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Sujet : Une connerie surestimée.


De fretyl, le 10 octobre 2007 à 21:15
Note du film : 0/6

Dans la lignée des réalisateurs dont les films sont incompréhensibles le maître restera toujours bien sur Jean Luc Godard malgré son réussi pierrot le fou, mais aussi l'insupportable Tati le comique préféré de la gauche caviar !

Il suffit de voir ce film pour s'en convaincre. Deux heures et demie d'emmerdement pour une leçon sur le capitalisme filmé à travers une ville, même les décors fort chers sont laids ! Le comique visuel, j'ai pas pigé c'est peut-être que je suis con mais il n'y a rien dans ce film pas d'histoire, pas d'acteurs, pas de musique, rien, rien, RIEN  !!! Je m'était déjà fait avoir par mon oncle , le sinistre Jacques tati ne m'y reprendra plus !

Dans la lignée de Week end, les carabinierset de tout les navets cinématographico-post-soixanthuitard

Aie , aie, aie, je vais encore me fâcher avec tout le monde !


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De s é p i a, le 10 octobre 2007 à 21:34
Note du film : 5/6

Oh Simon ! Simon ! Simon !!! Simooooooooon !!

Non, tu n'es pas con. Mais, MAIS…"PlayTimes" est, à mes yeux, un petit chef d'œuvre de bon sens! Je considère Jacques Tati comme un visionnaire magnifique qui sait manier l'émotion (et pas celle à deux sous) pour nous prévenir de bien des choses. Un clown sage et génial. Je doute qu'il fut reçu 5/5 par les critiques et le public en général et c'est un des plus grands dommages de l'histoire du cinéma ! Jacques Tati, c'était un poème, une marguerite que l'on effeuille sans jamais arriver au pétale "pas du tout" . Tati, sinistre ?? Immense, énorme, géant Tati !! Tati ? Un mot terrible : Humain…


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De fretyl, le 10 octobre 2007 à 22:08
Note du film : 0/6

Non personnellement pour être visionnaire il faut saisir l'air du temps, par le réalisme.

Pour moi les vrais visionnaires n'ont pas forcément utilisé un humour subtil ou poétique mais beaucoup plus souvent le marteau piqueur. Et ces gens là je les nommerais jean yanne, coluche , Yves boisset, costa gavras ou méme dans un sens Bertrand blier à un moment.

Mais Jacques Tati qui ne plait qu'a une minorité de gens, non !

Filmé comme dans ce film une ville au ralenti avec quelques effets de caméra et quelques idées de réalisateur ne veut pas dire que l'on comprend les maux de la société qu'on cherche a brocarder.


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De droudrou, le 10 octobre 2007 à 22:16
Note du film : 4/6

Simon ! J'avoue éprouver quelque difficulté à te comprendre ! J'aurai la nette impression que tu recherches une liste de films où tu te complais à la louange ou à les couler à fond. Et ensuite, tu laisses t'exprimer tes instincts par rapport à la société, ce que l'on ne te demande nullement. Et après cela, tu nous sors aussi bêtement que tu vas encore te faire traiter de censuré. Dis ! Tu ne crois pas que tu exagères ?

Bien sûr que si, aujourd'hui, on regarde un film de Jacques Tati et qu'on le compare à ce que j'appellerai tout à la fois la production courante et spéciale de notre cinéma, il apparaît à part. Mais si tu pouvais voir quel rêve il représente. C'est un monde à lui seul. Et crois moi, effectivement, par rapport à l'évolution du monde dans les années 70, sa vision était juste car c'est une sacrée caricature de société qu'il nous décrit.

Et puis, puisque tu décries Jacques Tati, que penses-tu de Pierre Etaix ?


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De fretyl, le 10 octobre 2007 à 22:26
Note du film : 0/6

L'humour visionnaire doit choquer et attaquer mais chez jacques Tati ce n'est même pas de l'humour c'est beaucoup plus des leçons de cinéma.

Et je pense à Lelouch qui disait dans un interview que le réalisateur avant de penser a lui doit penser au public, Jacques Tati semble se soucier de la palme de génie qu'on lui remettra comme on en remet a tout ceux qui ose faire un truc artistique caractérisé, mais ne divertit pas, n'ouvre aucune réflexion chez le spectateur, son cinéma serait mieux dans les écoles de cinéma qu'auprés du grand public.

