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Sujet : Avis


De droudrou, le 13 septembre 2006 à 17:08
Note du film : 6/6

Je ne voulais pas mettre de note et en manipulant la souris…

Je pense que "film de Kurosawa" on peut aisément et sans trop de risques penser qu'il se situe dans le top de ce savoir-faire qui caractérise le metteur en scène.

Ce qui "m'écoeure" en lisant et découvrant chaque jour les avis des uns et des autres à propos de tel ou tel film, c'est qu'il y a un sacré investissement à réaliser si on veut une DVD-thèque de qualité pour ne pas dire de grande qualité. On peut aisément se poser la question de la quantité de DVD à acheter et voir mensuellement pour se tenir réellement à niveau.

C'est une simple réflexion que j'étendrai au niveau du disque et au niveau de la lecture…

Amicalement à tout un chacun.


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De Impétueux, le 13 septembre 2006 à 17:23

Il y a tout de même une différence assez notable, mon cher Droudrou, qui tient au très jeune âge du cinéma : né en 1895, il n'a que 101 ans et si on n'est pas fan du muet, comme le parlant est arrivé en 1930, il n'y a "que" 75 années à rattraper.

Par rapport à la somme gigantesque de la littérature mondiale depuis la Bible, l'Illiade et les Tragiques grecs, ça nous laisse l'espoir d'avoir une vue perspective à peu près satisfaisante du domaine ; satisfaisante, mais non exhaustive, certes ; il n'en demeure pas moins que si l'on se limite à quelques territoires avec qui on est en résonance, on peut légitimement espérer avoir vu ce qu'il y avait à voir. Evidemment, si l'on veut explorer tous les cinémas, y compris les plus prolifiques – comme le cinéma de l'Inde -, ça complique les choses… Mais avoir vu tout le cinéma français important, le cinéma italien, le cinéma anglais me semble concevable. (j'insiste naturellement sur l'adjectif "important").

…d'autant que la durée de visionnage d'un film, fût-il très long est toujours inférieure à la lecture de… La Recherche du temps perdu, par exemple…


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De paul_mtl, le 13 septembre 2006 à 18:17
Note du film : 6/6

Désolé AlHolg, pour ce petit HS.

Mais avoir vu tout le cinéma français important, le cinéma italien, le cinéma anglais me semble concevable. (j'insiste naturellement sur l'adjectif "important").

Si tu ne comprend pas l'italien, je suis convaincu qu'actuellement tu ne peux apprécier qu'une partie du tresor cinematographique italien vu qu'une majorité de films italiens ne sont pas disponibles avec les sous-titres ou un doublage et parmi eux plusieurs films "important". C'est pas Arca qui me contredira.

Ce fut d'ailleurs une réelle surprise quand je l'ai découvert il y a environ 5 ans.

Sinon c'est vrai que cette abondance donne le vertige d'autant plus si on ajoute en plus des films du monde entier tout les téléfilms et serie TV qui ont des budgets de plus en plus proche du cinema.

Maintenant en se specialisant sur un genre, qq themes ou deux/trois nationalités je pense qu'il est humainement possible de voir l'essentiel sans avoir besoin de 9 vies. :D

Avec l'explosion des productions actuelles il faudra a l'avenir être de plus en plus sélectif d'ou l'interet croissant de magazine/encyclopedie ou forum sur le cinema comme Dvdtoile.

Maintenant avec le temps on s'apercoit des emprunts ou plagiats des réalisateurs/scenaristes entre eux et cette abondance n'est pas aussi diversifiée qu'elle peut le laisser croire a premiere vue. D'ailleurs Kurosawa a inspiré plusieurs réalisateurs avec plus ou moins de succes.


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De Impétueux, le 13 septembre 2006 à 19:20

Je ne comprends aucune langue étrangère ; est-ce que ça m'empêche d'apprécier les films américains, anglais, allemands, italiens ou russes ? Evidemment non ; doublage et sous-titrages sont faits pour ça.

