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Sujet : Remake insipide en vue?


De David-H, le 21 septembre 2006 à 20:01
Note du film : 0/6

Après s'être joyeusement amusés sur le tournage et la promotion du film "Les Bronzés 3", Gérard Jugnot, Christian Clavier et Josiane Balasko vont à nouveau se réunir mais pour un drame cette fois. Sous la direction de Gérard Krawczyk (Taxi), les anciens du Splendid ont accepté de prêter main forte à Sylvie Joly pour les besoins du remake de "L'auberge Rouge". Le film s'inspire de faits réels du 19ème siècle et relate comment des aubergistes français détroussaient leurs clients avec violence. On a compté plus d'une cinquantaine d'assassinats dont les coupables ont été exécutés par décapitation. Les acteurs succèdent ainsi à Françoise Rosay et Fernandel qui étaient de la partie en 1951 pour le film original réalisé par Claude Autant-Lara. Le tournage débutera en octobre 2006.

Source Cinenews.be


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De Impétueux, le 21 septembre 2006 à 22:04
Note du film : 0/6

Nous  – c'est-à-dire beaucoup des contributeurs habituels de ce site – avons déjà beaucoup glosé sur le principe des remakes, à propos du Deuxième souffle de Melville que doit adapter Alain Corneau ; on se reportera utilement au débat qui avait eu lieu (cfr le deuxième souffle) même s'il avait largement débordé le sujet.

Cela étant, on peut estimer qu'Alain Corneau est un cinéaste estimable, et même un peu davantage (au moins pour Série noire) et que son remake pourrait n'être pas avilissant ; mais que dire de Krawczyk ? est-ce que l'innomable série des Taxi donne le droit de s'attaquer à un monument du patrimoine ?


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De vincentp, le 21 septembre 2006 à 22:29

Faut-il pour autant être contre les remakes ? Certains d'entre eux (La mouche, Le Convoi de la peur) sont excellents, et même parfois supérieurs aux originaux. Mieux vaut attendre le résultat pour porter un jugement.


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De David-H, le 21 septembre 2006 à 23:15
Note du film : 0/6

Eh bien, j'ajoute pour vous qu'il y aura également

Jean-Baptiste Maunier au générique…


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De Arca1943, le 22 septembre 2006 à 05:22

Ce 0 sur 6 de DavidHainault porte – si j'ai bien compris – sur la fausse Auberge rouge avec laquelle on veut remplacer la vraie.

Par son étourderie – mettre un zéro à ce superbe classique, un des plus grands rôles de Fernandel ! – DavidHainault se voit mériter une invitation au Bed-and-breakfast violet, qui sert une excellente cuisine à l'étouffée…


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De Impétueux, le 22 septembre 2006 à 09:43
Note du film : 0/6

A David-Hainaut : Arca a raison de vous asticoter sur la note donnée, a priori, à ce détestable remake ! En mettant 0 sur 6 sur le fil de la véritable, seule et unique Auberge rouge, vous faites automatiquement chuter la note moyenne du chef-d'œuvre d'Autant-Lara.

A Vincentp : Certes, en soi, le remake n'est pas forcément une catastrophe et un scandale ; de grandes œuvres de la littérature (des Trois mousquetaires aux Misérables) ont été portées maintes fois à l'écran ; mais il est vrai qu'aucune version n'écrase tellement de sa stature toutes les autres qu'on ne puisse penser rivaliser avec elle.

Il en va différemment pour certains films qui ont acquis une forme de perfection : quelqu'un veut-il essayer de refaire La règle du jeu, Hôtel du Nord, Citizen Kane, 2001 : l'Odyssée de l'espace ? Non, n'est-ce pas ?

Et lorsqu'un obscur tâcheron comme Krawczyk s'y colle, comment ne pas être certain, d'avance, que ce sera nul ? On pouvait être sûr, lorsque Roger Hanin s'est attaqué à Marius, que ce serait pitoyable ou bien lorsque le brave et fatigué Gérard Oury toucherait au Schpountz que ce serait à pleurer. Il y a tout de même une nuance avec Alain Corneau.


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De David-H, le 22 septembre 2006 à 11:49
Note du film : 0/6

Pardonnez-moi! J'ai rétabli la chose


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De spontex, le 10 octobre 2006 à 20:36

J'ai déplacé ce fil sur la fiche de ce fameux remake, et donc rétabli le zéro préjugé de DavidHainaut.


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De Impétueux, le 11 octobre 2006 à 09:46
Note du film : 0/6

Parfait ! Nous pouvons donc cracher sans retenue notre venin sur ce projet de remake injustié et injustifiable !


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De PM Jarriq, le 11 octobre 2006 à 10:32
Note du film : 0/6

De toute façon, il faut s'attendre à en voir beaucoup d'autres. Totalement à court d'idées, les "professionnels de la profession" doivent tous plancher sur les mêmes dictionnaires du cinéma français, et s'arrêter de temps à autres sur un titre ("Ah ! Le Schpountz ! Excellente idée… Et si on prenait Smaïn à la place de Fernandel ? La cage aux rossignols ? Tout le monde l'a oublié, celui-là. Tiens un bon vieux remake avec Jugnot… Et La poison ?) Si au moins un de ces films arrivait à la cheville de l'original, ou mieux, apportait un oeil neuf sur le sujet… J'attends le jour où ils vont s'en prendre à Hôtel du nord et Drôle de drame ! Tiens : Julie Depardieu à la place d' Arletty !


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De lych666, le 11 octobre 2006 à 18:33

Je me souviens avoir déposé un message assez engagé contre les remakes en général sur le forum du sublime Old Boy (qui apparament devait être sujet à un remake avec Nicolas Cage)… Je suis désormais plus tolérant car j'ai appris que le très bon De battre mon coeur s'est arrêté était un remake de Fingers un film américain avec Harvey keitel( que je n'ai pas vu d'ailleurs, je vous invite par la même occasion à aller voter pour son édition en DVD). Comme vous l'avez déjà dit, le remake peut être bon quand il apporte un oeil nouveau sur l'original, mais la plupart de ces clones ratés, américains en général (mis à part True Lies peut-être), m'insupportent car ils traduisent une sorte de mépris et un manque de curiosité de la part du public américain pour les films étrangers à sa culture fast food, mais le pire, c'est qu'il n'y a pas que les films étrangers, il y a également un renouveau des films d'Hitchcock avec Psycho de Gus Van Sant et apparament un nouveau Sueurs Froides serait à venir, et certains réalisateurs étrangers son sollicités à refaire des films avec des acteurs américains comme Dark Water ne Nakata ou encore le prochain Funny Games de Haneke… Et maintenant, j'apprends que les Français se mettent à renouveler leurs propres films, à croire que les gens ont perdu le goût des choses anciennes, c'est pour quand la construction d'hotels design à la place des pyramides égyptiennes et d'un stade de foot à la place du Colisée de Rome ?…

Il ne reste plus qu'à voir le résultat de cette future Auberge Rouge qui sera probablement une bouse, mais qui sait? je préfère ne pas juger avant d'avoir vu, même si tous les ingrédients sont au rendez vous pour une catastrophe en perspective…


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De david-paul, le 9 août 2007 à 15:08

Parfait, un remake de l'auberge rouge ? C'est hallucinant de bêtise et de connerie ! Pourquoi faire un remake d'une telle oeuvre géniale !Allez les amis , crachez votre venin haut et fort !!!!!Le remake ne doit pas être fait !


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De Impétueux, le 5 décembre 2007 à 18:07
Note du film : 0/6

J'ai lu et entendu quelques messages de critiques qui ne sont pas vraiment défavorables à ce remake idiot ; qu'est-ce que ça prouve, tous ces messieurs ayant bien ri – disent-ils – sinon qu'ils manquent totalement de repères cinématographiques et qu'il n'ont pas la moindre idée de ce que peut être la noirceur d'un film, sauf si c'est un film tragique !

Autrement dit, pour eux, un film qui comporte dans sa distribution Fernandel jadis, Jugnot aujourd'hui, c'est forcément un film gai, sympa, marrant, même si c'est un peu sanglant…. Connards !

On peut espérer qu'à l'instar du Schpountz d'Oury, du Deuxième souffle de Corneau et de Fanfan la tulipe du tâcheron Krawczyk (Dieu sait pourtant si je ne suis pas tendre avec l'original), cette Auberge du Croûteux (on ne saurait mieux dire, s'agissant d'un film alimentaire !!), cette ignominie s'enfoncera vite fait dans les latrines de l'Histoire…


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De Freddie D., le 5 décembre 2007 à 18:19
Note du film : 0/6

J'ai vu quelques extraits à la télé : Clavier fait du Jacouille, Jugnot roule des yeux, et dans ses interviews, le "tâcheron" Kraczwyk semble ma foi, fort satisfait de lui-même. Et notre cinéma continue de s'enfoncer, année après année, navet après navet…


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De Arca1943, le 6 décembre 2007 à 01:32

Je ne suis pas systématiquement opposé aux remakes, sauf quand il s'agit de la catégorie bien spécifique du "remake immédiat", c'est-à-dire le remake d'un film qui vient tout juste d'être fait ailleurs dans le monde et qu'on re-tourne dans un cadre et avec des acteurs américains, comme ce fut le cas, par exemple pour Insomnia ou Ringu. Mais c'est vraiment un autre phénomène (et beaucoup plus inquiétant) que le remake-en-général.

Il existe des remakes meilleurs que l'original, bien que rares : par exemple, je préfère de loin La Charge de la brigade légère de Richardson et la deuxième version de The Man Who Knew Too Much. Ou alors des remakes qui sans être meilleurs sont bien différents de l'original, où l'on a donc fait preuve d'une vraie créativité : comme Pour une poignée de dollars qui transpose Yojimbo en western. (Par contre il paraît que The Master Gunfighter, le remake en western de Goyokin, est d'une nullité à faire frémir).

Mais peu importe. Ce sur quoi je veux attirer l'attention, c'est que si chaque film est à juger selon ses mérites, en revanche le phénomène dans son ensemble appelle une autre espèce de réflexion. Les remakes ont toujours existé, il s'en est toujours fait ? Bon, d'accord. Mais ce qu'il y a de spécial ici et maintenant, aux États-Unis comme en France, depuis disons une dizaine d'années, c'est que nous parlons non pas d'un ou deux remakes, mais d'une vague, pour ne pas dire d'un raz-de-marée de remakes, et c'est cela qui me tarabuste. Parce que considéré dans son ensemble, ce phénomène du recours massif à des histoires déjà imaginées par d'autres est le symptôme d'un appauvrissement de la créativité, d'un assèchement de l'imaginaire.

Et j'ai gardé le pire pour la fin : présomption mégalomane ? Bovine inculture ? Quoi qu'il en soit, il se fait présentement un remake des Sept samouraïs. Donc, l'optimiste Impétueux, qui écrivait plus haut qu'on ne songerait pas à faire un remake de classiques monumentaux comme 2001, se trompe : hélas, on peut. Cette menace nous pend au-dessus de la nuque, retenue par un fil arachnéen.

En tout cas, cette mastication aveugle et parasitaire sur le grand corps de la culture ne me dit rien qui vaille. C'est un symptôme, tout comme le mauvais goût, la mièvrerie sont des symptômes, du genre de ceux qui donnent envie de jouer les Cassandre. Mais là, je ne parle plus de cinéma…


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De droudrou, le 6 décembre 2007 à 11:48

Petites réflexions :

pourquoi autant de remakes quand le monde de la littérature continue d'être particulièrement riche ? quand les titres d'ouvrages littéraires sont aussi nombreux bien avant l'apparition du cinéma ?


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De Freddie D., le 6 décembre 2007 à 12:10
Note du film : 0/6

Faire un nouveau film est toujours un risque. "Ils" pensent l'amoindrir en faisant des choses déjà familières au public…


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De Arca1943, le 7 décembre 2007 à 05:07

Ouais, "ils" comme dans Them, un vieux film de peur !


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De jipi, le 7 décembre 2007 à 08:54

J'ai vu quelques extraits à la télé : Clavier fait du Jacouille, Jugnot roule des yeux, et dans ses interviews, le "tâcheron" Kraczwyk semble ma foi, fort satisfait de lui-même. Et notre cinéma continue de s'enfoncer, année après année, navet après navet…

Très juste Freddy D et j'ai le triste privilège d'avoir participé comme figurant à quelques uns. Des nanards haut de gammes ou l'on s'épuise du matin au soir en plein courants d'airs à faire du bas niveau au risque d'attrapper une bronchite. Chaque comédien livre sa mécanique inchangée depuis des decennies et roule Mimile, tout le monde est content. Les attachés de presse ont des visages ravagés par le stress on se demande bien pourquoi quand on voit le niveau de ce qui se tourne. Les réalisateurs sont pour la plupart inconnus du grand public. Tout le système pour conserver sa gamelle fait n'importe quoi pour durer, il n'y a plus de messages porteurs c'est du consommable avec des dialogues dignes de la Star Academie. Le cinéma Francais à le niveau d'une Taupinière. Une association professionnelle entre potes dans le temps entretenant dans la durée un débilisme franchouillard. Il y a du ménage à faire dans tous ces comédiens presque sexagénaires festifs et ventrus se la pétant en offrant un jeu d'acteurs sans surprises puis banquetant au soleil sans scrupules après avoir livré de la viande avariée à un public de plus en plus amorphe.


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De Freddie D., le 7 décembre 2007 à 10:35
Note du film : 0/6

Krawczyk, Berberian, Braoudé, tous les ouvriers des usines Besson, Séri, j'en oublie… Comment peut-on les définir ? Si les Deray ou Verneuil d'antan étaient des "faiseurs", ils savaient au moins raconter une histoire, tricoter un film, diriger les comédiens…

Ceux-là ne sont pas "auteurs" (ça se saurait), pas vraiment techniciens (voir leurs films), pas "faiseurs" non plus (voir l'expression "ni fait, ni à faire"), alors ?

Il faudrait trouver une nouvelle définition.


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De droudrou, le 7 décembre 2007 à 10:54

Comme pour beaucoup de choses de notre environnement : ils sont les modèles de l'évolution qui a caractérisé le cinéma et son public… parmi lequel nous nous trouvons confondus !


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De messala, le 8 décembre 2007 à 18:11

C'est aussi un moyen de s'approprier la notoriété du précédent. Le procédé n'est pas neuf et le film d'Autan-Lara était lui même le remake d'un film de 1923, lui même remake d'un film de 1910, le tout inspiré d'une nouvelle de Balzac.

C'est moins l'idée du remake qui est gènante (que de variantes de Romeo et Juliette, y compris West side story) que la veulerie générale des remakes actuels, et surtout le fait que ces "produits" stérilisent la production créative, l'accès (ou le retour) au cinéma de véritables auteurs, qu'ils soient réalisateurs, scénaristes et -mais oui- producteurs. Cinéma fric, cinéma gaudriole, autosatisfait jusqu'à la caricature, ignorant ou méprisant comme "dépassé" tout ce qui ne lui ressemble pas, ce qui est exigeant, inventif, original, contestataire, pas systématiquement commercial, pas forcément optimiste, pas évidemment armé etc. etc. Bilan : quantité de films d'il y a quelques décennies -pas beaucoup de décennies- seraient aujourd'hui impossibles, voués aux limbes. Le Cinema des cinéastes en a montré quelques uns en octobre dernier dans le "Festival de films qu'on ne peut plus faire", le programme est édifiant : Hiroshima mon amour de Alain Resnais, Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, Thérèse de Alain Cavalier, Salo ou les 120 journées de Sodome de Pier Paolo Pasolini, La Grande bouffe de Marco Ferreri, Happiness de Todd Solondz, Tess de Roman Polanski, et il ne faut pas beaucoup d'imagination pour en trouver d'autres qui seraient mort-nés aujourd'hui (qui produirait aujourd'hui le Muriel de Resnais ?). Thème du dernier débat : "La prise de risque du producteur". Invité : le producteur des frères Dardenne. On n'a pas eu l'avis de Pathé, Gaumont, Europa/Besson etc. Dommage, ça aurait intéressé du monde…


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De Freddie D., le 8 décembre 2007 à 18:57
Note du film : 0/6

Bonne idée, cette série de "films qu'on ne pourrait plus faire" ! Un peu déprimante, mais bonne. J'imagine L'année dernière à Marienbad avec Véronique Genest ou Thérèse avec Laurence Boccolini


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De Impétueux, le 9 décembre 2007 à 13:16
Note du film : 0/6

Un mot pour dire que la longue nouvelle de Balzac n'a pas de rapport avec la véritable affaire de l'auberge de Peyrebeille ; la nouvelle de Balzac date de 1831, alors que l'affaire criminelle intervient en 1833 ; et si l'anecdote balzacienne présente un certain rapport (récit d'un assassinat dans une auberge), elle ne peut être reliée aussi directement.

Cela étant, il est bien exact que toute la littérature mondiale (occidentale, en tout cas, je n'en connais guère d'autre) s'est bâtie sur la reproduction de thèmes éternels ; si Jean Giraudoux intitule Amphytrion 38 sa pièce consacrée à ce mythe, c'est parce que le fin lettré qu'il est a compté qu'auparavant déjà 37 pièces ont été consacrées au mari d'Alcmène et au père putatif d'Hercule !

Mais interprétation n'est pas copie servile ! Lorsqu'on est en face d'un tel chef-d'œuvre que L'auberge rouge de Claude Autant-Lara, on n'a pas la prétention de s'y frotter !

Enfin ! On ne devrait pas l'avoir…


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