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Sujet : Une fresque tragicomique à couper le souffle


De Arca1943, le 18 septembre 2004 à 16:25
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Spectaculaire fresque tragicomique et populaire à grand déploiement, La Grande guerre est un des plus vertigineux sommets de la « comédie à l'italienne » – et, par conséquent, un des meilleurs films de l'histoire du cinéma. Lancés dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, Alberto Sordi et Vittorio Gassman forment un tandem comique du tonnerre de Zeus. La photographie en noir et blanc est d'une terrible splendeur. La musique de Nino Rota, inspirée de chants populaires de l'époque, fait battre le cœur au rythme du peuple italien… Comme jaillies spontanément de la boue des tranchées, les blagues d'Age-Scarpelli font mouche à tout coup. Blaguer comme ça sous une pluie de bombes, alors que le monde de désintègre partout autour, il fallait le faire. Mais chaque nouvelle blague nous rapproche un peu plus du prochain punch tragique… On ne sait pas quand ça va nous tomber dessus comme un direct au coeur.

Mario Monicelli a su orchestrer son ensemble avec une maîtrise parfaite des moyens considérables mis à sa disposition par Dino De Laurentiis, alors un jeune et audacieux producteur prêt à prendre d'énormes risques. En l'occurrence, le pari fut payant au-delà de toute espérance et provoqua une ruée monstre du public dans toute la péninsule (ruée d'ailleurs reconstituée dans un film d'Ettore Scola, Splendor).

Il est aussi extrêmement difficile de prendre ce film en défaut du point de vue historique. L'attachement passionné à la peinture des mœurs, des mentalités, des particularismes sans nombre fait vivre le peuple italien à l'écran avec un naturel et un sens du détail que de nombreux films "sérieux" pourraient envier. Dans la grande tradition satirique et populaire du cinéma italien, la guerre est vue d'en bas, du point de vue des « inconnus habituels », des obscurs, des peureux, des sans-grade. C'est un des running gags du film que de savoir ce que diable Sordi et Gassman pouvaient bien fricoter dans le civil avant de se retrouver au front…

Ceux qui connaissent les événements reconnaîtront d'ailleurs au passage – sans qu'ils soient jamais identifiés, car cette comédie s'écarte résolument de toute intention didactique –deux moments-clés de la Première Guerre mondiale telle qu'elle s'est déroulée en Italie : la déroute de Caporetto, la victoire sur le Piave. Et comme dit un officier (Romolo Valli), venant d'apprendre qu'encore une fois, il devra livrer bataille sans une seule pièce d'artillerie : « Si nous réussissons à gagner avec les moyens dont nous disposons, on pourra dire que nous formons vraiment une armée extraordinaire… »

L'absence de ce film en DVD est une aberration, une ignominie, une honte. Tout comme celle de ses frères et sœurs de la même époque (en ordre chronologique des événements) : La Marche sur Rome, Anni Ruggenti, Le Fédéral, La Grande Pagaille, Une Vie difficile, toutes farces historiques de choc qui, mises bout à bout, constituent la plus phénoménale fresque historique jamais conçue au vingtième siècle. Et qui mieux est : la plus drôle !

Arca1943


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De Sandokan, le 19 septembre 2004 à 15:18
Note du film : 6/6

Ce film est déjà sorti sur VHS en France, aux Éditions Montparnasse, dans une très bonne VF dirigée par Jean Giono. Pour ta critique, je suis bien d'accord : rarement vu un tel monument. Et c'est un film qui vieillit vraiment bien. Je ne suis pas très au courant pour les batailles de Caporetto et de Piave, mais j'ai tendance à faire confiance au film. Et puis je ne suis pas prêt d'oublier la blague de la passoire !


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De Arca1943, le 21 décembre 2004 à 14:43
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Ah oui, la blague de la passoire ! Juste avant le punch des meilleurs voeux, eh? (Langage d'initié)

Merci pour ton vote, Sandokan. Et voilà que la fiche de La Grande guerre a déjà dépassé le seuil des 500 visiteurs… Je sens que ça vient…

Arca


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De Arca1943, le 26 février 2005 à 23:46
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Bon sang, ça y est ! J'ose à peine le croire…

La Grande guerre sort le 22 mars !!!


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De david-paul, le 8 mars 2005 à 22:40

tu es certain?parce qu'attention, pas de fausse joie, je n'y survivrais pas.Moi, bonne nouvelle la médiathèque près de là où j'habite vient d'acquérir 1500 DVD, y doit y avoir des petites comédies italiennes là dedans, non?


