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Forum : It's All About Love

Sujet : Critique


De dumbledore, le 9 juillet 2003 à 00:06
Note du film : 1/6

Quiconque avait vu Festen avait le droit d'être impatient de découvrir le prochain film de Thomas Vinterberg. Bien évidemment ce film se promettait de ne plus être un "Dogme" et c'était tant mieux.

On parlait même d'un film à effets spéciaux et on se prenait à imaginer un Gattaca ou du moins un film qui allait réveiller un peu le genre. Eh bien le désenchantement sera à la mesure de l'espoir. Il n'y a pas trente six mille façons de le dire : Thomas Vinterberg se plante en toute beauté en signant la fable romantique indigeste et pédante qu'est It's all about love.

Pourtant le film démarrait plutôt bien, avec une ambiance étrange, un monde que l'on découvre peu à peu différent du nôtre, atteint par une maladie qui laisse des cadavres sur les trottoirs sans que personne ne réagisse. L'histoire des deux personnages promettait elle aussi quelque chose de fascinant, proche de la schizophrénie avec un personnage interprété par Claire Danes tout à la fois attrayante et inquiétante.

Et puis, petit à petit, à mesure que le film nous apporte des réponses, à mesure que le voile se lève, on va de déception en déception. La maladie qui attaque les hommes n'est pas exploitée par le film, le réchauffement de la terre n'est là que pour un message écologique très lourd, trop lourd. Trop lourde également l'histoire d'amour de cet Adam et Eve de la fin de l'humanité entremêlée d'une histoire de clone sans queue ni tête. La métaphore amoureuse est trop ridicule pour que les comédiens puissent nous convaincre que les propos qu'ils incarnent sont intéressants. Alors on les regarde. On peut admirer le charme des deux comédiens, mais ça ne va pas plus loin.

Et puis, il y a Sean Penn et on se demande ce qu'il fait là. Parachuté pour apporter un soliloque censé éclairer le film mais qui ne fait que le rendre encore plus digeste…

Vite, vite, revoyons Festen


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De PM Jarriq, le 5 mai 2004 à 16:19
Note du film : 2/6

OK avec toi, en un peu moins sévère. Dans ce fatras, il y a des moments assez magiques, comme le ballet sur glace des quatre Claire Danes, abattues une à une par un tueur. Je pense aussi à l'eau qui gèle dans les verres, à l'ambiance de l'hôtel bien rendue. Mais pour ces instants de grâce, quel pensum ! Les idées surréalistes n'ont ni queue ni tête (les Ougandais volants !!!), les pistes de scénario ne sont pas exploitées et comme tu le dis, Sean Penn est aussi ridicule et inutile, qu'il le fut en peone mexicain dans "Avant la nuit". Espérons que "Festen" n'était pas qu'un heureux accident !


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De Arca1943, le 28 juillet 2007 à 23:14
Note du film : 1/6

Quel salmigondis sans queue ni tête ! Sans vouloir être DOGMatique, le récit d'anticipation a ses règles de fer et il est évident que les auteurs ne comprennent pas ça du tout. Ainsi, la SF demande qu'on "justifie" – fût-ce par une explication abracadabrante – les événements hors norme. Alors si en 2025 j'ai des Ougandais volants – ou encore si le personnage Sean Penn a le droit de fumer dans un avion bondé, comme on voit dans la première scène où il apparaît – il faut que je brode une histoire qui "explique" la chose. Cette histoire peut elle-même être dingue (comme dans Brazil par exemple), mais à partir du moment où j'ai posé d'abord cette donnée capitale, qui change tout : « Nous sommes en 2025 », le reste doit suivre. Sinon, pourquoi serions-nous en 2025? Pourquoi pas situer le récit aujourd'hui? Entre aujourd'hui et 2025, il s'est passé la chose X, la succession d'événements Y, qui fait que des Ougandais s'envolent et (chose bien plus incroyable !) qu'il est à nouveau possible de fumer sur les vols commerciaux. Par contre, les morts qui jonchent les trottoirs sont "expliqués" : en 2025, la solitude et l'esseulement tuent. C'est un peu naïf, c'est une explication poétique, mais c'est quand même une explication et donc c'est O.K. De même pour l'eau qui gèle partout sur la Terre : changements climatiques, et voilà. Mais pour le reste, c'est très, très mal raconté et en plus on greffe entre les trois personnages un whodunit de dernière minute. Des personnages qui, notons-le, se sont préparés à s'enfuir vers une région hivernale, mais partent pas d'tuque (bonnet), pas d'mitaines (moufles), pas d'foulard (écharpe) et s'enfuient dans une tempête de neige enveloppés dans une couverture de laine. De qui se moque-t-on, tabarnac !


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