Forum - Les Mois d'avril sont meurtriers - Qu'en est-il?
Accueil
Forum : Les Mois d'avril sont meurtriers

Sujet : Qu'en est-il?

VOTE
De Arca1943, le 16 février 2005 à 04:26

J'ai vu UN film vraiment extraordinaire de Laurent Heynemann, Il faut tuer Birgit Haas. Et deux autres, La Question (passionnant film à thèse, mais film à thèse quand même) et La Vieille qui marchait dans la mer qui ne m'a pas emballé malgré l'abattage des deux vedettes (Moreau-Serrault). De ce film-ci, en revanche, je n'avais jamais entendu parler avant aujourd'hui. Quelqu'un peut-il me dire de quoi il retourne? D'autant que Jean-Pierre Marielle est un de mes acteurs français préférés (une fois surmontée la terreur du Petit Poucet, s'entend). Alors, c'est bien?


Répondre

De ninon, le 12 juillet 2005 à 03:31

Un des meilleurs films de JP Marielle,Berléand et Bisson sont aussi époustouflants,le film est bien construit et donne toute leur dimension à ces comédiens ,j'essaie en vain de me le procurer, à l'aide !!!


Répondre
VOTE
De gerareng-dvdtoile, le 16 novembre 2005 à 19:28
Note du film : 5/6

Les mois d'Avril sont meurtriers

Très bon polar, avec un face à face magistral entre un flic de la vieille école (un peu stéréotypé quand même) et un suspect enigmatique et allumé (feu, hélas, Jean-Pierre Bisson), un peu dans le registre "le juge et l'assassin" mais en noir, très noir ! Une ambiance extraordinaire soulignée par une bande-son des plus prenantes : ne pas rater le solo de piano qui ponctue régulièrement le film et qui "cloue" l'atmosphère !


Répondre

De Arca1943, le 17 novembre 2005 à 13:37

Plus noir encore que Le Juge et l'assassin, en effet, j'en doute. Cela dit, les aperçus obtenu en réponse à mon message me mettent en appétit ! Quand ils rééditeront Il faut tuer Birgit Haas – ce qui ne saurait tarder ! – peut-être pourraient-ils nous ajouter celui-ci dans le «package» ?


Répondre

De Impétueux, le 24 novembre 2005 à 18:05

Je n'ai pas vu ces Mois d'avril, mais les juger encore plus noirs que Le juge et l'assassin me semble une sacrée gageure. Parce que le Joseph Bouvier si excellemment interprété par un Michel Galabru hallucinant a tout de même tué et violé une kyrielle de petits pastoureaux et pastourelles. Et que l'Ordre social incarné par les magistrats, Philippe Noiret et Jean-Claude Brialy n'est pas reluisant non plus (on sent qu'on est en pleine période post soixante-huitarde).


Répondre

De mic.rossillon, le 28 janvier 2008 à 19:07

Quand pourrons-nous enfin voir ce film noir magnifique en DVD ?


Répondre

De zborodin, le 2 septembre 2008 à 17:18

Plus noir que beaucoup de choses, sans conteste aucun. Les mois d'avril sont meurtriers est tirés du roman éponyme de Robin Cook. L'autre adaptation de Robin Cook qui sortit grosso modo dans la même période c'est "On ne meurt que deux fois" avec Michel Serault, Xavier Delux et Charlotte Rampling. Les mois d'Avril est meilleur, vraiment plus noir, D'une noirceur vénéneuse et fascinante. On ne peut plus voir Marielle, ni Brisson du même oeil.


Répondre

De Arca1943, le 2 septembre 2008 à 18:09

Et (refrain !) du même Laurent Heynemann, on attend toujours l'excellent Il faut tuer Birgit Haas (cent fois sur le métier…).


Répondre

De droudrou, le 2 septembre 2008 à 18:33
Note du film : 3/6

Note du film : 3/6
Réponse de notre ami Lagardère : le 2 septembre à 17:49 Note du film : 3/6 Mais moi je l'ai vu et je peux dire que même si Le juge et l'assassin n'est pas un film à l'eau de rose, il reste quand même une bluette à coté de ce les mois d'avril sont meutriers. Laurent Heynemann, qui nous a servi, il y a peu , un "René Bousquet" avec un trés crédible Daniel Prevost nous entraine ici dans les méandres infernales de la conscience d'un homme au bout du cauchemar quotidien de sa vie. Et je rejoins volontiers borovid pour dire qu'il pousse l'excellent Jean pierre Marielle dans une nuit sans fin et que l'on avait du mal à imaginer cet acteur dans ces retranchements là.

Car les cadavres qui se font bouillir , après découpe, la petite fille de ce comissaire de police dialoguant avec son père, via sa tombe, et la femme de ce père crucifié de douleur , devenue folle, sans parler ni dévoiler une fin absolument innatendue, tout cela fait de ce film poisseux et glauque, l'arrière boutique de l'enfer…J'ajoute qu'une mise en scène trés dépouillée ajoute à l'ambiance stressante dont peu de spectateurs ont du ressortir indemnes….


Répondre
VOTE
De Nadine Mouk, le 8 juin à 08:21
Note du film : 4/6

Un Marielle magistral déambule de ses jambes immenses dans une de ces villes du nord comme on les décrit avec les qualificatifs les plus péjoratifs qui soient. De celles que l'on imagine avec amertume et désolation. Il est seul dans les rues, seul dans cette vie qui l'a trahie. Seul dans son chagrin qu'il cache sous une détermination aigre. Un film lourd, pesant, entre désespoir et tourment, volonté farouche et larmes rentrées… L'intrigue policière n'est qu'un prétexte pour donner à Marielle l'occasion de nous montrer qu'il peut faire autre chose que dans la faribole. Il a beaucoup (trop ?) donné dans le genre. Ici, il est grand. Très grand. Aux sens propre comme figuré. L'intériorité qu'il affiche me fait penser, par instant, à celle qu'il apposait dans Uranus. Le réalisateur Laurent Heynemann semble ne lui donner que peu d'indications. Il déambule dans son accablement comme un poisson dans l'eau. Certes, il manque d'oxygène. Sa voix off présente tout le long du film nous le prouve. Il ne peut plus respirer cette vie mais il s'acharne. La mort d'un enfant, ça n'arrive qu'aux autres. Les crimes sanguinaires, c'est pour lui. Infernal mélange de sentiments. Le deuil mais la justice à tout prix. Et c'est cher …

Le film nous entraîne dans une ronde pandémoniaque, dans des décors vastes et vides comme l'âme de ce commissaire désemparé. Mais l'horreur n'a pas besoin d'artifices. Les corps découpés, bouillis, avant que d'être enfermés dans des sacs poubelles, c'est le quotidien de Fred. Terrible déviation de son deuil. Mais il ne lâche rien. Ni L'assassin, ni le souvenir de sa petite fille morte. Le film ne se limite pas à être un simple film policier avec son suspense. Il retrace la lutte très âpre d'un homme pour qui le métier qu'il pratique est un sacerdoce des plus dignes contre le chagrin dévorant qui le détruit doucement. Jean-Pierre Bisson, machiavélique , jouera à cache-cache avec lui alors que le très jeune François Berléand tentera vainement de temporiser l'inéluctable. Un film sombre et douloureux, accablant . Dont la fin ne nous délivre de rien …


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.030 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter