Forum - Rio Bravo - Les trois figures
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Sujet : Les trois figures


De Gaulhenrix, le 8 août 2003 à 19:32
Note du film : 6/6

On pourrait dire que ce film magistral s'organise autour de trois figures géométriques (…)

La preuve en est le titre original, Trio Bravo, que les Producteurs, comme toujours peu inspirés, ont raccourci en Rio Bravo, révélant ainsi leur dédain du propos du réalisateur !!!


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De droudrou, le 9 février 2006 à 12:22
Note du film : 6/6

Rien à dire ! C'est très bien dit ! C'est un très grand classique au sens le plus pur du terme…


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De Cahill, le 28 février 2008 à 18:37
Note du film : 6/6

"LE CHEF D'ŒUVRE" par excellence ou le film qui m'a fait découvrir le western en général et adorer John Wayne.


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De urspoller, le 3 mars 2008 à 08:30
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Les performances de l'abstème Dean Martin et du truculent Walter Brennan marquent beaucoup plus visiblement la pellicule. Bien qu'il soit évident que l'aura de John Wayne brille encore de mille feux.


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De Torgnole, le 27 avril 2008 à 16:02

Mmmmouais, Gaulhenrix, qu'est ce que c'est qu'cette histoire de cercles et de lignes horizontales et verticales à dormir debout (arf!). Il ne faut peut-être pas chercher non plus midi à 14h. Je pense qu'Howard Hawks se fendrait bien la gueule en lisant votre commentaire. Ou peut-être serait il surpris devant autant de choses qu'il n'avait pas vu lui-même dans son film.


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De droudrou, le 27 avril 2008 à 16:51
Note du film : 6/6

A notre inestimable ami Torgnole :

cette approche du film m'avait moi-même interpellé… mais, effectivement, il y a un sens de lecture. En ce qui concerne Howard Hawks, il y a certaines chances qu'il soit lui-même épaté par cette interprétation mais on est confronté ici à une vision particulière de l'analyse qui peut être tirée de la réalisation de l'oeuvre. C'est une application type qui apparaîtrait dans le cadre d'un travail d'analyse du film en université.


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De vincentp, le 14 juin 2009 à 19:54
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Revu (pour la 4° fois), cette fois-ci en hd-dvd (vous savez, le support mort-né). Je ne suis pas sûr que la haute définition apporte pour ce film un plus pour l'image (il y a une piste commentée, néanmoins par John Carpenter).

C'est simplement l'occasion de savourer ce film de Hawks, seconde par seconde. Perfection de l'introduction des personnages (en dix-huit minutes). Perfection de l'histoire, de ses développements. Une histoire simple, mais les croisements qui s'opèrent entre les personnages (duels verbaux à deux, trois) sont très sophistiqués. Perfection aussi des plans, de la photo, de l'éclairage (une dominante orangée). De la bande sonore également.

Sur la durée du récit – plus de deux heures-, cette perfection de tous les instants finit par marquer les esprits, imposant au final, dans l'imaginaire du spectateur, cette oeuvre comme un étalon-référence du langage cinématographique classique. A la fois moteurs et fruits de cette apothéose artistique, les personnages, qui ont un passé -évoqué-, un présent, et un futur -que l'on devine- acquièrent le statut d'icones emblématiques, de figures légendaires.

D'ou le réutilisation -en particulier- du nom de John T Chance ultérieurement par John Carpenter, pour signer le montage de Assault.


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De Impétueux, le 3 mai 2013 à 19:26
Note du film : 2/6

Premières images : un défilé où passe, conduite à bride abattue, une diligence ; puis un saloon au confort sommaire ; puis un shérif à l'étoile astiquée ; puis une bagarre : on se dit qu'on est bien dans un western, et que tous les ingrédients du genre, un genre intellectuellement limité mais doté d'appâts solides, sont là.

Deux heures et davantage plus tard, on attend toujours qu'un des charmes principaux dudit genre, c'est-à-dire les fameux grands espaces de l'Ouest étasunien daignent arriver à l'écran. Et lorsque le mot Fin apparaît à l'écran, on n'a toujours pas vu le désert, la prairie, les canyons et tout le toutim. On n'a pas vu un Peau-Rouge non plus, d'ailleurs. On se sent floué. Parce que lorsqu'on regarde un western on s'attend toujours un peu à un documentaire touristique, à un de ces films de Connaissance du monde, régulièrement présenté, il y a quelques décennies, à l'émerveillement des badauds.

Est-ce que Rio Bravo a été tourné en studio ? Je pose la question avec quelque naïveté à ceux qui sont beaucoup plus férus que moi de ces histoires agricoles qui prétendent se placer au niveau des tragédies grecques et qui, quelquefois, y parviennent… Mais là ! On a la sensation que le shérif Chance (John Wayne) et ses acolytes passent leur temps à parcourir dix mètres, de la prison à l'hôtel de Carlos (Pedro Gonzales-Gonzales) et de Consuela (Estelita Rodriguez) et vice-versa, en attendant benoîtement que les sbires du vilain Nathan Burdette (John Russell) veuillent bien accepter d'engager le combat. À tout moment on se retrouve dans un espace confiné, la prison ou une chambre de l'hôtel, dans des huis clos bavards…. pire : verbeux, parce que les dialogues ne brillent ni par leur éclat, ni par leur originalité ; et ce qui peut passer lorsqu'une action vigoureuse, dynamique, rythmée emporte le récit est là pesant d'ennui et de manque d'imagination.

Pour être comparé à la lourde pesanteur du théâtre filmé, il ne manque pas même les ressorts du vaudeville (ouh là là, les affriolantes culottes rouges destinées à Consuela) et les histrions ridicules… Je ne connaissais pas plus que ça Walter Brennan, à peine repéré dans Le port de l'angoisse, du même Howard Hawks où il jouait un alcoolique fatigant ; mais dans Rio Bravo il se surpasse dans la médiocrité glapissante, atterrante, stupéfiante : chacune de ses apparitions est pénible, presque gênante….

Au moins celle du crooner Ricky Nelson est-elle aussi insignifiante que discrète ; il est évident que ce Pied-tendre n'a pas du tout les épaules pour jouer le rôle de ce jeune justicier ; mais au moins se fait-il oublier la plupart du temps, sauf lorsqu'il donne excellemment la réplique au pochard Dude (Dean Martin) dans un des rares moments de grâce de ce film boursouflé : My riffle, my pony and me retrouve, grâce à Dimitri Tiomkin, auteur de la musique, un peu de ce qu'on peut aimer dans le western : l'odeur des feux de camps et des crépuscules violets.

John Wayne, dont la ductilité et le sens de la nuance n'étaient sûrement pas des qualités majeures, est solide et ennuyeux. Mais j'ai trouvé bien charmante Angie Dickinson que je ne me rappelai qu'en ménagère volage zigouillée par un cinglé dans Pulsions et qui est, là, parfaitement adaptée à son rôle de femme libre …

Howard Hawks, ai-je lu ici et là, n'aimait pas les dialogues…. sans doute ; alors faut-il trouver une histoire qui ne soit pas une copie de l'enquiquinant Train sifflera trois fois : il y avait de la matière, jadis ; et, Dieu merci, La terre des pharaons et Hatari étaient d'une autre veine…


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De vincentp, le 3 mai 2013 à 21:20
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ah bon ? 12 notes attribuées par les membres de ce forum. Moyenne des notes : chef d'oeuvre. Vous êtes bien esseulé, Impétueux, avec votre 2/6. Prendriez-vous fait et cause pour le caïd Joe Burdette ?


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De Tamatoa, le 3 mai 2013 à 23:19
Note du film : 5/6

On a la sensation que le shérif Chance (John Wayne) et ses acolytes passent leur temps à parcourir dix mètres, de la prison à l'hôtel de Carlos (Pedro Gonzales-Gonzales) et de Consuela (Estelita Rodriguez) et vice-versa, en attendant benoîtement que les sbires du vilain Nathan Burdette (John Russell) veuillent bien accepter d'engager le combat

Disant celà, Impétueux n'a pas vraiment tort..C'est quelque chose que l'on remarque. Ce film manque peut-être de "l'espace" offert, par exemple, par Il était une fois dans l'Ouest. Mais là s'arrête mon inflexion envers son avis. Il est évident, même pour les non-initiés, que Rio Bravo est un très très grand western !


