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Sujet : Une vision sombre et dramatique du futur...


De iragael, le 15 septembre 2002 à 23:22

Film fabuleux à côté des navets sans scénario qui courent les rues en matière de fantastique et qui contribuent à entretenir la suspicion sur le genre. Qu'il est triste que l'habitude ancienne du cinéclub l'été soit révolue. La télé ne remplacera jamais le cinéma !


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De sartorius, le 7 janvier 2004 à 16:29
Note du film : 6/6

J'ai pu revoir avec beaucoup de plaisir ce beau film qui fait encore aujourd'hui beaucoup réfléchir. On constate qu'il n'y a quasiment aucun effet spécial particulier et pourtant toute la force du film est là et il faut espérer que jamais l'humanité ne connaisse un jour pareil sort. Les scènes les plus touchantes qui resteront à la mémoire seront celles du repas entre le vieux Sol et Thorne qui redécouvrent ce qu'est "manger" dans ce monde, sauf quelques rares privilégiés, on ne sait plus ce qu'est une tomate, un poireau et encore moins un morceau de boeuf ! Une autre séquence inoubliable et plus qu'émouvante est aussi celle du "Foyer"…

mais je n'en dis pas plus pour celles ou ceux qui ne connaissent pas encore le film. Tout le traitement de la fin dans l'usine où Thorne va apprendre la cruelle vérité m'a beaucoup fait penser à la fin de "l'invasion des profanateurs" qui sera tourné plus tard en 1978. Une vision très sombre et pessimiste du futur, mais un futur proche qui se constitue comme une menace perpétuelle nous rappelant la fragilité de notre planète et de l'espèce humaine d'où cet appel qui nous incite une réélle prise de conscience.


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De une lycéenne, le 6 avril 2004 à 20:48

J'ai vu aujourd'hui ce film en cours d'anglais, et au départ il ne m'a pas plu… c'est vrai que je me concentrais plus à lire les sous-titres que sur l'histoire véritable… mais en lisant cette critique et en parlant autour de moi de ce film, je me suis rendue compte que ce n'était pas qu'un simple film de science-fiction comme on en voit tant de nos jours, mais un message véritable à faire passer, une satire véridique du monde dans lequel on vit, qui montre la destruction lente et mortelle d'un monde si beau à l'origine, d'un monde qu'on a aménagé et qu'on est en train de foutre en l'air, disons-le franchement … le message est très clair et on ne peut plus se permettre de continuer sur cette voie là : pour ne pas détruire ce que nous avons contribué à construire, faisons un geste pour sauver ce monde dans lequel on vit … à bon entendeur, salut !


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De Duro, le 2 juin 2005 à 22:19

Soleil vert qui date de 1973 est tout bonnement visionnaire.

Car il traite de plusieurs thèmes qui prennent encore écho dans ce nouveau siècle :

La pollution

L'économie mondialiste, qui a eu raison des peuples

L'Individualisme

Le sort des personnes âgées (ils ne sont plus productifs , donc,on les met en "termination")


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De vincentp, le 24 février 2006 à 17:49
Note du film : 5/6

Et un petit rôle pour Joseph Cotten, crépusculaire, à l'image de la fin de carrière de cet immense acteur, ici bien loin de sa splendeur des années quarante, celle des films comme citizen kane, la splendeur des Ambersons, l'ombre d'un doute, le troisième homme


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De droudrou, le 4 janvier 2007 à 18:46
Note du film : 5/6

C'est un film bien noir que ce film de Richard Fleischer. C'est malheureusement une réalité très probable qui nous pend au nez et dont l'échéance, si on n'y prend garde et si on n'y apporte pas remède, risque d'être plus proche qu'on ne le croit.

Dire que le problème de notre époque débute comme avec le film dans les années 1900 est relativement optimiste. De fait, je dirai que le problème que nous connaissons aujourd'hui et qui risque de s'amplifier si des mesures sévères ne sont prises tant du point de vue de la consommation outrancière que de notre procréation, prend ses sources avec la révolution française.

Changement total d'un monde qui a débouché sur l'Empire et dont les révolutions ont été multiples tant du point de vue culturel que du point de vue technique et donc, par extension, social.

Le 19ème siècle a tiré ses origines des révolutions qui ont marqué la fin du 18ème siècle, la révolution française étant historiquement la plus citée. Mais les idées nouvelles sont là dans un monde qui poursuit sa marche de façon inexorable.

