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Sujet : L'Espagne...


De stronibein, le 9 février 2010 à 15:15
Note du film : 0/6

Quelle que soit la valeur (d'ailleurs très relative) de ce film, pâle clone – grimaces de Fernandel en plus – du magnifique "La Bandera" de Duvivier, sorti un an plus tôt) le DVD réédité par TF1 présente le même défaut que "François I", paru à la même date (10 janvier 2010) chez le même éditeur. Deux chapitres avant la fin, le film repart au générique de début. Il faut repasser par le menu pour en voir la fin. Bug constaté sur 3 lecteurs différents et 4 exemplaires du disque. Il s'agit donc bien là d'un vice originel qui affecte la série entière.

Sur "François I", ce bug se produit avant le dernier chapitre.

Dans les deux cas, c'est intolérable. Je suggère à DVD Toiles de signaler ces gros "pépins"

On vous aura prévenus, amigos!


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De Gilou40, le 9 février 2010 à 18:32
Note du film : 2/6

…pâle clone – grimaces de Fernandel en plus – du magnifique "La Bandera" de Duvivier…

Mais très, très pâle, alors ! Et très, très lointain !..


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De stronibein, le 19 février 2010 à 14:02
Note du film : 0/6

C'est un film qui ne sait pas où il va, mi-comédie, mi-drame, film de pub pour la Légion étrangère, film cocardier, agrémenté de vaudeville… Bref, du grand n'importe quoi.

Un spectacle médiocre, qui ne méritait certes pas cette réédition (ratée) en DVD, sauf pour les inconditionnels de Fernandel .

Fernandel, qui a débuté comme comique troupier sur scène, a été un grand acteur, mais il a trop tourné: plus de 120 films, donc, il y a du déchet.. Normal

Quand il était bien dirigé (par Pagnol ou Duvivier, par exemple ), ça donnait de petits chefs-d'œuvre comme "Angèle", "Naïs" "Topaze", ou les deux premiers "Don Camillo".

Par Verneuil, ça donnait le magistral "La Vache et le Prisonnier".

Quand il tournait des films alimentaires avec des réalisateurs ringards, ça donnait "Honoré de Marseille", "Coiffeur pour Dames", ou "Un de la Légion".

Avec son dernier et plus bouleversant film, "Heureux qui comme Ulysse", il nous a laissé non seulement le regret de sa disparition, mais une vague impression de gâchis en voyant le très grand comédien dramatique qu'il aurait pu être, alors qu'il a souvent galvaudé son immense talent dans des pantalonnades du style "Le confident de ces dames", ou "Ali Baba et les 40 voleurs"


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De Gilou40, le 13 novembre 2011 à 20:15
Note du film : 2/6

Effectivement, l'apparition du très aristocrate Jacques Varennes dans ce rôle de truand est des plus surprenantes. Mais n'oublions pas qu'il fut aussi Tintin, le "protecteur" d'Arletty dans Fric-Frac :

Arletty :"- Dis quelque chose à ta louloute ! -"
Jacques Varennes : - Ma louloute fera connaissance avec mes pognes et aura sa raclée quand j' sortirai du ballon ! V'là c'que j'y dis !-".

Tout aussi surprenant…


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De leonard, le 13 novembre 2011 à 20:40

Le physique et le grand talent de J. Varennes lui firent tourner des rôles de magistrat, d'avocats ou des personnages historiques. (Bernadotte dans Désiré Clary) ou Colbert (si Versailles m'était conté), Lafayette (Le diable boiteux). Il est surprenant dans le super film "L'ange gardien" en homme d'affaire véreux aux cotés de L. Baroux et Carlettina .


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De Florian, le 14 novembre 2011 à 00:27

Jacques Varennes…pas toujours petite gouape, mais toujours salaud (désolé du terme mais je pense qu'aucun enfant ne traîne sur ce site). J'ai été marqué par cet affreux médecin de la bourgeoisie provinciale qu'il campe dans Meurtre, qui comprend dans sa distribution un Fernandel mieux contenu que dans Un de la Légion.

Ce Un de la légion, vu il y a trop longtemps, n'avait pas retenu mon attention pour ses défauts majeurs mais pour cet étrange mélange comédie/drame, si mes souvenirs sont bons, Devère meurt et Azaïs manque d'y passer, entre deux pitreries fernandeliennes.

Et j'en profite pour annoncer que j'ai découvert un site nommé "@aide-mémoire", peut-être que certains le connaissent déjà. On y trouve quelques infos disséminées au gré d'un océan de critiques cinématographiques pas très pertinentes généralement, les modérateurs lancent des appels parce qu'ils ne parviennent pas à reconnaître le visage de Max Elloy, trogne reconnaissable entre toutes, c'est pourquoi je doute de l'érudition de ceux qui le font marcher. Je vous invite tout de même à y faire un tour car il se présente bien et il est très à jour à propos des disparitions des comédiens qui soulèvent sans cesse les émois de la personne qui rédige les articles.


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De armel de lorme, le 14 novembre 2011 à 15:28

Merci de cette publicité gratuite pour le site de l'@ide-Mémoire (www.aide-memoire.org) dont je suis l'initiateur et principal rédacteur.

Je tiens néanmoins à vous préciser, cher Florian, que le comédien portraituré mais non identifié figurant en photo (du haut) sur l'article intitulé "Deux Inconnus connus" n'est en aucun cas Max Elloy (Le Roi Pandore, Nous irons à Paris, Atoll K…), artiste que mes contributeurs réguliers et moi connaissons par coeur et chanteur fantaisiste notoire de l'orchestre Ray Ventura, mais un bien figurant professionnel repéré dans une centaine de films tournés entre l'aube du Parlant et le début des années 70, spécialisé dans les garçons de café, les maîtres d'hôtel et les agents en uniforme : on peut le croiser notamment dans Madame de…, Les Bonnes Femmes, Cartouche ou L'Arbre de Noël, il apparaît régulièrement dans les productions d'après-guerre d'André Berthomieu, mais il n'y a guère que dans Café de Paris (Yves Mirande et Georges Lacombe, 1938) ou Feux de joie (Jacques Houssin, 1938), qu'il semble avoir hérité de (petits) rôles parlants. Mais ce n'est en aucun cas Max Elloy.

Cordialement,

Pour L'@ide-Mémoire,

Armel De Lorme, directeur de publication et responsable du site.


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De La lectrice, le 14 novembre 2011 à 17:57
Note du film : 1/6

Impétueux a dit :

lors d'une des scènes initiales, dans le train qui le conduit à Marseille, Espitalion engage la conversation avec un couple et l'émerveille par la révélation de son aérophagie (scène pénible et assez ridicule) ; eh bien l'interlocuteur de Fernandel a exactement, de profil, la tête d'Adolf Hitler : même mèche plate, même moustache carrée. Nous sommes en 1936…

Ce passage de votre message m'a choquée , ou du moins déroutée. Il est vrai que sur dvdtoile vous ne nous avez jamais donné votre point de vu quant au nazisme ou à l'hitlérisme. Mon message ne se veut pas scabreux ou provocateur. Je voudrai juste connaitre votre point de vu Impétueux face à ce qui s'est passé en Allemagne et en Europe dans les années 30 , car de nombreuses interventions que vous avez pu avoir ont montré que vous aviez pour des personnages historiques comme Mussolini une certaine compréhension.

Cela à titre historique bien sûr.

Pour le film Un de la légion me laisse le souvenir d'un des plus mauvais film de Fernandel mais je l'ai vue petite fille ! Désolé.


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De Florian, le 14 novembre 2011 à 18:16

Les nouvelles vont très vite sur DvdToile, elles dépassent la rapidité des ragots au zinc d'un bar. Allons, contributeurs anonymes, qui a cafté ? Au-delà de la blague, je vais tempérer mon message, j'étais légèrement emporté lorsque je l'ai écrit car, je l'avoue, je n'ai pas aimé le style que vous employez pour parler de François Ier ou de Le silence est d'or qui ont été ma première confrontation avec vos articles…mais c'est alors à votre vision que je dois m'attaquer, peut-être pas à vos connaissances en cinéma pour l'instant.

