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Forum : Le Dernier train du Katanga

Sujet : Avis


De CLOCHARD, le 19 avril 2006 à 16:00
Note du film : 5/6

J'avais enregistré ce film lors de sa diffusion sur club RTL cet hiver. Ne le connaissant pas, je n'en attendais pas grand chose. et pourtant j'ai été agréablement surpris. A éditer d'urgence en DVD.


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De powell, le 30 octobre 2008 à 20:49

J'ai vu ce film il y a pas mal d'année, j'avoue qu'il est d'une grande finesse et montre à quel point Jack Cardiff, chef opérateur de génie depuis Pandora à Hatari, reussi le pari de nous mener dans les méandres de la colonisation et des guerres tribales, bien avant Blood diamond, ce film a mis en avant le trafique de diamant et les ingérences des gouvernement puissant dans la course aux matières premières. Rod Taylor est fantastique dans ce film et j'en garde un très bon souvenir, vivement le dvd !


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De PM Jarriq, le 31 octobre 2008 à 09:16
Note du film : 5/6

Je vous suis. Moi aussi, j'ai gardé un souvenir ému de ce film d'aventures…


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De fretyl, le 29 juin 2010 à 23:26
Note du film : 6/6

Époustouflant !

Le dernier train du Katanga n'est pas un film de guerre pépère façon Hollywood ; Le dernier train du Katanga est un film âpre, violent, souvent cruel…
A sa sortie en 1968, interdit aux moins de 18 ans à l'époque, le film a parait-il été considéré, comme le film le plus violent jamais réalisé. Bien évidemment, on ne tardera pas à faire pire.
Le film est assez unique, vu qu'il se déroule en plein milieu de la guerre d'indépendance du Congo Belge, histoire qui n'a que très rarement (peut-être même jamais) été traité au cinéma.
Malgré sa violence, le film est plein de chaleur, d'humanité. Le film raconte le parcours d'un train à travers le Katanga emmené par un mercenaire (Rod Taylor) un ancien de la Waffen SS, et un intellectuel Congolais magnifiquement incarné par Jim Brown.
Au cours de ce voyage trépidant dans le but de remmener en vie les habitants d'une compagnie minière, ainsi qu'un stock de diamant, un très forte amitié naitra entre Rod Taylor et Jim Brown.

Dans la deuxième partie du film dans la ville minière, le film pète les plombs. Attaqué par les simbas les habitants seront tous massacrés, de la pire des façons. Là, on assiste aux pires scènes que l'on puisse voir dans une guerre. Des religieuses violées, un jeune militaire sodomisé, un père de familles qui exécute les siens, pour qu'il n'assiste pas à un ignoble carnage, des tortures… Une tribu drogué, qui anéanti tout sur son passage, des dingues presque comparable aux arriérés de Cannibal holocaust.
Ce qui a parait-il beaucoup marqué les spectateurs qui l'ont vu, c'est surtout le passage ou l'ancien ss par nécessité, exécute deux enfants devant Rod Taylor, pour être sur qu'ils ne parlent pas.
Pourtant le film ne tombe pas dans le piège de son sujet. Le film n'est jamais raciste.
Le dernier train du Katanga tente de faire comprendre que c'est une absence de culture, d'éducation qui mène un peuple à commettre ce genre de crime. Le personnage de Jim Brown est là pour nous le rappeler.
Le dernier train du Katanga est la peinture d'un pays en plein chaos, un pays ravagé, ensanglanté…
Constamment barbare, le film n'emmerde jamais et se déroule dans un tempo frénétique sur une magnifique musique, dans des paysages congolais sauvages. Plus qu'un simple film de guerre, un film sur le patriotisme, la haine, la violence, la vengeance…

Un film qui fouille le cœur de chaque homme, dans ce qu'il a de plus noir.


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De Arca1943, le 30 juin 2010 à 01:56

Ça m'a l'air très intéressant. Je vote !

