Forum - Les Mains d'Orlac - Mel Ferrer, Christopher Lee...
Accueil
Forum : Les Mains d'Orlac

Sujet : Mel Ferrer, Christopher Lee...

VOTE
De Arca1943, le 4 juin 2008 à 19:49

Dany Carrel et même Donald Pleasence dans ce drame fantastique français (sic) dont j'ignore tout ! Et allez donc, un petit vote.


Répondre

De Tamatoa, le 10 juillet 2013 à 09:36
Note du film : 2/6

Mon cher Arca, vous pouvez de suite retourner à vos chers films Italiens et à vos critiques dithyrambiques ou à la lecture des œuvres de votre très aimé comte…. Zofi ? Zorfa ? . Bref, si m'en croyez, fuyez cette escroquerie monumentale que représente ces Mains d'Orlac, troisième version du roman de Maurice Renard. Car si, dans les premières minutes de ce film, on peut penser entrer dans l'étrange d'une science-fiction fantastique surfant sur l'atmosphère des Yeux sans visage de l'admirable Franju, les instants suivants nous renvoient très vite dans une pantomime assez pitoyable. le faux-suspense, le côté vacant, les scènes mollement téléphonées de cette œuvre en font un film d'une platitude momifiante. Je vous accorde que Dany Carrel est loin d'être la saucisse qu'André Pousse ne voulait pas emmener à Francfort dans Le Pacha et qu'elle ferait se lever les morts. Au même titre que Lucile Saint-Simon, dans un genre un peu moins désinvolte mais tout aussi miam-miam. Il est également vrai que Mel Ferrer sait jouer les intellos perturbés, les artistes flingués en plein vol alors que Christopher Lee sans ses canines ensanglantées se sent un peu perdu. Du beau monde. Mais pourquoi ?

Pas la moindre magie, le moindre coup de génie. Juste un érotisme latent qui ne nous lâche pas mais n'est pas la finalité de cette œuvre. A moins, bien sûr, que je n'aie rien compris. Ce film se traine de scènes lassantes en scènes grand-guignol. Et si la musique de Claude Bolling est bonne à entendre, les images qui l'accompagnent reste toujours bien des tons en dessous. Aucune originalité, aucune heureuse surprise. Par instants, il nous semble que le film décolle enfin. Hélas, c'est pour mieux retomber quelques minutes après. Je ne sais pas ce qui manque à ce film pour être digne du beau noir et blanc qui le cajole et du scénario "fantastique" qui est le sien. Je ne sais pas.

Peut-être une deuxième vision. Quelque chose qui m'aurait échappé…Mais peut-être avez vous vu ce film depuis et me préparez une engueulade majeure…


Répondre

De verdun, le 12 mai 2015 à 19:23
Note du film : 3/6

Superbe photo, et beaux décors Excellent casting avec Mel Ferrer et Christopher Lee jouent en français.Dany Carrel est sensuelle à souhait. La musique de Claude Bolling est très belle aussi.

Mais le film est privé de tout souffle par un scénario peu intéressant. Le spectateur se fiche de cette obscure machination. Et on ressent un manque de conviction qui paralyse l'ensemble.

Le film me fait penser à Diaboliquement vôtre, dernier film très moyen lui aussi de Julien Duvivier.


Répondre

De Arca1943, le 12 mai 2015 à 21:23

En somme, si j'ai bien compris, ce Edmond T. Gréville est un médiocre. Dommage, car je me faisais une fête de visionner un jour L'île du bout du monde, vu qu'il y a dedans Rossana Podestà, Magali Noël et Dawn Addams… par pur intérêt anthropologique, bien entendu.


Répondre

De Impétueux, le 13 mai 2015 à 15:10
Note du film : 2/6

Edmond T. Gréville n'a pas laissé, il est vrai, de grande place dans le cinéma français dont il était un artisan simplement honnête. Mais, sans avoir vu Les mains d'Orlac, qui est son antépénultième film, je signale tout de même deux bonnes petites choses : d'abord, en 35, Princesse Tam-Tam (il est vrai plutôt réservé aux amateurs inconditionnels de Joséphine Baker, dont je suis, et, en 55, Le port du désir, qui ne manque pas de qualité et offre à Jean Gabin un rôle intéressant…


Répondre

De Frydman Charles, le 14 février 2017 à 20:43
Note du film : 4/6

Après l'accident d'avion , Stephen Orlac se retrouve à Paris où on doit l'opérer des mains . Mais la clinique du docteur Volchett dont on voit l'entrée est le centre Costanzo à Nice. On revoit le centre 1 h 14 mn après le début du film lorsque Louise se rend à Paris afin de voir le Dr Volchett. Louise se rend à la clinique dans un taxi immatriculée à Paris : 3123 HC 75 . Certains militent à Nice contre un projet de démolition de ce centre notamment parce qu'on le voit dans ce film. vidéo d'une manifestation contre la démolition du centre Costanzo. Aujourd’hui le centre est sauvé de la destruction : transformation du centre Costanzo en animanice. C’est un peu "l'hôtel du nord" nicois : histoire de l'hôtel du nord, alors que dans le film parisien l'hôtel du nord avait été reconstitué en studio .


Répondre

De Impétueux, le 16 décembre 2017 à 21:33
Note du film : 2/6

Tamatoa a tout et fort bien dit : Les mains d'Orlac ne valent pas tripette, malgré un scénario assez intéressant et une distribution plutôt réussie où chacun fait le minimum syndical, mais le fait bien, des décors de qualité (et même un peu davantage, parce dès qu'on filme la Côte d'Azur du haut de la Grande corniche on émerveille toujours le spectateur) et une musique discrète mais efficace signée par Claude Bolling. Il faudrait voir ce qu'ont donné les autres adaptations du roman fantastico-policier de Maurice Renard qui avait été déjà tourné deux fois lorsque Edmond T. Gréville l'a réalisé en 1960 (une muette, Orlacs Hände de Robert Wiene en 1924, une hollywoodienne, Mad love, de Karl Freund en 1935) et plus tard, en 1962, Hands of a stranger de Newton Arnold, sans compter une dramatique télévisée, Les mains de Roxana de Philippe Setbon en 2013. C'est dire si le thème vénéneux des greffes d'organe réalisées par des savants, peut-être fous ou mégalomanes ou dépassés par leur science (sans conscience, comme dit l'Autre) est un riche terreau pour l'angoisse. C'est naturellement, à la base, le mythe de Frankenstein et tous ses développements, c'est naturellement aussi celui des Yeux sans visage de Georges Franju (mais aussi celui des Prédateurs de la nuit de Jesus Franco). Et naturellement d'une quantité de pièces épouvantables (à tous les sens du terme) jouées jadis dans le temple de la chose, le fastueux Grand guignol, cité Chaptal, à proximité de Pigalle.

Donc Stephen Orlac (Mel Ferrer), pianiste virtuose perd ses mains (en tout cas les esquinte gravement) dans un accident d'avion ; un chirurgien bizarre mais tout aussi virtuose, le Professeur Volcheff (Donald Wolfit) lui en greffe une nouvelle paire ; mais ne seraient-ce pas celles de Louis Vasseur, un assassin guillotiné le jour même de l'accident et opportunément récupérées ? Orlac, qui s'étonne de ne pas retrouver plus vite et plus complètement son doigté et qui est sujet à de brusques crises d'irritation, commence à l'imaginer. Et, malgré toute la tendre attention que lui porte sa fiancée, Louise (Lucile Saint Simon, il se conforte peu à peu dans son obsession. D'autant qu'une épouvantable canaille, le prestidigitateur Néron (Christopher Lee), assisté d'une pauvre charmante créature qu'il domine et exploite, Li Lang (Dany Carrel) fait tout pour lui faire perdre les pédales.

On imagine assez facilement la suite : obsessions, manipulations, quiproquos, vengeances, horreurs diverses. Mais finalement, tout cela est bien lent et bien modéré : un tout petit peu de sang versé (la pauvre Li-Lang réellement transpercée par une quantité d'épées acérées dans le sarcophage du magicien, sans avoir pu s'échapper, comme d'habitude par la trappe qui lui permettait de s'esbigner et donc de faire réussir le numéro de l'illusionniste), une bagarre paresseuse, un happy end cousu de fil blanc (allez, je le dis : ce sont bien les mains de l'assassin qu'Orlac s'est vu greffer ; mais en fait Louis Vasseur, le tueur présumé, n'était pas coupable et a été victime d'une erreur judiciaire : Orlac peut donc légitimement jouir de ses appendices. Et toc !

On se demande tout de même comment Mel Ferrer, immense vedette internationale, auréolé des succès de Scaramouche, des Chevaliers de la Table ronde, de Guerre et Paix a pu venir jouer dans un petit film comme ça ; mais c'est tant mieux, parce qu'il n'est pas mal du tout ; Dany Carrel a toujours été à croquer, sa moue et sa gracieuse silhouette ont dû donner bien du souci aux ligues de vertu ; reste Christopher Lee, deux ans après Le cauchemar qui, redescendu des hauteurs de Transylvanie paraît tout de même un peu trop rageur et jaloux pour être totalement convaincant.

Mais surtout c'est le très mauvais rythme, répétitif et prévisible qui plombe Les mains d'Orlac ; on est à deux doigts de bâiller : ce n'est pas, pour un film à suspense, un très bon gage de qualité.


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.020 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter