Forum - Cadavres exquis - Collusions à Rome
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Forum : Cadavres exquis

Sujet : Collusions à Rome

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De Arca1943, le 22 décembre 2003 à 02:59
Note du film : 6/6

Le ministre de l'Intérieur: « Voyez-vous, inspecteur Rogas, mon parti, qui malgouverne depuis trente ans, vient d'avoir la révélation qu'on pouvait malgouverner encore mieux avec nos amis du Parti communiste… »

Rogas (Lino Ventura): « Amis !? »


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De adonhiram, le 27 octobre 2004 à 11:05
Note du film : 5/6

Un des meilleurs rôles de Ventura…


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De moumouju, le 5 juin 2005 à 04:10
Note du film : 6/6

Comment enterrer ces cadavres là?? c'est assez lamentable de voir sortir des dvd traitant le spectateur comme un idiot doublé d'un ignorant alors que des chefs d'oeuvres d'intelligence cinématographiques comme cadavres exquis disparaissent dans les brumes..il voter demander tous la réédition de ce film!tous!!


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De captain brittles, le 17 juin 2005 à 15:37
Note du film : 6/6

Vu sur Arte il y a quelques années. Film génial.

Je vote pour aussi.


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De Arca1943, le 17 octobre 2005 à 16:41
Note du film : 6/6

Plus de 1 000 visiteurs sur la fiche de Cadavres exquis. Je trouve incroyable que ce chef-d'oeuvre de Francesco Rosi ne soit toujours pas en DVD. En plus c'est avec Lino Ventura ! Allez, quoi, un petit effort… La 7ème cible est en DVD, mais pas Cadaveri eccellenti ?


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De PM Jarriq, le 17 octobre 2005 à 21:11
Note du film : 6/6

Il est sorti en Italie l'année dernière dans une bonne copie, en Italien uniquement. Et c'est vraiment un sacré film et un des très bons rôles de Lino Ventura. Sans parler du cast hétéroclite de seconds rôles : Vanel, Bozzuffi, Von Sydow, Cuny, etc.


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De niko 93, le 7 février 2006 à 00:58

Je m'en veux ! Vous ne pouvez pas savoir ! Il y a à peu près deux ans ce film est sorti en DVD en italie et en plus les éditeurs avaient eu l'excellente idée de mettre des sous-titres français ( sic ! ). On le trouvait partout et peu cher dans tous les kiosques à journeaux. Et devinez quoi ? Je suis retourné à Paris sans le prendre. Pourquoi ça ? Allez donc savoir ! Il y a des jours où je me collerais volontiers des baffes. En tous cas, il existe… JE L'AI VU DE MES YEUX VU !!!

Et toi, en attendant, éditeur de France et de Navarre… où te caches-tu ?


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De Arca1943, le 2 septembre 2007 à 18:28
Note du film : 6/6

Cadavres exquis est un film vraiment à part dans la filmographie de Francesco Rosi : alors qu'il a développé depuis I magliari (je ne parle pas du Défi puisque je ne l'ai pas vu) une optique vigoureusement réaliste, documentée par un "cinéaste-historien" -Salvatore Giuliano, L'Affaire Mattei, Lucky Luciano, Le Christ s'est arrêté à Eboli – ou un "cinéaste-journaliste" – I magliari, Main basse sur la ville, Le Moment de la vérité – ici il se lance dans une entreprise pour ainsi dire opposée : il s'agit en quelque sorte de "déréaliser", de conférer à la réalité une espèce d'aura indéchiffrable.

