Forum - Bonnie et Clyde - Mythique malgré tout
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Forum : Bonnie et Clyde

Sujet : Mythique malgré tout


De verdun, le 18 avril 2006 à 23:13
Note du film : 5/6

En 1967, Bonnie and Clyde a fait, c'est certain l'effet d'une bombe dans le cinéma hollywoodien, notamment sa façon inédite de traiter la violence sans détour, ouvrant la voie à La horde sauvage et au Parrain.

Que reste-t-il de tout cela, dites-le moi ?

L'essentiel, pour celui qui découvre le film en 2006, on suit le récit de cette scandaleuse cavale sans aucun ennui. Warren Beatty – curieux quand on connaît sa réputation de le voir incarner un impuissant – et Faye Dunaway forment un couple des plus convaincants et des plus sexy, secondé par des seconds rôles dont le déjà grand Gene Hackman. Le film décrit de façon intéressante ces grand enfants qui extériorisent leurs frustrations par la violence. Et puis le point fort du film est de jetter un regard puissant sur la crise des années 1930, où les agriculteurs sont expropriés, les miséreux se retrouvent solidaires les uns des autres.

Ce contexte de crise fait que les criminels nous sont dans l'ensemble rendus sympathiques, sans que le cinéaste soit très complaisant avec ses personnages. Ils nous sont sympathiques surtout à cause d'un épilogue cruel qui fait contraste avec la tonalité allègre du reste du film.

Quels défauts peut-on alors trouver?

Certains films comme Le démon des armes de Joseph H.Lewis ont traité le même thème avec plus d'originalité et moins de conventions.

Certains effets du film paraîtront datés notamment au niveau de la photo.

Néanmoins, ce film, hymne à l'amour fou et manifeste porteur anarchisant proche de la nouvelle vague française d'alors – pas étonnant lorsque l'on sait que Truffaut aurait dû réaliser le film -, reste un classique indiscutable.


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De paul_mtl, le 18 avril 2006 à 23:52
Note du film : 4/6

Que reste-t-il comme souvenir du film ?

La réponse risque d'être differente pour les hommes et les femmes :D
Comment Warren Beatty aborde et séduit la splendide Faye Dunaway. Voila un couple moderne, joyeux et assez naturel qui fait contraste avec le couple de Casablanca, vieux jeu, triste et assez theatral. Elle en fait parfois un peu trop mais elle est extraordinaire pour montrer sa sentimentalité / son émotivité a fleur de peau.
Le reste c'est pour moi du remplissage sans interet avec course poursuite et coups de feu. ils veulent la liberté et acceptent les contraintes de leur choix dans la société US des années 30.
Warren Beatty a malheureusment un jeu limité d'expression du visage: il sourit et a 2 ou 3 autres expressions et c'est tout.


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De Impétueux, le 19 avril 2006 à 11:34
Note du film : 5/6

Dans la liste de mes regrets (de ne pas avoir fait figurer tel ou tel film dans ma liste princeps des œuvres préférées), Bonnie and Clyde figurera en bonne place ne serait-ce que pour la superbe scène finale de massacre!


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De paul_mtl, le 19 avril 2006 à 13:53
Note du film : 4/6

la superbe scène finale de massacre

superbe n'est pas le 1er mot qui me vient a l'esprit quand je parle de massacre.

:D

Voila pourquoi le cinema violent marche commercialement, ca marque les esprits et il y a une forte demande entretenue dans notre environement mediatique violent. D'ailleurs c'est mieux pour le cinema US d'exploiter parce que question humour et sentiment ils sont en general pas au top a part bien sûr les exceptions qui confirment la régle et ici le jeu de l'actrice en est une belle … d'exception. :D


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De Impétueux, le 19 avril 2006 à 14:35
Note du film : 5/6

Un superbe massacre est un oxymore qui en vaut un autre !

N'êtes vous pas sensible à sa dramaturgie, son esthétique, sa chorégraphie ?

De la même façon, au début de Orange mécanique, lorsque Alex et ses droogs étripent la bande de Billy Boy pourrait-on parler de lumineuse tuerie…


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De paul_mtl, le 19 avril 2006 à 15:27
Note du film : 4/6

J'evite d'utiliser les oxymores et j'explicite davantage pour éviter les malentendus mais j'ai remarqué que certains philosophes les utilisaient un peu trop.

J'avais compris l'idée et la scene finale de Bonnye and Clide avec le montage des plans et son ralenti a la 'Sergio Leone' donne plus d'impact ou de 'dramaturgie' pour reprendre votre terme.

Pour une poignée de dollars de Sergio Leone date de 1964 alors qui a inventé quoi ?

