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Sujet : Le Amiche à l'horizon...


De Arca1943, le 26 septembre 2005 à 17:58
Note du film : 6/6

Je constate avec plaisir que Le Amiche, un Antonioni pour lequel j'ai une affection particulière et où l'excellente Eleonora Rossi Drago brille de tous ses feux, va sortir en DVD. Évidemment, le plaisir serait plus grand s'il n'était annoncé… sans date.


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De Arca1943, le 12 février 2006 à 23:23
Note du film : 6/6

Je constate aussi que plus de 2 000 visiteurs sont maintenant passés sur cette fiche ! Que font les éditeurs ? Et pendant qu'ils y sont, pourquoi ne pas nous sortir d'autres superbes classiques italiens centrés sur des groupes de personnages féminins, comme Onze heures sonnaient, Adua et ses compagnes, Cinq femmes marquées, Le Soldatesse ? Voire – tandis que nous y sommes – le probablement mineur Donne proibite ?


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De paul_mtl, le 16 février 2006 à 23:08
Note du film : 5/6

Il y a environ 2 ans, j'ai loué le DVD a la videotheque la boite noire (Montreal).


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De Arca1943, le 8 mars 2006 à 12:36
Note du film : 6/6

…mais il n'y a que des sous-titres anglais, comme d'habitude.

Pour que cette réédition sans date devienne une réédition avec date !


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De Arca1943, le 5 janvier 2008 à 04:48
Note du film : 6/6

Dix-huit mois plus tard, son inoubliable protagoniste nous ayant désormais quitté, je réclame de nouveau la sortie sur DVD de ce classique de Michelangelo Antonioni où l\'inoubliable Eleonora Rossi Drago donne force et vie au personnage central de Clelia.

Eleonora Rossi Drago et Yvonne Furneaux


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VOTE
De vincentp, le 5 janvier 2008 à 08:51
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je m'associe à ce vote pour une réédition en dvd de ce film magnifique… que j'ai régardé il y a peu dans sa VO non sous-titrée. L'histoire y est compréhensible, même si on ne maitrise pas complètement l'italien.


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De Arca1943, le 8 novembre 2008 à 16:23
Note du film : 6/6

Décidément, on a le sens du slow-burn gag, chez Opening : ça fait bien trois ans que Femmes entre elles est annoncé sans date. Eh bien on la veut, cette fameuse date !


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De Arca1943, le 10 juin 2009 à 01:56
Note du film : 6/6

Bon, allez, rééditez-nous ça, quoi. Je m'ennuie de la Rossi Drago.


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De vincentp, le 28 novembre 2013 à 22:37
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Revu ce soir en dvd, via l'édition soignée qui vient d'être publiée en France par l'éditeur Carlotta, suite à une restauration de grande qualité effectuée en Italie. Femmes entre elles (1955) est une pure merveille ! Ce film démarre pianissimo, peut-être comme une oeuvre anonyme des années 1950… Mais rapidement la conjugaison mise en scène de Antonioni, adaptation et dialogues de Suso Cecchi d'Amico et de Alba De Cespedes, photographie de Gianni Di Venanzo, interprétation des acteurs et actrices, musique (Giovanni Fusco),…, positionne cette oeuvre a un très haut niveau artistique. Quels dialogues ! 38e minute (dans le train), 45e minute (au bord de l'eau)… Je me remémore des dialogues similaires pour Rocco et ses frères et Eté violent, également mis en dialogue par Suso Cecchi d'Amico. Sont énoncés de grands concepts déclinés à hauteur d'homme et de femme, avec douceur, fluidité, émotion contenue.

Suso Cecci d'Amico joue avec les syllabes, les mots, le rythme de la phrase, et le rythme des phrases qui se succèdent. Et cela sans qu'une once d'artificialité n'apparaisse. Remarquable ! On imagine que l'oeuvre de départ de Cesare Pavese contient de la matière, une vaste thématique (relations humaines et sociales, temps et espace) étant abordée, mais celle-ci est optimisée à la perfection. La part visuelle (déplacements des personnages, dialoguant et circulant autour d'objets divers) est également de très, très haut niveau. La photographie en noir et blanc, en intérieurs et extérieurs, est magnifique, porte le sujet de façon impeccable et impacte le spectateur. Du très grand art et l'un des meilleurs films italiens, incontestablement. Impossible par ailleurs de ne pas établir un lien avec L'attente des femmes réalisé par Bergman trois ans auparavant (1952), de par leur sujet similaire, et leur qualité commune.


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De vincentp, le 1er décembre 2013 à 09:46
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Très bon supplément explicatif présent au sein du dvd édité par Carlotta.


Passant en revue le casting (fabuleux) de Femmes entre elles, on remarque la présence de la française Yvonne Furneaux (née en 1928 à Lille, toujours en vie selon imdb) dans le rôle de Momina. Née en 1923, Valentina Cortese dans le rôle de Nene : âgée aujourd'hui, selon imdb, de 90 ans. Madeleine Fischer née en 1935, également : cette actrice alors âgée de 20 ans, magnifique dans le rôle de Rosetta, n'a pourtant tourné qu'une poignée de films.

Côté hommes : Gabriele Ferzetti, né en 1925, âgé 88 ans en 2013 selon imdb, semble être l'un des seuls acteurs encore en vie.

Anecdote à propos du film relatée par Antonioni (source : wikipédia). "Je m'occupais surtout de Madeleine Fischer, la moins expérimentée, la plus désarmée, qu'on avait trouvée par hasard deux jours avant de commencer le film, grâce à une photographie de mode : elle était mannequin (…). Le travail fut interrompu plusieurs fois : l'argent manquait »."


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De Impétueux, le 12 mars 2014 à 14:25
Note du film : 4/6

La tonitruante Journée de la femme venant d'avoir lieu, ornée de ses éternels lieux communs et de ses éternelles pleurnicheries, je me suis dit qu'il était opportun de regarder un film qui, selon le texte de présentation de son édition DVD est une chronique des relations délétères au sein d'un groupe de femmes (pour rester dans le lieu commun, je dirais qu'il s'agit là d'une expression pléonastique).

Michelangelo Antonioni, aux temps où les Cahiers du cinéma bavaient sur lui d'adulation (L'Avventura, La nuit, L'Éclipse) et crachaient sur Henri Verneuil et Gilles Grangier m'avait paru être un de ces faiseurs qui ont empuanti le cinéma au même titre que l'heureusement récemment disparu Alain Resnais et toute sa cohorte. Femmes entre elles est de quelques années antérieur aux films cités et n'en comporte assurément pas tous les travers irritants de vacuité et d'inconsistance.

Cela dit, ça me paraît bien loin des chefs-d’œuvre néo-réalistes de Rossellini ou de De Sica et naturellement de ceux de la comédie italienne. Et ça m'a fait fortement penser à un film – de moindre qualité, il est vrai – Les Tricheurs de Marcel Carné : monde où une bourgeoisie assez vaine passe son temps à perdre son temps et où la vanité des choses, les flirts sans lendemain et l'ennui de n'avoir rien à faire conduisent à un malaise générationnel.

Femmes entre elles est un peu lent, met un temps fou à poser les personnages, à les présenter ; ça manque de rythme, de vivacité et d'esprit. Une fois les protagonistes mis en scène, dans la courte deuxième partie, ça s'améliore, parce qu'on a fait connaissance avec eux et qu'on commence à s'intéresser à leur histoire ; mais ça traine tout de même pas mal.

Heureusement la belle idée de présenter les interrelations entre cinq femmes donne de l'originalité au récit. On se dit simplement qu'il est bien dommage qu'Antonioni ait tourné un film qui se passe dans les milieux de la mode à un moment où celle-ci était la plus hideuse de l'histoire de l'humanité (il est arrivé la même punition à Jacques Becker quand il a tourné Falbalas). J'ai été plutôt déçu par Eleonora Rossi Drago, assez mal mise en valeur par le cinéaste ; il est vrai que son rôle de jeune femme issue d'un milieu modeste qui sacrifie un possible amour à son ambition est un peu compliqué ; en revanche, j'ai trouvé parfaite et bien séduisante Yvonne Furneaux, qui joue avec amoralité et charme une jeune femme assez vénéneuse. Les hommes sont flous, incertains, indécis. Sans intérêt ; on se demande, par exemple, ce que Rosetta (la bien belle Madeleine Fischer, pourtant presque toujours en ballerines) et Nene (Valentina Cortese) peuvent bien trouver à Lorenzo (Gabriele Ferzetti), peintre raté, grognon et inutile…

Femmes entre elles est intelligent, mais verbeux, trop lent, un peu lacrymal, et forcément un peu femelle (sanglots, soupirs, regrets, remords). Ça ne me donne pas vraiment envie de revisiter Antonioni


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