Forum - L'Ultimo giorno di scuola prima delle vacanze di Natale - À force de voter à tire-larigot...
Accueil
Forum : L'Ultimo giorno di scuola prima delle vacanze di Natale

Sujet : À force de voter à tire-larigot...

VOTE
De Arca1943, le 15 décembre 2007 à 16:49
Note du film : 4/6

…pour plein de films italiens répertoriés sur dvdtoile, je vais peut-être réussir à obtenir une année 2008 un peu plus fournie en films italiens sur DVD que sa grande soeur 2007 qui s\'achève ?

Gian Vittorio Baldi est un cinéaste plutôt confidentiel, auteur de plusieurs documentaires et d\'un film-provocation intitulé Fuoco (1968, évidemment). Son profil a tout pour m\'énerver : grandes déclarations sur la mort du cinéma qu\'il fallait accélérer pour construire sur ses ruines (ah, là, là !), films qui veulent \"mettre en cause le regard du spectateur\" (ah non, pas encore!), etc. Bref, la gogauche 68, son nihilisme à deux balles et son hystérie doctrinaire. Pourtant ce long-métrage-ci (qui avait peut-être pour but d\'aller vers un public un peu plus large?) qui imprimait à une histoire inventée, mais vraisemblable, le rythme et le ton \"bruts\" propres à un documentaire pris sur le vif, un peu à la manière des premiers films de Peter Watkins, n\'était pas inintéressant du tout et – constatai-je avec un vrai soulagement – beaucoup moins \"expérimental machin\" que je le craignais. Ça se suivait même plutôt bien. Il est vrai qu\'en était déjà en 1976 et que la soi-disant mort du cinéma se faisait un brin attendre. Et puis il y avait un vraie brochette d\'acteurs, dont Macha Méril, Riccardo Cucciolla, Delia Boccardo, Lino Capolicchio, Lou Castel, John Steiner et même la grande Laura Betti. Pas mal du tout. (Ce ne sont pas des super stars, mais enfin, n\'as-tu pas honte de sacrifier au culte des vedettes, camarade?)

C\'était aussi un film très dur comportant une bonne dose de tueries, ce qui est normal puisque ça se passe pendant la Seconde Guerre mondiale. C\'est une histoire simple. Trois fascistes de la République de Salò, avec à leur tête une femme (Macha Méril, excellente en méchante!), kidnappent un autocar plein de passagers et filent vers la frontière suisse. En cours de route, ils liquident un à un leurs otages. Seulement, les lignes ne seront pas faciles à franchir, car des Résistants les y attendent de pied ferme. Plusieurs flashbacks nous éclairent sur la vie passée et les motivations des personnages, jusqu\'à l\'affrontement final.

C\'était tout compte fait un bon film, qui se débrouillait remarquablement avec un budget limité. Pourquoi ne pas le rééditer dans le cadre d\'un… voyons voir… soyons modestes… un beau coffret \'\'antifascismo à l\'italienne\'\' d\'une cinquantaine de titres ?


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.0025 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter