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Sujet : Un film flamboyant


De dumbledore

Avant L'aventure intérieure de Joe Dante, il y a eu Le Voyage Fantastique. On y trouve moins d'humour que dans le film de Dante, mais à la place, on a droit à un film flamboyant. Les décors, l'ingéniosité du scénario, la mise en scène efficace de Richard Fleischer font de ce film un petit chef d'oeuvre incontournable de la science fiction.

Et puis, il y a une jeune et jolie comédienne qui y faisait ses débuts: Raquel Welch. Aussi belle que sa fille dans un autre classique de la science fiction: Cocoon


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De vincentp, le 23 octobre 2010 à 23:21
Note du film : 4/6

Revu aujourd'hui sur grand écran. Mon enthousiasme de la première vision cède aujourd'hui place à une moue dubitative. Certes les décors sont de qualité, mais cette histoire est aujourd'hui datée. On est loin, à mon sens, des meilleurs films de Richard Fleischer, lesquels pourraient être L'étrangleur de Boston, Vingt mille lieues sous les mers, Barabbas, Les vikings, Terreur aveugle, L'étrangleur de Rillington place,… voire La fille sur la balançoire, Soleil vert, Les flics ne dorment pas la nuit, Le temps de la colère


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De Impétueux, le 11 mars 2013 à 21:59
Note du film : 4/6

Merveilleux temps où l'Homme croyait à son avenir et à son génie, où il savait qu'il avait des ressources ! Aujourd'hui où il se réfugie frileusement derrière le principe de précaution (celui qui aurait susurré à l'oreille de Christophe Colomb de ne surtout pas se risquer à partir chercher vers l'ouest les Indes occidentales), aujourd'hui où le moindre incident dans une usine, une centrale, un avion suffit à déclencher des terreurs hystériques, ce genre de film glorieux, optimiste et décidé n'aurait pas droit de cité…

Invraisemblable distance vintage entre la grisante utopie performante de la miniaturisation (jusqu'aux dimensions d'un microbe) et la physionomie ringarde des appareils qui la permettent (ordinateurs, moniteurs de télévision, projecteurs de diapositives… jusqu'aux ceintures de sécurité) : c'est presque un peu ce qu'on ressent lorsque l'on regarde les gravures qui accompagnent, dans les belles éditions Hetzel, les romans les plus innovants du grand Jules Verne : une indifférence absolue aux contingences immédiates et une complète confiance en l'avenir. Confiance qui ne va pas, d'ailleurs, sans bonne conscience : ainsi voit-on travailler la main dans la main militaires, savants et médecins étasuniens unis dans une lutte sans merci contre l'Empire du Mal (innomé, mais évidemment reconnaissable).

Et en plus, c'est drôlement bien fait, avec un sens pédagogique remarquable : le genre de films qui présente les merveilles du corps humain avec intelligence et subtilité, dans une intrigue maligne où chaque péripétie donne l'occasion d'aller visiter une nouvelle région de l'organisme et d'apprendre au spectateur ébloui une nouvelle subtilité et un nouveau détail sur notre extraordinaire machine.

C'est naturellement là qu'est le meilleur du film, et, d'ailleurs son seul intérêt. Car les manigances destinées à faire échouer la mission n'ont pas d'autre but que de compliquer un peu l'histoire et on voit bien trop rapidement que le méchant traître n'est pas le docteur Duval (Arthur Kennedy), qui était initialement suspecté, mais le docteur Michaels (Donald Pleasence, qui excelle dans les rôles de faux derche) ; ceci ressemble à On a marché sur la lune où Tintin découvre que la mission est sabotée par le colonel Boris (à la différence importante que celui-ci est demeuré caché pendant une partie du voyage).

Les décors du film sont extrêmement significatifs de la fin des années Soixante : fonctionnalisme minimaliste de la base secrète (comme dans les James Bond de l'époque, ou les Flint, ou dans Modesty Blaise) et psychédélisme délirant aux teintes violines accentuées dont même 2001 – lors du voyage au delà du système solaire – n'est pas exempt. Je me suis, en tout cas, bien régalé en revoyant ce film qui n'est pas qu'un voyage pédagogique.

Et puis y a-t-il mort plus incongrue que celle qui consiste à être dévoré par un globule blanc, comme le méchant Docteur Michaels ?