Dire que nous risquons de connaître une fin semblable à celle qui nous est dépeinte dans Soleil Vert ne me paraît pas impossible dans la mesure où l'homme prédateur ne fait qu'accroître sa consommation effrenée dans tous les domaines. La notion de la richesse des océans est une réalité quand on sait que, politiquement, on n'arrive pas à se mettre d'accord sur le sujet des pêches mais qu'en plus, réalité concrète, nous gaspillons de façon outrancière les richesses que nous récoltons dans la nature. Au niveau des mers, nous pêchons certainement bien plus que nos besoins réels et si nous pensons réellement à nos ressources énergétiques, nous nous acheminons tout naturellement à faire pis quand il nous faudra substituer des énergies nouvelles issues de l'agriculture et qui, du fait du réchauffement climatique, nous conduiront à connaître ces disettes du Moyen-Âge que nous nous obstinons à laisser sous silence.

Je ne fais pas acte de moralisateur. Néanmoins, l'évolution du progrès suit une courbe qui n'est pas la même que celle de la vie et qui devrait nous inciter à ralentir notre expension, mais, dans le même temps, puisque nous allons vers un monde qui se veut pacifiste, nos comportements naturels auraient dû changer depuis longtemps déjà. Et ces phénomènes deviennent incontrôlables par les nombres que nous sommes.

Ca ne veut nullement dire que je partage les idées de certains écologistes par rapport à une certaine politique qui, à mon sens, devient de plus en plus difficile à appliquer. Je dis simplement : "il nous faut beaucoup réfléchir sur nous-mêmes et sur ce que nous voulons devenir et vivre".

Les moments de ce film sont très forts.

Un prologue très riche du point de vue économique. Une vision de la société humaine certainement peu réjouissante mais très réaliste. Une vision de notre consommation qui nous fait perdre un peu plus chaque jour le goût de ce que nous consommons. Une société qui se sépare de plus en plus et où les classes dites favorisées vont être vraisemblablement amenées à vivre ce qui nous est décrit. L'épuisement des ressources naturelles parce que nous n'avons pas suffimment réfléchi en temps et heure sur ce qu'il nous fallait déjà prévoir. Et cette fin volontaire du vieux qui se veut vouloir aider le jeune dans son enquête mais qui est aussi très réaliste dans la mesure où on ne voudra plus voir quelque chose qui risque d'être encore plus noir que ce que l'on avait pensé et non prévu…

C'est un sacré film que ce "Soleil Vert" qui est très loin d'être innocent.

Si mes souvenirs de cinéphile sont exacts, c'est aussi à Fleischer que l'on doit 20 000 lieues sous les mers… Etranges prédilections…


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De Rickgolkhan, le 25 janvier 2007 à 09:17

J'ai beaucoup aimé ce film. Belle brochette d'acteurs. Et puis ça m'a fait vraiment plaisir de revoir Ann-Margret


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De PM Jarriq, le 25 janvier 2007 à 09:27

Ann-Margret dans Soleil vert ? C'est un scoop !


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De droudrou, le 25 janvier 2007 à 11:38
Note du film : 5/6

Pas du tout ! Elle apparaît dans le biscuit que Charlton Heston mange du bout des dents au début du film…


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De jipi, le 26 juillet 2008 à 09:12
Note du film : 5/6

Les technologies modernes cinématographiques sont impitoyables envers ce film culte rétrogradé au rang de lenteur d'exécution dont nous ne sommes plus habitués.

Pourtant quel engouement au moment de sa sortie envers un état des lieux sordide ou toute la nutrition est en pilule. Une déchéance humaine et sociale pas si lointaine à l'époque si proche maintenant surtout avec ces problèmes de promiscuité semblant nous avoir rattrapé.

La procédure d'un monde à deux vitesses ou les riches sont confortablement installés et protégés tandis qu'un immense bétail croupi dans les rues n'annonce t'elle pas le terminus de nos possibilités futures ?

Tous ces corps avachis envahissants ces escaliers sordides ayant encore la force de respecter quelques privilégiés possédant quatre murs sont presque absurdes dans un contexte aussi brutal ou tout le monde en respectant la logique de ces temps devrait s'entretuer.

« Soylent Green » se sert hélas un peu trop d'une toile de fond futuriste pour ne montrer qu'une banale enquête policière enrichi de quelques scènes chocs démontrant que le récit reste sur les rails d'une anticipation.

L'ensemble est sauvé par une scène remarquable, sensible au dernier degré. Une dernière vision symphonique d'un monde détruit contemplé sur écran géant offert à des pupilles dilatées devant ce qui n'est plus.

« Comment aurais-je pu imaginer cela » s'exclame un homme broyé par son temps devant de l'eau, de la verdure, des animaux et des fleurs éléments naturels annihilés par la bêtise de cloîtrés insensibles à l'instinct se suffisant à lui-même.

Ici on traverse une immensité de dortoirs ou la seule énergie d'un mort vivant est occasionnée par l'impact de balles perdues.

« Comment en sommes nous arrivés la ? »


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De Freddie D., le 26 juillet 2008 à 18:40
Note du film : 5/6

Chaque fois que je regarde un docu animalier, où l'on parle (de plus en plus systématiquement) des races en voie d'extinction, ou carrément éradiquées de la surface de la terre, chaque fois qu'on parle des déchets nucléaires, du réchauffement climatique, des virus, etc., je ne peux m'empêcher de penser à Soleil vert, et particulèrement à la mort de Edward G. Robinson. Sans doute pas un chef-d'oeuvre dans la forme, sans doute pas le scénario le plus subtil qu'on pouvait écrire sur le sujet, mais en tout cas un film suffisamment prémonitoire, pour qu'on en parle encore 35 ans plus tard, sans que les années qui passent ne l'aient totalement démodé.


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De Impétueux, le 9 juillet 2011 à 22:02
Note du film : 3/6

Si les khmers verts de l'écologie avaient un tant soit peu de culture cinématographique, voilà un film qu'ils devraient mettre à honneur de diffuser avant les prochaines élections présidentielles, pour nous faire ressentir le frisson de l'horreur et prêcher leur discours catastrophiste sur l'avenir de l'Humanité.

Je ne me souvenais plus, avant d'avoir revu ce pieux mélodrame, combien il préfigurait les larmoyants discours terrifiés abondamment diffusés par MM. Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, jumeaux prophètes de malheur de l'avenir de l'Humanité, à l'instar du Philippulus de la délicieuse Étoile mystérieuse de l'insurpassable Tintin. Dans Soleil vert, tout le monde pleurniche devant l'horreur survenue du monde, due à la pollution, à la surpopulation, à l'intrinsèque nocivité des pouvoirs. Tout ça est tellement téléphoné, tellement banal, tellement prévisible, qu'aucune des révélations saisissantes distillées tout au long du film ne fait mouche, tant on s'y attend, tant on sait bien que la réalité intrinsèque sera pire que la réalité quotidienne vécue par les protagonistes.

Une révélation stupéfiante, assénée avec le secours de l'habituelle vertueuse indignation : mieux vaut être riche et beau que pauvre et laid ; un propos plein de moralisme primitif qui fait songer aux évidences, qu'on pourra juger cyniques, rappelées par Michel Houellebecq (ici dans Plateforme) : Comme toutes les sociétés, la société cubaine n'est qu'un laborieux dispositif de trucage élaboré dans le but de permettre à certains d'échapper aux travaux ennuyeux et pénibles. Un Houellebecq, à qui fait songer le mouroir où va aller se faire euthanasier Sol Roth (Edward G. Robinson, en tous points excellent, par ailleurs), mouroir qui existe déjà en Suisse et qu'il a décrit dans son dernier roman, La carte et le territoire.

Comme il est étrange que, en quelques années, le Monde ait basculé de la radieuse foi en l'avenir qui irriguait toute l'épopée de la conquête spatiale à cette forme craintive de catastrophisme adulateur de l'état de nature !

Il y a tout de même quelques bonnes idées dans Soleil vert, malgré le jeu aux mâchoires continuellement contractées de Charlton Heston, moins à l'aise ici que dans Ben-Hur ou dans une autre fable anxiogène (mais dans un genre plus narquois !), La planète des singes : il y a cette sorte de nettoyage des populations qui récriminent et qui sont, en deux temps, trois mouvements, enfournées dans les bennes d'indifférentes pelleteuses, avec une efficacité redoutable. Et il y a aussi l'idée des harems attachés aux immeubles de luxe où, en même temps qu'un appartement, et entre autres commodités, on loue une fille superbe, qu'on appelle mobilier.

Y'a pas à dire, on peut toujours compter sur l'intrinsèque bonté de l'espèce humaine !


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De vincentp, le 10 juillet 2011 à 13:24
Note du film : 5/6

Vos deux Philippulus brassent de l'air et font du vent ! Il faudrait revoir peut-être Soleil vert en blu-ray pour se forger une opinion différente à son sujet.

Mais mon cher Impétueux, j'ai parfois l'impression que vous émettez un jugement (et une note) plus en fonction de la conformité des opinions politiques ou philosophiques contenues dans un film par rapport a vos propres opinions (dont certaines ont été forgées il y a plus de 40 ans), que en fonction de la valeur artistique de l'oeuvre.

Je crois qu'il faut faire abstraction de ses convictions, et aborder l'art avec un regard neuf, pour évoluer et acquérir une dimension supérieure, celle d'un homme neuf et grandi.


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De Impétueux, le 10 juillet 2011 à 14:08
Note du film : 3/6

Vous n'avez pas tort, en l'espèce, cher Vincentp, mais c'est qu'en termes cinématographiques, Soleil vert ne vaut rien, rien du tout !

Le film n'existe encore dans nos mémoires qu'en image mythique d'une œuvre sans doute assez innovante, par le soin et l'attention donnée à ces questions d'environnement. Ces questions étaient assez peu à l'ordre du jour en 1973, période entièrement vouée à l'expansion économique, avant le premier choc pétrolier – qui date de 1973, précisément -, avant que la blessure du Vietnam, mais aussi la course aux armements avec l'Union Soviétique ne confinent les États-Unis loin des espérances qui ont fait rêver l'Humanité de conquête de l'espace.

Écrivant ceci, je m'égare encore, vous aurez raison de me le rappeler ; mais bien franchement, Soleil vert, dans sa terne modernité, c'est beaucoup moins bien que James Bond ou Notre homme Flint comme allégresse dans le récit, c'est terriblement pesant pour tout ce qui concerne les rapports humains, c'est filmé de façon insignifiante et guère bien joué (on se croirait, avec le garde du corps tueur, Tab Fielding, (Chuck Connors) et dans ses manigances, dans un mauvais film de Jesus Franco), les bimbos – les mobiliers – sont absolument insignifiantes, y compris Shirl (Leigh Taylor-Young), l'amoureuse de Thorn (Heston, dont j'ai dit le mal que j'en pensais).

Film-marque d'un changement d'époque, si l'on veut, de l'inquiétude venant après la confiance, mais film médiocre et languissant.

Ce qui ne signifie pas qu'il n'est pas intéressant à regarder…


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De vincentp, le 10 juillet 2011 à 22:14
Note du film : 5/6

C'est un film de Richard Fleischer, le chouchou de Verdun, et qui est un metteur en scène de talent. Toutefois, il ne me semble que ce n'est pas un de ses films qui a le mieux vieilli. Les "deux étrangleurs" de Boston et de Rillington place (deux chefs d'oeuvre), Vingt mille lieues sous les mers, Terreur aveugle, Barabbas, Les vikings, La fille sur la balançoire et d'autres encore (Le temps de la colère) résistent bien mieux à l'épreuve du temps, et se sont même bonifiés avec lui. Mon souvenir de The new centurions est trop ancien pour en parler. Bon souvenir de Monsieur Majestyk (vu en vhs il y a vingt ans) ancré dans une réalité sociale. Pas encore vu Duel dans la boue.

A propos de Soleil vert, je me souviens de quelques scènes assez sombres (dans tous les sens du terme) avec Joseph Cotten.


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De verdun, le 10 juillet 2011 à 23:45
Note du film : 5/6

Je dirais que Soleil vert est une oeuvre paradoxale.

Elle est à la fois datée et prophétique. Ce sont certainement les intérieurs psychédéliques qui datent cruellement ce film, ainsi que certains détails qui tuent, comme ce plan du jeu "pong", premier jeu vidéo inventé en 1971 dont le moins que l'on puisse dire est qu'il paraît bien archaïque pour une action censée se dérouler en 2022.

Ce qui pose le plus problème est une narration incertaine: la première heure paraît sans grand enjeu, le récit à du mal à trouver son équilibre entre une enquête policière peu soutenue et la description d'un futur pas très rassurant, c'est le moins qu'on puisse dire, et de faire l'apologie d'un monde ancien où au moins on pouvait manger fréquemment un bon bifteck ! Du reste, que Charlton Heston soit convaincant ou pas importe peu puisque C'est Edward G.Robinson qui est durant cette partie du film le vrai personnage principal.

