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Forum : Tant qu'il y aura des hommes

Sujet : Premier à commenter ce chef-d'oeuvre !!


De verdun, le 21 octobre 2007 à 20:31
Note du film : 5/6

Tiens donc, je pensais que le décès de Deborah Kerr amènerait de nombreux commentaires sur ce classique si célébré et conspué à la fois. Car je pense avoir entendu ce nom de Deborah Kerr à l'évocation de ce film et de la fameuse scène d'amour entre elle et Burt Lancaster sur la plage… une scène d'ailleurs extrêmement brève dans le film.

Si Tant qu'il y aura des hommes n'a jusqu'à présent pas inspiré de commentaires, c'est qu'il connaît à présent une sorte de purgatoire. Auprès des cinéphiles, le film passe parfois pour un mélodrame à vedette racoleur et démagogique, comme en témoigne l'appréciation sévère de Tavernier et Coursodon dans "50 ans de cinéma américain. Et si on préférera sans doute ce qu'ont fait Minnelli ou Walsh sur des thèmes similaires, force est de constater que Zinnemann est un artisan inspiré et respectueux de son public. Simplement, le tort de ce film, comme celui de High Noon est d'avoir esquissé des thèmes ou des schémas qui ont été approfondis et améliorés dans le western ou (ici) le film de guerre. Auprès du grand public: lorsque je découvrais le cinéma via la télévision au milieu des années 1980, on voyait ce grand classique sur TF1 à 20h30 (et pas 20h50 !!). Mais aujourd'hui le cinéma en noir et blanc est un continent perdu pour le grand public…

Pourtant il y en a des choses à dire en 2007 sur cette fresque du Pacifique qui me reste en mémoire alors que je ne l'ai pas revu depuis trois ou quatre ans. Autant sur le film en lui-même qu'autour du film.. Ce film m'a permis de redécouvrir l'éclatant Montgomery Clift, acteur peu sollicité par mon imaginaire avant la vision de ce From here to eternity. Il y a Sinatra, notamment cette séquence où il se meurt; mais on garde plus en mémoire la façon dont il aurait acquis ce rôle qui a relancé sa carrière. Et on se souvient de la séquence du Parrain de Coppola qui évoque cette rumeur et se finit par une tête de cheval coupée… Ernest Borgnine créé un personnage de brute épaisse -"gras double" dans la vf- qu'il aura l'occasion de réitérer par la suite. Burt Lancaster affirme son charisme tranquille. En revanche, je ne me souviens plus guère de la prestation de Deborah Kerr..

Ce qui m'a marqué dans ce film ? J'ai constaté que les scènes célèbres comme la scène d'amour sur la plage ou celle du combat de boxe sont quelque peu surestimées. D'autres scènes restent superbes: l'instant où Montgomery Clift joue de la trompette ou le dénouement par exemple.

L'ensemble reste un très beau et émouvant mélodrame guerrier, basé sur un roman de l'excellent James Jones et un casting exemplaire qui fait un peu plus que remplir son contrat malgré ses 54 ans d'âge !!


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De DelaNuit, le 21 septembre 2010 à 19:18
Note du film : 6/6

J'ai revu récemment Tant qu'il y aura des hommes après bien des années et je trouve ce film toujours aussi poignant et touchant.

L'anti-thèse à mes yeux du récent Pearl Harbor sur une idée de départ pourtant identique, à savoir la fameuse attaque japonaise sur les bases américaines à Hawaï et son impact sur la vie de quelques individus.

Là où Pearl Harbor cherche avant tout à en mettre plein la vue et déploie de longues images de batailles aux effets spéciaux impressionnants et couteux, mais nous donne comme héros des jeunes gens dont la fade personnalité a l'épaisseur d'un poster (l'ensemble étant certes fort joli à regarder mais manquant cruellement de profondeur), Tant qu'il y aura des hommes se contente pour la fameuse attaque d'une dizaine de minutes à la fin du film comprenant des images d'archives, mais surtout nous offre toute une gallerie de personnages ayant chacun sa personnalité complexe avec son passé, ses blessures, ses paradoxes, ses forces, ses faiblesses, ses incohérences, bref une humanité touchante qui fait que l'on s'attache aux personnages…

Intéressant de constater combien le même événement peut inspirer des oeuvres aussi diamétralement opposées.


