Forum - César et Rosalie - Comme elle était belle !
Accueil
Forum : César et Rosalie

Sujet : Comme elle était belle !


De Impétueux, le 26 janvier 2007 à 13:05
Note du film : 5/6

En 1972, Romy Schneider a 34 ans ; encore dix ans, et elle se donnera la mort et, dans ses dernières années, il y aura un voile de tristesse qui descendra graduellement sur son regard…

En 1972, elle n'est plus depuis longtemps la très jeune femme si lumineuse, presque une enfant que le monde entier a adulé dans la série des Sissi (oui, j'ai adoré ça, et je suis bien loin d'en avoir honte : c'était enfantin, mais si frais !) : cela fait dix ans – aussi, déjà ! – qu'elle a commencé à démolir consciencieusement son image nette et mièvre : le sketch tourné par Visconti dans Boccace 70, un rôle plus effacé (mais dirigé par Orson Welles !) dans Le procès et, en 1969, l'érotisme étourdissant de La piscine de Jacques Deray où toute ma génération – qui se croyait marquée définitivement par le bikini blanc de l'Ursula Andress de Dr. No – a eu le souffle coupé par le bikini noir de Romy (surtout lorsqu'elle l'enlève, d'ailleurs).

En 1972, elle n'a plus rien à prouver, plus rien à provoquer ; c'est son troisième film à la suite avec Claude Sautet, radiographie magnifique de la France si prospère des années Pompidou ; Hélène, femme qui n'est plus aimée dans les choses de la vie, Lily, la prostituée triste de Max et les ferrailleurs lui ont permis de jouer sur des registres différents, mais dans une tonalité assez grave.

Et c'est dans César et Rosalie qu'elle va – sans doute ! – être la plus ravissante, la plus séduisante, surtout la plus épanouie, grâce à un scénario en or massif, propice à des scènes pleines de gaieté, d'invention, de vigueur, grâce à des partenaires au plus haut de leur charme et de leur talent, Yves Montand et Sami Frey.

Qui mieux qu'eux deux auraient pu représenter avec tant de bonheur deux des facettes de ce qui plaît à Rosalie ? Le parvenu hâbleur, souvent ridicule (ah ! la formidable idée de l'apprentissage par coeur des premières mesures seulement de la cantate de Bach !), mais plein d'une formidable vitalité, l'artiste calme, narquois, moqueur et presque tout autant déterminé que son adversaire…

Ces deux-là que tout oppose et que réunit pourtant très fort l'attirance qu'ils éprouvent pour une femme virevoltante, joueuse, jamais très sûre qu'elle choisit le bon amant et qui, finalement, n'est pas si mécontente que ça d'une situation où elle n'a pas beaucoup de difficultés à régner…

Sautet met ce carrousel d'intermittences du coeur superbement en scène, imprime à sa caméra le rythme souple et virevoltant qui convient, Philippe Sarde illustre musicalement ce film plus rose que gris, et, trente cinq ans après on retrouve tout cela sans une ride…

Et dire qu'elle est morte !…


Répondre

De francoisyb, le 12 juillet 2007 à 23:25

Pour moi je la trouve sublime du début jusqu'à la fin dans tout ses films, et moi dans tout les livres je suis peu être niais mais je n'ai jamais lu qu'elle s'était suicidé, insinué parfois oui, mais affirmé, non !

Et de ce que j'ai compris il n'y a pas eu d'autopsie pour dire si oui ou non il y avait suicide ou pas, qu'elle s'aidait avec des calmants et des somnifères, et et elle aimait aussi bien manger et savourer un verre de vin, et elle avait une opération aux reins juste avant que son fils meurt empalé sur une grille.

Ca fait beaucoup pour le cœur d'une femme, et la mort d'un enfant que peut-il arrivez de pire a une mère, et le cœur s'est endormi à l'aube, et belle elle l'est restée jusqu'à la fin…

Elle avait un charme un charisme qui allait au delà de tout, cette beauté plastique qui devient le plus important de tout, elle avait le talent, une densité dans le regard même s'il y avait une tristesse dans son regard, ça devenait chez elle un charme supplémentaire et son visage…

Enfin voila ce que je resens en regardant cette femme, cette actrice dans ces films.