En revanche, je persiste pour le moment quant à Max Elloy (quoique qu'il y a aussi un air de Raimbourg jeune), peut-être est-ce l'angle de la capture mais cela est frappant, je l'ai d'ailleurs soumis à des personnes l'ayant connu, ça les a troublées. Pour la 2nde capture, je ne sais quoi dire, il y a un air de Chamarat mais on offrait pas de si petits rôles à un sociétaire, il ressemble aussi à un acteur du Naïf aux quarante enfants, je crois. Allez, je fais une réclame en bonne et due forme,à double-tranchant, car elle permettra en plus de peut-être lancer un débat sur DvdToile, allez voir ces fameuses images sur "L'@ide-mémoire" et revenez avec des suggestions.


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De Impétueux, le 14 novembre 2011 à 19:23
Note du film : 3/6

@ la Lectrice : je ne suis pas certain que votre message ne soit pas destiné à faire déraper le débat, mais je puis y répondre très clairement.

Anti-allemand de toujours, (voir mes messages sur Allemagne année zéro), gaulliste de toujours, éperdu d'admiration pour la Résistance (celle des étudiants qui manifestaient à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1940) et de réticences pour les ouvriers de la Onzième heure (en gros, ceux qui ont commencé à résister le 7 juin 1944), je crois que les années d'Entre-deux-guerres sont tout de même un peu trop compliquées pour qu'on fasse part de la complexité de ses opinions sur un message de quelques dizaines de lignes.

Je n'ai jamais dissimulé mon admiration pour le Général Franco (voir mon message sur Le Siège de l'Alcazar), le Renard de Galice, qui fut le dernier Chef d'État que le Général de Gaulle rencontra, après son départ de la Présidence de la République et à qui il dit son regret de n'avoir pu plus tôt faire sa connaissance.

J'ai signalé la ressemblance d'un protagoniste de Un de la Légion avec Adolf Hitler ; si cet acteur avait ressemblé à Joseph Staline ou au Pape Pie XI, je l'aurais indiqué de la même façon. Disons que le cinéma permet de regarder avec distance les émois d'aujourd'hui…

@ Florian et à Armel de Lorme : je suis allé regarder le site indiqué, qui me paraît fort bien fait et je suis de l'avis que le visage dont il s'agit n'est pas celui de Max Elloy, star de Nous irons à Monte-Carlo, (Oui, mon amour, c'est toi qui as raison…) ; cela dit, je suis bien incapable de l'identifier…


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De La lectrice, le 14 novembre 2011 à 21:17
Note du film : 1/6

Impétueux je ne peux tolérer ce que vous dites. Le Général Franco fit plusieurs fusillés dans ma famille ! Mon père quitta l'Espagne à la fin de la guerre après avoir combattu Franco pendant trois ans. En 1936 mon grand père, ma grand mère, deux de mes oncles qui avaient à ce moment là à peine quatorze ans et deux cousins de mon grand père encore adolescents furent assassinés dans leur village par plusieurs responsables franquistes. Motif ? Mon grand père refusa de céder une partie d'un de ses terrains à un responsable franquiste qui était venu le voir et l'avait menacé de représailles si jamais il refusait de lui donner ce terrain afin que celui ci puisse agrandir ses terres . Sans parler bien sûr pour le Franquiste de payer quoi que ce soit à mon grand père . Mon père ayant réussi à fuir son village dans la journée ou sa famille fut exterminé (y compris des enfants qui n'étaient pour rien dans cette affaire là) il fut traqué pendant toute la guerre par la phalange et les franquistes à travers toute l'Espagne. La victoire de Franco en 39 l'obligea à quitter à 16 ans l'Espagne et en arrivant en France il fut de ceux qui passèrent par les camps de concentration du sud de la France puis par des logements indignes et précaires !

Mon pére vit pendant la guerre d'Espagne les phalangistes organiser des enterrements ou certains opposants politiques étaient attachés dans leur cercueil pieds et poings liés avec des pierres sur le ventre, bâillonnés et enterrés au cimetière dans des tombes à leurs noms , encore en vie. Des curés Franquistes étaient toujours là pour réciter des prières.