Et pour Pierre Etaix, je ne dis pas qu'il n'a pas existé, je n'ai pas pu moi même voir ses films, je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail dans l'histoire du cinéma Français.


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De s é p i a, le 10 octobre 2007 à 22:47
Note du film : 5/6

Simon, tu devrais essayer Brice Lalonde…..Ça mange pas de pain, on s'en fout et c'est surtout tellement loin…


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De fretyl, le 10 octobre 2007 à 22:53
Note du film : 0/6

Pourquoi ?


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De droudrou, le 10 octobre 2007 à 23:12
Note du film : 4/6

Devine !

Simon ! Tu es gentil : centre toi sur les sujets et n'en sors pas ! Au bout d'un temps tu finis par tenir trop de place, tu as dérivé et les réactions à ton encontre arrivent !


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De fretyl, le 10 octobre 2007 à 23:34
Note du film : 0/6

Comme quoi l'humour grinçant choque en effet, les habitués de Dvdtoile !


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De Arca1943, le 11 octobre 2007 à 02:49
Note du film : 4/6

« Personnellement l'humour visionnaire doit choquer et attaquer mais chez jacques Tati ce n'est méme pas de l'humour : c'est beaucoup plus des leçons de cinéma. Et je pense à Lelouch qui disait dans un interview que le réalisateur avant de penser à lui doit penser au public. »

Ou comme disait Ettore Scola du temps qu'il était encore un spécialiste de la comédie : « Il faut faire le moins de concessions possible aux critiques et le plus de concessions possible au public. »

Je vais me faire ici l'avocat du (petit) diable et dire que je suis presque d'accord avec Fretyl, cet habitué de dvdtoile – mais uniquement pour Playtime. J'en ai d'ailleurs déjà touché un mot sur le fil de Au nom du peuple italien. Je dirais qu'avec Playtime, certes, Tati commence à oublier son public : et c'est pourquoi ce film – au demeurant très original – fut un échec public et qui plus est un échec mérité. Effectivement, Playtime se soucie trop peu d'embarquer le spectateur ordinaire à sa suite, et pour un film comique, ça ne pardonne pas.

Mais cher Fretyl, tel ne fut pas le cas de ses comédies précédentes, y compris Mon oncle. Jour de fête, Les Vacances de M. Hulot par exemple ont connu un grand succès en salle, contrairement à ce que vous avancez. J'ai toujours pensé que ce qui s'est passé avec la conception de Playtime, c'est que Tati, pour son malheur, a lu et relu les critiques des intellectuels de l'époque qui – toujours avides de confirmer la théorie de "l'auteur complet" – avaient jeté leur dévolu sur lui, et qu'il s'est bêtement laissé impressionner, voire influencer… D'où ce côté "leçon de cinéma" qui peut certes hérisser le poil.

Ajoutons que Jacques Tati fut gravement affecté par l'échec commercial de Playtime, car il aimait d'abord et avant tout faire rire les gens. Tandis que pour un Godard, par exemple, l'échec public est un titre de gloire. Aussi le rapprochement que vous proposez entre ces deux-là est une honte !


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De fretyl, le 11 octobre 2007 à 05:34
Note du film : 0/6

Ah oui j'avais oublié jour de féte .

Disons que celui-ci est déja beaucoup plus interessant par rapport aux autres films de jacques tati, je ne dirait pas qu'il a la cote d'un chef d'oeuvre mais il est au niveau d'une comédie paysanne d'Yves Robert, et il y'a une histoire, des dialogues, une raison d'aller jusqu'au bout.

Dans ses autres réalisations en particulier playtime et trafic on reste dans un emballage froid, certains aiment cet humour, mais en majorité son humour est mal perçue et les personnages censés nous faire rire sont peu attachant.
Mais je ne fait aucun rapprochement entre Jean luc godard et Jacques tati du moins sur le plan humain, mais je dit que le cinéma de godard ressemble dans un sens au cinéma de tati.

