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Sujet : Grand film guerrier


De luther, le 22 décembre 2002 à 20:39

Zoulou est important à plus d'un titre. Côté casting, il associe des valeurs sûres du cinéma anglais des années 50 et 60 comme Jack Hawkins et de jeunes acteurs prometteurs tels que Stanley Baker et, surtout, Michael Caine.

Zoulou est également un grand film guerrier, genre de prédilection des britanniques dans les années 60. Il relate la seule vraie défaite anglaise dans ses colonies. Un contingent militaire anéanti par la nation Zoulou en afrique du sud. Il faut à ce titre souligner la magnificence terrifiante des scènes d'action et, plus particulièrement, l'arrivée des milliers de guerriers zoulous sur les défenses anglaises. Paul Verhoeven s'inspirera directement de ces scènes pour donner corps aux attaques aliens dans son "Starship Troopers". Zoulou est donc un excellent film d'aventure empreint de réalisme et aux qualités multiples. Sa sortie en DVD est une excellente surprise. A voir sans hésiter.


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De El Guapo, le 23 décembre 2002 à 08:02

Absolument d'accord. Grand film dont j'entends parler depuis des années sans l'avoir jamais vu. Il n'a pas vieilli, demeure âpre et angoissant, les batailles sont terrifiantes. Dans son premier rôle important, Caine est génial. Il serait temps de réhabiliter cet acteur exceptionnel à la carrière magistrale, trop souvent oublié. De "La Loi du milieu" à "Hannah et ses soeurs" en passant par "L'Homme qui voulut être roi", il est l'acteur UK qui a tourné le plus de grands films. En tout cas "Zoulou" est à voir et revoir et le DVD est superbe !


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De Léonidas III, le 17 avril 2005 à 14:22

Bravo, très bien. Bonne musique.

Tourné sur place avec grands moyens, stars et le peuple Zoulou lui-même.

En prime, on apprend que Stanley Baker était un mec bien, ça me fait plaisir, je l'ai toujours aimé en tant qu'Achille dans « Hélène de Troie » de Robert Wise.


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De vincentp, le 2 octobre 2005 à 19:42
Note du film : 4/6

Un bon film d'aventures, mais inégal, joué par des acteurs britanniques et des figurants zoulous, eux-mêmes dirigés par un metteur en scène américain, dont la mise en scène est solide à défaut d'être géniale.

Le film apporte néanmoins un éclairage plus qu'intéressant sur la psychologie de soldats de l'empire britannique, défendant moins une cause qu'ils savent perdue d'avance, que leur honneur de soldat.

Ce fut le premier long-métrage de Michael Caine dans un rôle principal (étant cantonné jusqu'alors dans des petits rôles). Selon ses dires, cela aurait pu être aussi le dernier puisqu'il fut à deux doigts de quitter le tournage pour des divergences de point de vue avec la production (il fut rattrapé de justesse par Cy Enfield). Caine reconnaît aujourd'hui bien volontiers que cette funeste issue aurait changé totalement sa carrière. Il faut dire que les grands débuts de Caine au cinéma furent modestes : bras ballants, retranché derrière son casque colonial, il subit autant les assauts des Zoulous que le jeu de son acolyte, l'excellent Stanley Baker…

Mais le soldat Caine, né sous une bonne étoile, sera finalement récompensé pour son héroïsme au service de l'empire par la Victoria Cross, … une trajectoire qui se poursuivra par la fulgurante carrière internationale d'acteur qu'on lui connait… qui lui vaudra, étonnant raccourci, d'être anobli par ce même empire près d'un demi-siècle plus tard.


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De Jeff, le 7 avril 2006 à 19:25

Zoulou est en effet une grande production mais, il faut le reconnaitre, tres inegalement interprétée (je rejoins l'excellent dernier avis sur ce point).

Michael Caine, bien qu'en léger retrait, laisse entrevoir l'acteur génial qu'il sera quelques temps plus tard. Parmi toute les prestations qu'il effectuera, une retient mon attention, bien que celle ci fasse l'objet de railleries de la part de certains (notamment a cause de la présence de S.Stallone… : "Victory", ("A nous la victoire")1981. Caine y est quasiment le point central, influant une dynamique bien perceptible à un film qui avait tout pour faire un flop (bien qu'il n'ait pas crevé le box-office quand même…).