Mon pére assista à des bombardements directement commandé par Franco après lesquels on allait sortir des femmes et des enfants morts dans les ruines. Mon pére a détesté Franco jusqu'à la fin de sa vie et ouvra même le champagne le jour de sa mort en 1975 tant il lui avait fait du mal. Je n'ai jamais vu mon pére pleurer pour autre chose que lorsqu'il racontait son histoire. Alors quand je lis (Je n'ai jamais dissimulé mon admiration pour le Général Franco) je pense à lui et je songe qu'il aurait vraiment été choqué de voir qu'en 2011 certains pourrait encore faire l'apologie de ce qui reste la plus grande saloperie jamais vu en Espagne avec plus de deux millions de morts sur la conscience, une alliance avec les nazis. Franco était un facho qui tendait le bras, qui garda jusqu'en 44 la photo d'Hitler sur son bureau, qui jusqu'en 75 persécuta les homosexuels, les Françs maçons, les communistes, les socialistes , etc…

Merde quoi ! Tournons la page !


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De Impétueux, le 14 novembre 2011 à 22:20
Note du film : 3/6

Vos pleurnicheries familiales ont à voir exactement quoi avec le cinéma ?


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De La lectrice, le 14 novembre 2011 à 22:30
Note du film : 1/6

Avec le cinéma pas grand chose mais avec le Général Franco que vous idolâtrez beaucoup ! En attendant vous ne répondez pas à mon message et je n'appelle pas "pleurnicherie familiale" , l'exécution d'une famille de huit personnes !


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De Gilou40, le 14 novembre 2011 à 23:21
Note du film : 2/6

Vos pleurnicheries familiales ont à voir exactement quoi avec le cinéma ?

Il aurait peut-être fallu y penser avant, Ami !

Pardon de le souligner mais vous faites peine à lire, Impétueux !! Non pas pour votre admiration pour Franco (ce dont on se fout éperdument !!) mais pour tomber dans le piège aussi grossier que vous tend l'internaute, aussi féminin que je porte la moustache, avec ses geigneries (dont on se fout encore plus !!) sur un site de cinéma !! C'est bien la peine que vous et florian vous soyez décarcassés à nous parler de Un de la légion pour tomber dans ce ravin aussi pévisible que la chtouille sur un légionnaire ! Réveillez vous, bon sang !!


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De La lectrice, le 14 novembre 2011 à 23:46
Note du film : 1/6

Mais non Gilou400 ! Bizarrement sur ce site dés que l'on s'écarte un peu de la ligne cinéphilique ou que l'on s'oppose un peu vivement à Impétueux sur ses gouts Politiques, Littéraires ou Cinématographiques on est immédiatement accusé de trollisme (voir ce que ça veut dire en langage informatique) ou de n'être qu'un provocateur. Je ne cherche absolument rien ! Il faudrait arrêter sur ce site de tomber sur le dos des gens dés qu'il disent ce qu'ils pensent.

En attendant j'ose espérer que Impétueux s'expliquera une bonne fois pour toutes !


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De Impétueux, le 15 novembre 2011 à 11:02
Note du film : 3/6

C'est Gilou qui a évidemment raison ; je suspectais la provocation et, telle la phalène attirée par la lumière, je m'y suis précipité.

Je m'efface dans la journée.

Quant à qualifier de collaborationnisme cet échange…. Confondant. Un jour, on accusera bien le général (de Gaulle) de collaborationnisme…


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De vincentp, le 15 novembre 2011 à 12:00

Sur la légion, outre La bandera, n'oublions pas Morocco. Deux chefs d'oeuvre incontournables. J'ajouterais aussi La bataille d'Alger sur la troisième marche du podium.

Par rapport à Franco : je crois que Impétueux a été impreigné dans sa jeunesse par des idées qui s'avèrent être décalées par rapport à ce que l'on sait aujourd'hui du personnage. Franco a du passer à une certaine époque en France comme un rempart contre le communisme.

Je préfère… "franco de port" !

La réalité du franquisme dans les années 70 en Espagne est bien illustrée dans Cría cuervos de Carlos Saura (cinéaste tombé dans l'oubli, aujourd'hui ?). Alholg en dit ceci : "Lorsque Carlos Saura débute la production de son film, l'étouffante dictature du caudillo Francisco Franco, malade depuis 1969, agonise lentement." Effectivement !

