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Forum : Dernier domicile connu

Sujet : Mon Giovanni préféré


De Arca1943, le 14 avril 2006 à 23:22
Note du film : 5/6

J'aime bien aussi La Scoumoune, mais ce Giovanni-ci m'a toujours semblé de qualité supérieure. C'est un solide récit d'enquête, au rythme contagieux, sans final consolateur, et qui repose évidemment en bonne partie sur les épaules de Lino Ventura et Marlène Jobert, tandem ô combien disparate… mais ça marche. Un bon vieux film français que j'aime revoir souvent.


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De PM Jarriq, le 15 avril 2006 à 09:47
Note du film : 5/6

Entièrement d'accord. Dernier domicile connu est un vrai bon film, presque sans défaut (passé les cinq premières minutes assez ringardes), et reposant sur un magnifique duo d'acteurs, flanqués de grands seconds rôles comme Paul Crauchet. C'est aussi l'apparition du flic "piéton", repris par Ventura dans Cadavres exquis.


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De Arca1943, le 15 avril 2006 à 18:16
Note du film : 5/6

Pour ce qui est du flic "piéton" de Cadavres exquis, Francesco Rosi explique (en entrevue avec M. Ciment) que dans l'esprit de Leonardo Sciascia lorsqu'il écrivit "Le Contexte", l'inspecteur Rogas étant l'incarnation du fonctionnaire honnête, il ne pouvait se servir de sa voiture de fonction hors des heures de travail.


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De David-H, le 30 août 2006 à 00:47
Note du film : 5/6

Nul ne saura jamais si, lorsqu'il plagia en 2001 la bande-originale de 'Dernier Domicile Connu', l'obscène Robbie Williams visionna réellement ce film de José Giovanni ('Deux hommes dans la ville'). Mais nous l'espérons pour lui, en tout cas. Fiction absolument marquante, grâce à ses interprètes (Lino Ventura, Marlène Jobert, Michel Constantin…), à la bande-originale de François de Roubaix donc, mais surtout, grâce à ce qu'elle nous démontre – et dénonce -, rien ici, ou presque, ne semble s'être altéré avec le temps. Comme souvent, Ventura offre un cachet supplémentaire à son rôle – d'inspecteur -, par sa seule présence et toutes les valeurs que celle-ci implique (intuition, force, sagesse, paternalisme…). Dans son enquête, il se retrouve face à une incontournable figure féminine de l'époque, Marlène Jobert, idéale dans son rôle de stagiaire. Et Constantin, il est carrément hideux, à mille lieues même du pote qu'il incarnait dans 'Ne nous fâchons pas'. A sa lecture, l'intrigue – la recherche par la police et une bande criminelle, de l'unique témoin d'un meurtre – paraissait relativement simple. Mais en conclusion, le réalisateur, les acteurs et le compositeur en font un authentique chef d'œuvre du polar (tourné à Paris en 1968), dans lequel l'honneur de la police y est sacrément bafoué et où le réalisme de l'issue finale est terriblement cruel pour le spectateur. A voir ou à revoir, incontestablement…


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De ouzbeque, le 19 juillet 2007 à 16:50
Note du film : 5/6

film bien fait,sans gros effets pour épater, avec deux personnages bien construits qui forment un veritable tandem et que le spectateur ne demande qu'à suivre jusqu'au bout de leur enquête.A quand une version DVD ?


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De PM Jarriq, le 19 juillet 2007 à 18:22
Note du film : 5/6

C'est sorti chez Studio Canal il y a bien longtemps. Et c'est effectivement un très bon film.


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De fretyl, le 29 août 2007 à 21:17
Note du film : 5/6

Un des roles les plus sensible de Lino Ventura je trouve, ce qui aurait pue être un banal polar se ramméne a une analyse psychologique sur un flic de quartier, homme simple et d'un regard porté sur les bas quartier de Paris avec ses personnages pittoresques.

Je me souvient surtout de la musique de De roubaix et le duo Jobert-Ventura qui ne ce sont guère entendu, fonctionne pourtant a merveille. Comme quoi Giovanni a fait des choses bien le rapace , la scoumoune juste avant sa chute avec notamment les égouts du paradis ou pire les loups entre eux


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De Impétueux, le 19 octobre 2007 à 14:44
Note du film : 3/6

Je ne rejoins pas la cohorte des admirateurs, cohorte dont je partage, par ailleurs, bien souvent les goûts et, sans ensevelir complètement Dernier domicile connu dans la liste (vaste et profonde !) de mes déceptions, je suis bien conduit à avouer – à proclamer, même ! – que j'ai trouvé ça bien faible et que mon 3 est trop complaisant, 2,5 me convenant mieux.

