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Sujet : Nos tendres banlieues


De Célinetteml, le 25 juillet 2005 à 23:53

Ce film est merveileux et réel …..


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De Impétueux, le 22 juin 2009 à 22:35
Note du film : 3/6

Film merveilleux et réel écrit celui qui inaugure le fil…. Réel, j'en suis tout à fait d'accord, mais merveilleux ?… à moins d'avoir des merveilles une notion assez singulière…

Quelques années avant La journée de la jupe, mais avec le même effarement devant l'incroyable violence, et le refus de tout cadre social qui forment le quotidien de nos tendres banlieues, ce petit film un peu trop semblable à une dramatique de TF1 se laisse suivre sans déplaisir et sans illusion.

Est-ce que quelque chose va craquer  ? On n'en est pas même sûr…


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De fretyl, le 22 juin 2009 à 23:01
Note du film : 4/6

Le plus beau métier du monde a au moins le mérite de ne pas masquer ce qui se passe en banlieue. De manière assez courageuse le film montre que la haine du français est très bien encré en banlieue, qu'il y a de vraies lascars, un repli communautaire impossible à gérer, des problèmes de sécurité…

Alors que justement les téléfilms de TF1 ont généralement mission de faire semblant de soulever un problème mais d'en policer les contours, d'utiliser une fibre consensuelle pour parler d'intégration et de ne montrer au final que la moitié des choses.
Gerard Lauzier ancien éducateur en banlieue semble savoir de quoi il parle. Et puis c'est un des seuls films sur le sujet à ne pas sombrer dans le réalisme de pacotille donnant au film un coté docu-fiction lourd qui m'insupporte.


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De kfigaro, le 23 juin 2009 à 14:20
Note du film : 4/6

En fait, ce film aurait surtout gagné à n'en être pas un ! ;) je suis certain que Lauzier (un dessinateur de talent) en aurait tiré une merveilleuse bande dessinée et surtout lui aurait insufflé un humour au vitriol et une férocité qui manque parfois cruellement à ce long métrage souvent un peu trop gentillet. Lauzier a perdu, en passant derrière la caméra, ce qui se faisait tout son génie satirique dans le courant des années 70 (à la grande époque des Reiser, Cabu et Cavanna)…

Mention spéciale à Daniel Prévost qui incarne un détestable voisin paranoïaque avec un talent particulièrement jubilatoire…


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De Impétueux, le 24 juin 2009 à 11:39
Note du film : 3/6

Nous sommes substantiellement d'accord, kfigaro, et c'est d'ailleurs ce que j'avais écrit, sur le fil de La tête dans le sac, à la mort de Gérard Lauzier, en décembre 2008.

Le trait vengeur et la lucidité désespérante de Lauzier sont mieux adaptés à la bande dessinée qu'au cinéma ; il touche quelquefois au talent d'un Reiser, du côté réactionnaire, évidemment… mais jamais bourgeois.


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De Pianiste, le 8 juin 2014 à 19:13

Le plus beau métier du monde est un film qui convient très bien à Gérard Depardieu toujours excellent en baroudeur de service. Suivre ses tribulations dans cette cité et dans ce collège est vraiment passionnant. On retrouve bien l'ambiance de ces gangs de lascars qui s'en prennent aux faibles, même si ce sont des enfants. Ce professeur est pourtant parfois difficile à cerner car quand on a une jolie femme comme Michèle Laroque, on n'a pas besoin d'aller voir ailleurs. Sinon, les rôles tenus par les élèves sont aussi très convaincants. Qu'il s'agisse de l'Algérien devenu racaille et protégé par son frère ou de l'africaine qui doit s'occuper de ses nombreux frères et sœurs, on est bien dans le cadre très difficile de l'instruction à assurer qui peut parfois devoir passer par l'accusation de racisme ou de pédophilie.

Un bon moment de cinéma qui peut effrayer avant la rentrée des classes….


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De Impétueux, le 2 septembre 2014 à 22:45
Note du film : 3/6

Le hasard a voulu que, juste après que j'ai dit tout le bien que je pensais des adaptations données par François Leterrier du travail de Gérard Lauzier, le hasard a fait que passe à la télévision, sans doute dans la perspective de la rentrée des classes, un des films les plus notoires de l'auteur de bandes dessinées, ce Plus beau métier du monde qui est bien maladroit, emberlificoté, prévisible, mais quelquefois, aussi, efficace au point qu'il en devient glaçant.

Au milieu de péripéties vaudevillesques sans aucun intérêt, les démêlés de Laurent Monier (Gérard Depardieu) avec sa femme Hélène (Michèle Laroque) puis avec sa collègue Radia (Souad Amidou), le film présente la vie quotidienne d'un collège de la banlieue parisienne. Le film date déjà de près de vingt ans et le constat terrifiant qu'il dresse, sans appuyer trop sur le trait, d'un territoire en état de putréfaction a gardé toute sa pertinence (sans doute faut-il même penser que la situation s'est encore dégradée depuis lors).

On regarde ces immeubles esquintés, ces classes-foutoir, ces caïds à peine majeurs qui roulent en voitures de sport, rackettent, volent et violent comme si c'étaient là de seules images de cinéma, on s'esclaffe lorsque Depardieu fait voler dans le décor la bagnole d'Ahmed (Roschdy Zem), sale petite racaille menaçante, on est bien content que la police arrête toute cette engeance et que la cité se mobilise dans un suave happy end consensuel, gluant de gentillesse et d'espoir en lendemains roses et bleus. Hello Kitty !

On voit bien que Lauzier n'a plus la flamme, ou qu'il a la flemme de se battre contre les moulins à vent de l'intelligentzia : il instille à toutes petites doses son venin, ne va pas jusqu'au bout des situations, ne tire pas toutes les conclusions des questions qu'il pose. Cela donne un film quelquefois du piètre niveau d'un sujet de prime time pour TF1, de temps à autre totalement désespérant. Avec, ici et là, de la lumière : comme elle est belle, cette petite Malienne, Malou (Prisca Songo), qui travaille, s'occupe de ses petits frères, seconde sa solide maman, essaye de s'en sortir et sans doute s'en sortira…

Il y a trente ans, vingt ans même, des voix graves et bien avisées pensaient et disaient que l'intégration des populations immigrées passerait par l'émancipation des filles. On n'en parle plus guère aujourd'hui ; les tournantes et les barbus ont pris le dessus, non ?


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De fretyl, le 16 août 2015 à 19:01
Note du film : 4/6

Je posais la question sur le fil de 15 jours ailleurs : Comment un cadre d'entreprise, un mari parfait, un collaborateur professionnel exceptionnel – en clair quelqu'un de normal, peut-il en quelques mois se casser la gueule au point se retrouver dans un asile de fou ?

On pourra poser la même question avec Le plus beau métier du monde : Comment un prof (Depardieu) un directeur d’établissement (excellent Guy Marchand) et son pion (Ticky Holgado) vont péter les plombs au point de tout foutre en l'air dans le collège soigneusement surnommé Serge Gainsbourg en mélangeant valium, lexomil, temesta et alcool…

Malgré ses régulières mauvaises critiques j'aime bien Le plus beau métier du monde ou l'on rit assez souvent et ou Depardieu reste sobre. Je le préfère en tout cas au grand film socialo faux-cul Entre les murs car le trait sarcastique n'est pas si mal aiguisé que ça. Intéressant de suivre le chemin de croix de Laurent Monier qui d'un divorce compliqué, se retrouve muté dans un des pires collèges de France, se retrouve à vivre dans une des pires banlieues de Paris et se retrouve accusé de détournement de mineur, racisme, chauffard alcoolique… On y croise aussi un Daniel Prevost survolté qui trouve là une de ses prestations les plus drôles, juste derrière le célèbre Cheval du Diner de cons et c'est par un sale Juif !! lancé à Depardieu qui vient de le rembarrer, qu'il place la réplique la plus cynique et la plus drôle du film !

Une comédie sur un sujet pas drôle à placer juste un peu derrière Une époque formidable.


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