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Sujet : Encore du bon Minnelli !


De Kurosawa, le 21 janvier 2005 à 17:11
Note du film : 4/6

Encore du bon Minnelli !

Il passe régulièrement sur TCM mais quelle joie si je pouvais le posseder sous une belle édition dvd (même zone 1).

Ce n'est pas le meilleur Minnelli (d'où la note 4) mais ce film tient une place particulière car je l'avais découvert par hasard et je ne connaissais pas bien Sinatra à l'époque. Je suis resté cloué par cet excellent divertissement.

Minnelli a offert, à mon avis, au duo Sinatra-D.Martin, leur meilleur film (devant l'inconnu de las Vegas).

Vivement une (ré)édition de ce film, non ?


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De PM Jarriq, le 21 janvier 2005 à 17:56
Note du film : 5/6

Si, si. C'est le rôle de la vie de Dean Martin inséparable de son Stetson et Shirley MacLaine est géniale. Une édition s'impose vraiment car des mélos comme ça, on n'en fait plus.


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De verdun, le 15 février 2005 à 00:21
Note du film : 6/6

Film admirable de Minnelli avec toujours un usage plus qu'inspiré de la couleur: on se croirait dans les toiles du peintre Hopper ou bien, pour reprendre l'expression de Minnelli,à l'intérieur d'un juke-box- surtout pour le final endiablé.

Interprétation admirable avec une mention spéciale pour Dean Martin,qui la meme année marquait les esprits avec un autre role de paumé magnifique dans "rio bravo" alors que dans les autres titres de sa filmographie,il a souvent donné le sentiment de s'ennuyer plus qu'autre chose!!(je précise que je n'ai pas vu "kiss me stupid" de Wilder).La dernière image ou son personnage fait un geste que le spectateur attendait depuis le début constitue un des plus beaux plans jamais tournés par Minnelli.

PS : A quand "celui par qui le scandale arrive" dans la liste soumise à nos commentaires ?


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De spontex, le 15 février 2005 à 10:43

Voilà, la fiche est initialisée !


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De vincentp, le 25 septembre 2005 à 22:57
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Un des meilleurs films de Minnelli avec des images inoubliables.


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De vincentp, le 17 octobre 2010 à 20:28
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Revu aujourd'hui à la Cinémathèque française. Que dire ? La bande sonore de Elmer Bernstein est magnifique et parfaitement plaquée aux images. Elle porte les émotions (lors de la rencontre entre l'institutrice -chez elle- et le militaire, et lors de la séquence finale, deux séquences chargées d'émotion pour les personnages et le public, et ultra-réussies). On ne peut qu'admirer cette alternance de propos sérieux sur tout un tas de sujets (la création artistique, musicale ou littéraire, les relations entre époux, entre frères, l'ordre et le désordre, par exemple), et un esprit constant de dérision de ces thèmes sérieux, incarné par le personnage interprété par Dean Martin. Le tout rend le spectacle accessible à un large public.

L'élément le plus remarquable de Comme un torrent est peut-être la perfection avec laquelle il illustre les formes liées aux relations humaines, inscrites dans des différences biologiques (âge-sexe) et sociales (classes sociales, rapports hiérarchiques). Chacun des personnages se voit offrir des choix différents à différents moments de son parcours, hésite quant à la direction à suivre, et choisit sa voie en fonction de valeurs auxquelles il adhére sur le moment. Mais ces valeurs sont fluctuantes et liées aux rapports humains en évolution permanente.

Relevons le travail somptueux sur la couleur (de véritables tableaux par moments), et une multitude d'images ayant un impact fort (comme celles de la séquence finale). On remarque comment sont parfaitement intégrés dans cette histoire le cadre urbain (le bar, le night-club, l'usine,…) et le cadre naturel (le jardin, le fleuve). La mise en scène de Minnelli est discrète mais de tout premier ordre (on admire par moments les agencements parfaits des personnages dans la rue,…). Mais aussi une alternance parfaite entre scènes d'action rapides et moments plus statiques, conférant à ce récit la dimension d'un organisme social en phase d'inspiration puis d'expiration (d'émotions, de sentiments, de pulsions, et de normes aussi).

L'archétype du mélodrame indémodable.

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De Impétueux, le 22 octobre 2013 à 19:26
Note du film : 4/6

Il faut tout de même un peu plus de tristesses, de tragédies, d'accablement dans un mélodrame pour que l'histoire, par son outrance même, puisse séduire et, au sens littéral, enchanter. En ce sens, Comme un torrent est une histoire idiote, absolument insignifiante, sans profondeur ni émotion. Il faut aussi que les personnages soient structurés, intéressants (et même caricaturaux), alors que le film de Vincente Minnelli n'offre que des zigotos exaspérants ou sans consistance.

Et pourtant c'est un très beau film. Mais un beau film à la Minnelli, où la forme, d'une impeccable virtuosité, l'emporte toujours sur la substance, sur l'épaisseur : ainsi Gigi, ainsi Brigadoon : léger, superficiel et supérieurement brillant, avec des compositions d'images d'une exceptionnelle qualité, avec un choix de couleurs éblouissant, mais sans beaucoup de chair et moins encore de sang.

Un très bon point pour la distribution : Frank Sinatra et Dean Martin, chevilles ouvrières de la Bande des Rats n'étaient pas seulement des crooners à la voix de miel et des déconneurs majuscules. J'avais déjà trouvé le premier extrêmement bon dans L'homme au bras d'or ; du second, je ne me rappelais que les indignes pitreries où il était le faire-valoir de l'histrion Jerry Lewis et le rôle d'ivrogne qu'il incarnait dans l'ennuyeux Rio Bravo. Les deux m'ont paru là au mieux de leur talent.

Mais ils ne sont pas seuls : Arthur Kennedy, en Frank Hirsh, frère parcimonieux, étriqué, hypocrite de Dave (Sinatra) est convaincant ; Shirley MacLaine glapit bien un peu trop, en fille facile cinglée et amoureuse, mais elle est aussi assez attachante. Le personnage de Gwen French, tête-à-claques dont tombe amoureux immédiatement Dave et qui chipote, hésite, se questionne, fuit, revient, ne se résout pas à s'avouer qu'elle aime aussi est très bien joué par une inconnue, Martha Hyer. Et Édith (Nancy Gates) la secrétaire habile séductrice du parcimonieux frère est absolument ravissante.

Je ne suis pas tellement amateur de la musique d'Elmer Bernstein, un peu didactique et sans personnalité, sauf, sans doute, lors du générique de début, où elle a une agréable tonalité de marche funèbre. En tout cas elle ne dénote pas dans les images magnifiques, symphonies de couleurs, et dans la composition des images, toutes superbes, équilibrées, harmonieuses. C'est pour cette atmosphère picturale que Comme un torrent mérite d'être vu.


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De verdun, le 15 septembre 2015 à 00:41
Note du film : 6/6

Revu il n'y a pas longtemps sur grand écran, le film m'a globalement conquis. La salle me paraît l'écrin idéal pour un film en général, ayant de plus en plus de mal à rester concentré devant un écran de télé. Mais pour ce film, c'est encore plus vrai: la façon de filmer, faite surtout de plans larges ou plans d'ensemble, rend l'ensemble illisible sur un petit écran.

Le titre français laisse espérer un rythme trépidant; en fait le cinéaste prend son temps. Ce sont les dernières scènes qui possèdent vraiment le lyrisme attendu. Ce type de narration perturbera un spectateur habitué aux récits survitaminés actuels.

Ceci dit, les acteurs Sinatra et Dean Martin, parfois imbuvables, sont ici impeccables. Les couleurs et décors sont parfaits, et on retrouve l'Amérique de Hopper et Norman Rockwell. La partition d'Elmer Bernstein est l'une de ses meilleures, le générique est inoubliable. Le scénario est très dense, tiré d'un roman de James Jones jamais réédité ni lu de nos jours.

Il faut un certain effort pour rentrer dans le film mais une fois le cap passé, on ne l'oubliera pas de sitôt.


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