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Forum : Le Crime était presque parfait

Sujet : Huis clos


De Moonfleet, le 25 août 2003 à 08:51
Note du film : 5/6

Oui vite pour ce huis clos qui marche à tous les coups même quand on connait le ressort de l'intrigue. Pas loin de figurer parmi ses titres majeurs.


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De Julien Perret, le 3 août 2007 à 11:56

1) Sur l'histoire portée à l'écran : le film conduit le spectateur à imaginer que la clé de Margot a effectué un "voyage" compliqué tout au long du drame (de porte en main, de poche de costume en sac, peut-être même d'imperméable en imperméable)alors que l'histoire montre qu'elle n'a jamais bougé de l'escalier où le mari l'avait dissimulée au début du film. On aurait aimé que l'explication du statisme de la clé relève d'une accumulation de circonstances qu'il aurait été excitant de démêler plutôt que d'une raison innocente et au fond jamais explicitée : la clé n'a pas bougé du couloir de l'immeuble des Wendice parce que Swann, qui devait théoriquement la replacer sur l'escalier en ressortant par la porte de l'appartement après le meurtre, a effectué ce geste juste avant d'y entrer. L'explication semble donc découler d'une simple lubie du personnage, et paraît un peu tiède. Hitchcock semble toutefois avoir mis le spectateur sur la piste, si l'on se souvient qu'entre le moment où on voit la clé tourner dans la serrure – côté intérieur de l'appartement – puis l'entrée de Swann dans le salon, s'insère un plan de près de 5 secondes de Margot endormie, durée autant accordée à Swann avant de le voir pénétrer dans le séjour. 2) Un plan bizarre : dans la scène de l'élabortation du meurtre entre Tony et Swann, où ils se parlent assis face à face, que signifie le pano ascendant gauche-droite sur Swann, assis sur le canapé, qui dans ma mémoire va de son verre sur son visage? Ce mouvement ne paraît justifié ni par son contenu, ni par la qualité de sa réalisation (mouvement irrégulier et tremblé).


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De DelaNuit, le 6 août 2007 à 14:04
Note du film : 5/6

Pour le mouvement de caméra sur le verre ,peut-être s'agit-il d'insister sur la personnalité du tueur, mal à l'aise dans son rôle (alcool + tremblement), et annoncer qu'il se montrera hésitant et maladroit dans l'action ?

Certes, il faut un caractère bien trempé pour étrangler de sang froid Grace Kelly !

Ou avoir de bonnes raisons ? Se souvenir par exemple comme elle s'emploie, dans Mogambo, à détourner Clark Gable de la divine Ava Gardner… !


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De Gaulhenrix, le 6 août 2007 à 19:20
Note du film : 5/6

« Un plan bizarre : dans la scène de l'élaboration du meurtre entre Tony et Swann, où ils se parlent assis face à face, que signifie le pano ascendant gauche-droite sur Swann, assis sur le canapé, qui dans ma mémoire va de son verre sur son visage? Ce mouvement ne paraît justifié ni par son contenu, ni par la qualité de sa réalisation (mouvement irrégulier et tremblé). »

Un mouvement de caméra inutile chez Hitchcock ? Cela se peut, mais étonne. Aussi l'explication de DelaNuit paraît-elle être la bonne… « Le mouvement irrégulier et tremblé » que vous évoquez, Julien Perret, EST, sans doute, la représentation du geste même du personnage. Comme souvent, chez Hitchcock, c'est l'image qui « dit » et « révèle » ce que le dialogue tait.


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De urspoller, le 5 octobre 2007 à 16:52
Note du film : 6/6

Voilà, vont se dire certains, il a replongé l'ours valétudinaire et nous ressasse à l'envi son ode dédiée à sir Alfred!…

En premier lieu, ce métrage marquera la première collaboration d'Alfred Hitchcock avec la sublime et racée Grace Kelly (eh oui, il m'arrive de faire des infidélités cinématographiques à ma naïade préférée à savoir la sublime Ingrid Bergman) qui restera l'une des actrices préférées du réalisateur d'origine anglaise. Si ce film mérite éloges et dithyrambes, Hitchcock en fait néanmoins peu de cas et le tourna uniquement a des fins "alimentaires" et afin de se plier à des obligations contractuelles avec la Warner Bros. Ainsi, de métrage fut réalisé en un temps record à savoir 36 jours. A l'instar de La Corde et de Fenêtre sur cour, l'action se déroule quasiment dans un unique décor.

Malgré le manque d'ambition et le peu d'entrain de sir Alfred pour ce film, il faut néanmoins souligner une originalité technique à savoir que cet opus fut tourné en 3D, procédé très en vogue à l'époque. Mais, à sa sortie, ce procédé était déjà passé de mode et le film ne fut point projeté en relief stéréoscopique. Ainsi, plusieurs séquences perdirent de leur saveur et de leur intérêt notamment les gros plans de la clef et des cadrans de téléphone.