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De Tamatoa, le 12 mars 2013 à 00:54
Note du film : 5/6

Tout à fait d'accord avec vous ! Ce film est une merveille d'ingéniosité et de hardiesse . Un peu moins d'accord avec Vincentp : L'histoire est datée.. nous dit-il. Oui, de l'époque oû est sortie cette oeuvre ambitieuse . Je pense qu'il nous faut revoir ces films anciens avec, dans l'esprit, tout le Kitch nécéssaire à sa bonne exégèse et non avec toute la modernité de la période dans laquelle nous baignons. Savez vous ce que me rappelle ce film ? Une formidable série animée qui passe sur France ô (Tnt) et qui s'appelle :

Il était une fois la vie… oû un certain professeur Globus explique avec force scénarios toute la mécanique du corps humain et les attaques dont il peut-être la victime. Les bons globules rouges et les méchants blancs se balladent dans nos veines surveillés par une escouade de gardiens, etc, etc… Chaque enzyme, chaque microbe, chaque maladie est représentée sous la forme d'un personnage. Formidablement passionnant parce que très vulgarisé !

Et en plus, c'est drôlement bien fait, avec un sens pédagogique remarquable : le genre de films qui présente les merveilles du corps humain avec intelligence et subtilité, dans une intrigue maligne où chaque péripétie donne l'occasion d'aller visiter une nouvelle région de l'organisme et d'apprendre au spectateur ébloui une nouvelle subtilité et un nouveau détail sur notre extraordinaire machine. ( Impétueux )

C'est très exactement ça !

                                

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De verdun, le 13 mars 2013 à 22:36
Note du film : 3/6

3,5/6

C'est loin d'être le meilleur film de Fleischer même si c'est l'un des plus connus et même s'il se regarde toujours avec plaisir.

Pour le spectateur actuel, les effets spéciaux seront sans nul doute dépassés.

Pour le cinéphile plus exigeant, les personnages sont vraiment caricaturaux: le playboy, la scientifique intellectuelle mais canon, le traître repérable à cent mètres.

Ceci dit, c'est l'un des films de SF les plus importants de l'époque pré-2001 et il a gardé son aspect divertissant.

Mais le meilleur est sans doute dans les premières scènes nocturnes qui rappellent à quel point le cinéaste fut un maître du film noir.

Dans un genre similaire, Le mystère Andromède me semble plus abouti et davantage à l'abri des ravages du temps.


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De Arca1943, le 13 mars 2013 à 23:18
Note du film : 4/6

« Pour le spectateur actuel, les effets spéciaux seront sans nul doute dépassés. »

Je peux témoigner que les effets spéciaux apparaissaient déjà quelque peu ringards seulement dix ans après, quand je découvrais ce film au Cinéma de 5 heures (juste après l'école !)'' dans les années 70. Les globules étaient déjà un tantinet tartes, c'est sûr, et les parois des vaisseaux sanguins aussi ! Mais on s'en foutait royalement, et on avait bien raison, car ce Voyage était vraiment fantastique et racontait une histoire fascinante qui, par son esprit, me rappelait Jules Verne. Quelle idée géniale, de toute façon, de se balader en sous-marin à l'intérieur d'un type !

Ce film pour moi est un amour d'enfance…


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De verdun, le 13 mars 2013 à 23:32
Note du film : 3/6

Film très fun pour moi aussi et malgré ses défauts, j'aime bien ce film et le revoit en dvd avec joie.

Un autre défaut: le film se termine sur les savants qui reviennent à leur taille normale mais quid du savant opéré ? Est-il en mesure de redonner après son coma la formule de miniaturisation ? On ne le sait pas. Ce personnage est mis de côté alors que c'est pour lui que l'on s'est décarcassé..


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De spontex, le 1er juin 2014 à 21:24
Note du film : 3/6

C'est Gravity presque 50 ans avant, dans le corps humain ! Bien sûr, tout ceci est aussi daté qu'un épisode de Star Trek. Mais la magie opère, en tout cas auprès des enfants – les décors en studio sont assez visibles. C'est à la fois un film de sous-marin (avec bâbord et tribord, les militaires, la vitesse en nœuds, le sas et l'écoutille, le traitre à bord – Octobre Rouge n'est pas loin !) et de vaisseau spatial (apesanteur, univers psychédéliques).

Comme indiqué dans d'autres messages, le savant ne sert que de réceptacle au vaisseau. On ne sait pas grand chose de lui (avec une fusillade en première scène finalement peu utile). Le film est assez visionnaire, les opérations au microscope étant aujourd'hui courantes.

Une scène m'intrigue : quand ils sont dans l'oreille, une infirmière fait tomber des ciseaux, ce qui compromet l'expédition. Au ralenti, on jurerait qu'elle le fait exprès. Est-ce pour que le spectateur se demande si c'est elle, le traitre ?

En 1986, Il était une fois la vie exploitera en effet l'idée jusqu'à la moelle ! L'Aventure intérieure revisitera le sujet, avec un militaire propulsé dans l'arrière-train d'un employé de supermarché. Enfin, Chérie, j'ai rétréci les gosses piquera aussi quelques bonnes idées à ce Voyage fantastique.


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