Un documentaire italien sur Sergio Leone, disait que par ex. que la scene finale dans Le Bon, la brute et le truand ou Eli wallach court dans le cimetiere etait étudié dans les cours de cinema (montage video) aux USA.


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De Impétueux, le 19 avril 2006 à 15:36
Note du film : 5/6

Vous savez, je n'écris pas de messages pour la génération sms, incapable de comprendre une figure de style, ou même une phrase un peu complexe avec deux subordonnées !

Je ne crois pas avoir écrit que je tenais Arthur Penn pour l'initiateur de toute forme nouvelle ! Je témoignais simplement du choc qu'avait représenté Bonnie and Clyde sur ma génération ; les films de Sergio Leone, me semble-t-il, ne passaient, en province, où j'habitais alors, que dans des circuits secondaires et étaient – bien à tort – méprisés par tout ce qui passait pour aimer le cinéma ; je ne les ai découvert, personnellement, qu'avec Il était une fois dans l'Ouest, dans une salle parisienne… En tout cas, c'est bien avec Warren Beatty et Faye Dunaway que j'ai ressenti la griserie de cette ultra-violence, puis dans La horde sauvage


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De paul_mtl, le 19 avril 2006 à 15:57
Note du film : 4/6

Gentil pour la generation sms.

Oups la derniere partie de ma réponse était plutôt déstiné au message de verdun.

Vous voyez bien on est jamais assez explicite pour eviter les malentendus. :D

je l'ai découvert sur les forums.


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De droudrou, le 5 janvier 2007 à 14:14
Note du film : 4/6

J'ai vu ce film à l'époque de sa sortie en salle. Dire ce qu'il m'en reste aujourd'hui ? C'est assez mitigé. Comme Impétueux, ce que je me rappellerai c'est pour le moins cette scène finale, véritable ballet dans le crépitement des mitraillettes. Ce que je me rappellerai c'est cette famille crasse qui accompagne dans leur ballade avant qu'elle ne se transforme en cavale Bonnie and Clyde. Ce que je me rappellerai c'est cette musique country. Ce que je me rappellerai c'est la beauté de Faye Duneaway opposée au pâle Waren Beatty.

Dire si je voudrais revoir ce film ? Je dirai "oui" par curiosité afin de le juger dans sa version originale, sachant que la version française ne m'avait pas particulièrement inspiré. Il y manquait quelque chose pour pouvoir dire que c'est un film inoubliable.

Et si je suis le forum de Bonnie and Clyde c'est parce que je suis allé faire un tour sur la filmographie de Arthur Penn.

C'est très bizarre cette filmographie. On y retrouve Le Gaucher avec une image violente dont je me souviens pour avoir été peut-être la première du cinéma où on voyait à l'écran une éclaboussure de sang quand Le Kid Paul Newman se fait tuer. On y retrouve La Poursuite Impitoyable où Calder Marlon Brando se fait copieusement tabasser. On y retrouve Miracle en Alabama sur un sujet violent qui ne laisse pas insensible. On y retrouve Little Big Man qui m'avait séduit lors de ma première vision et qui m'agace quelque peu aujourd'hui. Et, surprise, on note que Penn a participé au tournage du Le Train de John Frankenheimer avec Burt Lancaster.

Pour un peu, j'allais dire Michael Cimino au lieu de dire Arthur Penn.

On y trouve une violence certaine, des films qui ne m'ont pas laissé insensible, mais, soudainement, je m'aperçois que j'avais oublié le metteur en scène.

La question à se poser est donc de savoir "pourquoi".

Et j'aimerais bien recueillir quelques avis sans complaisance sur ce sujet.


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De paul_mtl, le 5 janvier 2007 à 14:54
Note du film : 4/6

Droudrou vous avez le talent pour ouvrir des débats abyssals avec vos simples pourquoi. Je vais essayer de faire tres court pour ne pas trop indisposer Impétueux.

Pourquoi cette violence dans les films d'Arthur Penn ?
C'est culturel et assez commun aux cineates US. Même les comedies US populaires actuelles sont devenus relativement violentes. Ca se globalise comme le reste et malheureusement ca se vulgarise aussi avec la TV et les JT. C'est vendeur et aussi les critiques crient au chef d'oeuvre avec la puissance des émotions.

Pourquoi comme spectateur français vous l'appreciez davantage étant jeune ?
Nos centres d'interets évoluent et notre perception s'affine. Pour ma part je regarde plus les motivations de cette violence du personnage et la pensée de l'auteur derriere tout ca. Ceci dit je continue d'apprecier Little Big Man qui nous montre le massacre des indiens d'Amerique.