In fine, Hitchcock brosse un polar subtil, captivant et étouffant, reposant sur une logique infaillible, et maîtrisé de bout en bout par un réalisateur alors au sommet de sa carrière où l'on retrouve les thèmes récurrents liés à la culpabilité. Ici, les obsessions de sir Alfred traversent cette œuvre savoureuse à savoir une blonde archétypale campée avec grâce par Grace Kelly, un mari mystérieux interprété par le séduisant et machiavélique Ray Milland, une histoire de couple, l'échange de meurtre, le vice de la uper-class se croyant au-dessus des lois, un soupçon de meurtres, attirance pour le mal, des veules tromperies et, bien sûr, l'amour. Cela n'est pas sans rappeler Rebecca et Soupçons basés sur les même matériaux.

Je m'excuse encore auprès de certains pour ma monomanie compulsive engendrée par mon admiration vouée à Hitchcock et à Ingrid Bergman. Faut bien que jeunesse se passe!


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De s é p i a, le 5 octobre 2007 à 17:30
Note du film : 4/6

Allons bon ! On s'excuse d'être passionné ! V'la aut'chose…

C'est le seul film de votre idole que je me sois procuré en dvd. Même si il m'a été donné d'en voir d'autres , cet opus me fascine… Et surtout (et ne me demandez pas pourquoi) ce long dialogue entre Ray Milland , véritable empereur Romain en costard , qui , comme une araignée , tisse sa toile , vitesse grand v, autour d'Anthony Dawson. Par contre je n'aime pas le rôle de l'amoureux transi (j'ai oublié son nom), un peu niais.

Sur le fil de Un flic de Melville ,je posais une question au sujet de ces fameuses maquettes de train. Et j'ai obtenu réponse grâce à la patience de nos camarades, ayant eu pitié de mon obstination de blondinette… Et dans "Le crime était presque parfait" l'énorme doigt sur le cadran du téléphone avait fait naître la même interrogation ! Trucage raté ou clin d'œil ? Mais fi des questions…Un film très prenant, une belle réussite de votre sœur…


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De PM Jarriq, le 5 octobre 2007 à 18:30

Là encore, un "effet" raté, mais pas du tout un clin d'oeil. Si vous voulez voir des clins d'oeil à foison, chère S é p i a, jetez-vous sur un film qui se moque méchamment de ce genre de coquetteries de style : Top secret. Je ne vous en dis pas plus. Là par contre, aucune amibiguïté possible : ce SONT des clins d'oeil !


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De s é p i a, le 5 octobre 2007 à 18:36
Note du film : 4/6

Et je vais encore vous répondre , mon cher Jarriq , que c'est tellement raté , que le premier réflexe est de penser: "- Tiens! c'est un "sourire" du metteur en scène…" Car comment imaginer que Sir Alfred pourrait se fourvoyer dans un truc aussi gros !

Par contre , clin d'oeil il y a bien , quand il apparait furtivement dans chacun de ses films….Et je mords le premier qui me soutient le contraire !!!!


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De urspoller, le 5 octobre 2007 à 18:58
Note du film : 6/6

Vous voulez me froisser d'avouer que vous ne possédiez qu'un seul film d'Hitchcock… Enfin, comme je suis magnanime, je vous pardonne de bonne grâce.

Pour votre question, quant au gros plan sur le doigt, chère Sépia, la réponse est contraire à celle que l'on vous a faite sur la maquette horrible du train. En fait, contrairement à Melville, Hitchcock ne laisse jamais rien au hasard. Chaque plan est travaillé, chaque effet est pensé… Le crime était presque parfait, comme je l'ai évoqué précédemment, fut initialement tourné en 3D afin de créer chez le spectateur l'impression de relief stéréoscopique via l'utilisation de lunette polarisante (même procédé utilisé dans une attraction du Futuroscope de Poitiers). Dès lors, lorsqu'on visionne ce métrage en condition normale, certaines séquences, utilisant cette avancée technique, paraissent singulières et dépourvues de sens comme justement le très gros plan sur le doigt de Ray Milland tournant le cadran téléphonique.

Voyez, chez tonton Alfred, chaque « imperfection » peut trouver logiquement une explication plausible, car justement la perfection reste la marque de fabrique de ce réalisateur hors du commun.

Et la blondeur n'a rien à voir dans l'histoire, car, n'oubliez surtout pas, qu'Ingrid Bergman était blonde comme les blés. Ne vous cherchez pas d'excuses. Et comme punition, je ne vous fesserai pas cul-nu, comme j'ai pu le lire tantôt, mais je vous demanderai plutôt de vous attarder un peu plus sur cette filmographie inégalée de ma « sœur » Alfred.


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De Arca1943, le 6 octobre 2007 à 03:14

« contrairement à Melville, Hitchcock ne laisse jamais rien au hasard. »

Hum. Je relève ce passage pour que les ceusses qui connaissent bien l'oeuvre de Melville (ce n'est pas mon cas) puissent me dire si ça ne sonne ou non à leurs oreilles comme une provocation ? Ce que j'ai vu de Melville (à part le si décevant morceau de bravoure de Un Flic) m'a semblé très, très méticuleux… peut-être même trop, parfois !


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De Impétueux, le 19 octobre 2008 à 20:04
Note du film : 3/6

Piètre connaisseur du notoire Alfred Hitchcock (je n'ai dû voir que deux ou trois films de ce monsieur considérable), je me suis passé Le crime était presque parfait cette après-midi, sans ennui, mais sans passion.

La perfection technique est évidente, mais l'histoire est d'une complication effarante et, si j'en avais le courage, je me repasserais le film pour essayer de tout comprendre… Il est vrai que je ne suis guère amateur de ce que j'appelle, sans doute improprement, des histoires horlogères, celles où tout s'emboîte si parfaitement qu'on a plus envie de crier Bravo l'artiste ! que de frémir et de trembler comme le voudraient ces films à suspense où devrait régner l'angoisse et où, finalement, je ne vois guère qu'un extrême brio, nuancé d'invraisemblances criantes (comment une femme condamnée à mort peut-elle, la veille de son exécution capitale, être extraite de sa geôle à la demande d'un simple Inspecteur principal de police ?).

Bon ; que les amateurs éperdus de l'Alfred, que je sais nombreux, éloquents et sincères sur ce site, ne voient pas dans mon message une inutile provocation ; à la lecture de plusieurs des avis, je constate que Le crime était presque parfait ne bénéficie pas de l'adhésion enthousiaste de tous et que le film est plutôt considéré comme une œuvre de second plan du Maître ; peut-être Fenêtre sur cour ou L'inconnu du Nord-Express me raviront-ils davantage ?

Cela étant, il y aura, entre Hitchcock et moi (quelle prétention j'ai !) toujours la question des héroïnes, ces blondes altières, froides comme des glaçons, que je trouve évidemment belles (Ingrid Bergman, Kim Novak, Grace Kelly, Tippi Hedren) mais aussi sexys qu'un régiment d'endives (au fait, le surnom publicitaire de l'endive est la Perle du Nord, ce qui convient assez bien, n'est-ce pas, à nos stars réfrigérantes ?).

Donc, un peu déçu, mais je retenterai sûrement ma chance, au hasard…


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De starlight, le 19 octobre 2008 à 20:12
Note du film : 5/6

Ces "blondes altières froides comme des glaçons" !!…. j'aimerais bien mon cher Impétueux en avoir une qui vienne sonner ce soir à la maison, plutôt que les releveurs de poubelles N° X qui vous souhaitent la bonne Année milieu octobre…

Quant à l'histoire que vous qualifiez de "complication effarante"… Là je ne comprends pas !… c'est pourtant d'une grande limpidité !… cela dit : nous sommes dans le cadre d'une pièce de théâtre filmée (qui a été jouée plusieurs fois à Londres)… Le génie de Sir Hitchcock est bien d'avoir eu une filmographie éclectique, passant de scènes intimistes aux grands espaces et changements de lieux (Cf/La mort aux trousses)…

Encore un petit effort et vous accéderez aux méandres tortueux du "gros homme".


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De droudrou, le 19 octobre 2008 à 20:14
Note du film : 4/6

P…. ! Que d'agressions !

Arca : oui ! Melville est un monsieur qui soigne le détail et qui prenait soin de ses couvre-chef !

Impétueux : oui ! C'est là ou ce sont là des points importants de l'oeuvre de Hitchcock ! On est scotché devant la maîtrise du maître ! Mais on ne parle jamais des héros ! On cite le film ! On cite le récit ! On cite l'anecdote ! Mais ensuite, il n'en reste pas grand chose si ce ne sont des références par rapport à d'autres choses qui tirent leurs origines de la psy (avec des interprétations parfois un peu poussées) de la politique (il y a des engagements) des hommes ou des femmes et des lieux ! Ce que je croirai que l'on aime, en fait, ce sont les recettes diverses !

Mais : "on aime !" – Et pourtant à cette même époque, il y a d'autres réalisateurs que nous évoquons moins parce que moins célèbres et dont nous ne reconnaissons pas la silhouette au hasard des films !


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De Arca1943, le 19 octobre 2008 à 20:16

« Je retenterai sûrement ma chance, au hasard… »

Mais non, pas au hasard ! Il y a des grands et des petits crus chez Hitchcock comme chez tout le monde. Je permets donc de vous suggérer fortement La Mort aux trousses, véritable joyau de suspense et d'humour, une réussite à tous points de vue. Si vous n'aimez pas même celui-là, alors vous serez fixé…


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De PM Jarriq, le 19 octobre 2008 à 20:30

Vertigo et Psychose feraient également partie d'une excellente intitiation…


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De Lagardère, le 20 octobre 2008 à 14:30
Note du film : 4/6

D'abord un grand merci à Urspoller pour m'avoir fait découvrir hitchcock. Je ne le connaissais….que de loin. J'en ai donc vu quelques uns et celui-là, pour l'instant, a tous mes suffrages.