Dire qu'une partie importante de la production d'un pays étranger n'est pas sous-titrée ou doublée est hasardeux : ce qui ne l'est pas (encore) le sera demain ! Pourriez-vous me citer une dizaine de titres que vous comptez parmi les chefs d'oeuvre du cinéma italien qui ne sont pas sous-titrés ou doublés en français ou en passe de l'être ?


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De droudrou, le 13 septembre 2006 à 21:32
Note du film : 6/6

A propos de Kurosawa qui a inspiré plusieurs metteurs-en-scène étrangers, ce matin, lors de ma première incursion sur DVD-Toile, je suis allé voir (très globalement) ce qui se disait à propos des "7 mercenaires".

Dans le cas des "7 samouraïs" et des "7 mercenaires", les scénaristes du second n'ont pas eu un gros travail à effectuer sur les dialogues. C'est véritablement ahurissant…

Au sujet du cinéma et des DVD-thèques à se constituer, même en choisissant des thèmes, on s'aperçoit à quel point, et surtout en lisant la correspondance de tout un chacun, il y a à investir. Qu'on le veuille, qu'on ne le veuille pas, mais un chef d'oeuvre, qu'il soit Français, Américain, Nipon, Moyen-Oriental, Italien, Allemand, Anglais ou autre, est un chef d'oeuvre et si on veut l'investir (au bon sens du terme) parce qu'il y a beaucoup à découvrir, même si une autre oeuvre en semble une certaine adaptation ou approche, il faut se donner le moyen de s'y attarder, de le découvrir, de le pénétrer.

Plus jeune, j'avais aimé Ran ou Derzu Ouzala, mais ça ne suffit pas. Par le biais du ciné-club, j'ai découvert il y a 2 ans les "7 samouraïs" et j'ai constaté qu'il fallait que j'aille bien plus loin.

Et parallèlement, il y a certains mangas qu'il faut voir… Et si on parle mangas, il y a d'autres dessins animés à connaître, issus d'autres cultures, tout aussi attachants, tout aussi intéressants.


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De Impétueux, le 13 septembre 2006 à 23:59

Gouverner c'est choisir, et choisir c'est exclure !

Sous cet aphorisme d'apparence cynique, je suis bien amené à vous rejoindre, et en même temps à m'écarter de votre point de vue : oui, il y a des centaines de films, des milliers de livres qui mériteraient d'être vus ou lus et des tas de civilisations, de coutumes, de traditions qui justifieraient qu'on en approfondisse les arcanes ou simplement les ramifications.

Le peut-on ? Clairement, non !

Et dès lors, deux attitudes : je creuse, ou je m'étends, j'approfondis ou je butine.

Je peux courir d'un poète sanscrit à un romancier bolivien, d'un dramaturge islandais à un conteur bambara – mais j'aurai à chaque fois à pénétrer – après m'y être difficilement initié – sa tournure d'esprit, son histoire, les subtilités de ses mythologies.

Ou bien je m'efforcerai de mieux connaître encore ce que je connais déjà bien, pour découvrir, au milieu d'un territoire cent fois parcouru, des finesses et des merveilles qui s'accoleront les unes aux autres.

Mais je ne pourrai pas prendre ces deux chemins.


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De vincentp, le 17 décembre 2006 à 21:43
Note du film : Chef-d'Oeuvre


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De lych666, le 18 décembre 2006 à 14:12

"Et dès lors, deux attitudes : je creuse, ou je m'étends, j'approfondis ou je butine".


Evidemment, Impétueux, je n'avais pas eu vent de ce message déposé sur le forum de Barberousse avant de vous avoir fait part de mon indignation sur le forum de Sansho Dayu.
Cela doit être pénible de se justifier sur cette histoire un peu bancale de volume et de profondeur…


Je ne cherche pas la spécialisation de peur de passer à coté de films extraordinaires, ni de butiner à droite à gauche pour rester trop superficiel, c'est pourtant de ce dernier chemin que se rapproche ma façon d'aborder le cinéma.
En fait, je me considère comme un "surfeur" du cinéma.
Pour se spécialiser, il faudrait regarder les films d'un auteur au moins une dizaine de fois et connaitre la vie de l'auteur et ses intentions jusqu'au bout des ongles (ce que j'ai déjà fait pour certain réalisateur)pour comprendre son oeuvre et son essence.