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De Impétueux, le 4 mai 2013 à 11:09
Note du film : 2/6

Z'êtes bien gentils, les amis, mais vous employez plutôt tous l'argument d'autorité (du type un chef-d’œuvre incontestable) que des démonstrations précises.

Sans être féru du genre, j'ai apprécié énormément certains grands westerns : en premier lieu La prisonnière du désert, mais aussi La chevauchée fantastique, La charge héroïque, de John Ford, mais aussi Les grands espaces (ceux qui manquent si cruellement à Rio Bravo) de William Wyler, voire L'homme des vallées perdues de George Stevens… J'y rattache même des films superbes qui sont presque des westerns, Le trésor de la Sierra Madre de John Huston, et des Peckinpah, La horde sauvage, Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia… Et bien entendu les films de Sergio Leone, où la vieille Europe apporte toute sa subtilité…

Mais Rio Bravo est une sorte de décalque, un peu meilleur du surcôté Le train sifflera trois fois. C'est en tout cas déjà mieux que l'affreux Johnny Guitar


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De vincentp, le 4 mai 2013 à 20:32
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Il s'agit d'un film réalisé dans un espace restreint, et qui se veut l'écho de Le train sifflera trois fois. La gestion de l'espace est néanmoins optimisée. Beaucoup de conversations, sur des sujets en apparence (et seulement en apparence) anodins. C'est la marque de fabrique de Howard Hawks, qui a désarçonné en son temps notre collègue Dumbledore pour The big sky. Moi j'adore…

J'ai en revanche souffert en regardant cette semaine le très sombre Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant de Peter Greenaway, porté aux nues par Impétueux. Il en faut pour tous les goûts.


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De vincentp, le 7 janvier à 11:24
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Rio Bravo réalisé et produit par Howard Hawks en 1959, scénarisé par Leigh Brackett, Jules Furthman, B.H McCampbell prend la forme d'un western urbain. Ce western donne corps à des valeurs universelles, proches de celles décrites au cours des années 1990 par le psychologue social américain S.Schwartz. Les valeurs universelles selon Schwartz sont par ordre d'importance Amitié, Universalisme, Autonomie, Sécurité, Conformité, Hédonisme, Tradition, Stimulation, Courage, Famille, Pouvoir. Les deux camps opposés dans la cité de Rio Bravo (les Burdette et ses mercenaires, face à John T. Chance et ses acolytes) partagent ces valeurs. Mais le clan Burdette défend un individu coupable de meurtre, en commettant un nouveau meurtre et de fait perd toute légitimité sociale. L'action collective doit être au service d'une cause juste, humaniste, selon les auteurs de Rio Bravo, quitte pour cela à s'armer jusqu'aux dents, dans un contexte marqué par une justice fédérale aux abonnés absents.

Un scénario très élaboré, sans la moindre faille, porte Rio Bravo de bout en bout. Les psychologies individuelles et de groupes sont développées par des scènes dont la conflictualité est subtilement dosée, qu'elles soient réalisées par deux acteurs (John Wayne face à Angie Dickinson), trois acteurs (Wayne, Dean Martin, Walter Brennan) ou plus (à l'intérieur des saloons). De façon indétectable pour le spectateur, Hawks place ses acteurs dans un espace à trois dimensions nous permettant d'observer leurs réactions, notamment faciales. Une impression de réalité domine l'ensemble, appuyée par l'emplois de gestes quotidiens (ouverture d'un paquet adressé par la diligence, dégustation d'une bouteille de bière). Une émotion croissante est produite par la musique de Dimitri Tiomkin, extrêmement bien employée, et par les hésitations et atermoiements des protagonistes, confrontés à un passé douloureux. Voilà un classique de poids qui traversera les âges…


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