Sans doute suis-je ainsi dépité parce que je viens de découvrir le film, alors que mes honorables camarades ont possiblement conservé en mémoire leurs souvenirs de 1970, l'épaisseur des personnages joués par Lino Ventura et l'acide séduction de Marlène Jobert. Mais le film de Giovanni pour qui le regarde aujourd'hui pour la première fois n'a pas le charme délicieux des œuvres en noir et blanc d'avant-guerre et des années Cinquante et présente donc, au contraire des désuétudes enchantées, un caractère tout à fait démodé et bien souvent ridicule.

Un truisme essentiel : 1970 – date du tournage – c'est précisément deux ans après Mai 68 ; c'est une époque de contestation généralisée de l'État, des hiérarchies, des Pouvoirs : le bon ton consiste à opposer la force et l'honnêteté de l'individu isolé, à la stature marmoréenne, aux calembredaines, magouillages et ignominies de tout ce qui détient une parcelle d'autorité. En gros, et en l'espèce, le discours dominant est qu'il peut y avoir quelques flics purs, mais que toute l'institution policière est vérolée, pourrie de haut en bas, sensible à toutes les influences des gros qui, structurellement, n'ont que mépris pour les humbles. Je ne dis pas qu'on ne peut pas soutenir une thèse pareille, je dis que ça se passe d'une façon un peu plus subtile que ça.

Je doute qu'on me contestera que Giovanni travaille avec des sabots d'autant plus gros que, s'il est un conteur d'histoires efficace, ce n'est pas un réalisateur virtuose et il manque souvent de discernement, voire de bon goût : l'évocation de la petite fille malade (Bianca Saury) de Martin (Philippe March), toute pastellisée et embrumée, est grotesque, comme est grotesque le premier plan sur Marceau Léonetti (Lino Ventura), totalement inoccupé dans le Commissariat de quartier, ou la douche prise tout habillé par le même Marceau après qu'il a été passé à tabac. Et que dire des "captures" d'obsédés sexuels effectuées par Marceau dans les cinémas, avec le concours de Jeanne (Marlène Jobert), qui sont à hurler de rire…? Jeanne qui, prétendument petit flic de base (enquêteur de police) vit dans un très agréable appartement, presque luxueux…

D'ailleurs, à dire le vrai, ni les dialogues (de Giovanni lui-même ?), ni la musique (du pourtant toujours excellent François de Roubaix) n'échappent au médiocre…

Qu'est-ce qui reste, alors ? Une histoire astucieuse, et même assez brillamment construite, le jeu de Ventura et de Marlène Jobert, moins piaillante que d'habitude, et surtout celui de Michel Constantin, aussi sobre et épatant que dans Le Trou.

C'est assez mince…


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De Pianiste, le 13 juillet 2014 à 07:44

Dernier domicile connu est un excellent film à la musique vraiment magnifique, encore très souvent diffusé à la télévision, ce qui est une très bonne chose. Le duo formé par Lino Ventura et Marlène Jobert fonctionne très bien. Ce commissaire de police, aidé par une bien jolie assistante, va tout faire pour retrouver un homme dont la vie est menacée. Ils vont faire tout leur possible pour mener leur enquête en questionnant de très nombreux témoins. La seule piste tangible est le fait que la fille de cet homme traqué est malade et doit suivre un traitement médical. Il leur faudra donc visiter toutes les pharmacies de la ville, afin d'essayer d'éviter la tragédie. Cependant, une fois nos deux personnages retrouvés, la fin sera cruelle et on aurait pu espérer que la vie de cet honnête citoyen serait épargnée.

Mais bon, on ne peut malheureusement pas toujours dire que tout est bien qui finit bien….


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De Steve Mcqueen, le 14 juillet 2014 à 22:31
Note du film : 3/6

En effet, comme le note si judicieusement Pianiste, on ne peut malheureusement pas toujours dire que tout est bien qui finit bien, car la fortune appartient à ceux qui se lèvent tôt, et de plus, j'ajoute que c'est le cordonnier qui est toujours le plus mal chaussé.

Je ne veux pas qu'on croit qu'il faut entrer dans la fanfare pour devenir fanfaron, ceci dit il est avéré que c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Et puis personnellement, je préfère reculer pour mieux sauter, car tout le monde sait que rien ne se perd et rien ne se crée. Et d'abord, pourquoi vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, je vous le demande ?

Je conclurai par un constat terrible, et néanmoins salutaire : il est nécessaire de se laver les dents 3 fois par jour, sans quoi on perd de vue l'essentiel, à savoir que qui dort dîne.


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De Pianiste, le 16 juillet 2014 à 22:14

Bravo à vous, l'ami! C'est toujours un plaisir de lire votre prose digne des meilleurs textes de Serge Gainsbourg…. Il faudrait songer à vous faire éditer. Enfin bref, encore une fois, toutes mes félicitations….


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De Frydman Charles, le 14 mars 2018 à 06:44
Note du film : 5/6

Marlène Jobert fait des clins d’œil à Marcel Proust :

Vers 38 mn Jeanne Dumas (Marlène Jobert) -Bon je vais me coucher avec Proust.