Moi, je préfère faire des rencontres, rencontres avec des oeuvres qui me plaisent ou non, je choisis en fonction de mes goûts et non en fonction d'une règle imposée. Tel auteur d'un film qui m'a plu cite une de ses inspirations, et bien je vais me débrouiller pour pouvoir voir un film de cette inspiration, si cette inspiration mentionne tel ou tel cinéma, je me renseignerais sur tel ou tel cinéma…Etc.
Au final, je vais me retrouver devant un film qui n'aura probablement rien à voir avec celui qui a déclenché sa vision.
Oui, j'aime bien ce principe de rencontre avec une oeuvre qui m'en présente une autre, car les amis de mes oeuvres favorites sont en général mes amis aussi… Puis gràce à certains forumers de DvdToile qui aiment eux aussi les amis de mes oeuvres, et bien ils m'en présentent d'autre et je suis rarement déçu, car moi, j'adore les conseils.


Je n'ai pas vu le Barberousse ici présent, mais les commentaires de AlHolg et Vincentp m'incite à le voir Illico Presto, ainsi que tous les films de Kurosawa (je n'ai vu que Rêves, Les Sept samourais et Le chateau de L'Araignée) et je ferais tout pour les voir car visionner un film ne demande pas beaucoup de temps comparé à la lecture d'un livre.
Je ne suis pas pour le blocage volontaire à tel ou tel cinéma, je suis mon cours de rencontre sans obstacle de préconception d'idées et je découvre ou j'approfondis selon le film sur lequel je vais tomber et le plaisir affectif ou intellectuel qu'il va me procurer. Chacun sa route, chacun son chemin, comme dit la chanson.
Plutot que de m'étendre ou approfondir, je préfère surfer, prendre une vague de films, plus ou moins grande, plus ou moins belle, puis quand la mer cinéma opère son reflux, je reprend une autre vague.
Je pense avoir acquis une certaine dextérité dans ce domaine pour ne pas tomber à l'eau et me noyer.


En plus, l'apparition du DVD, du téléchargement et des forums comme DvdToile, permet une grande facilité pour découvrir, redécouvrir et partager tant de merveilles, je ne peux m'encroûter dans une poignée de domaines dans le seul but de me spécialiser selon une règle, sorte de loi culturelle que je m'imposerai à moi même. Je préfère saisir le plaisir selon les opportunités que l'on m'offre.


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De paul_mtl, le 18 décembre 2006 à 14:54
Note du film : 6/6

Je pense avoir acquis une certaine dextérité dans ce domaine pour ne pas tomber à l'eau et me noyer.

La dextérité que je développe c'est la natation
mais sans faire de la plongée en eau tres profonde. Je n'apprecie le surf que pour trouver l'été de belles plages et des piscines chauffées où plonger l'hiver.

C'est tres bien de parler au nom de son Je et sans tomber dans le français redondant moi je.

Ce qui me désole dans plusieurs forums de cinema actuels, c'est cette majorité de personnes qui aiment répeter les mêmes choses comme d'une propagande charge émotionnelle, esthetique, larmes … dans une optique qui se veut souvent universelle.

Leur parler d'autres criteres les contrarie et vous fait passer pour un grincheux. Chacun retire les richesses qu'il est capable de trouver, de voir sous la surface des choses. Ce qui m'ennuie chez certains, c'est leur déscription limitative et soi-disante globale.

Barberousse m'a fait surtout ressentir, réflechir, parfois sourire et apres le visionnement encore réflechir sur la condition humaine dans un type de société.

Certaines descriptions supposées élogieuses pour leur auteur sont pour moi des critiques négatives qui me dissuaderais de voir le film si je ne l'avais pas déjà vu.

plus profond

et encore plus profond


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De vincentp, le 18 décembre 2006 à 17:08
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Lych666, tes commentaires sont effectivement intéressants, et je les lis, pour ma part, régulièrement et avec une grande attention. Tu as raison : il convient de garder toujours une ouverture d'esprit, et de s'intéresser à ce que l'on ne connaît pas.