Pour revenir à Zoulou, j'ai pu lire que ce film reflétait bien la mentalité de soldats de Sa Majesté, mais il faut quand même préciser que Zoulou n'est qu'un film et que de ce fait il porte en lui le défaut majeur des films historiques: laisser croire que ce qui est à l'écran est l'exacte réalité de l'époque… mais de quelle époque parle t-on ? Si c'est celle de 1964, alors oui, Zoulou reflète bien la perception qu'avait l'immense majorité (au courant de ce conflit) sur la manière dont s'était déroulé cet épisode. Mais la réalité de 1879 était forcement différente et n'avait certainement que peu de points communs avec celle que présente Zoulou.. De plus, il y a bien des erreurs historiques dans ce film, mais sa réalisation relègue celles ci loin derrière. En fait, Zoulou, tout comme Zulu Dawn, ne fait que mettre en forme et véhiculer le mythe du sujet qu'il traite. Il faut dire à sa décharge que peu de d'études véritables sur ce sujet avaient vu le jour et que seul le musée du 24eme RI à Brecon (GB) pouvait donner matière à quelque mise en forme visuelle de cette période. Cependant, il faut auréoler Zoulou !! c'est (de l'aveu même de certains spécialistes mondialement reconnus comme Ian Knight) le détonateur de toute une lignée de chercheurs (dont lui même) "accros" à cette malheureuse expédition impérialiste. Merci donc à Zoulou (et surtout Zulu Dawn) qui m'a indirectement permis d'élaborer une belle bibliothèque sur ce thème, de connaitre et comprendre ce conflit emblématique, même s'il prend place au sein d'une culture bien différente de la notre, puisque britannique (victorienne de surcroît…).


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De Impétueux, le 7 avril 2006 à 19:47
Note du film : 4/6

Moi qui ne connais bien ni l'histoire de la conquête anglaise du Sud-Est africain, ni le cinéma guerrier, j'ai beaucoup aimé à sa sortie, en 1964 ou 65, et plus encore apprécié, lors d'un visionnage récent du DVD, ce film de courage et de fierté.


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De Jeff, le 7 avril 2006 à 20:37

Je suis bien d'accord, la part qui revient aux soldats (de part et d'autre) est bien rendue. Cependant, à l'étage des erreurs, et qui accredite ce que je viens de dire dans mon precedent message, le pb des films historiques est qu'ils ont tendance à véhiculer un mythe.

Et pour Zoulou, c'est exactement le cas.

Pour contrebalancer voire etouffer le desastre d'Isandhlwana (le meme jour), les officiers britanniques et toute la sphère militaire "fabriquèrent" la légende… bien plus pour sauver leur honneur de soldat qu'un gouvernement en place (qui allait chuter en 1881). Il en découle tout un tas d'erreurs qui se retrouvent autant dans Zoulou que dans Zulu Dawn. Le fameux "salut" zoulou à la fin du film est… faux. C'est en lisant les nombreuses études anglo-saxonnes que l'on s'en rend compte. Il n'y a pas non plus d'explication sur le contexte de cette lutte. Rorke's Drift n'aurait jamais dû avoir lieu.

Cetswayo, roi de son état, avait expressement donné l'ordre de ne pas opérer d'incursion dans la province du Natal (c'était transformer un acte de défense l'anihilation de la colonne n°3 à Isan(..) en un acte d'agression). Cependant, le régiment zoulou choisi pour former la réserve à Isandhlwana était formé de la classe d'âge la plus jeune… et, en étudiant les moeurs du peuple Zoulou, on sait qu'un guerrier ne peut se marier qu'apres avoir combattu et tué l'ennemi au combat. A Isandhlwana, la réserve zouloue ne fut pas engagée, ce qui impliquait que cet Ibutho (régiment zoulou) ne pouvait avoir sa part d'honneur. Ainsi, malgrés les ordres de Cetswayo, ce régiment fonça sur les fuyards d'Isandhlwana (qui étaient peu nombreux, en ce qui concerne les européens, seule une soixantaine en réchappa)et décida d'attaquer la Mission Station de Rorke's Drift.

Cet épisode fut non seulement une déosobéissance caractérisée, mais en plus une erreur stratégique majeure. En effet, à Isandhlwana et Rorke's Drift, l'armée zouloue fut saignée à blanc (et par les blancs aussi dailleurs…). Tout comme l'aéronavale japonaise à Midway, ce qui était perdu l'était définitivement et allait peser un poids extrême dans la suite du conflit…

Mais Zoulou date de 1964, et il porte en lui ce charme (désuet) que l'on ne retrouve plus aujourd'hui et avait le don d'accrocher le spectateur et le marquer durablement…

"Fix Bayonnets and die like british soldiers do !" … tout ceci est tres bien rendu…


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De vincentp, le 23 octobre 2006 à 18:34
Note du film : 4/6

"Excellent dernier avis" ? Mais c'est de moi dont vous parliez, en ce 7 avril 2006, à 19h26, très cher "Jeff" (ne seriez-vous pas le fameux Jeff Chandler qui a joué Cochise et qui a serré la main à tous les Grands-pères de la nation américaine ?) ! En bien si c'est vous, sachez que vous avez au moins une grande qualité : celle de savoir reconnaître les grands critiques des petites frappes de clavier atrabilaires (mais on ne vise personne). Continuez, cher ami !


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De princécranoir, le 27 août 2007 à 15:20
Note du film : 5/6

Si "Zoulou" développe des qualités indéniables de réalisation et de mise en scène, même s'il est attaqué sur l'interpétation voire sur le rythme, on ne peut lui reprocher son approche adaptée de la réalité historique. La qualité d'un bon récit est avant tout, il me semble, d'apporter un point de vue. C'est le cas ici autant que dans le film de John Wayne "the Alamo" que beaucoup s'accordent à considérer comme un très bon western.


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De PM Jarriq, le 24 janvier 2009 à 18:23
Note du film : 5/6

Dans son premier grand rôle, Caine est excellent.


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De vincentp, le 24 janvier 2009 à 21:33
Note du film : 4/6

"Dans son premier grand rôle, Caine est excellent" nous dit Pm Jarriq… Navré de contredire PM Jarriq, mais je ne suis pas sûr que cela soit le cas (voir à ce sujet plus haut l'anecdote concernant cet acteur sur ce tournage). Difficile de trouver un acteur plus mal à l'aise (dans son premier rôle), visiblement mort de trouille, et essayant de donner le change par des rictus. Heureusement pour lui, il avait le physique adéquat pour ce rôle d'officier, et le soutien du metteur en scène.


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De PM Jarriq, le 25 janvier 2009 à 09:50
Note du film : 5/6

Navré aussi de contredire vincentp, mais c'est exactement le rôle qu'il a à jouer : un fanfaron qui n'a jamais connu le champ de bataille, joue les héros en tuant des antilopes et de malheureux guépards, et se montre finalement bien content de laisser le commandement à l'ingénieur Stanley Baker. La fiction rejoint quelque part, la réalité.

Je ne connais pas d'anecdote sur ce tournage, mais au résultat, le comportement et les mimiques de Caine, sont parfaitement en adéquation avec ce qu'il a à interpréter. Alors que cela vienne du réalisateur ou de lui-même, cela n'a que peu d'importance.


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De Impétueux, le 8 février 2015 à 14:47
Note du film : 4/6

S'il y a un film à qui fait irrésistiblement songer Zoulou, c'est bien Starship troopers, comme, d'ailleurs, l'avait fait remarquer Luther en inaugurant ce fil de discussion. Mais en fait, au delà de l'accumulation invraisemblable des corps massacrés, les Bestioles dans le film de Paul Verhoeven, les Africains dans celui de Cy Endfield, c'est encore davantage dans la confrontation brute entre deux système guerriers, l'un et l'autre portant au plus haut degré les vertus de courage, de dépassement de soi, d'abnégation… et de folie meurtrière que les deux films se ressemblent le plus.

Laissons un peu de côté la morale qui se veut pacifiste de la fin de Zoulou et les paroles convenues du type Maudite soit la guerre ! ; on sait bien, depuis l'origine de l'Humanité, que la guerre lui est consubstantielle et que, sur tous les champs de bataille, les hommes, vaincus ou victorieux, se désolent au soir tombé et dans l'odeur puissante de sang qui commence à monter des chairs, de l'épaisseur du désastre. Ce genre d'avertissement ne vaut pas plus aujourd'hui que jadis ou naguère, pas davantage que les admonestations lancées aux skieurs téméraires de ne pas s'aventurer dans les couloirs d'avalanche.

Laissons un peu de côté la morale, donc et penchons nous plutôt sur ce moment où l'homme ordinaire devient un combattant, c'est-à-dire quelqu'un capable d'aller bien plus loin que soi dans la témérité, l'altruisme, l'ingéniosité, la volonté de vivre. Car quoi qu'on puisse dire, en relativisant, sur l'héroïsme, le sacrifice et le dévouement à son drapeau, et plus encore, peut-être, à une certaine idée qu'on se fait de l'honneur, les soldats, dans ce film récoltent la meilleure part. Et ceci qu'ils soient britanniques ou zoulous. Et bien beau est le geste du chef zoulou qui, levant le siège du fortin salue avec respect des adversaires qui se sont bien battus. C'est là, évidemment, une différence fondamentale avec Starship troopers et ça permet de rassembler dans le même monde d'humanité, sans racisme aucun, des ennemis qui s'estiment.