  • Marceau Leonetti : vous n'allez pas veiller tard avec ça ! (il est vrai que Proust est un peu soporifique).
-j'ai déjà lu Proust des nuits entières, pas vous ? 

(contredisant l'effet soporifique de Proust).

  • Non

Vers 1 h 24 mn Jeanne Dumas énumère ce qu'elle a vu chez Leonetti…-"…et puis j'ai vu aussi un livre de Proust , tout neuf  : telescoop,citation : "livre de Proust tout neuf" . Leonetti : "Vous êtes toute neuve. En face d’un vieux cheval" . Auparavant, vers 30 mn 46 s , c'était Leonetti qui était neuf : "…ceux qui continuent de chercher sont usés , il est neuf ":telescoop "il est neuf".

Coïncidence ou réaction proustienne à mon post le 18 mars ? Avec des précisions complémentaires :

Proust au cinema ,dernier domicile connu

A noter que : Lino Ventura est né à Parme , une de ses filles se prénomme Clelia comme l'héroïne de "la Chartreuse de Parme", une des sociétés qui a produit le film est "Parme productions" : Arte , "dernier domicile connu, "Parme productions" . Proust était un "grand admirateur" de "la Chartreuse de Parme" de Stendhal .

Il écrit dans la recherche du temps perdu, du côté de chez Swann, "nom de pays, le nom" : "Le nom de Parme, une des villes où je désirais le plus aller, depuis que j'avais lu la Chartreuse, m'apparaissant compact, lisse, mauve et doux ; si on me parlait d'une maison quelconque de Parme dans laquelle je serais reçu, on me causait le plaisir de penser que j'habiterais une demeure lisse, compacte, mauve et douce, qui n'avait de rapport avec les demeures d'aucune ville d'Italie, puisque je l'imaginais seulement à l'aide de cette syllabe lourde du nom de Parme, où ne circule aucun air, et de tout ce que je lui avais fait absorber de douceur stendhalienne et du reflet des violettes. "

Une princesse de Parme revient 86 fois dans "le côté de Guermantes" (3 tomes) , elle pourrait être la Sanseverina de la Chartreuse selon Proust , il écrit au Tome 3 de " le côté de Guermantes" : "Mais si j’avais depuis des années — comme un parfumeur à un bloc uni de matière grasse — fait absorber à ce nom de princesse de Parme le parfum de milliers de violettes, en revanche, dès que je vis la princesse, que j’aurais été jusque-là convaincu être au moins la Sanseverina, une seconde opération commença, laquelle ne fut, à vrai dire, parachevée que quelques mois plus tard, et qui consista, à l’aide de nouvelles malaxations chimiques, à expulser toute huile essentielle de violettes et tout parfum stendhalien du nom de la princesse et à y incorporer à la place l’image d’une petite femme noire, occupée d’œuvres, d’une amabilité tellement humble qu’on comprenait tout de suite dans quel orgueil altier cette amabilité prenait son origine. "

Comme la mère de Proust née Weil , on peut supposer que la femme du témoin Roger Martin , mere de la petite Marie était juive : telescoop citation concernant la femme du témoin "Martin Rachel. Née Isaac. Le Dr Silberstein à délivré le permis d’inhumer"


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De Frydman Charles, le 24 mars 2018 à 07:10
Note du film : 5/6

Au restaurant deux livres sont posés sur la table, ils se révéleront être de Proust juste après. Le plus mince a une tranche de couleur violette ou mauve, je dirais Parme pour rester dans le contexte. Le texte illisisible en 4e de couverture tient toute la page.


Ensuite devant la mosaïque principalement rouge et noire avec 3 motifs en blanc , comme une allusion à Stendhal, de l'immeuble "Le Périscope" , Jeanne Dumas tient les deux livres. En fait le plus mince est remplacé par un livre à tranche jaune et un texte noir en 4e de couverture plus court , "un amour de Swann" édition 1954, avec le texte suivant : "Comme des millions de lecteurs l’ont fait avant vous, vous aussi pénétrerez dans l’oeuvre capitale du XXe Siècle.". Le jaune c’est là couleur du "petit pan de mur jaune" que voit Bergotte dans "la prisonniere" avant de mourir et qui fascina Proust dans le tableau de Vermeer: "Vue de Delft", c’était la couleur des nappes au café.

.

Les "couleurs chez Proust" ont fait couler beaucoup d'encre : livres , publications, thèses…Le film est très coloré .On retrouve le rouge et le blanc avec la petite Marie en "chaperon rouge", une capuche bordée de blanc, son chat blanc décédé et remplacé par le cadeau de Jeanne Dumas , un autre chat blanc .

.Peut être le "chat blanc" de Proust dans "la prisonnière" ? Tu parles mon petit chat blanc , illustre par un beau chat blanc en bas de la page .


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