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De vincentp, le 22 septembre 2010 à 14:05
Note du film : 5/6

Avec la figure étonnante de Mickey Shaughnessy dans le rôle du capitaine Leva. Une belle brochette d'acteurs, qui a de quoi nous rendre noctambule (Delanuit) ou nostalgique (moi-même) de ce cinéma hollywoodien disparu, hélas.

Oscar du meilleur film : Tant qu'il y aura des hommes a marqué son époque.

Wikipédia : "Le film a remporté huit Oscars en 1954 dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles à Frank Sinatra et Donna Reed."


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De jeff94, le 29 septembre 2015 à 15:39
Note du film : 6/6

Un grand classique du cinéma américain servi par une brochette de stars (Deborah Kerr, Burt Lancaster, Montgomery Clift, Frank Sinatra.) et récompensé par huit oscars.

Pearl Harbor, 1941. Le sergent Warden est l'amant de la femme de son capitaine. Il demande à Prewitt, un soldat ancien boxeur, de reprendre les combats de boxe pour le régiment. Celui-ci refuse. Mais lorsqu'un de ses camarades meurt des suites de mauvais traitements du capitaine Judson, Prewitt le venge dans un duel au couteau avec Judson. Le film s'est rendu célèbre par la scène débordante de sensualité – qui n'avait pas manqué de choquer à l'époque – où Burt Lancaster et Deborah Kerr sont engloutis sous une vague… de plaisir.

L'ambiance d'une institution militaire qui ne jure que par un instinct grégaire et brutal et dont le cinéaste dénonce les dysfonctionnements et les pratiques humiliantes. Mais, par l'intermédiaire des deux héros, insurgés contre l'armée, – interprétés par les inoubliables Montgomery Clift (Prewitt) et Frank Sinatra, Fred Zinnemann explore a merveille toutes les facettes psychologiques , de ses soldats américains vivant dans cette caserne, le rôle du méchant est admirablement tenu par Ernest Borgnine . Frank Sinatra, lui, fera tout pour avoir un rôle dans ce film , dans ce jusqu’à faire jouer ses relations avec la mafia et il sera oscarisé pour le rôle de Maggio. Un excellent Burt Lancaster, mais surtout un magnifique Montgomery Clift qui amène une nouvelle manière d’interpréter ses rôles, à la fois intrigante et fascinante avec plein de sensibilité, comme dans « Le bal des maudits »(1958) ou dans L'héritière (1949) de William Wyler au côté d'Olivia De Havilland .

Il est en quelque sorte celui qui fera naitre une nouvelle génération d’acteurs avec Brando (qui nie s’en être inspiré ) et James Dean, qui lui admirait Montgomery Clift ! Mais par son extraordinaire magnétisme, sa sensibilité, sa fragilité, Montgomery Clift est celui qui le premier a su apporter une nouvelle façon de jouer, incarner des rôles qui ne s’imposaient plus seulement que par leur virilité.

Malheureusement le destin s’acharnera sur ce fragile acteur En 1956, rentrant d’une soirée arrosée chez son éternelle amie, il est victime d’un accident de voiture où il est en partie défiguré ; même si la chirurgie réussira des merveilles cette tragédie le fera sombrer dans la dépression ; il abuse de l’alcool et des drogues !

Après l’échec du film sur Freud , film bâclé par John Huston qui ne s’intéressait guère aux théories du psychiatre, l’acteur est oublié par les producteurs et c’est encore Elizabeth Taylor qui va venir à son secours en l’exigeant pour le tournage de son prochain film. Elle va jusqu’à renoncer à son cachet. Hélas il décédera le 23 juillet 1966 son compagnon Lorenzo James, entrant dans sa chambre, le découvre mort, terrassé par un infarctus. Mais il nous laisse ce petit bijou du cinéma a voir et revoir.


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