Répondre

De verdun, le 30 septembre 2007 à 19:33

Vous impétueux avez tout dit… Et on a tout dit sur César et Rosalie: les colère de Montand rarement aussi fascinant que chez Sautet, la splendeur de Romy, la justesse de ton. Le fait que le film reste un modèle dans son observation d'une femme tiraillée entre deux hommes. Sa fin ouverte, presque trop..

Que dire de plus ? Un moment m'a particulièrement marqué vers la fin du long-métrage: le commentaire en voix off dit par Piccoli avec la musique de Sarde en fond et écrit par un Dabadie au sommet de son inspiration…

Un film que j'ai très envie de revoir…Et vite…


Répondre

De fretyl, le 4 avril 2009 à 12:50
Note du film : 5/6

J'ai toujours vu César et Rosalie comme une espèce de resucée sur le thème de l'amour à trois développé par François Truffaut dans Jules et Jim. Sauf que dans César et Rosalie on est en plein après Mai 68 et que le film en tire les conséquences, ce n'est pas seulement la comédie dramatique aigre douce que Sautet explore mais aussi toute une série de thèmes cher à l'époque des années soixante-dix ; en premier lieu, la libération féminine et en second lieu : l'homosexualité !
C'est mon point de vu, bien sûr, mais comme me le disait Torgnole il y'a quelques jours sur le fil de L'homme des hautes plaines : C'est juste une impression personnelle, y en a bien qui voient des symboles phalliques dans les tunnels d' Alfred Hitchcock… en parlant d' Urspoller, alors pourquoi ne verrais-je donc pas dans César et Rosalie une analyse sociologique si pertinente qu'elle réussi à capter à l'avance le clivage homme/Femme menant à la solitude et donc à l'homosexualité. Montand et Frey finissent seul, pas homosexuel, mais en couple.
On pourrait presque croire en suivant ma logique que Sautet visionnaire élucide avec vingt ans d'avance les thèses controversés de Zemmour et en particulier d' Alain Soral .
Mais dans César et Rosalie rien de cinglant ou de provocateur bien sûr ; le meilleur c'est les petits moments de vie filmé pudiquement et la tendresse porter aux acteurs et personnages.
Quoi-qu'il en soit en dehors de la merveille qu'est César et Rosalie, est-il tout de même permis d'avoir le courage de dire aujourd'hui ce que l'on pense ou plutôt ce qu'est -réellement- le personnage sois disant "épanouie" de Rosalie ? … Une grosse salope, qui ne pense qu'à sa gueule et qui fait souffrir deux braves types… espèce de salope !


Répondre

De Romuald, le 4 avril 2009 à 13:27

une analyse sociologique si pertinente qu'elle réussi à capter à l'avance le clivage homme/Femme menant à la solitude et donc à l'homosexualité…

La solitude mène à l'homosexualité ? A la réflexion, à un repli sur soi, à une remise en question et à un onanisme latent, certainement. Mais l'homosexualité ne se déclare pas comme la grippe au contact de l'autre et sous prétexte de solitude. Pour ce qui est de Romy (j'ai déjà dis sur le fil de la piscine que je ne pouvais pas la supporter ) faisant mumuse avec ses jouets que sont Montand et Sami frey, nous sommes d'accord. Je serais moins virulent que vous, mais nous sommes d'accord. Par contre, permettez moi de me méfier de la "lucidité" de Zemour et de Soral….Je ne dis pas qu'ils racontent toujours n'importe quoi, non ! Mais l'emportement extrêmiste n'est pas toujours (pas toujours…) source d'eau claire…

                                             pour \Lagardère

Répondre

De Crego, le 4 avril 2009 à 14:26

Et oui… fretyl est bien de retour. Il ne manquait à personne pourtant.


Répondre

De fretyl, le 4 avril 2009 à 15:22
Note du film : 5/6

En dehors des deux messages postés par une Ordure que je ne nommerais pas, et le piteux et pittoresque Crego qui apparemment cherche à provoqué colère et invective autant sur le fil de César et Rosalie que sur celui des Petits riens et que la modération aura à cœur d'effacer, je tiens à répondre au seul républicain Romuald/Lagardére !