Voilà donc deux visions diamétralement opposées sur ce forum concernant le franquisme !


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De Impétueux, le 15 novembre 2011 à 12:50
Note du film : 3/6

Je suis effectivement d'une autre génération, Vincentp, d'une génération qui était politique alors que la votre est morale. Vous devez être de eux qui ont applaudi les révolutions printanières à Tunis, au Caire, à Tripoli. Et peut-être vous êtes-vous étonné que la Libye ait rétabli la Charria, que les Islamistes aient pathelinement gagné les élections tunisiennes et s'apprêtent à faire de même, avec les Frères musulmans en Égypte. Peut-être appelez-vous aujourd'hui à la chute de l'affreuse dictature syrienne en ignorant que, dès que Bachar El Hassad sera tombé, les Alaouites et les chrétiens seront zigouillés.

Mais peu importe. J'ai connu tant de gens de bonne foi qui se sont extasiés, en 1975, lors de l'entrée des Khmers rouges dans Pnom-Penh, avant de se désoler de l'absolu génocide qui a suivi… Si on avait su !

Mais, je le répète, Gilou a raison : je n'aurais pas dû me laisser entraîner sur un terrain qui ne concerne que fort indirectement le cinéma, par un provocateur notoire. La politique, et la géopolitique sont choses trop subtiles pour être énoncées ainsi en quelques lignes, lorsque manque à beaucoup une sérieuse culture historique.

Et à ce propos je signale à AlHolg que, si la guerre d'Espagne l'intéresse, deux historiens dont les sympathies va plutôt aux Rouges qu'aux Blancs, Hugh Thomas et Bartholmé Benassar pourront lui apprendre beaucoup de choses…

J'effacerai tout à l'heure mon message en réponse à La lectrice.


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De Gilou40, le 15 novembre 2011 à 16:02
Note du film : 2/6

CollaborationnismeJe m'en fous, AlHolg, parce qu'on est sur un site de cinéma ! Ici même, je me contrefous des idées, tendances , admirations politiques d'Impétueux et de vous tous ! Il admire Franco ? __Que voulez vous que j'y fasse ??__ Tant qu'on y est, on peut aussi lui demander si il porte des slips ou des caleçons ! Vous voulez quoi ? Que je gronde ce grand garçon ? Que je hurle avec les loups ? Je le soupçonne d'être partant pour une féssée cul nu, mais ça ne changera rien ni à ses convictions politiques ni au fait que je m'en foute  ! Et puis, je vais vous dire, Alholg: Franco pour moi, c'est juste un nom, avec quelques vagues, très très vagues idées de totalitarisme. Je n'ai que très, très peu de notions de politique étrangère. J'avoue mon inculture ! Vous avez une conne dans vos rangs ! Mais je ne collabore pas : Je ne sais pas, ou si peu, ce qui n'est pas tout à fait pareil ! Je pourrais, peut-être, m'en expliquer ailleurs ( et encore ), mais içi, franchement…

Il n'en demeure pas moins que vous auriez mieux fait de virer le message de la lectrice plutôt que de collaborer à un tel merdier, indigne de votre site ! J'en connais qui nous lisent (encore) en douce et qui doivent bien se marrer…


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De Arca1943, le 15 novembre 2011 à 18:25

VincentP : Franco a du passer à une certaine époque en France comme un rempart contre le communisme.

Bien sûr. En effet. Et inversement : d'autres ont pu ou cru voir dans le communisme un rempart au fascisme. Une chose est sûre, pourtant : ni le fascisme, ni le communisme ne sont un rempart au totalitarisme ! Comme disait ne je sais plus quel président américain avec juste raison : « Il faut savoir marcher et mâcher de la gomme en même temps. »

Une petite digression sur le mot totalitaire. Le mot "totalitaire" fait sa première entrée dans le vocabulaire politique en 1923 en Italie (totalitario), sous la plume de Giovanni Amendola, penseur libéral qui mourra trois ans plus tard des suites de son second passage à tabac par les Chemises noires. Le terme se répercute en 1923-24 chez d'autres antifascistes comme don Luigi Sturzo (fondateur du PPI, l'ancêtre de la Démocratie chrétienne), Gaetano Salvemini (gauche anticommuniste) et bien sûr le comte Sforza (libéral). Fort logiquement, les premiers utilisateurs historiques du mot totalitaire sont des gens comme Sturzo, Sforza ou Salvemini qui ont cette double caractéristique d'être des antifascistes ardents et des anticommunistes résolus : vu que le mot totalitarismo sert à désigner ces deux cauchemars d'alors, fascisme et communisme (le nazisme ne surgissant que plus tard). Ensuite Benito Mussolini reprendra le terme à son compte (ce qui est un bon exemple du côté "avale-tout" de cette amibe irrationaliste) pour forger stato totalitario ; après quoi le dangereux juriste et futur nazi Carl Schmidt le reprend de Mussolini pour forger totale staat, l'État total.

Sur la guerre d'Espagne, je conseille à VincentP deux contrepoints, deux sources "non-historiennes" très éclairantes par des témoins de première main. Honmmage à la Catalogne, par George Orwell, et Les Grands cimetières sous la lune, par Georges Bernanos. La symétrie n'est pas parfaite entre les deux, mais ça y ressemble. Homme de la gauche non-communiste, Orwell est venu faire la guerre d'Espagne pour défendre la République, mais va également se heurter aux manipulations et falsifications mensongères des communistes (qui le classeront comme "trostkyste objectif" et autres âneries du genre). Quant à Georges Bernanos, c'est politiquement un vieux réactionnaire, un monarchiste-chrétien ardent (et antisémite par-dessus le marché, comme on le voit hélas dans certaines pages de son livre).

Les deux auteurs ont écrit leur livre respectif en rupture de ban, l'un vis-à-vis de la gauche marxiste et l'autre vis-à-vis de la droite fasciste. Certes il est plus courant de voir la droite récupérer Orwell sous prétexte de son anticommunisme (falsfication dénoncée dans La Prédominance du crétin par Fruttero et Lucentini, eux-mêmes très conservateurs mais amants de la vérité). Mais historiquement, la gauche a tout autant repoussé Orwell à droite (autre falsification, ou la même sous un autre angle) pour la même raison de son anticommunisme. Double mensonge, typique d'une certaine gauche comme d'une certaine droite européennes : George Orwell est bien un homme de gauche, et nullement de droite, et voilà. D'autre part (mais c'est bien plus anecdotique), je suis déjà tombé sur un Français qui tenait Georges Bernanos pour ayant viré à gauche (sic !), "forcément" (re-sic !) vu qu'il avait écrit contre le fascisme !

Après les massacres systématiques de civils à Palma de Majorque, Bernanos explosa et signa son brûlot Les Grands cimetières sous la lune. Mais non, évidemment, ce n'est pas parce qu'on signe un brûlant réquisitoire contre le fascisme qu'on est forcément de gauche, ce n'est pas parce qu'on signe un livre pour l'Espagne républicaine mais contre le communisme qu'on est soudain devenu de droite. Les récupérations et falsifications abondent en ce domaine, tant de la part de la gauche que de la droite – et bien sûr ceux qui dénoncent les falsifications de droite sont disqualifiés comme étant de gauche tandis que ceux qui dénoncent les falsifications de gauche sont disqualifiés comme étant de droite, ce qui nous ramène au samouraï Miyamoto Musashi (au second plan sur l'image) et à sa technique des deux sabres !


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De vincentp, le 15 novembre 2011 à 22:12

Allons, allons… Je prône l'apaisement, et remercie au passage Arca1943 pour son message très complet.


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De fretyl, le 15 novembre 2011 à 23:22

Apaisons la situation d'autant que j'ai reçu un message quasiment similaire à celui de La lectrice sur mon compte youtube suite à la réalisation d'un de mes derniers montages sur Franco (voir la vidéo en cliquant sur le lien) et que le texte y racontait à peu près la même chose ; la personne me l'envoyant me menaçant même d'une plainte pour soi-disant Banalisation de crime contre l'humanité (???) et me parlait de son grand-père exactement comme dans le message de La lectrice.

