Forum - Un Frisson dans la nuit - Un thriller prenant et angoissant
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Forum : Un Frisson dans la nuit

Sujet : Un thriller prenant et angoissant

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De vincentp, le 6 novembre 2006 à 19:24
Note du film : 5/6

Premier film de Clint Eastwood comme réalisateur, et déjà une belle réussite, avec une belle science du récit. Le frisson surgit de l'ordinaire, et une personne banale prend les traits effrayants d'une psychopathe. On mesure ici l'influence de Hitchkock Psychose, L'ombre d'un doute sur Clint Eastwood. A rédécouvrir, à éditer en coffret, ce film étant aujourd'hui, à tort, un peu oublié.


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De PM Jarriq, le 6 novembre 2006 à 19:34
Note du film : 4/6

Oui, ce premier Eastwood était déjà bien maîtrisé, et préfigurait Liaison fatale. Jessica Walter est bien plus terrifiante que Glenn Close, d'une crédibilité absolue, et Clint s'octroyait le rôle peu flatteur d'un playboy sans caractère, guidé par sa braguette. Il y a des petites complaisances (comme la LONGUE scène de concert à Carmel), un manque de seconds rôles bien typés, mais Play misty for me a bien passé le cap des années, malgré les coiffures monstrueuses, les chemises à fleur. Quel parcours, jusqu'à Mémoires de nos pères !


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De Impétueux, le 19 novembre 2015 à 17:54
Note du film : 2/6

C'est donc, paraît-il, le premier film réalisé par Clint Eastwood et c'est suffisamment maladroit pour qu'on n'en doute pas ! Alors que le scénario, sans être d'une folle originalité, est intéressant et comporte une bonne dose de violences bienvenues, qui m'ont fait, dans les meilleures séquences, songer à un excellent giallo (par exemple le meurtre du sergent McCallum (John Larch) zigouillé avec une grande brutalité), la mise en scène et le rythme m'ont paru extrêmement poussifs.

L'idée d'une femme fragile pathétiquement, maladivement amoureuse d'un type un peu fat qui bénéficie d'une certaine aura, d'une notoriété qui fascine un esprit faible m'a fait songer à Misery de Rob Reiner, d'après Stephen King où un romancier à succès, après un accident de voiture, est séquestré par une infirmière psychotique. C'est efficace, mais moins subtil, finalement que Un frisson dans la nuit, avec ce disc-jockey de second rang un peu mou, un peu veule, un peu profiteur, Dave (Eastwood lui-même) littéralement envahi par Evelyn (Jessica Walter), qui apparaît d'abord simplement simple pécore collante et se transforme vite en hystérique malfaisante. En d'autres termes, ça commence presque en vaudeville et la tension monte (assez maladroitement) jusqu'à la sanguinolente lutte entre les deux protagonistes.

Cela dit, le sujet, pour tenir la durée réglementaire, est un peu sec. C'est pourquoi, sans doute, Eastwood le dilue-t-il au delà du nécessaire, d'abord en faisant intervenir une histoire sentimentale renaissante entre son personnage et une charmante et inutile Tobie (Donna Mills), puis en multipliant les séquences inutiles et démesurément prolongées comme celle du festival de jazz de Monterey ou – pire – la ballade amoureuse entre Dave et la blonde Tobie, toute construite en lumières tamisées, images forestières, étreintes sensuelles sous une cascade puis sur un lit de mousse et promenade main dans la main au soleil couchant : de vrais chromos pour calendrier des Postes !

Et cela pour ne rien dire d'un montage parallèle construit sur la lacération rageuse par Evelyn d'un portrait de Dave et la conduite à tombeau ouvert d'icelui sur la corniche californienne. Eastwood était, paraît-il, très fier de cette idée, à mes yeux assez niaise. On ne dira rien par charité, de la mauvaise qualité des trucages, essentiellement du substitut de sang qui n'a jamais tant ressemblé à de la sauce tomate.

Bon. Comme on l'a écrit, il y a eu des progrès depuis lors…


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