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De Impétueux, le 19 décembre 2006 à 19:09

Je suis un peu navré que des états d'âme et des sentiments personnels en arrivent à lancer des polémiques qui n'ont pas lieu d'être !

Chacun de nous vit sa vie comme il l'entend, chacun de nous est façonné par une histoire personnelle et familiale, par une formation intellectuelle, des rencontres, des admirations et des aversions, quelquefois justifiées, souvent singulières et cela forge une individualité précise (et solitaire, j'en conviens).

Il se trouve que sur le fil de L'intendant Shansho, ce chenapan de Vincentp a incité Arca et moi, qui n'en sommes pas férus (surtout moi) à découvrir le cinéma japonais.

Non seulement je n'éprouve aucune attirance pour cette partie du monde, mais en plus, comme j'ai tenté, sans doute maladroitement, de l'expliquer sur le fil dudit Intendant et ici même, je juge qu'une bonne connaissance de ce cinéma-là me prendrait un temps dont je ne dispose pas.

Et – pour étayer mon point de vue, mais pas seulement – j'oppose (sommairement) deux attitudes qui, prises excessivement l'une et l'autre sont condamnables : pour la clarté du raisonnement, je me permets de m'autociter : en présentant caricaturalement les choses, l'attitude du touche-à-tout, l'attitude du spécialiste ; l'une et l'autre présentent de graves travers : le touche-à-tout picore et butine tout ce qui est à sa portée, jusqu'à devenir le dilettante ; quant au spécialiste, je peux m'en moquer davantage encore, puisque c'est plutôt ma pente, en paraphrasant mon cher Jean Giono qui écrivait : La technique consiste à savoir le plus de choses possible sur des sujets de plus en plus restreints, ce qui aboutit, en fin de compte, à tout savoir sur rien. C'est bien le cas du spécialiste.

Dans mon esprit, le curseur ne doit pas être exclusivement positionné sur un point ou sur un autre ; ensuite, tout est affaire de goût et de caractère  : vous êtes surfeur, dites vous, Lych ? Fort bien ! Qui pourrait vous en faire reproche ? Je suis plutôt puisatier, ce qui ne doit pas vous empêcher d'avoir un auteur ou un cinéaste un peu en avant dans votre coeur et d'y prêter une attention plus constante et plus profonde, ce qui ne doit pas m'empêcher d'aller çà et là découvrir des pépites jusque là cachées hors de ma vue.

Mais de grâce, n'essayons pas de nous convaincre à coups d'arguments du type Vous devriez voir ça ! Lorsque je dépose un message sur un film peu connu, si quelqu'un a envie de me suivre ou de me contredire, c'est son affaire, pas la mienne !

Je ne suis le mentor de personne. Ni le repoussoir (du moins je l'espère).


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De lych666, le 19 décembre 2006 à 21:26

Non, à aucun moment je n'ai essayé de vous convaincre (juste un peu),je voulais surtout vous faire part de mon indignation et j'essayais aussi de comprendre votre façon d'aborder le cinéma, car ce principe d'évincer le cinéma japonais me paraissait vraiment étrange de la part de quelqu'un qui a l'air d'apprécier les bonnes choses…
Désormais l'indignation que je ressentais au début s'est transformée en déception car je sais que vous ne regarderez jamais de films japonais et que vos avis et commentaires m'aurait fait plaisir à lire, car vos opinions sur le cinéma est généralement des plus plaisantes et intéressantes.

Mais vous avez fait votre choix et vous avez justifié comme vous pouviez votre position et vos raisons sans être trop pompeux, je vous en suis reconnaissant. Je me permet donc sur ce forum de Barberousse d'exposer la mienne en partie, je ne méprise pas la votre, je ne vous impose pas ma façon de penser, je l'expose juste avec quelques sous entendus narquois ça et là comme n'importe qui ferait pour que l'on adhère à son opinion, mais de là à vouloir organiser une polémique, il ne faut pas exagérer cela serait prétentieux et c'est le cadet de mes soucis.

Comme je l'ai dit dans mon précédent message et comme le dit la chanson de Tonton David (quelle référence!) : "Chacun sa route, chacun son chemin". Mais il n'y a pas que deux chemins, et vous l'avez rappelé dans votre dernier message: le curseur entre "le spécialiste" et "le touche à tout" peut se déplacer. C'est tout ce que je voulais entendre. Je ne vous ennuierais plus avec cela désormais car je vous sent un tantinet agacé, mais ne croyez pas que je vais m'assoir sur mes états d'âme et mes sentiments personnels pour autant…


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De Impétueux, le 19 décembre 2006 à 23:22

Ce message vous honore et me rassérène : je vois en vous un interlocuteur plein de bon sens et d'intelligence, capable de saisir des nuances qui, si elles ne sont pas imperceptibles, nécessitent tout de même subtilité et ouverture à l'autre…

Que voulez-vous ! Je dois bien avoir, à l'heure ou j'écris vingt à trente DVD à regarder, des films à découvrir ou à redécouvrir avec ce nouveau et merveilleux support : et, plus encore, dans ma DVDthèque, il y a une bonne centaine de films à revoir, dont je voudrais m'imbiber, dont j'aimerais retrouver ici et là l'esprit, le ton, la lumière…

Et puis ma bibliothèque, qui est assez imposante, compte aussi cent, mille ouvrages qu'il me faut lire ou relire : j'aurai soixante ans cette année et je ne suis pas de ceux qui s'extasient devant cet âge-là en le jugeant comme un merveilleux moment où tout s'ouvre (je vous jure que j'ai lu cela dans un magazine à la con) ; j'ai passé des années entières à lire et à voir ; la vieillesse fait qu'on n'a plus forcément envie d'aller regarder si ailleurs l'herbe est plus verte : comme Bilbo, on laisse à Frodon le soin d'aller plus loin…


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De vincentp, le 19 décembre 2006 à 23:30
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ben, mon ami…

Je suis surpris par votre analyse, Impétueux, car quand je vois un film de Kurosawa, je ne vois pas un film japonais. Certes, les personnages ont les yeux bridés, et on voit de temps à autres des coutumes du Japon. Mais ce sont des films qui auraient pu être réalisés par des européens ou américains, d'ou d'ailleurs les remakes de Le garde du corps par Leone ou Les sept samouraïs par Sturges. Les cinéastes se sont influencés les uns les autres au-delà des frontières. Kurosawa a avoué avoir été influencé par John Ford, et il a influencé bien d'autres cinéastes américains et européens. Caractériser Kurosawa comme cinéaste japonais, c'est comme dire que Luca Belvaux est un cinéaste belge, Jean-Luc Godard un cinéaste suisse, Alfred Hitchkock un metteur en scène britannique, Vincent Van Gogh un peintre néerlandais, et Impétueux un critique du Comtat-venaissin.

La portée des oeuvres des grands artistes et des grands critiques est universelle. C'est d'autant plus vrai, qu'aujourd'hui les productions sont souvent internationales. Vous-même, Impétueux, êtes lu à la seconde même, à Helsinski, Vancouver, Santiago, sur la base polaire Admundssen en Antartique, et bientôt vous aurez des correspondants sur la base lunaire, qui discuteront avec vous des mérites respectifs de Sacha Guitry et de Noel Roquevert.

Quant à 1943, je l'invite à se plonger dans l'oeuvre de Kurosawa, plutôt qu'égréner les fonds de tiroir du cinéma italien, les sous-sous productions du western spaghetti, maintenant qu'il a fait le tour des oeuvres majeures et mineures du cinéma transalpin.


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De paul_mtl, le 20 décembre 2006 à 04:13
Note du film : 6/6

Ma no Vincenzo ! tu casses la vente là.

Tu parles des yeux bridés et des remakes hollywoodiens comparables à ton produit nippon raffiné. Si c'est la même ratatouille hollywoodienne pourquoi payer deux fois le même plat ? Une saveur comme identique et universelle au delà de qq amuses-gueules differents. Quand j'écoute ca, je m'enfui en courant.

Pour conclure, je dirais que c'est nouveau, original, jubilatoire et radicalement different des autres produits US et Europeens.

A propos du cinema Italien dont tu parles, la majorité des films sont dans la pratique réservés aux italophones. Je suis désolé pour Arca et les autres admirateurs du cinema italien.

il y a certainement qqchose à faire pour améliorer et faire profiter davantage de monde ces tresors cinématographiques méconnus ou peu connus en dehors des cinephiles italophones. J'y pense depuis un certain temps.


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De droudrou, le 20 décembre 2006 à 07:51
Note du film : 6/6

Oui ! Une immense banque de données où on peut télécharger à des coûts non prohibitifs les films qui nous intéressent ! Ca pourrait être une réponse au développement des supports qui coûtent très cher et faussent les données du marché ! On est bien d'accord que les organisations qui assurent la distribution et la diffusion y perdraient ! Mais, pour le moins, l'existence d'organes comme l'I.N.A. et autres du même genre consacrés au cinéma y gagneraient nettement des points et justifieraient d'autant mieux leur création et leur présence.

Mais tout cela c'est une réflexion à entretenir et à développer mais pas une réflexion intellectuelle pure, avant tout une volonté de créer et d'agir.

Accéder à des banques de données là-bas au Japon ou au Pôle Nord ou en Nouvelle Calédonie n'a plus rien d'extraordinaire. Quand je veux des renseignements sur un porte-avions américain, avec Google j'indique le nom ou les coordonnées et j'obtiens je ne sais combien d'informations en quelques instants sachant qui en assure le commandement, quels sont ses subordonnés et les missions qu'ils assurent et bien d'autres informations…

Alors ? Pouvoir regarder le cinéma de… Inuit !… (c'était plus fort que moi, je n'ai pas pu résister au jeu de mot qui est très mauvais, je l'avoue… mais comme il n'y a pas beaucoup de marrants sur DVD-Toile…)


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De Arca1943, le 20 décembre 2006 à 12:16

« Quant à 1943, je l'invite à se plonger dans l'oeuvre de Kurosawa, plutôt qu'égréner les fonds de tiroir du cinéma italien, les sous-sous productions du western spaghetti, maintenant qu'il a fait le tour des oeuvres majeures et mineures du cinéma transalpin. »

Fait le tour, comme vous y allez ! Il en reste encore, sachez-le. Mais pour obtempérer tout en vous contredisant, je veux bien revoir mes farces d'Itami : La Famille Yen, La Cérémonie, A Taxing Woman 1 et 2…


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De Impétueux, le 20 décembre 2006 à 17:38

Vous avez raison, Vincentp, en écrivant La portée des oeuvres des grands artistes et des grands critiques est universelle. C'est d'ailleurs là un thème assez rebattu et le prétexte à une dissertation de classe terminale.

Que toutes les oeuvres d'art aient une immense dignité, dans la mesure où elles sont au sommet de leur qualité, je n'en disconviens pas ; n'empêche que moi, nourri aux humanités grecques et latines, j'aurai plus de facilité à lire Illiade, Odyssée et Enéide que l'épopée de Gilgamesh, ou le Ramanaya, parce que depuis l'enfance je suis frotté de mythologie antique, parce que les noms des protagonistes – d'Hector à Hélène – sont présents autour de moi, parce que, lorsque je vais à Rome ou à Athènes j'en connais l'histoire et les institutions, parce que les routes et chemins empruntés par les protagonistes me sont familiers, et que je n'ai pas à me plonger dans un atlas ou dans un glossaire pour en saisir les finesses.

Et ce sera la même chose pour la suite des siècles, le Decameron me sera toujours plus facile à aborder que le Jin ping mei (le roman noir et érotique chinois traduit par Fleur en fiole d'or) et La comédie humaine me sera presque totalement compréhensible, sans notes de bas de page et annexes savantes alors que je ne pourrais dire de même d'une grande fresque hindoue (ou scandinave, d'ailleurs) de la même époque.

Quant à dire que le cinéma japonais n'est pas spécifiquement japonais, je ne vous suis plus du tout : une oeuvre est d'autant plus universelle qu'elle est enracinée dans sa culture et dans son siècle : si Pagnol a touché à l'Universel, c'est précisément parce qu'il n'a cherché à faire ni de l'Intemporel, ni du Spatialement neutre.