En fait je me suis mal expliqué, ou plutôt je me suis mal fait comprendre, ce n'est pas la solitude à proprement parlé qui peut dans certains cas mené à l'homosexualité, mais une solitude qui déraille parfois sur une misère sexuelle parfois difficile à comblé. Lorsque la libération des femmes devient parfois impressionnante pour certains hommes, il arrive que ceux-ci restent entre-eux. J'ai d'ailleurs personnellement connu certains de ces cas.
Et c'est un peu ce qui se passe à la fin de César et Rosalie ; César et David se mettent ensemble, préférant la tendresse et l'amitié masculine que la complexe présence féminine que leurs virilité (en particulier celle de César) met à mal.
Et je voulais ajouter que je n'en veux pas précisément à Romy Schneider que je n'ai jamais détesté particulièrement mais à son personnage.

Et pour les deux trublions Zemmour et Soral, n'exagérons rien, extrémiste ?? Pas vraiment, râleur, corrosif, anticonformiste, provocateur, plutôt ! Je remarque souvent que malgré les polémiques en particulier celle de Soral les médias leur concède certaines choses, bien sûr Zemmour est nettement plus light dans ses propos et retire souvent les choses risquant de faire polémique ; mais le cerveau des deux : Soral bénéficie souvent malgré son infréquentabilité une certaine tendresse de la part des gens de la télévision pour ses talents oratoire, son sens de l'analyse et son coté Desproges.
Mais en fait, je l'aime comme il est …

 

D'ailleurs je vous invite à regarder son passage chez Ardisson ou il avait décortiqué avec plus de talent que moi cet effondrement des relations sexuelles.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/alain+soral+ardisson/video/xp3fp_ardisson-alain-soral_blog


Répondre

De Impétueux, le 4 avril 2009 à 18:00
Note du film : 5/6

C'est dommage, Frétyl, que vous gâchiez votre message initial – dont je ne partage pas du tout les vues mais qui, paradoxal, est intéressant – par deux lignes d'une extrême vulgarité qui donnent envie de vous envoyer des claques, comme aux premiers temps de votre arrivée sur DVD Toile…

Rosalie est une grosse salope, qui ne pense qu'à sa gueule et qui fait souffrir deux braves types… espèce de salope ! ? outre la trivialité du propos, où voyez-vous qu'une femme qui a envie, et besoin, sans doute de plusieurs facettes, de plusieurs éclairages dans sa vie sentimentale est, en soi, monstrueuse ? On dit beaucoup, et peut-être à raison, que l'homme cherche dans la femme une mère, une sœur, une amante, une compagne, la mère de ses enfants et tutti quanti ; quelques époques historiques ont d'ailleurs presque institutionnalisé cette disposition d'esprit (la Grèce antique : l'épouse/mère au gynécée, la courtisane/hétaïre pour les jeux de l'esprit, la prostituée pour l'orgie… et… l'éromène masculin et juvénile, tout autant pour la formation intellectuelle que pour le sexe…

D'où tirez-vous que les femmes qui se comportent de la même façon sont des grues et des garces ?

J'apprécie par ailleurs Zemmour et Soral, que vous évoquez trop schématiquement, mais vous lire donnerait envie de ne pas les lire…


Répondre

De fretyl, le 4 avril 2009 à 18:53
Note du film : 5/6

Disons que si j'ai été aussi violent en ce qui concerne Rosalie c'est parce-que la seule chose qui m'a agacé dans César et Rosalie c'est justement Rosalie. J'aurais aimé que Sautet se moque ou condamne l'aptitude égoïste de ce personnage, comme il le fait avec César lorsque celui-ci pète les plombs. Elle finit même le film en quittant ses deux hommes sans leurs dire adieu.
Au final on pourrait presque croire que le film a été réalisé par une femme, ce qui bien évidemment n'aurait pas posé de problème. Que ce soit clair, ce n'est pas les femmes sur lesquelles je tire, ni sur Romy d'ailleurs, mais uniquement sur RO-SA-LIE, ce qui ne veut pas dire non plus que j'attaque forcément ce que Sautet cherche à symboliser à travers elle.


Répondre

De Impétueux, le 4 avril 2009 à 21:14
Note du film : 5/6

Possible, frétyl que vous ayez été, jadis ou naguère, traumatisé par une femme qui, ne pouvant choisir entre deux types opposés d'hommes, ait décidé de fuir, ou d'aller voir ailleurs… Et alors ? Rosalie ne se satisfait d'aucun de ses deux amants  : est-ce qu'elle n'a pas raison d'aller chercher si quelqu'un de mieux existe quelque part ?