D'où ma méfiance. La lectrice ne serait-elle pas la même personne qui m'a écrit sur Youtube ?

Pour le reste je clame exactement comme Impétueux que le Général Franco a été le chef d'État le plus remarquable, le plus courageux, le plus charismatique, du monde et du vingtième siècle. Mais aussi hélas le plus polémiqué…

Personnellement il me suffit de regarder des grosses conneries comme Taxi, Roulotte et Corrida ou Les Charlots font l'Espagne tout deux tournés en Espagne sous Franco pour constater que ce n'était pas le IIIéme Reich !

En attendant à propos de Franco, Alholgserait gentil de créer la fiche de Attends-moi au ciel qui sur le même moteur comique que Le dictateur de Chaplin aborde la question de l'Espagne Franquiste.

A Arca…

Bien sûr. En effet. Et inversement : d'autres ont pu ou cru voir dans le communisme un rempart au fascisme. Une chose est sûre, pourtant : ni le fascisme, ni le communisme ne sont un rempart au totalitarisme !

Absolument d'accord avec ce que vous dites ! Y compris même avec une bonne partie de votre excellent message. Seulement le Général Franco n'était pas fasciste. Le fascisme fut d'ailleurs vous le savez un totalitarisme clairement marqué à gauche, une sorte d'avatar autoritaire du socialisme incarné par un homme Bénito Mussolini tyran de son espèce mais aussi ancien socialiste proche dans sa jeunesse des milieux anarchistes… Si je ne soutiens pas l'intégralité du camp nationaliste durant la guerre d'Espagne, on sait tous que le phalangisme représentait un énorme danger totalitaire et extrémiste pour l'Espagne et qui à juste titre fut carrément asphyxié après sa prise de pouvoir par Franco lui même, j'ai par contre une certaine sympathie je l'admet pour la partie Carliste de ce camp.

Qui remonta l'Espagne économiquement dans les années 60 ? Qui sortit le pays de la Guerre civile ? Qui rétablit et maintenu l'ordre en Espagne ? Qui eu l'intelligence d'appeler Juan Carlos ? Et pendant que nous y sommes je vous met au défi de m'apporter le nom du chef d'État qui pendant la guerre sauva de la déportation et des persécutions le plus grand nombre de Juifs dans le monde et dont après la guerre on s'interrogea même pour savoir si son nom ne devait pas figurer sur le mur des justes !

Pour finir n'oublions pas que c'est Franco qui fit construire à proximité de sa tombe à la Vallée des morts une chapelle dans laquelle sont régulièrement célébrés depuis 1969 les républicains espagnols tombés pendant la Guerre d'Espagne et dont beaucoup avaient été bluffés par le communisme.

PS : il serait intelligent de reporter cette conversation (cette engueulade) pas inintéressante sur le fil de Mourir à Madrid ou elle serait plus à sa place.


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De Arca1943, le 16 novembre 2011 à 13:37

« Qui sortit le pays de la Guerre civile ? Qui rétablit et maintenu l'ordre en Espagne ? »

Oui, bref, Fretyl aime bien la boucherie et il est contre la démocratie parlementaire, seule voie possible de la liberté. Et parlant de maintenir l'ordre : comme le faisait remarquer Raymond Aron (dans Démocratie et totalitarisme), il y a forcément plus de désordre et d'instabilité dans un régime pluraliste-constitutionnel que sous une dictature.

Appeler "sortir le pays de la guerre civile" le fait de remporter une guerre civile, appeler "rétablir l'ordre" la paix des cimetières sont d'une rhétorique comiquement puérile.

L'Espagne a été coulée dans le ciment pendant près d'un demi-siècle et la politique confisquée aux citoyens. Ce qui suscite l'admiration de Fretyl dans ce satrape, c'est l'élimination de la liberté et la moyenâgeuse réduction du citoyen en sujet.


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De vincentp, le 16 novembre 2011 à 14:00

Et surtout, avec un taux de chômage à 20%, l'Espagne contemporaine n'est pas un modèle de réussite économique, politique et sociale. Etouffer la liberté des citoyens, c'est aussi étouffer la liberté d'entreprendre. Je dirais que Franco a anesthésié la société espagnole, avec de bien mauvaises solutions, et avec des conséquences que l'on connait aujourd'hui… Défendre Franco, c'est défendre l'indéfendable.


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De fretyl, le 16 novembre 2011 à 21:24

Et surtout, avec un taux de chômage à 20%, l'Espagne contemporaine n'est pas un modèle de réussite économique, politique et sociale. Etouffer la liberté des citoyens, c'est aussi étouffer la liberté d'entreprendre. Je dirais que Franco a anesthésié la société espagnole, avec de bien mauvaises solutions, et avec des conséquences que l'on connait aujourd'hui…

Je pense plutôt que la strangulation économique en Espagne est due à une Europe à laquelle Franco n'aurait absolument pas voulu participer et que la montée du chômage depuis le début des années 80 montre d'ailleurs à quel point l'Espagne avait encore besoin de se maintenir dans un cadre souverain.

Je constate d'ailleurs que les seuls éléments économiques qui tiennent le coup en Espagne et qui avec le temps sont devenus indispensables à la survie sociale de ce pays, à savoir le tourisme et l'agriculture sont les deux mamelles à partir de laquelle Franco réinventa l'organisation économique de son pays.

N'oublions pas non plus que la réserve d'or espagnole fut envoyé par les socialistes en direction de l'Union soviétique dés 1939 pour empêcher Franco d'atteindre les objectifs qu'il s'était fixés.


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De vincentp, le 17 novembre 2011 à 11:08

Il y a toujours eu et il y aura toujours des adeptes de solutions extrémistes (Néron,…). Lesquelles solutions ont prouvé leur inefficacité et leur dangerosité…


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De Darrieux. prejean, le 17 novembre 2011 à 12:13

UN PEU DE COMMUNISTE NE FERAIT PAS DE MAL DANS CE PAYS !

ON AURAIT CERTAINEMENT DES PERSONNES APTES à PARLER DU PATRIMOINE NON à LE DETRUIRE .(ou à parler de blu-ray ou de fourreaux).


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De Arca1943, le 17 novembre 2011 à 15:42

« UN PEU DE COMMUNISTE NE FERAIT PAS DE MAL DANS CE PAYS ! »

Un peu de langue française non plus, de toute évidence. Sait la lute finnalle ?


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De New-JPL, le 22 novembre 2011 à 12:58
Note du film : 5/6

Un incontournable, un classique du genre : un standard.


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De vincentp, le 24 novembre 2011 à 18:11

La cinémathèque française programme cet hiver un cycle du "cinéma de résistance sous Franco". Les artistes étaient anonymes, par peur des représailles (ça ne rigolait pas beaucoup)… D'ailleurs, sous Franco, un site tel que dvdtoile.com n'aurait jamais pu exister !


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De Impétueux, le 24 novembre 2011 à 22:55
Note du film : 3/6

La Cinémathèque française s'honorerait en programmant aussi, alors, et parallèlement les films les plus exaltants du Soulèvement national, comme Le Siège de l'Alcazar, d'Augusto Genina.

Mais je suis bien tranquille : dans notre temps infesté du politiquement correct, François Hollande, Éva Joly, François Bayrou, la moitié de l'UMP et toute la clique trotskyste viendrait manifester dans le parc de Bercy pour demander qu'on brûle, en autodafé, un film aussi scandaleux !

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, qu'ils disent…


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De vincentp, le 24 novembre 2011 à 23:14

Le problème n'est pas la guerre civile, mais le régime de Franco qui a perduré pendant…36 ans. Vous imaginez ça en France ? Sarkozy au pouvoir jusqu'en 2043 ? Il s'agissait d'une dictature en pleine seconde moitié de 20° siècle, et les dictatures qu'elles soient marxistes ou fascistes ne sont pas défendables…

Je constate que le franquisme a fait deux victimes de plus : Florian et Gilou40, qui ont visiblement été pris par erreur dans une rafle franquiste ! Une minute de silence en leur mémoire, siouplait !

Ah, mon bon Impétueux : vous voilà désormais bien seul pour commenter le cinéma français de bon-papa !


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