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Forum : Pulp Fiction

Sujet : Pulpant !


De Q.T., le 8 février 2003 à 16:35

Sympa le film, c'est vrai. Mais je trouve qu'il supporte moyennement les revisions, à cause d'un rythme trop lent (les scènes Willis-Maria De Medeiros). Je pense que "Jackie Brown" vieillira mieux.


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De Patrice Dargenton, le 20 juillet 2003 à 15:27
Note du film : 6/6

Pulp Fiction est un des très rares film que je suis allé voir deux fois au cinéma à quelques jours d'intervalle. Plusieurs années après, c'est toujours un de mes films préférés. C'est sans doute le meilleur film de Tarantino (avec le scénario de True Romance), car il est plus abouti que l'excellent Reservoir Dogs. Par ailleurs, dans l'histoire du cinéma, il n'y a à ma connaissance que 2 chefs d'oeuvre dont la bande originale du film est également devenue un standard musical planétaire, qui passent régulièrement dans les boites et sur les ondes radio : Pulp Fiction et Les Blues Brothers. Il y a de la maîtrise artistique là dedans ! J'aime bien la scène du 'miracle' qui fait échapper les 2 tueurs à 5 balles tirées à 3 mètres de distance et les conclusions philosophiques que prête l'auteur alors à ses personnages : qu'est-ce que Dieu à bien voulu faire passer comme message en intervenant ainsi ? La 'réponse' ne se fait pas attendre… J'aime beaucoup aussi le style du discours sur (contre !) la drogue, les combats truqués et les braquages en tout genre.Patrice Dargenton (Mon site)


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De astrid, le 19 mai 2005 à 15:45

Pulp Fiction fait l'unanimité sur le site www.pointscommuns.com, un site de rencontres par affinités culturelles, les membres ont choisis a plus de 300 voix ce film comme étant le film culte le plus apprécié par la communauté.

On retrouve des commentaires pour ou contre ce choix, en attendant ça fait au moins trois mois qu'il est en tête du top culturel de ce site, Tarantino suscite aussi la polémique, alors si le coeur vous en dit …


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De astrid, le 19 mai 2005 à 18:41

Non c'est une communauté, au sens large du terme comme ici le forum. justement tout le monde n'est pas d'accord y'a une polémique sur le fait que pulp fiction soit en tete y'a tellement d'autres films …quand meme


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De Impétueux, le 19 mai 2005 à 19:09

Alors ça signifie que c'est le "meilleur film" de tous les temps ? de la dernière décennie? des palmes d'Or de Cannes ?de quentin Tarantino?, des moins de trente-cinq ans ?


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De astrid, le 20 mai 2005 à 15:58

Bah justement les gens ne sont comme toi pas tous d accord, beaucoup ont aimé ce film et certains deplorent qu'ils soit classé premier au top culturel.

mais c'est quand meme un film qui se laisse regarder, perso je prefere matter pour la dixième fois certains l'aiment chaud que de revoir pulp fiction mais bon, c'est mon avis.


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De vincezo vega, le 29 août 2005 à 18:37

Critiquer Pulp Fiction c'est ne pas aimer le cinema en général.AU lieu de disserter en disant des choses qui ne veulent rien dire et injustifiés ceux qui crachent dessus n'ont rien compris du film.Ce n'est pas un film qui se regarde au premier degrès,déja,c'est du Tarantino je vous le rappelle(qui pour moi est un maitre incontesté du septième art)mais si vous vous donnez la peine de le regarder plusieurs fois vous l'aimerez et l'apprecierez tant il est riche en culture cinématographique et incontestablement innovateur et sublime.SI vous achetez le dvd allez vers "plus de pulp", regardez le film a nouveau et observez a quel point ce film et recherché, les détails y sont multiples et très enrichissant pour les cinéphiles.Meme si certain l'on contredis au niveau de sa violence gratuite, tout y est expliqué dans le dvd et vous verrez a quel point ce film est positif et non bete et méchemment violent.J'aurai encore tant de chose a dire pour plaider la cause de ce chef d'oeuvre et comme le dit la jacket du dvd:"Le film de toute une génération", merci Quentin.


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De Impétueux, le 29 août 2005 à 19:29

Eh bien, vous devriez aller tout simplement lire le fil d'une autre oeuvrette de votre favori, le fill de Kill Bill ; Arca 1943 y fait, à la date du 16 avril, à l'aide de fort perttinentes citations, une lumineuse exécution des prétentions de votre camarilla…


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De Vincenzo Vega, le 30 août 2005 à 11:06

Saturday night fever n'est pas un hommage a John Travolta comme beaucoup de personne l'affirme, car Quentin Tarantino a ecrit la célébrissime scène de la danse avec Uma Thurman avant meme de l'avoir choisi pour etre le redoutable tueur a gage Vicenzo Vega.