Et qui est le grotesque, le ridicule du film ? Le pasteur suédois Witt (Jack Hawkins) pacifiste, minable et dérisoire… Celui-là, tous le méprisent : il ne fait pas partie du monde des combattants. Je suppose, d'ailleurs, que si ça passait un soir à la télé, les exploits de Michaël Caine et de Stanley Baker déclencheraient le tollé du politiquement correct, pour qui ne sont grands que les déserteurs…

Par contraste, mon anglophobie structurelle ne peut que s'incliner devant la qualité (tout autant structurelle) de ces Britanniques capables, aux extrémités de la Terre, de conserver leur allure. Ce peuple sur qui a reposé le sort du Monde entre juin 40 et juin 41 n'est pas fait de n'importe quoi, dût mon cœur plein de souvenirs de Jeanne d'Arc, de Waterloo et de Fachoda s'en agacer. Belle figure que celle du sergent Bourne (Nigel Green), sanglé dans sa tunique rouge, décorations arborées et badine coincée sous le bras gauche qui, même dans les moments les plus acharnés, exige de ses soldats de garder de la tenue et de boutonner leur vareuse.

Le décor magnifique de l'amphithéâtre du Drankensberg, la musique, emphatique et puissante de John Barry, la formidable chorégraphie des combats au corps à corps, les figures de soldats attachantes, la qualité de jeu des deux personnages principaux Stanley Baker et Michaël Caine, font de Zoulou un grand film guerrier.

Comment comprendre que nous n'ayons jamais eu, en France, malgré Camerone, malgré Bazeilles, de films de cet acabit, alors que les Britanniques ont pu tourner Zoulou, les Étasuniens, Alamo ? Nous ne devons pas avoir la tête épique…


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De Commissaire Juve, le 10 février 2015 à 23:24

Le film est passé aux Dossiers de l'écran le 19 août 1975, j'ai dû le découvrir à ce moment-là. J'entrais dans l'adolescence, j'étais très friand de ce genre de spectacle guerrier (je me souviens encore de mon enthousiasme, en février 1973, en voyant la charge de Ney dans le Waterloo de Bondartchouk, à la Séquence du spectateur !) … Des années plus tard, le regard a changé. Les tuniques rouges, les beaux paysages et les comédiens britanniques à papa font toujours vibrer ce qui reste du petit garçon, mais je trouve l'ensemble assez "pompier" à présent.

Quand je dis "pompier", je pense à des choses comme ça :

Les zoulous qui vont à l'assaut en criant "hou-hou, hou-hou" et qui se font tirer comme des lapins… le grand soldat de sa Majesté qui s'inquiète pour son petit veau (le côté Bibliothèque rose des films d'antan)… les chansons entonnées pour se donner du coeur… ces soldats qui meurent en criant "why ? why ?" ou "Aaaah, je meurs !" Brrr, comme ça a mal vieilli.

Enfin, effectivement, on n'a pas d'équivalent dans le cinéma français. Des films de victoires militaires ? N'y pensons pas, les réalisateurs auraient trop peur de passer pour des fanas mili. Des films de défaites ? Il y en a quelques-uns.

En fait, tout cela doit coûter cher en figurants, en uniformes, en matériel, en pyrotechnie… Et puis, en France, on pratique assez bien la haine de soi. Rappelons-nous comment le gouvernement français s'était caché derrière son petit doigt, en 2005, au moment de la célébration du bicentenaire de la bataille d'Austerlitz.


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De Commissaire Juve, le 11 février 2015 à 16:57

On parlait de la Bérézina récemment (à cause du bouquin de Tesson)… ça pourrait faire un film épique.

Un compromis entre le "film héroïque" (cette bataille – contrairement à ce qu'on raconte souvent – fut un succès pour l'armée française) et le film "quelle-connerie-la-guerre" (genre privilégié chez nos réalisateurs). D'un côté le travail acharné des pontonniers du général Eblé ; de l'autre, les combats de diversion menés par le maréchal Victor et le général de cavalerie Fournier.

Tout ça finirait dans un grand incendie.

Mais il faudrait de l'espace, un fleuve, beaucoup de neige, beaucoup beaucoup de figurants, une tripotée de chevaux, de canons…


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De Impétueux, le 11 février 2015 à 19:28
Note du film : 4/6

En réponse à votre message initial, ami Commissaire, vous avez raison de vous moquer un peu du caractère naïf – que vous dites pompier de Zoulou… mais je n'ai pas tort de conserver sur ce genre de films mon esprit d'enfance. Une enfance qui fut la vôtre et la mienne, moins marquée par le suc venimeux de la dérision et – pire ! – du sentiment de culpabilité (la haine de soi que je dénonce autant que vous, ici et ailleurs) et davantage par le parfum de l'exaltation patriotique et de la fierté d'être ce que l'on est.

Est-ce qu'on regarderait, sinon, Les 4 plumes blanches ou Les trois lanciers du Bengale avec le plaisir qu'on y ressent ? Et même, en quittant le registre du roman national, la plupart des films d'aventure ou, pour ceux qui aiment ça, les westerns ? Gardons nos yeux de dix ans, de vingt ans pendant la projection ; nous n'aurons que trop d'occasions ensuite de nous apercevoir que la réalité est autre.


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