Mais ceci aussi est du niveau d'une dissertation de Terminale…


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De vincentp, le 20 décembre 2006 à 18:01
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Hum… Vous oubliez des petits détails, Impétueux. Le monde est de plus en plus global aujourd'hui, alors que pendant l'antiquité les cultures étaient cloisonnées. Par conséquence, pour ce qui concerne le cinéma, art du 20° siècle par excellence, les différentes cultures cinématographiques s'influencent constamment. Comprendre, découvrir, apprécier le cinéma ne peut s'envisager autrement qu'avec un large horizon devant soi.

De façon plus terre à terre, je ne vois pas ce qui peut vous empêcher de regarder des films de Mizoguchi, Ozu, Kurosawa (pour ne parler que d'eux). Ils sont accessibles à tous, et leur beauté formelle est indéniable. Mais au fait, en avez vous déjà vu un ? Et si oui, lequel ?

Je crois que vous méprenez complètement à propos de Kurosawa : il n'est le genre à montrer des colombines chinoises efféminées roucoulant avec un pigeon sur l'épaule, au clair de lune, en sautillant sur place, en mangeant les oeufs qu'aura pondu ce pigeon. Non : c'est du gros calibre, applicable et transposable à la patrie française.

Faites donc un essai : prenez Entre le ciel et l'enfer et vous m'en direz des nouvelles.


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De Impétueux, le 20 décembre 2006 à 18:24

Hélas oui, le monde est de plus en plus global, c'est-à-dire de plus en plus terne et vous trouvez des MacDonald et des Séphora de Sibérie jusqu'au Cap Horn. Le monde n'est pas gris, il est beigeasse, comme il arrive quand on mélange toutes les couleurs d'une palette que le Créateur avait fait presque infinie.

Ce que je dis m'inciterait donc plutôt à découvrir un cinéma si authentique et si particulier que le cinéma japonais (ou, pourquoi pas ? le cinéma hindou) ; mais là revient, comme un leit-motiv ma crainte de voir le temps passer et de ne pas pouvoir tout lire de ce que j'ai encore envie de lire, de ne pouvoir pas tout regarder de ce que je sais qui me plaît.

Débat sans fin…


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De droudrou, le 20 décembre 2006 à 18:41
Note du film : 6/6

Eh oui, mon cher Impétueux : "le monde est de plus en plus global". C'est super de pouvoir le dire et nous sommes quelques uns qui de façon certaine partageons cette impression sur ce site. Maintenant, moi qui suis votre aîné de 3 ans et qui, dans moins d'un mois, soufflerai mes 63 "hivers capricorniens", je ne vous comprends pas quand vous osez prétendre que vous n'aurez pas le temps de lire tous les livres que vous avez emmagasinés et voir tous les films en DVD que vous avez collectionnés avec soin pour vos vieux jours : je me suis fixé une limite pour quitter notre "bonne" vieille terre ! 130 ans ! Parce que la vitesse est limitée à 130 sur les autoroutes ! Regardez : 67 ans devant moi. Plus que je n'ai vécu jusqu'à présent pour regarder mes films préférés, lire les bouquins que je n'ai pas lus et relire ceux qui m'ont plu, écouter tous mes disques, découvrir tous les opéras des auteurs qui me passionnent… Et à cela j'ajoute : confectionner mes pains d'épices, mes terrines, mes confitures…

Et mes photos ? J'allais les oublier !… Et aller emmerder mes deux garçons et mes deux filles, mes petits enfants… Et 130 ans me laisse augurer (si la Terre ne nous fait pas faux bond d'ici là) une foultitude d'arrières petits enfants et arrière-arrière petits enfants… Pour moi qui, à ma naissance, n'ai pas connu mes parents… qu'est-ce que vous en pensez ?

Allons, vous connaissez un coup de spleen avant Noël. Ce n'est pas bon tout cela.


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De Arca1943, le 21 décembre 2006 à 12:38

« La portée des oeuvres des grands artistes et des grands critiques est universelle. »

Des grands artistes, oui.


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