Répondre

De Romuald, le 4 avril 2009 à 21:32

Le moins qu'on puisse dire, c 'est qu'elle prend son temps….

Mais en dehors de toutes ces considérations, je suis étonné de voir que certains messages, insultants pour Frétyl, subsistent encore sur ce fil, cher Impétueux, ô grand maitre de l'éradication …


Répondre

De Impétueux, le 4 avril 2009 à 21:37
Note du film : 5/6

Le problème, lagardère, c'est que, lorsque l'on efface un message ridicule et ordurier, on rend peu compréhensible la suite des messages… puisque l'on répond souvent en citant ce message, ou le pseudo qui l'a proférré…

J'ai néanmoins effacé…

Et si Rosalie prend son temps, peut-on le lui reprocher ? Vous tranchez (vous tranchiez ?) ce genre de choses en trois minutes, vous ?


Répondre

De Romuald, le 4 avril 2009 à 22:47

Aujourd'hui, ami, je ne tranche plus que le lard pour les casse-crôutes….On ne peut pas être et avoir été.

                                       
                                              pour \Lagardère

Répondre

De Impétueux, le 5 avril 2009 à 09:43
Note du film : 5/6

C'est bien pourquoi, Lagardère, j'avais risqué un timide et interrogatif tranchiez ?… L'imparfait n'a jamais si bien porté son nom, en ces domaines !


Répondre

De vincentp, le 3 août 2009 à 23:12
Note du film : 5/6

4,8/6. J'apprécie, comme les contributeurs de ce forum qui m'ont précédé, cet ensemble musique-scénario-interprétation-mise en scène. Il y a une très belle photo aussi. L'histoire reste crédible, malgré des développements surprenants. Le chemin longe très habilement quelques abîmes… Des réserves pour ma part vis à vis du jeu de Yves Montand. Heureusement l'interprétation très sobre de Samy Frey compense les exagérations du chanteur, et ses mimiques de personnage-frimeur. Quant à Romy Schneider, dont le talent est indéniable, elle ne m'a jamais ému, me laissant de marbre…

Ah, aussi, le fait que TOUS les acteurs grillent cigarette sur cigarette, montre que l'on a bien progressé sur ce plan-là.


Répondre

De fretyl, le 3 août 2009 à 23:34
Note du film : 5/6

Progressé !? Je trouve particulièrement infantilisant le fait de ne plus montrer des acteurs fumer à la télévision ou au cinéma. Que serait donc Ventura dans Garde à vue aujourd'hui sans tabac ! Et Gainsbourg ?
Non franchement ne plus nous montrer dans les films les personnages avec des cigarettes à la bouche prouve à quel point "la masse" est sous estimé par nos dirigeants et à quel point l'esprit consensuel de la bienfaisance abruti nous a envahit !
Par contre on remarquera qu'au cinéma plus que jamais, le cannabis est banalisé. Dans de nombreux films désormais on peut voir les personnages se rouler un petit pétard, ce qui n'était pas le cas autrefois !


Répondre

De vincentp, le 4 août 2009 à 02:39
Note du film : 5/6

Vous allez dans le sens des studios Actions, qui ont proposé récemment une rétro "tabac" (ils sont sponsorisés par "Gitanes") ! Demandez à des pneumologues ce qu'ils en pensent !

Impétueux parle de son côté des années prospères Pompidou. Le début des années 1970, c'est aussi 17 000 morts annuelles sur les routes, une communication audiovisuelle à sens unique, des constructions d'habitations de mauvaise qualité et qui défigurent les villes pour longtemps, une esthétique générale douteuse (cheveux, vêtements, décoration intérieure), des voitures d'aspect ridicule, une absence de dialogue social, et un président qui n'en finit pas d'agoniser… Je ne pense pas que cette période ait été une réussite, plutôt une période marquée par un manque de lucidité générale, des gouvernants à côté de la plaque, et qui s'est terminée logiquement par une crise économique majeure. Ce film de Sautet offre un petit aperçu de tout ceci.