Pourquoi des scenes violentes et choquantes demeurent mieux gravés dans notre memoire qu'une scene plus banale ?
Un specialiste du cerveau et de la mémoire pourra mieux vous l'expliquer que moi. La mémoire a besoin de rafraichissement dans la durée et dépend aussi de l'attention qu'on a porté lors de l'enregistrement. Généralement une scene violente attire particulierement notre attention comme une scene particulierement érotique/sexuelle. Avec le puritanisme americain ambiant, j'imagine que les cineastes US preferent utiliser la violence pour marquer massivement les esprits et répondre à la demande tout en l'alimentant.

Voilà.


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De PM Jarriq, le 14 juillet 2007 à 12:16

Une version remastérisée de Bonnie and Clyde va bientôt sortir, pour fêter les 40 ans du film. Tant mieux !

Mais je profite de l'événement, pour conseiller à tous les fans de Faye Dunaway, qui avaient été séduits par sa beauté étrange et légèrement anorexique, dans L'arrangement ou L'affaire Thomas Crown, d'éviter de voir un des épisodes de la saison 6 des Experts, dont elle est la vedette invitée. Entre les liftings, les plâtras de fond de teint et les fausses dents, la vision est déprimante. Et on en a que plus d'estime pour des comédiennes qui ont su vieillir avec dignité, comme Bette Davis ou Simone Signoret.


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De droudrou, le 29 septembre 2008 à 11:31
Note du film : 4/6

Je viens de revoir ce film en version originale. Les personnages secondaires qui m'avaient particulièrement agacé dans la version française apparaissent un peu plus tolérables.

Pour le reste : C'est difficile à définir ! Un certain moment, je me suis dit : "Il y en a assez !" et je me suis posé la question de savoir pourquoi le film était aussi long ! Et puis, je suis arrivé à la fin du film et avais perdu cette notion de longueur. Je pense qu'il y a une partie anecdotique qui a quelque difficulté à se "trouver". Si on enlevait Gene Hackmann – Gene Wilder et leurs compagnes, je ne pense pas que le film y perdrait grand chose. Le montage serait plus court, plus dynamique. Qu'en cette Amérique en difficultés ils puissent apparaître sympa à une classe de population soudainement réduite à la misère, pourquoi pas. Mais les motivations du marshall qui ira les tuer à coups de mitraillette apparaissent bien démesurée face à des petites crapules qui ont tué, certes, mais dont l'envergure n'est pas extraordinaire au regard de méchants qui nous sont apparus par le biais d'acteurs comme Humphrey Bogart ou James Cagney et j'en oublie.

J'avouerai qu'il y a quand même une sacrée différence entre Bonnie and Clyde et la Poursuite Impitoyable en sachant que c'est le même metteur en scène.


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De kfigaro, le 29 septembre 2008 à 15:16

J'ai beaucoup aimé ce film (les acteurs, le rythme général), par contre la musique m'a vraiment enquiquiné, j'en avais pourtant entendu le plus grand bien…


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De guada, le 3 mars 2011 à 09:50

Ce couple mythique apparaît pourtant ici très… boîteux.

Un Clyde tout de suite effrayé par les ardeurs de Bonnie, qui la fuit en boîtillant (scène de l'auto après le premier braquage) : I'm not a loving boy. Il poursuit : But I don't love boys… Curieuse, si rapide dénégation. A quoi Bonnie répond par un jeu de mots : Boy ! Boy ! Boy !

Un amour presque enfantin, sans sexualité : on se serre dans les bras, on est attachés l'un à l'autre comme à sa propre vie, on ne veut pas se quitter, mais on n'arrive pas à faire l'amour. On n'essaie même plus.

Mais on reste ensemble comme deux enfants abandonnés (Bonnie et sa mère, l'absence de toute mention des parents de Clyde). Auxquels se joignent trois autres enfants, immatures, perdus, méprisés (C.W. et son père), presque idiots.

Un rêve d'enfant, le rêve de C.W. (Clyde, ils ne l'auront jamais).

Bonnie semble souffrir longtemps de cette absence de sexualité (où le revolver, que caresse Bonnie, est l'unique symbole effectif de virilité – scène avant le premier braquage).

Clyde affirme que c'est ainsi qu'il est, ou n'est pas. Mais il est souvent rongé de honte : il demande au banquier de dire lui-même à Bonnie que cette banque est en faillite, il ment face à son frère lorsque celui-ci lui demande si Bonnie est (sexuellement) aussi bien qu'elle paraît… Et Clyde apparaît souvent avec ce visage d'enfant crispé, au volant de la voiture.

A sa rencontre avec Clyde, Bonnie le traite de voleur de vieilles dames – ce n'est pas très glorieux. Old Mama's boy

A sa rencontre avec Bonnie, Clyde dit qu'il a vu en elle quelqu'un qui est comme lui. Un double. Un double qui va finalement écrire sa vie – soutenir sa parole, son image, ce qu'il ne peut faire lui-même.

Film d'errance. Fascination des sédentaires pour les nomades, pour les aventuriers, pour les fuyards.

Bonnie croyait qu'ils allaient quelque part (l'aventure, l'amour), mais en fait ils allaient, simplement. Ils fuyaient, sans le savoir, une mort certaine.

Conquête de l'Ouest, rêve américain de réussite… Ici le mouvement est conservé, mais il n'y plus de but. Ou un but négativé ; rien à chercher, seulement échapper : à la vie d'une serveuse, à la prison dont on sort – sans doute aussi à sa famille. Scène intiale où Bonnie se tord sur son lit – marasme.

La Dépression, filmée dans les années d'abondance : étrange.

Échapper et faire la cueillette, survivre plus ou moins luxueusement dans un temps de misère, en grapillant à gauche à droite, dans les banques, mais aussi les petites épiceries… En parasite sûr de son droit, et pimpant (le premier hold up à 5) : prélevant là aussi en parasite des signes de la richesse et de la distinction.

Etonnement de Clyde : pourquoi voulait-il me tuer, cet épicier, moi qui ne lui avait rien fait de mal ? Bouleversement quand il tue une première fois – par la faute d'un autre. Après tout s'enchaîne.


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De Impétueux, le 3 mars 2011 à 22:14
Note du film : 5/6

Remarquable message, quoiqu'il soit un peu déstructuré… mais revenez quand vous voudrez, Guada, ce site a besoin de regards acérés comme le vôtre !


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De Impétueux, le 3 décembre 2014 à 19:59
Note du film : 5/6

La grande dépression. États-Unis de la crise et de la misère, des fermiers chassés de leurs terres par des créanciers qui font faillite eux aussi peu après. Sensation de poussière et de touffeur. Générique glaçant : instantanés de Dorothea Lange ou de Nathan Lerner sans doute, avec le seul son du déclencheur d'un appareil de photo d'abord puis sur la voix sucrée d'un crooner. Bonnie (Faye Dunaway), nue dans sa chambre, sous l'été poisseux. L'échange immédiat de regards avec le petit voyou Clyde (Warren Beatty) est une des séquences les plus fortes qui puisse montrer un coup de foudre. Fascination immédiate, mutuelle, qui rend presque ridicule le métalangage obligé qui couvre à peine l'attirance folle des deux jeunes gens.

Je me souviens encore, prèss de cinquante ans après, du choc visuel que le film d'Arthur Penn a représenté à sa sortie : il ne me semble pas qu'on avait, jusqu'alors, filmé la violence de cette façon là, violence sans espoir, ni justification autre que la peur : peur des bandits, trop novices pour ménager des vies, comme les gangsters des films habituels ; enfermement dans l'engrenage de la peur ; et peur, aussi, ressentie par la police, lors de la fusillade finale, terriblement esthétique et bouleversante, déclenchée par l'envol inopiné d'un oiseau…

Sans doute la période et le désespoir suscités par la dégringolade en quelques semestres de la prospérité et des espérances ont été rarement aussi bien représentés que par ce film dont l'esthétisme recherché, les couleurs chaudes, les images irisées, les poursuites échevelées faisaient semblant de masquer la colère : il n'est pas indifférent que Bonnie and Clyde ait été tourné en 1967, c'est-à-dire pendant l'année où les effluves psychédéliques, le mouvement hippie et les émeutes raciales ont fait l'actualité aux États-Unis et où, en France, Jean-Luc Godard a tourné La Chinoise ; il y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas tant que ça.

Faye Dunaway a marqué, par sa façon de s'habiller, au moins toute une saison de jolies filles (ah ! les bérets à la Bonnie !) et même si la bêtise crasse de toute la famille apparaît évidente, la jeunesse et la séduction du couple a créé un mythe assez fort : On ne va nulle part : on fuit. On ne pouvait mieux dire

Notons que la musique country (Foggy Mountain Breakdow), curieusement assez oubliée (on entend aujourd'hui davantage la chanson de Serge Gainsbourg avec Brigitte Bardot, dont la musique est sans rapport avec le film)… n'est pas non plus pour rien dans la qualité de Bonnie and Clyde et que les poursuites éperdues sur le banjo rageur de Earl Scruggs avec leur côté mécanique, burlesque et désespéré racontent admirablement la chevauchée nihiliste de Bonny Parker et de Clyde Barrow.


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De verdun, le 4 décembre 2014 à 01:33
Note du film : 5/6

Il faut que je revoie ce film, qui a marqué son époque mais se révèle pourtant sans doute moins bon que le démon des armes de 1950.

Et dans la courte filmo de Penn, le sommet est, à mon humble avis le trop rare Georgia.


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