Certes, Cadavres exquis raconte une enquête, ce qui semble bien être le terrain de prédilection de monsieur Rosi, mais sur le ton de la fable, de l'apologue, parsemé d'exagérations satiriques, de symboles mortuaires et de touches d'humour noir. C'est l'Italie sans être l'Italie. C'est pourquoi le résumé que j'ai proposé pour la fiche commence par "Dans une Italie parallèlle…" On reconnaît la Sicile, bien sûr, en tout cas le Mezzogiorno avec ses piazzas écrasées de soleil, mais en même temps ce lieu devient une espèce de métaphore méditerranéenne. Les personnages portent les mêmes noms étranges que dans le livre, des noms qui ne sont pas spécialement siciliens – le docteur Crès, le secrétaire Amar, le président Riches, etc – mais qu'on peut retrouver en France, en Grèce, au Portugal, au Liban, en Amérique du Sud, au Québec…

Il faut considérer aussi le chassé-croisé entre le roman de Leonardo Sciascia, paru en 1970, et son adaptation six ans plus tard. Dans le dialogue que j'ai cité au début de ce fil : « Mon parti, qui malgouverne depuis 30 ans… » Or, en 1976, quand sort Cadavres exquis, cela faisait effectivement 30 ans que le Parti démocrate-chrétien gouvernait l'Italie (depuis 1946). Mais pas en 1970, quand paraît le livre de Sciascia : car 1970 moins 30 font 1940, et Leonardo Sciascia est un maniaque de la précision dans les moindres détails. S'il écrit "30 ans" et non "25 ans" en 1970, c'est tout simplement parce que son roman, aussi bref que riche, comporte un aspect d'anticipation très rapprochée – qu'on appelle aussi politique-fiction. Leonardo Sciascia avait pressenti, avait vu venir (dans ses grands axes évidemment) ce qui pouvait advenir en Italie; il a, en fait, anticipé ce qu'on allait appeler trois ans plus tard le Compromis historique, une formule de gouvernement d'unité nationale proposée en 1973 par le communiste Enrico Berlinguer et reprise au bond par le démocrate-chrétien Aldo Moro (qui en paya le prix fort).

Quand Francesco Rosi tourne son film, en 1975, le fameux Storico compromesso est sur toutes les lèvres – et Berlinguer sur la couverture du Times – alors qu'en 1970, quand Sciascia publie son bouquin, il flottait juste, vaguement "dans l'air", l'idée d'une espèce de république concilaire entre une Italie catholique et une Italie communiste. (Étrange ? Peut-être, amis franco-cartésiens. Mais si vous êtes cinéphiles, songez au nombre de cinéastes qui, à l'époque, se réclament à la fois des deux églises : Pasolini, Zurlini, Olmi…).

De 1970 à 1975, donc, les choses avaient bougé, la réalité s'était mise à rattraper la fiction. C'est pourquoi, notamment, la fin du film est complètement différente de celle du livre. Auteur d'histoires à chute, je ne peux révéler ni l'une ni l'autre. Mais Rosi l'a soumise à Sciascia, qui l'approuva sans réserves (Voir l'ouvrage Francesco Rosi par Michel Ciment), car en 1975, avec tout ce qui s'était passé, la fin originale ne "marchait" plus.

Par le biais de l'apologue et le boomerang de la politique-fiction, ce film évoque donc – mais toujours "indirectement", pour ainsi dire, sur le registre de l'allusion sarcastique – une réalité éminemment italienne. « Mon parti, qui malgouverne depuis 30 ans, vient d'avoir la révélation qu'on pouvait malgouverner encore mieux en collaboration avec nos amis du Parti communiste » , dit le ministre de l'Intérieur. « Amis !? » , répond Lino Ventura, interloqué (et il y a de quoi !). Pourtant, en maintenant à fond dans son film la carte de la politique-fiction – donc de la satire -, en choisissant un tango pour leitmotiv, en ouvrant le film avec une légende populaire où un magistrat (Charles Vanel) dialogue avec des momies "pour connaître les secrets des vivants", en demandant à Pasqualino de Santis cette photographie poudreuse, pleine d'ombres, où les rouges sont atténués (sans jeu de mots !) aux antipodes des lignes claires et des angles droits de L'Affaire Mattei, Rosi lui confère une riche et mystérieuse portée métaphysique, qui s'étend bien au-delà de l'ici-et-maintenant pour enfoncer ses racines dans toutes sortes de directions aux résonances inquiétantes.

Comme j'ai hâte que ça sorte en DVD !


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De paul_mtl, le 2 septembre 2007 à 19:47
Note du film : 4/6

C'est assez dans le genre des films politico-policiers des années 70.

Si Leonardo Sciascia vivait encore en 2007, il aurrait sans doute changer des choses et ajouter qq personnages de la CIA face à la menace communiste en Italie dans cette histoire-fiction autour de la lutte pour le pouvoir politique (italien) de l'apres-guerre.

De ce film, j'ai surtout deux souvenirs : Le juge qu'interprete Alain Cuny qui se lave constamment ses mains des qu'on lui sert la main et le mutisme de l'ex-prisonnier Marcel Bozzuffi face au policier qu'interprete Lino Ventura.


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De Ventura / Von Sydow/ Bozzuffi., le 4 avril 2010 à 07:41

Insomnie quand tu nous tient… Vanel qui erre dans les catacombes avant d'être abattu à bout portant… l'impact d'une balle sur une vitrine… un homme se lave les mains, du sang pourpre venant souiller le lavabo… Ventura, complètement parano dans la lumière vacillante d'un néon glauque… Ventura/fernando Rey abattu dans un musée : deux impacts silencieux, deux hommes qui s'effondrent au milieu des statues antiques, du sang souillant la grande Histoire…

"cadaveri eccellenti", bizarrement absent des bacs, m' a laissé des séquelles inoubliables…

Arca, pouvez-vous me dire si le roman éponyme de Leonardo Sciasca est disponible en librairies en version française ? pierre-emmanuel.


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De Arca1943, le 4 avril 2010 à 14:34
Note du film : 6/6

« Arca, pouvez-vous me dire si le roman éponyme de Leonardo Sciasca est disponible en librairies en version française ? »

Ah, tout à fait : Le Contexte, chef-d'oeuvre de Leonardo Sciascia et sommet de littérature concentrée – seulement 125 pages !! – se trouve en livre de poche "dans toutes les bonnes librairies", (collection Folio) ; de même d'ailleurs que toute l'oeuvre de l'écrivain sicilien. Il contesto, chose incroyable, a même été traduit en anglais.


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De Steve Mcqueen, le 4 avril 2010 à 15:13
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Merci cher Arca, décidément vous êtes incollable ! Je vais me précipiter à la Fnac d'Aix en Provence… Je vais me pencher sur le cas de "Color of Night" avec "Brute Willis", comme dirait l'ami Droudrou…

Si vous êtes intéréssés, je laisse aux forumers mon mail pour discuter ciné, musique, point de croix… pierre-emmanuel.hun@hotmail.fr Amitiés. pierre-emmanuel


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De Steve Mcqueen, le 18 avril 2010 à 18:50
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Un dernier mot sur ce chef d'oeuvre, critiques trouvées dans un bouquin sur Ventura :

"Excellent Lino Ventura, profil d'empereur romain, gueule en béton, un rien d'enfance dans le regard et vérité par dessus tout". (Colette Boillon, "La Croix", 21 mai 1976).

"Faut-il ajouter que la mise en scène est superbe et que Ventura a très exactement la sincérité , l'épaisseur humaine qui convenait au rôle de l'inpecteur Rogas ?…" (Jean de Baroncelli, Le "Monde", 21 mai 1976).

"Pour lui ( Ventura), nul doute que "Cadavres exquis" est une consécration. Si l'oeuvre était en compétion, il serait un prétendant sérieux pour le prix d'interprétation." (Guy Teisseire, "L'aurore", 20 mai 1976, pendant le Festival de Cannes.)

"Film-dossier, film d'engagement politique, film de journaliste, film d'enquêteur, film de cinéaste avant tout.Rigueur exemplaire dans l'exposition des faits,dans la dénonciation des mécanismes, dans l'agencement de l'enquête. Rigueur exemplaire aussi dans la direction des acteurs (…) et, bien entendu, le meilleur rôle de Ventura, qui, autre exemple de la rigueur de Rosi cinéaste, a conservé sa propre voix en italien.) (Henri Béhar, LA SAISON CINEMATOGRAPHIQUE 76).