Pour exemple regardez donc l'horrible Week end la façon de filmer et la vision de l'automobile est un peu du méme calibre que celle de Trafic.


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De droudrou, le 11 octobre 2007 à 08:18
Note du film : 4/6

Simon ! Jour de fête : il n'y a pas des moyens énormes consacrés à réaliser ce film ! On est dans quelque chose de "franchouillard" qui plaît dès les premières images. Et il y a des idées saugrenues qui font partie de l'action, de ce même type qu'à un moment le facteur profite de la margelle du camion pour composter son courrier… Ne me dis pas que déambulant dans la rue, il ne t'est pas venu, certaines fois, des idées saugrenues que seul le fait de te retrouver face à une environnement public qui aurait pris position, t'a empêché de concrétiser.

Tu prends les vacances de monsieur Hulot, il est plusieurs scènes qui sont à la fois d'un réalisme et d'un burlesque extraordinaire.

Tu prends cette route des vacances où le chien qui se repose au milieu de la chaussée s'écarte pour laisser passer les véhicules… Et tu as Hulot qui arrive avec son espèce d'engin à 4 roues et 1 moteur, le chien qui se lève et qui vient quêter une caresse de Hulot avant d'aller reprendre sa place au milieu de la chaussée…
Tu prends l'instant où Hulot arrive à la réception de l'hôtel. Il tient ses valises, la pipe est coincée entre les dents, et si tu te souviens de toutes les difficultés de Hulot afin de remplir les formalités de l'époque, ne me dis pas que la première fois que tu es allé à l'Hôtel seul, devant ce même type de problème, à un certain moment tu ne t'es trouvé embarrassé… Il y a des moments où ce que nous avons dans les mains ou que nous tenons (ce qui serait à peu près la même chose) nous embarrasse face à l'évènement et que nous ne savons quoi en faire ou comment réagir…
Tu as cette scène sublime du vieux couple qui se balade le long de la digue. Elle, est devant. Lui, suit ! On entend qu'elle ! Et lui s'amuse comme il le peut ! Cette scène est d'un réalisme incroyable et me fait rire quand, par exemple, je me retrouve dans les rues commerçantes de Dijon avec ma… moitié (?) qui me fait censuré avec ses remarques idiotes et galope littéralement alors que nous avons tout notre temps… Moi, de pouvoir flémarder, de pouvoir me balader, de pouvoir faire et profiter de ce dont j'ai envie, j'ai la même attitude de ce vieux bonhomme, bien poli, bien sympa qui s'essaye à respecter un ensemble de convenances sociales naturelles…
Tu as cette autre scène encore où les gens, bien évidemment, rejoignent la salle du restaurant pour bouffer et que, bien évidemment, le dernier à venir est Hulot et que la porte fait un bruit bien remarquable quand on entre et que tous les regards se tournent vers le nouvel arrivant… Aujourd'hui, moins, mais dans les années où se situe l'action du film de Tati, c'est une réaction qui est courante. Hulot vient trouble l'ordre. On est dans le comique de l'absurde.
Et tu as cette autre scène où tout dort et que brusquement tu as un ahuri qui s'appelle Hulot, où rien ne semble transparaître et qui écoute du jazz si je ne fais erreur et dont l'attitude est tout à l'opposé (contraste) de ce qu'il écoute… Et, bien évidemment, les lumières qui s'allument une à une dans les chambres et toujours selon le même protocole de rythme…
Si nous nous rencontrons un jour, tu auras l'impression de quelqu'un de calme. De fait, par exemple, moi qui suis farceur j'arrivais sur un terrain de camping, toutes fenêtres ouvertes, avec mes chers gamins à l'arrière de la voiture et une cassette de musique militaire dont le son était loin d'être discret… Opposition flagrante avec l'homme mais qui faisait son petit effet parce qu'on est dans l'extrême…
Et il y en a d'autres dans ce film et dans les films de Tati. Et c'est vrai ce que te dit Arca : Playtime change de registre. Playtime utilise des moyens qui ne sont pas les mêmes que ceux utilisé habituellement par Tati et c'est l'échec…
Mais, on peut aussi se poser la question de savoir si le style de comique de Tati aurait pu durer face à l'arrivée de gens comme De Funès qui sont des énervés, plus compréhensibles d'un grand public populaire, et cette série qui, d'un coup, dans le cinéma français, nous entraîne vers autre chose. Le gendarme de Saint Tropez ou Mais où est donc passée la 3ème compagnie et sans oublier un intermédiaire de poids : Robert Dhéry.