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De Gaulhenrix, le 9 octobre 2007 à 14:10

Un autre point de vue sur Pulp fiction pour faire apparaître une certaine cohérence que la structure « éclatée » du récit et la violence de nombreuses scènes peuvent dissimuler.

S'il est un sens au film, c'est assurément celui véhiculé par la référence récurrente à la Bible (Ezéquiel 25 – Verset 10) de Jules (Samuel L. Jackson) et l'évolution de son personnage : de l'amour divin à l'amour humain. Dans ce Los Angeles qui dessine une moderne Tour de Babel où les hommes se côtoient sans véritablement communiquer, se comprendre ou s'aimer – et qui rappelle même les antiques Sodome et Gomorrhe du sexe et de la sodomie -, mais trichent, se droguent, et se tuent, le personnage qui a l'apparence d'un Christ – ô combien dérisoire -, (Lance), est celui qui distribue aux hommes de l'héroïne (et non les pains comme Jésus) dans une sorte de confusion totale des valeurs (Vincent / John Travolta assassine cruellement sans le moindre état d'âme, mais est choqué parce que la carrosserie de sa voiture a été rayée). Le Salut ne touchera que ceux (« les simples d'esprit ») qui ont l'assurance (le courage ?) d'une Foi qui permettra leur Rédemption. Ce miracle qui sauve les deux tueurs pourtant visés à bout portant, seul Jules a su l'interpréter comme un Signe divin. Il est aussi le seul des deux à rester en vie.

C'est que l'univers du film, contrairement à ce que pourrait laisser croire une vision superficielle, ne fait la part belle ni au cynisme ni au nihilisme. Dans Pulp Fiction, en dehors des deux sadiques qui incarnent le Mal – d'ailleurs éliminés pour notre plus grand plaisir de spectateur -, rares sont les personnages entièrement méchants : le terrible Marsellus, au final, montre son sens de la justice ; de son côté, l'inquiétant Jules est capable de s'élever (!) jusqu'à Dieu et de philosopher, voire de prêcher. Surtout, la romance (qui rappelle le True Romance de Tony Scott, dont Tarantino a écrit le scénario) entre Butch et Fabienne, voire entre Pumpkin et Honey Bunny, colore de rose ce film ô combien noir. Bref, la Grâce divine est présente au cœur même de cet univers du Mal, et l'incroyable histoire de la montre passera alors pour la métaphore par excellence qu'elle est : cachée dans l'anus (et donc synonyme de trivialité), la montre symbolise pourtant la fidélité, l'amitié et l'amour familial, valeurs morales par essence nobles. On peut proposer de même une explication à la lueur qui irradie de la fameuse mallette dès l'instant qu'on l'ouvre : ne s'agirait-il pas de ce Signe d'une espérance lumineuse que nous recherchons tous tout au long de notre vie ?

Mais la plupart des personnages du film agissent selon un réflexe tout animal et l'instinct semble leur tenir lieu de pensée. Il faut donc les raisonner comme le montre la longue, patiente et vaine discussion de Mr Wolf (Harvey Keitel) aux prises avec les deux tueurs pour le nettoyage de la voiture ensanglantée ou encore le discours sur le miracle qu'adresse – sans succès – Jules à Vincent. Bref, Tarentino présente des personnages rétifs à toute éducation, dont l'humanité est incertaine (Vincent, le "premier" Jules et les deux sadiques) ou, au contraire, très affirmée (Cf. les rapports sentimentaux très étroits qui unissent Butch et son amie et l'attitude de Jules après sa rédemption), mais qui sont susceptibles, à tout moment, de trouver le bonheur ou, du moins, de s'engager sur le bon chemin.

Ce décalage entre la réalité prosaïque et celle du film, qui définit certains des personnages ou qui rythme les dialogues, fait naître chez le spectateur une double réaction de fascination et de distanciation. Chaque séquence est si élaborée et si forte émotionnellement que l'on est constamment « pris » par ce qui se déroule à l'écran. Mais, à l'inverse, certaines scènes sont si désopilantes que l'on se retrouve dans la position de l'observateur. Dès lors, il appartient au spectateur, s'il prend le recul nécessaire, de tirer la leçon de ce qui est montré.


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