Plutôt pertinent, Arca, non ?…


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De Arca1943, le 18 avril 2010 à 19:41
Note du film : 6/6

Très pertinent pour ce qui concerne Lino Ventura, vraiment idéal en inspecteur Rogas. Par contre ce qu'écrit Béhar – « un film de journaliste, un film enquête » – colle nettement mieux à d'autres films de Francesco Rosi : Cadavres exquis est une fable métaphysique où la réalité se trouve étrangement "concentrée" : ce n'est pas un film réaliste au sens courant. Dès l'ouverture où le magistrat Vanel discute silencieusement avec les momies, ça prend une curieuse tournure… et puis le tango, les symboles mortuaires disséminés, la palette des couleurs à l'étouffée, la silhouette fantômatique du pharmacien Crès… C'est un film très spécial.


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De dom38ida, le 17 septembre 2010 à 22:04

Que d'éloges pour Lino et Rosi ! Je reconnais que le film est très bien fait et que Lino revêt à merveille le pardessus du policier qu'il interprète. Ce n'est pourtant pas mon préféré mais il est bien placé dans mon classement. Il y a deux choses que je voulais dire sur ce que j'ai lu : la première c'est qu'effectivement les deux voix italienne et française sont celle de Lino. Il s'est d'ailleurs assez plein du doublage du film Les cent jours à Palerme que les producteurs avaient refaits en studio au prétexte que son accent n'était pas bon alors qu'il a parlait italien (et même parmesan avec sa mère vivant en France) jusqu'à son dernier jour… De plus Dalla Chiesa était parmesan comme Lino. Je pense qu'il s'agit en fait d'une bourde de la part des producteurs du film et qui n'était pas forcement de la volonté du réalisateur (Giuseppe Ferrara pour info). La deuxième est que l'on ne peut parler de Cadavres Exquis sans évoquer Cent Jours à Palerme que Lino tournera en 1984 : Les deux films dépeignent un pan de l'histoire italienne que l'on ne peut ignorer. Je pense, mais cela n'engage que moi, que la dérive politique et mafieuse faisant rage toutes ces années dans le pays, a malheureusement conduit tout droit au Berlusconisme. Je ne veux choquer personne en disant cela car j'ai beaucoup de respect et d'amour pour le peuple italien. Et ils nous ont donné de si grands réalisateurs et de de si grands chefs-d'œuvre qu'on ne s'empêcher de crier Forza Italia !.


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De grosestrong, le 29 avril 2011 à 14:18
Note du film : 6/6

Encore un film sur les années de plomb que les français ne pourront pas voir parce qu'ils "ne sont pas prêts", pas assez matures sans doute… Quand donc les autorités considèreront-elles que nous sommes assez grands pour réfléchir sans la tutelle de l'état et des médias dominants ?? Sans doute jamais… Tant pis, nous trouverons d'autres moyens pour les voir… Et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est uniquement pour des considérations commerciales, car je doute que "American Warrior 16" se vende si bien que ça !! Pourtant il a droit à une énième réédition. Cherchez l'erreur…


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De Arca1943, le 23 octobre 2012 à 14:04
Note du film : 6/6

Et tiens, quand je disais "Tous les films avec Lino Ventura sont sur DVD", je note l'arrivée dans les bacs de Douze heures d'horloge de Géza von Radványi (1958) sur un scénario de Boileau et Narcejac.


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De Arca1943, le 12 janvier 2015 à 14:28
Note du film : 6/6

Je ne vous dirai pas que j'aimerais me repaître de Cadavres exquis, car de nos jours il se trouve toujours un zouf pour prendre les choses au pied de la lettre, mais enfin l'absence sur DVD francophone de ce film de Francesco Rosi avec Lino Ventura défie carrément toute logique, pour ne pas dire qu'elle défie la raison !


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De Steve Mcqueen, le 2 février à 15:24
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Cadavres exquis de Francesco Rosi sort en Dvd zone 2 ce mardi 5 février (au prix de 14,99 euros)…

…Enfin !!!


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De Steve Mcqueen, le 6 février à 20:44
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le film de Francesco Rosi est hanté par la prescience de la mort dès ses premières images, qui voient le vieux juge Varga (Charles Vanel) contempler des squelettes momifiés dans les catacombes d’un monastère. La caméra scrute son visage parcheminé et impénétrable, et son meurtre en pleine rue, alors qu’il agrippe à un bout de verdure, semble faire disparaître avec lui ses secrets, solitaire jusque dans la mort.

La première moitié du film, qui montre les prémisses de l’enquête menée par l’inspecteur Rogas (Lino Ventura), fait planer un doute inquiétant, car on ne voit pas les assassins, seulement les séquelles de la mort qui frappe (un corps retrouvé sur une route, l’impact d’une balle sur la baie vitrée d’une banque, du sang qui goutte dans un lavabo).

Quand le film prend un tournant politique, quand le pouvoir tente d’incriminer des activistes d’extrême-gauche, se dessine l’amorce d’un vaste complot aux multiples ramifications, opaque, indéchiffrable. Le gouvernement et les institutions, gangrenés de l’intérieur, se soucient peu de broyer les individus pour maintenir l’apparence de la respectabilité. Rongé par des compromissions ataviques, le pouvoir en place fait tout pour le rester.

Le film baigne alors dans une atmosphère de paranoïa larvée à mesure que l’étau de referme sur Rogas. Un téléphone qui sonne dans le vide, un néon qui grésille, l’inspecteur pris dans les feux d’une voiture inquiétante laissent à penser que le danger rôde, insidieux, implacable. La menace suinte par tous les pores de la pellicule.

Francesco Rosi filme de longs corridors verdâtres, des parkings souterrains sinistres, d’immense halls, de somptueux intérieurs oubliés, un cimetière, un musée déserté… Autant de lieux à l’ «inquiétante étrangeté» abandonnés par l’espoir, par la moindre parcelle d’humanité.

Lino Ventura, force tranquille qui s’accroche à sa quête de justice, s’enfonce dans un labyrinthe de duplicité et de faux-semblants, dans les dédales d’une vérité qui se dérobe au fur et à mesure qu’il s’en approche.

Le final est grandiose, empreint d’une dimension tragique qui prend aux tripes (et qui n’est pas sans rappeler A cause d’un assassinat réalisé par Alan J. Pakula aux Etats-Unis deux ans auparavant).

Francesco Rosi filme magistralement un monde en déréliction, où il n’y a ni vainqueur ni vaincu malgré les apparences, seulement des êtres broyés par un système qui les dépasse.


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De vincentp, le 9 février à 09:28
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Cadavres exquis (1976) est construit à partir d'une succession de séquences énigmatiques, qui prises une par une peuvent être interprétées différemment selon la sensibilité du spectateur. Le procédé peut dérouter le spectateur qui attend que tout soit clair, ou peut intéresser un autre spectateur qui souhaite être sollicité à chaque instant. Globalement, Rosi oppose la classe populaire, confinée dans des immeubles pauvres de banlieue, et la classe aristocratique vivant dans de luxueuses villas. Quelques contacts épisodiques entre ces deux mondes mais la fracture est béante.

Rome (?) est montré comme le lieu éternel de la quête du pouvoir, qui repose sur des collusions et des complots, utilisant le masque des opposants politiques (cf Le fils de Spartacus de Corbucci). Quelques gesticulations de personnages haut en couleur (le juge joué par le suédois Von Sydow!) compensées par le flegme de Lino Ventura dans le rôle de l'enquêteur dépassé par son enquête. Le scénario, la mise en scène, la photographie de Cadavres exquis sont de tout premier plan. Un classique enfin réédité, qui devrait plaire aux amateurs du film italien de la grande époque.


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