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De urspoller, le 11 octobre 2007 à 08:38
Note du film : 6/6

Chez Tati, comme chez Charles Chaplin dans les temps modernes ou chez Billy Wilder dans la garçonnière, l'objectif premier est de faire rire, sourire, dérider les zygomatiques tout en plaçant dans son propos une critique acerbe d'une société sclérosée, standardisée. Dans Playtime, tout est uniformisation : les chapeaux, les automobiles, les habits… Pousser le spectateur à la réflexion reste nécessaire afin d'éviter tout obscurantisme intellectuel. Après, chacun réagit selon ses convictions, mais dire d'un métrage qu'il est nul, ringard, incompréhensible, emm… (dixit Frétyl) parce qu'il véhicule des idées différentes aux siennes, je trouve cela caricatural et dommageable pour l'ouverture d'esprit. Mais c'est surtout dommageable sur le plan artistique, car le beau, l'esthétique, la technique, la virtuosité, l'humanisme ou le talent n'est pas l'apanage d'un certain type de pensée politique. Sinon, cela confère à l'ostracisme. Et puis, Tati, au-delà du propos acide et caustique, brosse ici une ode à l'être humain dans qui il place toute sa confiance.


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De s é p i a, le 11 octobre 2007 à 13:53
Note du film : 5/6

….Et n'oublions pas que Jacques Tati ,des décénnies plus tard , a fait naître un personnage célèbre dans le monde entier: MISTER BEAN ! Et Rowan Atkinson a toujours rendu hommage à son idole ,Jacques Tati.


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De droudrou, le 11 octobre 2007 à 17:16
Note du film : 4/6

Ah ! Mister Bean ! Et Rowan Atkinson ! Là : no problem ! j'en redemande encore !

Une série que j'adore avec Atkinson : Black Adder ! C'est une débilité qui est tout à fait de mon niveau !

C'est ce qui m'amène aussi à évoquer un comique que j'aime beaucoup et dont nous parlons très peu : Jerry Lewis, Jerry Lewis en solo ou avec son comparse Dean Martin.


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De vincentp, le 18 janvier 2009 à 13:02
Note du film : 4/6

Complètement d'accord avec Arca : le très talentueux Jacques Tati perd ici le contact avec son public. Cette histoire est trop longue (la partie dans le restaurant interminable), indigeste. 90 minutes auraient été suffisantes. De plus, la profusion des personnages à l'écran (certes un exploit en soi) finit par fatiguer visuellement et auditivement. Par contre, le travail sur l'esthétique des décors n'est pas criticable. Un cinéma expérimental à consommer en petites tranches, pour un public averti, et à déconseiller à des enfants, sous peine de leur faire faire des cauchemards.


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De Arca1943, le 18 janvier 2009 à 14:43
Note du film : 4/6

« Le très talentueux Jacques Tati perd ici le contact avec son public. »

Et j'ajoute mon hypothèse malveillante : c'est, au fond, parce qu'il perd contact le grand public que la critique spécialisée de l'époque a tellement louangé Playtime. Enfin ! Jacques Tati devenait incompris de la plèbe ignare : la perle qui manquait à sa couronne pour en faire un vrai Grand Auteur.


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De vincentp, le 18 janvier 2009 à 16:15
Note du film : 4/6

Ah non, le but de Tati n'était pas de se couper de son public, mais malheureusement pour lui (et ses finances) il y est arrivé, peut-être un peu trop esseulé.


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De Arca1943, le 18 janvier 2009 à 16:21
Note du film : 4/6

Absolument, ça n'a jamais été son but ! Au contraire, il fut terriblement mortifié par l'échec commercial de son film. Mais aux yeux des critiques dont je parle – et qui en leur temps se pâmèrent sur Playtime – l'échec public est un titre de gloire, pour ne pas dire un critère de sélection.


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De vincentp, le 18 janvier 2009 à 16:39
Note du film : 4/6

Le cinéma d'auteur peut être diffusé face à un public restreint. Mais vous avez raison : certains critiques peuvent avoir tendance par leurs choix à se couper un peu trop des goûts du public (comme à Cannes par exemple).


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De pinut\'s, le 18 janvier 2009 à 17:34

la plèbe ignare….

__Mais pour qui te prends tu , petit homosexuel bouffi de suffisance ??__


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De Arca1943, le 18 janvier 2009 à 18:41
Note du film : 4/6

« "la plèbe ignare"…. Mais pour qui te prends-tu ? »

Je me prends pour quelqu'un qui attaque la suffisance impavide des intellos du cinéma, justement. Dommage que tu ne saches pas lire. Le mépris du public – tenu a priori pour ignorant et réactionnaire – joue un rôle non négligeable dans la pyramide des goûts telle qu'établie par les critiques "spécialisés" des années 60. Les choses se sont heureusement nuancées depuis lors – pas autant qu'on pouvait l'espérer cependant – mais, pour prendre un exemple, dans La Mort du cinéma, ouvrage du critique intellectuel Gérard Lenne (Seghers, 1970), on peut lire : « Comment un film comme Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon peut-il prétendre critiquer l'ordre établi puisqu'il a été vu par cent mille spectateurs dans la seule région de Rome ? » Assez ironiquement merci, le discours du critique de gauche rejoint ici celui de l'extrême droite : vu que dans le film, on entend le chef de police fasciste (Volontè) clâmer dans un discours : « Le peuple est mineur et inconscient ! La ville est malade… ! »


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De vincentp, le 18 janvier 2009 à 19:18
Note du film : 4/6

Arca, vous devriez revendiquez auprès de la rédaction de dvdtoile le statut de modérateur, puis l'exercer de façon à supprimer les messages excessifs de certains intervenants, qui n'apportent rien aux échanges de points de vue. De plus, que je sache, l'homophobie de votre détracteur est interdite par la législation française, et son message ne peut être laissé en l'état.


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De Arca1943, le 18 janvier 2009 à 20:17
Note du film : 4/6

« son message ne peut être laissé en l'état. »

Oui, c'est pourquoi je l'ai cité in extenso dans ma réplique.


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De kfigaro, le 19 janvier 2009 à 09:25
Note du film : 6/6

"Playtime" et "Mon oncle" reposent essentiellement sur un humour "critique", une sorte de regard poétique mais presque anarchiste sur la société bourgeoise et industrielle (finalement dans la lignée d'un Chaplin).

La force de ce cinéma burlesque à la française réside surtout dans l'utilisation incongrue des sons et des dialogues, ce n'est pas du tout un hasard si le musicien de musique concrète Michel Chion et le cinéaste David Lynch sont si fascinés par Tati. Si on est allergique à ces borborygmes permanents (des sons véritablement "mis en scène" dans un but comique) et à cette critique parfois féroce de la société industrielle, on passe à côté de la force burlesque et de l'originalité du personnage de Monsieur Hulot, sorte de Gaston Lagaffe avant la lettre…

La comparaison avec Costa Gavras, Boisset ou Yanne ne tient pas car les films de Tati sont moins politiques que poétiques…


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De Arlych, le 19 janvier 2009 à 12:14
Note du film : 5/6

L'univers de Tati exerce aussi une drôle de fascination sur moi. Playtime, découvert au cinéma, m'a scotché du début à la fin, en particulier la scène du restaurant, mais après une rediffusion télévisuelle, l'ensemble m'a paru un peu longuet, comme ci tout le relief et la magie de ce petit bijou s'étaient envolés avec la salle de cinéma.

kfigaro a sûrement raison, la perception du son, de la musique, a une importance à ne pas négliger sinon toute l'appréciation du film en est faussée.

Lych666 (j'ai perdu mon mot de passe et mon côté diabolisant par la même occasion)


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De vincentp, le 19 janvier 2009 à 15:43
Note du film : 4/6

Vous avez raison : c'est un film à voir sur grand écran. Il a été conçu pour cela, et souffre d'une réduction du format de diffusion.


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