Mais je lis la critique ci-dessus, et je suis un peu effaré…Ce mouvement de caméra ne se justifiait pas… On lit beaucoup de choses, sur ce site, et les avis divergents en font la richesse. Quand ils restent humbles, vis à vis de l'oeuvre quelle qu'elle soit. Mais j'aurais payé cher pour voir la tronche de l'Alfred, lisant de la plume d'un quidam, que ce mouvement de caméra ne se justifiait pas…Une critique, un avis, oui. Une leçon de cinéma ? Mais où on va ?…


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De vincentp, le 20 octobre 2008 à 16:48
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le film était presque parfait

Certes, de petites invraissemblances sont à relever par-ci par-là, mais l'essentiel n'est pas là : l'atmosphère, la psychologie des personnages, et le style (écriture, enchainement des plans) de l'auteur méritent notre considération… L'histoire n'est souvent chez Hitchkock qu'un simple support (un "gimmick") pour parler des relations humaines, basées sur le conscient et l'inconscient.

Pour des néophytes, on peut recommander Les enchainés -un joyau merveilleusement écrit, joué, filmé-, L'inconnu du nord-express, L'ombre d'un doute, North by northwest. Fenêtre sur cour ne me plait pas trop, car surjoué (par les acteurs) mais c'est bien-sûr un avis très subjectif. La main au collet est nonchalant et a vieilli, Le procès paradine raté (conflit avec le producteur). J'ai un faible pour Jeune et innocent, Les 39 marches pour leur humour.

Seuls les derniers films d'Hitchkock sont connus du grand public, alors que au moins une vingtaine de ses 53 films peuvent être qualifiés de chefs-d'oeuvre, et peut-être 12 autres sont de grands films. Donc une oeuvre à découvrir absolument (en lisant pourquoi pas les avis de notre grand spécialiste-ès-Hichkock de Méditérannée, Ursopller, qui semble être revenu en grande forme sur ce forum).

  • Mais Alholg est très bien aussi.

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De Impétueux, le 20 octobre 2008 à 19:10
Note du film : 3/6

A Starlight : oui, bien sûr, entre des ramasseurs de poubelles sénégalais et des glaçons scandinaves (ou assimilés), je ferais le même choix que vous si l'alternative m'était proposée ; mais je sais bien aussi vers qui irait ma préférence entre, par exemple, Grace Kelly et Elsa Martinelli ; question de tropisme latin, sans doute…
…mais question de goût, aussi, mon peu d'attirance pour ces récits policiers où il ne faut pas perdre une image de vue (ou un propos d'oreille) si l'on ne veut pas être décroché de l'histoire… Le truc de la clef sous le tapis de l'escalier, lorsque l'Inspecteur en parle, j'ai dû me le repasser trois fois pour comprendre (et je l'ai déjà oublié) ; mon gâtisme précoce n'y est pour rien, déjà tout gosse ces énigmes impeccables me fatiguaient… Il y a des gens qui aiment le jeu d'échecs, ou les calculs savants du bridge…

A Lagardère : cent fois d'accord avec vous ; la prétention du quidam qui entend corriger le film d'un réalisateur majeur est assez effarante !

A tous : en fait, je me suis fait plus mauvais que je ne suis, et j'ai bien dû voir une douzaine d'Hitchcock, ses plus notoires et ses plus récents (je veux dire ceux tournés après la Guerre) ; mais, à part Psychose (et celui-ci grâce au délicieux sujet), aucun ne m'a vraiment accroché : j'ai trouvé ça brillant et légèrement ennuyeux ; mais j'aimerais assez réviser mon jugement ; seulement Le crime était presque parfait n'était peut-être pas le meilleur choix…

Merci en tout cas à tous de ces avisés conseils…


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De urspoller, le 21 octobre 2008 à 13:15
Note du film : 6/6

Dussè-je voir mon humilité en souffrir, je tiens à remercier l'épicurien Lagardère et le gai luron Vincentp de leurs paroles amènes et avenantes à mon endroit.

Mais revenons-en à nos moutons et tentons le tour de force d'instiller dans l'esprit de notre coreligionnaire impétueux des raisons pour ne point vouer la filmographique de Sir Alfred aux gémonies.

Hitchcock, par le truchement d'un postulat simple, tisse inéluctble une trame dont l'objectif avoué est de divertir le spectateur. En sus, sir Alfred est un cinéaste éminemment sensoriel : mouvement des images, innovations techniques, arcanes psychologiques, logiques mathématiciennes, actes prémonitoires, symbolisme sexuel ou christique, foisonnements des relations, sentiments paradoxaux, vertiges des abîmes, truculence des situations… Tout chez Hitchcock oblige à regarder l'intrigue non pas avec nos yeux mais avec notre encéphale (via les stimuli) et avec notre cœur. Voilà où réside la clef du succès chez le « gros Homme »… c'est de pousser le spectateur à la réflexion, à l'introspection, mais cela est fait sans longueurs, avec beaucoup de dérision et d'humour.

Sans verser inutilement dans le vain coup d'encensoir ou la dithyrambe, je prescris un visionnage multiple de chaque métrage afin d'en tirer la quintessence des sens, des non-dit, des ellipses qui donnent une richesse incommensurable au récit qui pourtant à la base n'est construit que sur un simple Mac Guffin (prétexte à l'action, mais alholg l'expliquera mieux que votre serviteur) pour aboutir à un résultat insigne contribuant à l'immersion totale du spectateur dans l'histoire. On ne regarde pas un opus de sir Alfred, on le vit, on le transpire, on le ressasse.
Un film d'Hitchcock agit comme un aiguillon sur notre matière grise afin comme le disait Boris Vian qu'elle devienne de la sauce blanche.

Et pour que le hasard ne guide les pas de notre camarade impétueux, je lui conseillerais amicalement de visionner les opus les plus abordables en préambules comme les très légers et agrestes Jeune et innocent et Les 39 marches (fleurons de sa période angalises où le maître s'attache à dépeindre la complexité des relations humaines).
Mais, pour un un non-initié, je pense qu'il est nécessaire de (re)découvrir les chefs-d'œuvres intemporels de sa filmographie que sont par ordre chronologique : The lodger (1926), Rebecca (1940), L'ombre d'un doute (1943), La Maison du docteur Edwardes (1945), Les enchaînés (1946), L'inconnu du Nord-Express (1951), Fenêtre sur cour (1954), Vertigo (1958), La mort aux trousses (1959) ou encore Marnie (1964).

Mais outre ces pépites, nombre de films méconnus sont à louer comme Blackmail (1929) qui pose les jalons de ses succès futurs ou encore Une femme disparait (1938) oscillant constamment entre humour et suspense ou encore Soupçons pour la prestation de Joan Fontaine

Et si malgré ce, vous continuiez à être rétif à ces métrages et que mon sabir de mauvais rhéteur ne vous à pas convaincu une seconde, c'est que votre univers cinématographique n'y est pas compatible, comme il peut être de même pour les relations amoureuses. Tout repose sur une secrète alchimie. Ainsi, tous les séides des uns ou épigones des autres ne sauraient nous éloigner de la dilection que l'on éprouve pour telle ou telle passion.


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De vincentp, le 21 octobre 2008 à 13:37
Note du film : Chef-d'Oeuvre

L'oeuvre de Hitchkock comporte des numéros d'acteurs et d'actrices fabuleux, parmi les plus beaux de l'histoire du cinéma. Je retiendrais le duo de Les enchaïnés et Joan Fontaine dans Rebecca et Soupçons.


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De Lagardère, le 21 octobre 2008 à 14:23
Note du film : 4/6

Ceci n'est PAS une digression :

Je relève épicurien, mon cher Urspoller… Et le revendique! Et je m'en vais vous narrer dans quelle condition le film le crime était presque parfait fut apprécié à sa juste valeur. Lui, et tous les films interréssants, d'ailleurs.

D'abord, un bon film doit se voir un soir, tard, quand la maison dort…Je suis in-ca-pable de visionner un film le matin ! Dans le silence de la nuit, vous prenez donc un bon duvivier, un jeune gabin, ou comme ce fut le cas, une découverte de ce bon monsieur hitchcock. Vous inserez DVD ou cassette et vous posez l'hémisphère sud de votre anatomie dans le gros fauteuil de cuir en face de l'écran. Sur vos genoux, un plateau sur lequel trône, en bonne place, quelques tranches de lard fumé, pas trop gras, un bon quignon de pain grillé de chez Michou (pas la tarlouze bleutée parisienne, non. Michou, mon boulanger. ), un ballon de Beaujolais Village, et, parterre, à portée de main, le grand bocal de cerises à l'eau de vie….

Avec un peu de chance, la lune se montrera et viendra légèrement éclairer le grand salon. Un dernier regard sur la baie vitrée, pour voir la cime des arbres tanguer doucement en silence…Entendre le chant des grenouilles s'elever de l'étang tout proche, ou demain matin, avec "petit louis", "victor" et "le mexicain", nous irons faire boire le bouchon, avec un monstrueux casse-crôute….Le dernier brâme langoureux d'un cerf, dans la forêt, viendra me donner le départ… La main sur la télécommande, play… Générique !.. Si c'est pas du bonheur, ça…

Et c'est à cet instant, à cet instant précis, qu'imanquablement une phrase me traversera l'esprit : "-Bon Dieu ! Mais qu'est ce que j'irais foutre à Paris….-"


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De droudrou, le 21 octobre 2008 à 14:42
Note du film : 4/6

En lisant et relisant les interventions des uns et des autres, pour ma part, si j'aime le travail de sir Alfred (comment faut-il dire pour un décoré de la légion d'honneur ?)(1) je serai moins convaincu !

J'aurai tendance à dire : "je me fais un festival Hitchcock", donc à bouffer du Hitchcock… et puis, soudain, j'en ai marre et j'abandonne. Il y a des films que j'ai vus et revus et le rythme en étant irrégulier, j'ai décroché, m'endormant devant l'écran de la télé si bonne soit-elle ! Et il y a des effets qu'à la longue je me suis dit : "c'est facile !" – mais, par contre, effectivement, il y a des duos d'acteurs qui, à eux seuls, sont les vrais trésors de ses films !

Par contre, il y a des polars que j'ai vus et revus et qui ne sont pas de sir Alfred, que connaissant le dénouement, eh bien, je les redécouvrais chaque fois et je marchais chaque fois !

Dans ma DVDthèque il y a Psychose et 4 films de jeunesse d'Alfred dont les 39 marches !…

(1) les légions d'honneur sont les peplums napoléonniens…


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De urspoller, le 21 octobre 2008 à 14:53
Note du film : 6/6

Et que dire du fameux duo, lié par des menottes, Robert Donat et Madelaine Caroll dans les 39 marches. D'ailleurs, les plus grands acteurs ont tourné par sir Alfred, Charles Laughton, Cary Grant, James Stewart, Gregory Peck, Paul Newman, Laurence Olivier, Walter Slezak, George Sanders, Michael Redgrave, Henry Fonda, Montgomery Clift, Joseph Cotten, James Mason, Sean Connery ou encore Anthony Perkins. Et dire que le "gros homme" détestait proprement les acteurs (sauf son ami Cary Grant)!!!

Mon très cher Lagardère, vous prêchez là un convaincu. Quel heur de se visionner un bon vieux classique au son du ressac de ma bonne vieille Mare Nostrum, bercé par les douces mélopées des grillons, criquets et autres orthoptères, l'estomac lentement rassasié d'une demi-douzaine de toasts de foie gras (excellent pour la digestion) ou d'une énorme coupe de glace nappée d'un coulis de chocolat fondu… Enfin, voilà surtout le meilleur moyen de devenir obèse ou diabétique, mais le cinéma ne nous est-il pas finalement aussi indispensable que nos petits bonheurs quotidiens???


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De starlight, le 21 octobre 2008 à 15:09
Note du film : 5/6

Effectivement il y aurait lieu de proposer dans les "multiplexes" des plateaux-repas régionaux agrémentés d'un gorgeon de nos vignobles tant convoités par les asiatiques… plutôt que de voir des zombies ingurgiter des seaux de pop-corn avec des boissons à bulle à l'acide citrique…

Les films auraient alors toute autre allure… même les navets auraient un autre goût !

N'en va-t-il pas de même pour les femmes ?… Elles sont toutes charmantes et jolies après le 3ème verre…

Moi je suis prêt à investir (avec Droudrou et d'autres Financiers de la place – pour relancer l'investissement) ce genre de cinémas en pleine campagne (pas trop loin des villes pour attirer le chaland)… Et pas de problème ! on trouvera bien un endroit sympa avec un étang et ses grenouilles, ainsi qu'un boulanger traditionnel qui brûle son pain aux endroits où il faut… manière de nous rappeler que le four à bois réagit à sa manière en se fichant des cuissons automatisées…

Et puis en y réfléchissant bien, nous aurions la venue de J.Pierre Coffe et J.Luc Petitrenaud… ce qui nous permettrait de diffuser régulièrement sur la "petite lucarne" les "escapades culinaires et cinématographiques" de la semaine…

Que du bonheur et de la rentabilité !


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De urspoller, le 21 octobre 2008 à 16:01
Note du film : 6/6

Tout un programme, Starlight, mais gare à la goutte…

Et pour les vignobles, je vous invite tous à redécouvrir les vins fruités et ensoleillés de mes chers terroirs héraultais.

Pour les cinémas en rase campagne, je crains que l'investissement soit mauvais car en Agde, pour ce qui connaisse cette cité grecque, un ciné de plein air s'était installé entre le Canal du Midi, les étangs du Clot, les vignes, les oliviers et les campings alentours, eh bien, mon cher, il n'a pas passé l'année malgré ce beau cadre champêtre. Aujourd'hui est le règne du béton et de l'asphalte, du coca et du McDo, de Besson et de Naceri

Jean-Marc, si tu veux investir, je connais personnellement un zig qui fait construire son petit pied-à-terre à 50 mètres des flots bleus, tu peux donc lui envoyer un chèque d'une dizaine de milliers d'euros.


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De droudrou, le 21 octobre 2008 à 16:04
Note du film : 4/6

Lagardère – Urspoller – Starlight : une mauvaise note à chacun pour digressions quant à un hors sujet sur lequel je ne voudrai jamais m'aventurer !

Mais… retenant les paroles de notre ami Impétueux, je laisserai subsister le message de notre ami Lagardère qui, hors son pôle sud, représente le cadre idéal pour imaginer un nouveau film digne de sir Alfred !

Et soudain, alors que le cerf brame, un coup de feu claque et retentit un grand cri d'effroi… Ciel ! Mon rosbeef saignant est tout carbonisé !…


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De urspoller, le 21 octobre 2008 à 16:14
Note du film : 6/6

Non pas digressions, car au vu du physique rondelet de notre sir Alfred, je suppose qu'il devait avoir un bon coup de fourchette et puis ses parents étaient épiciers (voir le clin d'oeil dans Sabotage)


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De Lagardère, le 21 octobre 2008 à 16:26
Note du film : 4/6

Camarades, voilà un homme à qui nous essayons d'insuffler une certaine idée de la quintescence du bonheur, et qui nous sort un scénario que renierait l'almanach Vermot…Cher Droudrou, vous êtes sympathiquement désespérant…


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De silverfox, le 21 octobre 2008 à 17:28
Note du film : 6/6

Le crime était presque parfait me renvoit par homonymie au téléfilm Le crime parfait du même Hitch tourné en 1957 avec Vincent Price qui n'aurait certainement pas désavoué vos digressions culinaires puisqu'il était l'auteur de nombreux livres… de cuisine. Voir le désosseur de cadavres en tablier ça doit valoir le coup d'oeil !


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De Gilou40, le 21 octobre 2008 à 22:41
Note du film : 5/6

Mais n'est ce pas le grand philippe noiret qui racontait qu'il était jeune figurant dans je ne sais quel film du cinéaste ? Et que, silhouette au fond d'un restaurant, il se plaint au bout de la vingtieme prise de manger un truc infecte. Et hitchcock le regardant avec un regard d'acier lui demanda : "-Et qu'est ce qui vous ferez plaisir ??!!-" Je me souviens avoir entendu cette anecdote dans l'émission "La troisième séance", sur France 3.

Et merci à "Urspoller" et à "Lagardère" de nous rappeller que le cinéma peut se concevoir ailleurs que dans une salle ou des gens trop parfumés , parlent , commentent ou s'engueulent. Et du haut de mon H.L.M, , je vous envie messieurs…Je vis bien loin de la belle Méditerranée, et des forets du Périgord…


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De urspoller, le 22 octobre 2008 à 08:58
Note du film : 6/6

En fait, Gilou40, le souvenir que vous évoquiez se rattache à l'unique collaboration entre Noiret et Hitchcock, à savoir L'Etau. La scène du restaurant est restée mémorable pour les papilles de l'acteur français car sir Alfred avait fait transvaser le contenu d'un très grand cru dans des bouteilles quelconques plus en accord avec l'ambiance de l'action. Il avait aussi achalandé la table en pâté de canard venant directement d'un restaurant picard. Et après, on dira que "le gros homme" n'aimait pas les acteurs !


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De silverfox, le 16 novembre 2008 à 16:50
Note du film : 6/6

A Gilou40 : ces digressions rurales et littorales ont le ton de nous faire sortir, ne serait-ce que virtuellement, de nos océans de bitume et d'asphalte.

Pour en revenir à ce crime était presque parfait (à ne pas confondre avec le titre éponyme en version française signé Curtiz et dont le titre anglais est the unsuspected – allez y comprendre quelque chose à cette fichue traduction !- et qui sortit en salle une demi-douzaine d'années plus tôt), dont le titre original est dial M for murder et fait directement allusion à la lettre M qui servait de préfixe aux numéros de téléphones londoniens. Et plus exactement aux quartiers nord de la capitale anglaise où habitent précisément les protagonistes de ce beau film.


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De boris.stark, le 13 septembre 2009 à 23:58

Je souhaitais répondre par rapport au (léger) reproche qui est fait au film concernant l'intrigue. Pourquoi en effet le personnage de Grace Kelly n'aurait il pas détruit l'élément de preuve déterminant qu'est la lettre du maîte chanteur ? Mais on peut aussi évoquer les autres soit-disant preuves, tels que les bas (pourquoi aurait t'elle pris les siens ?), et même la façon d'entrer (pourquoi n'aurait elle rien fait pour qu'on croit que l'intrus est passé par la fenêtre ?).

Tous ces éléments tendent à prouver en effet qu'elle n'est pas coupable et qu'on cherche à la faire accuser, mais encore faut il trouver d'autres explications au crime. Ni l'inspecteur, ni l'ami ne sont dupes et je pense que tous les deux soupconent assez vite le mari. D'ailleurs quand Robert Cummings demande à Ray Milland de jouer tel rôle pour sauver Grace Kelly en faisant croire à sa propre culpabilité, il est très possible qu'en réalité il a déjà tout compris mais qu'il lui manque un tout petit élément (la clé) pour prouver quoi que ce soit.

Tout ici est question de preuve : le jury doit trancher, et tant que la preuve du contraire n'est pas faite, il se décidera en fonction de ce qu'il croit la seule option possible, même si tous les éléments de preuve ne sont pas convainquants. Par ailleurs, l'émotivité excessive de Grâce Kelly, sa beauté, le fait qu'elle trompe son mari, l'ont sans doute desserci au cours du procés. Et Hitchcock symbolise très bien tout cela dans une ellipse (le visage tourmenté de l'actrice en gros plan pendant que se déroule le procés).


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De Frydman Charles, le 1er janvier 2013 à 17:03

Excellent film policier, on vibre pour Margot…Et c'est avec soulagement que le spectateur voit l'erreur judiciaire évitée à la dernière minute…

Cependant, je pense que beaucoup ont le sentiment de ne pas avoir tout compris dans le parcours de chacune des clefs, ces clefs qui permettent de résoudre l'énigme. Je me suis fait un petit pense bête….En omettant probablement quelques tours de passe-passe de l'une des clefs…

Bon, deux clefs ouvrent la porte de l'appartement. L'une est dans l'imperméable de Mark, l'autre dans le sac de Margot…

Mark récupère la clef dans le sac de Margot, la met sous le tapis de l'escalier afin que Swann l'a prenne. Margot tue Swann en légitime défense. Mark récupère une clef dans la poche du mort, pensant que c'est la clef qu'il avait mis sous le tapis de l'escalier, mais Swann l'avait remise en place. Mark remet cette clef dans le sac de Margot. L'inspecteur a un emperméable semblable à celui de Mark . Il échange son imper avec celui de mark qui se retrouve avec la clef de l'inspecteur…A ce niveau il est _invraisemblable_ que Mark ne s'aperçoive pas de l'échange: clef dans la même poche…Au final Mark n'a pas a bonne clef dans la poche et Margot a la clef personnelle de Swann dans son sac….

Je ne suis pas sûr d'avoir bien suivi l'intrigue…Et je doute que tous aient parfaitement suivi !!!


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De Frydman Charles, le 3 janvier 2013 à 16:01

Rectificatif de mon dernier post: il faut lire Tony pour le prénom du mari de Margot Wendice, et non Mark qui est le prénom de l'amant.

il est surprenant que toutes les clefs soient du même type:plate, et qu'à aucun moment Tony n'ait remarqué une différence. Celle de l'inspecteur n'est peut-être pas une clef personnelle , mais une clef amenée pour piéger Tony…


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De Tamatoa, le 3 janvier 2013 à 18:28
Note du film : 6/6

Je ne suis pas sûr d'avoir bien suivi l'intrigue…Et je doute que tous aient parfaitement suivi !!!

Mais si, mais si !

Voyons un peu : Tony prend la clé de sa femme Margot dans le porte monnaie de celle-ci. La sienne sera sous le tapis de l'escalier, afin que Swann puisse pénétrer dans la maison pour tuer Margot. Tony a besoin de la clée de Margot pour pouvoir entrer dans la maison, une fois que sa femme sera morte, puisque c'est ce qui est prévu au départ. Tony quitte la maison avec l'amant, Mark, et un peu plus tard, swan ouvre la porte de Margot avec la clé de Tony, cachée sous le tapis de l'escalier. MAIS, Swann, après avoir ouvert la porte, remet de suite la clé sous le tapis de l'escalier AVANT d'entrer dans la maison. Donc, losque Tony fouille Swan (mort) pour y récupérer ce qu'il croit être la clé de Margot, il trouve la propre clé de Swan. Et c'est donc la propre clé de Swan qu'il replace dans le porte-monnaie de Margot. Puis il fera tout pour faire accuser Margot du crime de Swann.

La-dessus, arrive un inspecteur qui veut des précisions sur l'affaire. En effet, tout semble accuser Margot. Mais l'inspecteur a un doute sur la façon dont Swann a pénétré dans la maison. Margot lui aurait-elle ouvert ? Swan avait-il une clé ? Pour lui, tout repose la-dessus. Comment Swann est-il rentré dans la maison ?

Margot est arrêtée et conduite au commissariat avec ses effets et son sac à main. Sac à main, et porte-monnaie dans lequel se trouve donc la clé de Swann. Sur ce, elle est condamnée à mort. La veille de l'exécution, l'inspecteur vient voir Tony sous un prétexte quelconque. Il prend sa propre clé et fait semblant de la faire tomber. Il fait tout aussi semblant de la trouver parterre et demande a Tony si cette clé lui appartient. Tony regarde dans la poche de son imper et répond que non puisqu'il possède la clé de Margot qu'il lui a dérobé le soir du crime. "-Ce qui est embêtant c'est que toutes ces clés se ressemblent !-" dit l'inspecteur. Puis il remet sa clé dans son imperméable, identique à celui de Tony. Il fait l'échange des impers et avant de partir conseille à Tony d'aller récuperer les affaires de Margot restées au commissariat. Ce que va faire Tony. Pourquoi l'inspecteur a t-il fait l'échange des imperméables ? Pour forcer Tony, quand il sera de retour chez lui, a découvrir que l'inspecteur s'est trompé (!!) en prenant son imperméable et donc, faute de clé pour entrer, de regarder dans le porte-monnaie oû il est sur de retouver ce qu'il croit toujours être la clé de Margot ! Bien sur, la clé n'ouvrira pas la porte puisque c'est celle de Swann…

Et la, Tony comprend. Il se rappelle. (et c'est l'inspecteur en personne qui commente ça, caché dans la maison !) "-Swann a du remettre la clé sous le tapis avant d'entrer…-" Donc, il se dirige sans hésiter vers la cachette de la clé et la retouve sous le tapis. Il rentre…et c'est fini pour lui ! Et Tony, beau joueur, redonnera sa clé à l'inspecteur avant de se servir un cognac…THE END .

Diabolique !!

Des questions ?


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De frétyl, le 5 septembre 2016 à 19:54
Note du film : 3/6

Le crime était presque parfait ?

Je me souviens l'avoir vu au moins deux fois et je le possède en vieille vhs ! Un peu trop théâtral dans le souvenir qu'il me laisse…


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De Nadine Mouk, le 5 septembre 2016 à 21:39
Note du film : 5/6

Très Théâtral , c'est exact ! Au même titre que La corde.

C'est un huis-clos sans aucune scène extérieure. Mais on frise le sublime ! jamais scénario hitchcockien ne fut plus diabolique que celui-là !


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De fretyl, le 5 septembre 2016 à 21:49
Note du film : 3/6

Mais trop mécaniquement huilé justement à mon gout… Il faudrait que je le revoie.


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