut à une amie très chère qui a bien voulu me gratifier de ce calembour). J'avais promis d'en faire usage dans ces pages, et je pense que le "mot", ne devrait pas décevoir Droudrou !), or donc, Universal utilisa le Technicolor trois bandes, complexe, mais aux résultats esthétiques fascinants. On pouvait y voir Nelson Eddy (sauf erreur sur l'orthographe), Susanna Foster, qui intervient – quasi méconnaissable puisqu'elle subissait "du temps l'irréparable outrage", mais soyons charitable – dans les suppléments, et le solide comédien Claude Rains, qui joue Erik (ou Éric) chez Leroux, et devient ici Éric Claudin.

Se souvient-on de cette version, d'abord diffusée en VHS, avec quelques autres perles du fantastique, Frankenstein (James Whale), Dracula (Tod Browning), et quelques autres ?


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De Azurlys, le 22 mars 2010 à 13:31

Petite note "de service" préliminaire, aux bonnes âmes qui ont eu à nouveau l'amabilité d'ajouter les hypertextes à mes mono-textes récents, les derniers découverts illustrent le texte court (pour une fois…) sur le Le fantôme de l'Opérad'Arthur Lubin. Merci à tous ! Je regrette aussi un tantinet la mention un peu grinçante sur l'allure de la comédienne-chanteuse Susanna Foster qui y joue le personnage de Christine. Elle intervient dans les suppléments du DVD. Dans la version de 1943, dont il pourrait bien qu'elle soit la fille du fantôme Éric Claudin (Claude Rains), à moins d'une erreur, car le film, très éloigné du climat romantique et inquiétant de la version précédente (1925), ouvrait largement la place à l'opéra, à son lustre (dans les deux sens du mots), son éclat, et s'était fait aidé par le Technicolor magnifique de l'époque. A l'époque, les ambitions grand public du film devaient tenir compte des ligues de vertu, souvent sur la brèche. La nouvelle version technicolorisée semblait plus sage…

En allant fouiller sur la toile vers cette toute fraîche et délicieuse chanteuse, j'y trouvé l'annonce de son décès, dans le dernier trimestre 2009, après une longue vie d'échecs, de difficultés de vie, et que des clips montrent, méconnaissable, et déjà la main sur le heurtoir, aux portes de la Camarde. Je ne veux pas faire de sentimentalisme encombrant et dégoulinant de sirop, ni verser dans Les deux Orphelines, mais ce que j'ai découvert la concernant ne pouvait que flétrir ce qui était contenu dans mon texte précédent.

Du coup, la partie souterraine, les couloirs ténébreux, le lac de l'ombre qui étaient prépondérants dans la version 1925, ont été rejetés à l'arrière plan dans cette version de 1943.


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De Azurlys, le 22 mars 2010 à 14:18

Mais cet Opéra Garnier, quasi mythique, déconcerte un peu, aujourd'hui, les touristes Américains en visite à Paris. S'ils se hasardent vers l'auguste bâtiment – "Mais c'est du Napoléon III, Madame", précisa Garnier à l'Impératrice Eugénie lors de l'inauguration, qui lui demandait, perplexe, si son opéra était de style arabe ou byzantin – le touriste étasunien, y trouve, dit-on, l'escalier d'honneur somptueux (ce qui n'est pas faux), la salle extraordinaire, mais ne peut que refouler son désarrois lorsqu'il apprend que le lac souterrain, du roman de G.Leroux, et des films, avec les couloirs ténébreux du sous-sol, la salle de torture (!) qui figure dans la version de Rupert Julian (1925, mais une séquence, toute de même, en Technicolor bi-chrome) ne sont que légendes ! Le lac, qui est censé ouvrir sur des gouffres de romantisme, et apparaît dans les différentes versions (dont une allemande à peu près inconnue), n'est qu'une citerne voûtée imposante il est vrai, mais qui n'a pour but que de soutenir le bâtiment. L'opéra Garnier fut élevé sur des zones très meubles de l'ancien lit de la Seine. La cuve est alimentée par la Grange Batelière, rivière souterraine et affluent de la Seine. Pour éviter qu'elle croupisse, l'on vide la citerne de loin en loin, et les eaux en sont renouvelées. C'était aussi, à l'époque, une ressource en eau en cas d'incendie.

Pauvres Américains-uniens ! Ils espèrent rencontrer les dernières traces d'un romantisme qui effiloche encore dans la vieille Europe, et se heurtent de front aux réalités rationnelles dont il nous arrive d'être capables ! Rien ne vaut le cinéma…


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De droudrou, le 22 mars 2010 à 14:44

Un calembour bien fait ça se sent mon cher Azurlys à plus forte raison s'il est bien emballé !… Il est préférable d'éviter de le garder au frigo et de le partager avec autrui !…


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De Azurlys, le 22 mars 2010 à 14:59
LE FANTOME… (1943),

J'avise un mot de Droudrou (Bonjour !) qui me parle d'un calembour… Je ne les déteste pas, mais je vois mal de quoi il est question. Je viens de relire mes deux textes, je tremblais d'avance (enfin, si peu) de peur de trouver une ânerie, fut-elle calembouresque, qui m'eût échappée ! Mais là, je ne vois pas. Pourriez m'apporter vos lumières ?


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De Azurlys, le 22 mars 2010 à 15:24

(suite calembour)

"…les zones très MEUBLES de l'ancien LIT de la Seine…". Serait-ce le calembour épinglé ? Eh ! bien bravo, cet assemblage de mots est venu spontanémment et sans que je le veuille. Suis-je tombé juste ? Et merci de l'épingle…


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De Azurlys, le 23 mars 2010 à 14:09

Bonjour ! (LE FANTOME… (1943)

Le message de Droudrou m'étant parvenu entre mes deux messages d'hier, je pensais que le calembour indiqué figurait dans le premier de ces deux textes. Mais j'ai relu un tout premier message sur "Le Fantôme de l'Opéra" (1943), où je faisais mention de l'usage de la couleur, qui mettait "les petits plats dans l'écran". Sans doute s'agissait-il de cela ? Merci de l'intérêt porté à l'affaire, mais je signale à nouveau que c'était une citation, que je dois à une tendre amie, intéressée par les textes – les vôtres et les miens – et à qui j'avais promis de glisser ce bon mot-calembour (il semble en effet réunir les deux), que je saluait ainsi de loin. Le pot-aux-roses est découvert, mais vous noterez que l'association des "…terrains MEUBLES de l'ancien LIT de la Seine, outre qu'il pouvait faire penser à une courte échappée vers la brocante ou l'antiquité, ne manquait pas de sel non plus… Et ce fut involontaire…


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De droudrou, le 23 mars 2010 à 14:55

à défaut de calembour épinglé on ne parle jamais du le caporal épinglé sorti vraisemblablement des mémoires.


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