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De Arca1943, le 27 mars 2005 à 08:44
Note du film : Chef-d'Oeuvre

« Tu es certain? Parce qu'attention, pas de fausse joie, je n'y survivrais pas. »

Bou-hou-hou-hou…! Moi non plus ! La sortie annoncée n'a pas encore eu lieu. Je retiens mon souffle…


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De Impétueux, le 30 mars 2005 à 15:39
Note du film : 4/6

Je sors de la Fnac où le léger retard annoncé s'est transformé en retard substantiel ! Un niquedouille prétentieux m'a même affirmé que, comme c'était un tout petit éditeur, on ne pouvait pas compter sur sa régularité ! (et ce niquedouille arrogant doit être trotskyste, si ça se trouve).

Qu'y faire ! Espérons que le mois de mai sera plus faste…


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De Impétueux, le 30 mars 2005 à 17:55
Note du film : 4/6

Non, je ne suis pas Ramon Mercader, je le jure !! (et encore moins le regretté Joseph S. !!)

C'était une fine allusion au passé politique des fondateurs de la Fnac et à l'arrogance fréquente de ses vendeurs, dont le propos méprisant sur les "petits éditeurs" m'a agacé !

Promis ! Je ne recommencerai plus !


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De moumouju, le 5 juin 2005 à 01:30
Note du film : 6/6

C'est un vrai miracle, oui, qui se fait attendre, oui et à quand la sortie des autres chefs d'oeuvres du cinéma italien…!!


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De Arca1943, le 9 juin 2005 à 13:27
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le suspense est insoutenable. Je n'en dors plus. Sortira? Sortira pas? Certes, si on était en 1914, je serais sans doute moins pressé qu'arrive enfin La Grande guerre


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De Arca1943, le 10 juin 2005 à 06:00
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Et voilà ! Qu'est-ce que je disais ! Sortie remise au 22 juin.


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De moumouju, le 12 juin 2005 à 06:42
Note du film : 6/6

La date approche.. pourvu que ce soit bon cette fois!

Au fait, n'étant pas apolitique j'ai voté 6/6 et pour cause: difficle d'oublier ce mélange savant de satire, de tendresse, d'humour, et de tragédie héroïque;à bientôt peut-être!


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De Arca1943, le 22 juin 2005 à 00:22
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Tiens, la date prévue pour cette réédition n'a pas changé. On lit toujours : 22 juin. Est-ce que cette fois…?


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De verdun, le 22 juin 2005 à 02:23
Note du film : 4/6

Je ne l'ai pas vu mais les classiques italiens se font si rares de nos jours en dvd , salles et télés qu'on les attend comme le messie!

Mais ce n'est pas ce film qui a un rapport avec "Le bon, la brute et le truand" du sans doute à Age et Scarpelli?


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De Arca1943, le 23 juin 2005 à 03:30
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Les deux films ont les mêmes scénaristes, en effet : Age-Scarpelli et Luciano Vincenzoni. Certes, en soi, ce n'est pas une raison pour conclure à la ressemblance des deux films. La plus grande qualité des scénaristes italiens? « Nous n'avions pas d'ego », dit Scarpelli sur le supplément de mon DVD des Monstres. C'est-à-dre que ce sont des professionnels qui se mettent souvent au service de la vision d'un autre et changent d'univers quand ils changent de films. Mme Suso Cecchi d'Amico, par exemple, était incroyable pour ça. Ses deux collaborations les plus stables sont avec Visconti et Comencini : deux univers TRÈS différents et je dirais même des univers qui, à l'époque – les années 60 – ne se parlaient pas, ne se fréquentaient pas. Ou encore Ennio de Concini, qui passait sans sourciller d'un peplum à un Antonioni à une farce de Luciano Salce

(Cela dit, ego ou pas, ces scénaristes avaient pourtant leur "touche" bien à eux. Ils "portaient" mieux que d'autres certains univers, certains sujets. Ainsi, on ne va pas chercher Agenore Incrocci et Furio Scarpelli si on n'a aucune intention de faire rire le public, de raconter une histoire sans ironie ni réalisme).

Mais même si ce n'est pas une raison en soi pour conclure, donc, on peut, en jetant un oeil sur les deux films, voir qu'en effet il y a une parenté, disons au moins narrative. Prenez la blague des uniformes bleus sous la poussière grise, dans Le Bon, la brute et le truand : on aurait très bien pu trouver l'équivalent dans La Grande guerre, avec des uniformes italiens et autrichiens. Cette scène du western de Leone est un gag typique de comédie à l'italienne. Et Tuco (extraordinaire Eli Wallach) un "monstre" typique, c'est-à-dire un personnage surtout négatif mis avec une épaisseur humaine irréductible, une complexité qu'on ne trouve ni chez les bons purs et simples, ni chez les méchants purs et simples. (Et ce n'est certes pas pour rien qu'on le confronte avec son frère moine). J'imagine que pour Leone, faire appel à Vincenzoni (qui a également scénarisé Il était une fois la Révolution, mais aussi Liberté, mon amour) et Age-Scarpelli, spécialistes de la comédie satirique, cela servait à développer la dimension picaresque de son film.

Ce qu'il y a de commun aux deux films, pour le dire en bref, c'est ce mélange – qui selon moi est une des contributions majeures du cinéma italien au spectacle cinématographique – de dérision et d'épique, de satire et de réalisme. Tu mets un peu trop de l'un, un peu trop de l'autre, et ton cocktail vient de foirer. Une autre bonne raison d'engager de vrais pros de la scénarisation, qui travaillent et retravaillent cent fois leurs personnages, leurs folles variations.

Il y a plus, évidemment, sauf que nous entraînerait trop loin : c'est que la façon de voir la Guerre de sécession et la Première Guerre mondiale, la conception générale de ce qu'est une vraie bonne reconstitution historique, ont un sérieux air de famille… Mais ça, c'est Cinecittà…

Arca1943


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De Arca1943, le 8 juillet 2005 à 01:58
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le voilà ! Je n'y croyais plus…


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De Impétueux, le 5 février 2007 à 18:44
Note du film : 4/6

Je ne partage pas tout à fait l'enthousiasme débridé d'Arca, après avoir vu, pour la première fois de ma vie, hier, ce grand classique du cinéma de Monicelli et je me mettrais assez volontiers seulement 5 (et même, à dire le vrai, un tout petit peu moins).

Mais il est tout autant certain que c'est un film excellent, cruel, drôle, désespérant, d'une efficacité remarquable, d'une verve qui ne faillit pas ; je me promets de le regarder à nouveau prochainement…

…Mais je serai à tout coup agacé – de la même façon que je l'ai été – par le sous-titrage de l'édition DVD ! Je m'explique : comme je ne connais pas l'italien, à mon grand dam, je suis bien obligé de regarder le film avec ce sous-titrage ; je ne dis pas que la traduction est mauvaise, ou que l'esprit du film est trahi (j'ai lu, sur un des fils du film que mon cher Giono avait eu quelque influence sur la VHS : je suppose qu'on a repris, pour le DVD, sa contribution) : mais il y a une chose que je n'aie jamais vu ailleurs que sur ce DVD-là : la – comment expliquer ça ? – la concentration des sous-titres, ou plutôt l'inadéquation du rythme des images et des mentions sous-titrées.

Un exemple : à un moment donné survient l'exécution d'un espion autrichien ; l'officier italien (sans doute le Capitaine Lapoule/Romolo Valli) donne les ordres ; mais du moment où il désigne le peloton jusqu'à la mention Feu !, il y a un seul sous-titrage qui confond une action qui dure quelques dizaines de secondes. D'autres fois, dans des discussions animées, les sous-titres sont si longs et nombreux qu'on ne peut pas les suivre (mais c'est tout de même moins gênant que de voir incrustée une même phrase alors que les protagonistes respectent des silences, reprennent un mot, se taisent à nouveau, concluent…).

En tout cas, cela m'a considérablement gêné. Et c'est fort dommage pour un film aussi puissant !


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De droudrou, le 6 février 2007 à 09:44

A la lecture des avis des uns et des autres, je trouverais assez aisément que le cinéma Italien a bénéficié d'une dynamique qui nous a fait cruellement défaut quant au choix des sujets qui ont été traités. Comparativement, nous semblons apparaître comme des parents pauvres sur la même période.

Il y a quelque chose qui n'a pas marché et qui ne marche toujours pas, sauf quelques velléités du genre de Un long dimanche de fiançailles qui sont rapidement remises en question…


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De Arca1943, le 10 avril 2010 à 00:26
Note du film : Chef-d'Oeuvre

J'avais manqué cette nouvelle : John Babcock, le dernier vétéran canadien de la Première Guerre mondiale, est mort au début de l'année à l'âge de 109 ans. Il en avait 15 au moment du conflit.


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De Arca1943, le 10 avril 2010 à 00:28
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Tiens, je n'avais pas noté cette remarque d'Impétueux : « Comme je ne connais pas l'italien, à mon grand dam, je suis bien obligé de regarder le film avec ce sous-titrage ; je ne dis pas que la traduction est mauvaise, ou que l'esprit du film est trahi (j'ai lu, sur un des fils du film que mon cher Giono avait eu quelque influence sur la VHS : je suppose qu'on a repris, pour le DVD, sa contribution)… »

Jean Giono, cher Impétueux, a bel et bien dirigé le doublage de La Grande guerre. Et à mon avis, c'est dans son excellente version française que vous auriez dû voir ce film la première fois, comme pour Les Camarades. Le film, selon moi, vous serait alors apparu plus drôle et plus efficace.

Au strict plan de la traduction, le doublage est presque toujours meilleur que le sous-titrage, il "rend" beaucoup mieux ce qui se dit dans la langue d'origine, pour la raison évidente qu'on traduit de l'oral à l'oral, alors qu'avec le sous-titrage, la traduction se fait de l'oral à l'écrit, ce qui est une terrible perte. Le sel inimitable des dialogues d'Age-Scarpelli passe bien mieux à l'oral qu'à l'écrit – pour ne rien dire évidemment de la sychronisation des blagues : car le sous-titre est toujours décalé, il arrive toujours après-coup.


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De verdun, le 6 avril 2014 à 22:41
Note du film : 4/6

Un grand film à la fois tragique, comique et épique, servi par un merveilleux duo d'acteurs. Vu sur grand écran tout récemment, il fait son effet: celui d'un grand spectacle intelligent en cinémascope.

Néanmoins, le film me paraît un petit peu long, et ne possède ni la force ni la maestria de La grande pagaille.

Ceci dit, il conviendrait de rééditer davantage de films de Monicelli en dvd ou blu-ray.


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De Arca1943, le 2 mai 2014 à 20:38
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Magnifique affiche japonaise d'époque.


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De Impétueux, le 31 juillet 2016 à 18:41
Note du film : 4/6

J'avais été agacé, lors de ma première vision du film, il y a près de 10 ans, par l'abondance excessive des sous-titres (juxtaposés et entassés, survenant quelquefois au rythme d'une folle mitraillette) et je m'étais fait conseiller par Arca de regarder le film en VF. C'est ce que j'ai fait hier, mais je ne suis pas non plus très satisfait : cette fois-ci, c'est la désinvolture de l'éditeur (PVB éditions) qui m'a agacé.

Je trouve, certes, plutôt positif que, dans la VF on puisse insérer une séquence qui ne devait pas figurer dans le film présenté sur les écrans français et qui arrive brutalement parlée en italien et donc sous-titrée ; mais les cartons d'intertitres ne sont pas traduits et, bien pis, la séquence où parlent les Autrichiens est en allemand… sous-titré en italien. Je ne sais pas si je suis clair mais tout cela fait désordre, d'autant que la photographie n'est pas de très bonne qualité dans plusieurs scènes. Le malheur des petits éditeurs est qu'ils n'ont pas les moyens de faire sur les copies un travail approfondi et qu'ils se contentent assez souvent de transposer en DVD de vieilles VHS.

Je ne pense pas toutefois que ce soit cette mauvaise impression sur le support qui m'incite à baisser ma note de 5 à 4. J'avais déjà trouvé, en 2007, que La grande guerre n'était pas tout à fait du niveau des chefs-d’œuvre de la comédie à l'italienne. Il me semble d'ailleurs que, tourné en 1958, c'est l'un des premiers films qui puisse revêtir cette étiquette et que tous les ingrédients n'y sont pas aussi exactement dosés qu'ils le seront plus tard.

Certes, il en pose les prémisses : pour exposer les choses un peu caricaturalement, la comédie à l’italienne, ça commence en farce et ça finit en tragédie. Et plus ça se dirige vers le drame, plus c'est prenant et substantiel. Arca l'écrit fort bien dans son message de septembre 2004 : Chaque nouvelle blague nous rapproche un peu plus du prochain punch tragique ; chacune nous fait entrer dans la dimension pathétique des personnages, c'est vrai, mais sans doute avec moins de précision et de lucidité que dans Les camarades du même Mario Monicelli, quatre ans plus tard et bien entendu que dans – à mon sens – le plus beau film du genre, Le fanfaron de Dino Risi en 1962.

Il me semble que La grande guerre, c'est plutôt moins bien cousu et que la suite des scènes qui donnent à voir les horreurs, les ridicules, les cruautés, les bouffonneries d'un conflit dont tous les personnages sont perdus et effarés apparaît un peu hétéroclite, un peu faite de bric et de broc. Suite cruelle de scènes atterrantes ou pathétiques, suite souvent un peu facile et trop diluée quelquefois.

Et même, au milieu de la marche à l'abîme des deux copains Oreste (Alberto Sordi) et Giovanni (Vittorio Gassman), il me semble qu'il y a une impropriété à faire intervenir, de façon un peu artificielle, la prostituée Costantina (Silvana Mangano, belle comme toujours), dont le rôle ne s'imposait pas et dont les interventions brisent un peu le rythme.

C'est un peu long ; mais ça s'achève de façon si glaçante et désespérée…


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