« Le dernier train du Katanga tente de faire comprendre que c'est une absence de culture, d'éducation qui mène un peuple à commettre ce genre de crime. »

Si un tel axiome est exact, j'en déduis que Léopold II de Belgique et ses joyeux bouchers (1885-1905) étaient au moins analphabètes…


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De fretyl, le 30 juin 2010 à 11:29
Note du film : 6/6

Si un tel axiome est exact, j'en déduis que Léopold II de Belgique et ses joyeux bouchers (1885-1905) étaient au moins analphabètes…

Dans toutes les guerres il y'a toujours des crimes abominables. Mais certaines cultures sont plus dangereuses que d'autres. C'est ce qu'a très bien montré Mel Gibson dans Apocalypto.
Les Simbas du Dernier train du Katanga font partie de ceux qui par coutume arriéré croient que s'il mange le cœur d'un adversaire, sa force viendra s'ajouter à la leur… Ce n'est quand même pas dans tous les conflits que l'on découpe les corps en morceaux, pour en vendre la peau, les yeux, et tout le reste sur les marchés !


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De Arca1943, le 30 juin 2010 à 13:57

« Ce n'est quand même pas dans tous les conflits que l'on découpe les corps en morceaux… »

C'est juste. Au Congo sous Léopold II, pour justifier ses dépenses en munitions, il fallait ramener aux autorités la main coupée du cadavre pour bien montrer que la balle avait servi à tuer un nègre et non à aller à la chasse. D'où la multiplication, en sus des mains qui s'empilaient un peu partout, de Congolais avec une seule main, certains agents du régime ayant décidé d'aller chasser quand même. Par ailleurs, ce n'est pas du tout une guerre, un conflit armé qui a produit 10 millions de morts de 1885 à 1909 : mais uniquement le fonctionnement ordinaire du "système" Léopold II pour exploiter le caoutchouc, véritable fabrique de cadavres à ciel ouvert. À ce sujet il existe d'ailleurs un curieux et vibrant pamphlet d'Arthur Conan Doyle, l'auteur des "Sherlock Holmes". Hannah Arendt en parle également dans ses Origines du totalitarisme, que l'on recommande chaudement à Fretyl.


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De fretyl, le 30 juin 2010 à 14:21
Note du film : 6/6

Pourquoi moi ? Moi totalitaire, ou partisan d'un totalitarisme ? Jamais de la vie !


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De Arca1943, le 30 juin 2010 à 14:22

Aurais-je suggéré une chose pareille ? Il s'agit simplement d'un ouvrage utile – parmi d'autres il va de soi – pour se repérer dans l'histoire tourmentée du XXème siècle.


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De fretyl, le 30 juin 2010 à 15:22
Note du film : 6/6

Dans ce cas là pas de problème. D'autant que j'avoue ne pas connaitre en profondeur, l'histoire du Congo Belge.

Et puis pendant qu'on y est on pourra aussi relire Tintin au Congo, étudié et disséqué aujourd'hui comme le témoignage de l'esprit colonial de l'époque.


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De Impétueux, le 30 juin 2010 à 18:06

Non, Frétyl, Tintin au Congo, ce n'est pas la même époque que celle qu'évoque Arca ; Tintin se trouve au Congo belge, c'est-à-dire dans une colonie de l'Etat belge, et non dans la possession personnelle de Léopold II, aberrant et affreux régime qui dura de 1885 à 1902 et qui fut marqué par des atrocités épouvantables.

Je ne dis pas non plus que ça s'est beaucoup amélioré ensuite ; d'après mes souvenirs, ou plutôt les souvenirs de ce qu'on disait au moment de l'indépendance, en 1960, les Belges ne s'étaient pas préoccupés de créer la moindre infrastructure et de former quelques élites. D'où non pas les guerres coloniales (comme vous l'écrivez dans votre message initial), mais des guerres tribales ou, si l'on préfère, politico-ethniques, notamment dues à la tentative de secession de la riche province minière du Katanga (nous en revenons au film que vous avez chroniqué, à tout le moins par le nom) sous l'impulsion de Moïse Tschombé inspiré par l'Union minière, contre le pouvoir fédéral de Patrice Lumumba, soutenu par l'Union soviétique en sous-main…

Je partage l'avis commun que les peuples ne sont pas structurellement – en tout cas biologiquement – plus mauvais les uns que les autres ; cela étant, il faut bien admettre que cette région du centre de l'Afrique n'est pas de tout repos, puisqu'après les massacres que vous nous dites, Frétyl, relatés par le film, il y a eu, trente ans plus tard, l'affreux génocide du Ruanda (lui aussi ex-possession belge) où les scènes d'épouvante ont été légion….


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