Répondre

De Impétueux, le 4 août 2009 à 12:52
Note du film : 5/6

Mon cher Vincentp, toutes les époques ont leurs travers, leurs plaies et leurs drames…

Croyez-vous que les années 20, avec leur cortège d'infirmes et de grands blessés et leur lambeth-walk, les années 30, avec la crise économique et la montée des périls, les années 40 avec… pas besoin d'en parler, les années 50, avec l'Indochine, l'Algérie et les bidonvilles combattus par l'abbé Pierre, les années 60, avec l'exode rural et la fin des industries lourdes, le yéyé (et les bananes des rockers !), les années 80, celles de l'argent-roi et du rayonnement de Bernard Tapie, les années 90, avec l'invasion du sida ou le lent déclin du Président de la République n'aient pas été mêmement pitoyables ?

Mais les années 70 – dont vous critiquez à bon escient certains traits caricaturaux – étaient des années de vigueur ! Et si on construisait des immeubles bien laids, qui prenaient quelquefois la place de trésors du passé, c'est précisément que l'époque était ardente et confiante en l'avenir… On avait marché sur la lune et on partirait bientôt pour Mars ! Ce sont les âges épuisés, comme le nôtre, qui se préoccupent de sauvegarder toutes les vieilles pierres, d'épousseter le moindre témoignage du passé et d'interdire la moindre hardiesse architecturale ou technique, jusqu'à faire de Paris une ville-musée…

Sous Louis XVI, pour laisser la place au nouveau style, on jetait le mobilier Louis XV, comme on avait jeté auparavant le Louis XIV, et le Henri II ! On bâtissait sans complexe sur les fondations des palais d'avant…

On avait moins de respect du passé ? C'est vrai ! Et sans doute avait-on tort… Mais qu'est-ce qu'on avait confiance en l'avenir…

Ce qui ne nous entraîne pas si loin de Sautet… On savait qu'en fumant on ne se faisait pas de bien ; mais on s'en fichait aussi, parce qu'on n'avait pas la frileuse attitude hygiéniste et puritaine d'aujourd'hui…


Répondre

De vincentp, le 4 août 2009 à 13:25
Note du film : 5/6

Vous avez complètement raison, et j'ajouterais que le cinéma – par ses images, ses modes de représentation du moment présent- peut nous enseigner à tirer les leçons du passé, à ne pas reproduire les erreurs commises, à conserver et développer ce qu'il y a eu de plus positif pour chacune des décennies du siècle dernier.


Répondre

De fretyl, le 4 août 2009 à 15:10
Note du film : 5/6

Le début des années 1970, c'est aussi 17 000 morts annuelles sur les routes, une communication audiovisuelle à sens unique, des constructions d'habitations de mauvaise qualité et qui défigurent les villes pour longtemps, une esthétique générale douteuse (cheveux, vêtements, décoration intérieure), des voitures d'aspect ridicule, une absence de dialogue social, et un président qui n'en finit pas d'agoniser…

Lorsque vous dites ça, j'ai l'impression que vous parlez de notre époque actuelle. La communication audiovisuelle est de plus en plus contrôlé, les constructions d'habitations sont bien loin d'évoluer, l'esthétique corporelle c'est désormais des tatouages, des boucles d'oreilles, des cranes rasés, des jeunes filles portant des piercings, des bagnoles d'une laideur inouïe… Je ne suis pas sûr que cette société de décadence qui a effectivement pris racine vers 1968 vieillissent bien.

Il y'avait dans les années soixante dix une liberté accordé à la création artistique qui n'a jamais été plus loin. Les artistes, politologues, réalisateur de cinéma pouvaient dire à peu près tout ce qu'ils voulaient sans avoir de compte à rendre à personne. Faire un scandale ou être scandaleux dans les années soixante dix, était de bonne tenue, voir même assez valorisant. On pouvait réaliser et présenter au festival de Cannes aussi bien La grande bouffe que Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Le cinéma n'a jamais été meilleur qu'à cette époque.
Modernisé et dépoussiéré ; même les réalisateurs considéré comme étant du cinéma de papa : Verneuil, Lautner, Granier-Deferre etc… On sue s'adapter et réaliser des films en concordance avec l'époque, capable de séduire un très large public. Dans les années 70 la France été encore la France ; alors que les années 80 ont progressivement transformé ce pays et sa culture en petite Amérique industrielle et ennuyeuse.
Aujourd'hui rien n'a bougé…


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.043 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter