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Forum : Joyeux noël, bonne année

Sujet : Meilleurs voeux...

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De Arca1943, le 2 janvier 2005 à 23:21
Note du film : 4/6

Il y a bien des années, après Marcellino (1991), le cinéaste italien Luigi Comencini annonçait sa retraite, alors qu'il avait à peine 75 ans. Mais il me restait une lueur espoir, car à peu de temps de là, la gauche italienne remportait les élections et je m'étais mis à espérer qu'avec l'ancien parti communiste italien désormais aux affaires, vu que ce sont des gens qui ont souvent un petit côté poigne de fer, un petit côté coercitif même, on voterait d'urgence un décret-loi obligeant M. Comencini à travailler jusqu'à son dernier souffle. Hélas! C'est la tendance de centre gauche, menée par Romano Prodi, qui l'emporta pour la formation du gouvernement, et j'imagine que c'est pour ça que rien ne s'est fait.

Quel dommage.

Joyeux Noël, Bonne année est donc la dernière « comédie à l'italienne » signée Comencini. Michel Serrault et Virna Lisi y sont superbes. C'est aussi un étrange retour de flamme du genre (qui s'enfonce dans la médiocrité et la redite tout au long des années 80), puisque presque en même moment, Risi et Gassman réussissent une ultime comédie satirique à leur manière (la bonne!), Valse d'amour, tandis que Monicelli signe le vitriolique Parenti serpenti et que Franco Brusati produit un véritable joyau avec L'Oncle indigne. Ajoutez à cela Ciao professore de Wertmüller et décidément, pour un genre que ses auteurs même déclaraient mort à la fin des années 70, il y a là presque une vague…

Mais il faut dire que sur ces cinq comédies vraiment réussies du tournant 89-91, les quatre premières tournent autour du même thème : le triste sort du grand âge aux mains d'une génération indifférente et incompréhensive. Sujet tragique, traitement comique : c'est la règle et elle est bien connue. Luigi Comencini en fut un des inventeurs et je crois qu'il savait que ça n'allait plus durer encore longtemps pour lui, alors il y a mis tout son know-how – qui, comme on le sait, est considérable. C'est aussi une occasion pour l'immense Michel Serrault de montrer qu'il n'a pas peur des comparaisons du genre : " Qu'aurait fait Manfredi? " C'est un comique né, il se coule avec une extraordinaire aisance dans sa peau de mostri.

Cette pièce est essentielle à ma collection. Et puis c'est Noël, quoi. Faites un petit geste pour ce pauvre Arca, le petit orphelin qui mendie des farces dans les rues glacées…

Joyeux Noël et bonne année!

Arca1943


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De vanessa c., le 22 janvier 2005 à 18:06

Bonjour.

J'aimerais savoir si c'est ce film qui commence par une scène de ménage entre Serrault et sa femme, dans laquelle il lui dit qu'elle le fatigue et il la traite de putain en quittant l'appartement.

Sinon, sauriez-vous de quel film il s'agit ?

Merci beaucoup !

Vanessa C.


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De Arca1943, le 23 janvier 2005 à 05:59
Note du film : 4/6

C'est bien celui-là ! Je ne me rappelle plus les détails mais ça s'ouvre bien sur une dispute. Il faut que le couple soit en difficulté dès le début pour rendre vraisemblable qu'ils acceptent d'aller vivre séparément chez leur deux filles. Et pour qu'ensuite, le bougre et sa bougresse puissent se réconcilier "clandestinement" et jouer aux vieux ados de retour…


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De vanessa c., le 23 janvier 2005 à 21:36

Merci !


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De Arca1943, le 1er janvier 2007 à 16:19
Note du film : 4/6

De rien, de rien, Melissa C !

Et profitons donc de l'occasion pour souhaiter à la cantonade une année 2007 remplie de sorties DVD inespérées, pas croyables, sur le modèle de l'arrivée imminente des films de Grigori Kozintsev – une nouvelle qui me laisse encore tout ébaubi. Souhaitons à Impétueux par exemple la réédition modèle grand luxe de Douce, accompagnée d'une entrevue du metteur en scène et des principaux comédiens, entrevue obtenue par le meilleur marabout de Paris (un marabout dont les papiers – permis de séjour, certificat de mariage(s), etc – sont en règle, il va de soi !). À Jarriq, l'intégrale Robert Aldrich incluant même les très moyens Choirboys et Deux filles au tapis. À AlHolg, tous les films de sabre qu'il n'a pas encore vus et même les films de karaté qu'il ne veut probablement pas voir, tels Wang Yu n'a pas de pitié pour les canards boiteux et J'irai verser du huoc nam chaud sur tes tripes. À RdT, une vague de rééditions tchèques, slovaques, serbes, croates, macédoniennes et même de Livonie ! À VincentP… hum, voilà un cas plus difficile… à VincentP, j'aurais bien souhaité La Terra trema, mais on me soupçonnerait de me faire un présent à moi-même. Alors, la version intégrale de La Condition de l'homme ? La version encore plus intégrale de Greed, incluant le légendaire métrage perdu par des producteurs sans cœur et sans tête ? À Verdun, l'intégrale Bolognini (sur laquelle je me servirai au passage : je veux voir La Notte brava et Gran bollito !) À Droudrou, l'intégrale Otto Preminger (oui, intégrale : y compris l'imbuvable Skidoo ) Avec en bonus, disons, Liza Minnelli qui nous parlerait du tournage de Tell me that you love me, Julie Moon. Pour ArthurFauvert, une nouvelle édition de Sybil. Pour PaulMtl, la version censurée d'Orange mécanique, qui a l'insigne avantage de pouvoir se regarder en 6:30 minutes. Quant à moi, on le sait, un modeste coffret L'aventure glorieuse de Cinecittà en seulement 500 titres me suffirait largement…

Et ainsi de suite ! Que chacun y reconnaisse les siens, et bonne année !


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De Gilou40, le 23 décembre 2008 à 00:01

Heureuses fêtes à vous , gentil "Lagardère" ! Désolée pour votre "truc" aux truffes , mais je n'ai pas les moyens de m'en offrir.. Et Joyeux Noel à Tous …quand même !

                          la perverse.

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