On trouve tout de même dans cette première heure quelques moments forts comme le diaporama inaugural ou l'écrasement au sens propre d'un manifestant. Ceci dit, la dernière demi-heure se détache nettement et c'est là que le vrai Fleischer apparaît: enfin les temps forts s'enchaînent sans répit pour le spectateur: mort de Robinson, découverte par Heston des secrets du Soleil vert et poursuite finale dans une église qui se termine par une fin à la fois ouverte et bien peu rassurante. Cette dernière demi-heure éblouissante,magnifiquement orchestrée dément totalement l'assertion d'Impétueux selon laquelle ce film n'a guère de valeur cinématographique. C'était d'ailleurs le cas déjà pour The Vikings du même réalisateur, dont la dernière demi-heure multiplie les attaques et les duels éblouissants.

Par ailleurs, on a parfois sur ce site décrit Richard Fleischer comme un brillant technicien dont les oeuvres manquaient parfois de force ou d'émotion or ces dernières séquence marquent par leur intensité dramatique assez phénoménale !

Et puis que dire de la description de cette société: malbouffe, rareté de l'emploi et du logement, pollution, violence, etc.. On a déjà beaucoup commenté cette dimension prophétique. Je pense aussi que si ce film est si prophétique, c'est que les problèmes sont simplement les mêmes qu'en 1973. Voilà sans doute la force est la faiblesse du film: un film qui anticipe à peine le présent (de 1973) d'où certains détails très seventies qui dérangent mais aussi un réalisme accru.

Ce film un peu inégal n'est pas le meilleur Fleischer mais l'un des plus célèbres. Ce qui est l'une des cause du malentendu au sujet du réalisateur en plus de son éclectisme qui a conduit à l'écarter de la liste des grands auteurs hollywoodiens:en effet,ses films les plus célèbres comme ce Soylent Green ou Le voyage fantastique sont des arbres qui cachent une forêt de films plus réussis comme ten Rillington Place, Les inconnus dans la ville, Terreur aveugle et autres Barabbas


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De Frydman Charles, le 21 décembre 2012 à 06:55

En 1973, la technologie imaginée pour 2022 semble aujourd'hui déjà des antiquités. Je fais allusions aux vieux écrans cathodiques, aux jeux simplistes en noir et blanc…Et pourtant on connaissait en 1973 les cristaux liquides et leurs premières applications, mais on était loin d'imaginer que les écrans plats remplaceraient totalement les vieux tubes cathodiques !!!


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De DRAGONNE, le 24 août 2016 à 17:25
Note du film : 4/6

Soleil vert n'est par le genre de film que j'apprécie particulièrement néanmoins, il faut reconnaître que pour l'époque Richard Fleischer était en avance comme il l'a été tout au long de sa carrière cinématographique. Richard Fleischer est né en 1916 et décédé en 2006. Une double raison pour le mettre à l'honneur cette année.Il laisse une oeuvre considérable dont beaucoup de ses films ont eu un succès planétaire. Il est né avec le cinéma et dans le cinéma puisque son père était le producteur de Popeye et Betty Boop. Il a évolué avec le cinéma et a fait évoluer le cinéma. Toujours à la recherche de nouvelles innovations comme pour le tournage de "Vingt mille lieues sous les mers" ou il utilise pour la première fois le format cinéma-scoop, d'autres suivront. Se devait être un homme complexe et curieux de tout, car même les plus simples de ses personnages de Western ont souvent plusieurs facettes comme dans "Duel dans la boue". Pour toujours innover, il utilisera et développera la 3D (Arena),les effets spéciaux pour mettre en image ces rêves. RICHARD FLEISCHER Le besoin de toujours avancer, de découvrir le fera aborder tous les genres du film noir (l'assassin sans visage) à la science fiction (Le voyage fantastique) en passant par : Péplum (Barrabas) Comédie (l'extravagant Dr Dolittle) Guerre (le temps de la colère) drame policier (La fille sur la balançoire – le génie du mal) Il a eu moins de succès avec ses biographies (Che) Je m'arrêterai là,la liste serait trop longue

Qui n'a pas vu un de ses films. Il nous a tous,fait frémir, rêver, voyager, emporter dans son imaginaire.

Cet homme ne mérite-il pas un honneur en cette année particulière ?


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