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Summer holiday


De Impétueux, le 9 septembre à 14:13
Note du film : 0/6

En 1996, lors de la sortie sur les écrans d'Independence day, le film initial de ce qui est en passe de devenir une série, mon fils avait 11 ans et je me faisais un devoir de l'accompagner dans les salles obscures où les petits garçons de son âge aimaient à se repaître de films catastrophe de ce genre. Que le danger vienne des forces naturelles (Twister de Jan de Bont, Le pic de Dante de Roger Donaldson, Pluie d'enfer de Mikael Salomon), de la malfaisance des hommes (Speed de Jan de Bont encore) ou des petits hommes verts (le délicieux et parodique Mars Attacks ! de Tim Burton), les enfants bien nés aiment en effet à s'identifier aux paladins qui, avec leur seul courage et leur obstinée détermination parviennent à chaque fois à sauver le groupe, la ville, le pays ou même la planète.

Sans être bien dupe des procédés, conscient aussi que le poison du politiquement correct s'était insinué dans les récits, j'avais tout de même un certain plaisir à découvrir sur les immenses écrans du Rex ou du Gaumont Italie des scènes particulièrement spectaculaires. Les effets spéciaux n'avaient plus, depuis longtemps le caractère naïf, charmant et presque onirique des trucages à la Ray Harryhausen et les effets numériques commençaient à pouvoir bluffer son homme. Il n'y avait guère qu'à applaudir à la vision du vaisseau spatial des envahisseurs extra-terrestres occupant tout le ciel new-yorkais comme un astre fatidique. Après, naturellement, il fallait subir l'éternelle succession des désastres épouvantables, des focalisations sur quelques groupes d'humains courageux, indomptables, de leurs luttes acharnées et finalement de leur triomphe sur l'ennemi venu de l'Espace.

En 2016, on a cru devoir refaire un duplicata d'Independence day et on en a confié la réalisation à Roland Emmerich, qui s'était acquitté sans talent particulier, ni faiblesse, ni aspérité du premier film. On en reprend donc les ingrédients, accentuant encore un peu ses vertueuses dispositions. C'est ainsi que le Président des États-Unis est désormais une Présidente, Elizabeth Lanford (Sela Ward) et que le chef autoritaire et pète-sec des avant-gardes humaines sur la Lune, le Commandant Jiang Lao (Chin Han) est un Chinois. Et enfin qu'il y a un grand chef rebelle africain, Dikembe Umbutu (DeObia Oparei) qui déchiffre les langues extraterrestres avec maestria mais sait aussi découper l'intrus façon puzzle avec un très grand talent. Ma foi, pourquoi pas ?

Seulement on ne parvient pas à saisir l'intérêt de ce genre de production. D'abord parce qu'un cerveau seulement moyennement doué comme le mien, n'arrive pas à suivre la complexité et la variété extraordinaires de toutes les actions menées que ce soit par les Bons (les Terriens) ou les Méchants (les Extra-terrestres ; mais il est vrai que je crois avoir saisi qu'il y a deux races d'Extra-Terrestres, les uns étant les ennemis des autres) : tout est fait pour privilégier, au détriment de la cohérence du récit, des sortes de moments de bravoure qui en jettent plein les yeux mais troublent encore davantage la compréhension. Puis parce qu'au fur et à mesure qu'on avance, il y a un tel déferlement d'explosions, de séismes, de débordements qu'on en est saturé.

À ma courte honte, je dois dire que j'ai passé les dix dernières minutes de ce trop long film (qui dépasse deux heures) en accéléré. Je sais n'avoir rien perdu de sa moelle au cas où il en aurait un peu ce qui reste à démontrer.

À noter, dans la distribution composée d'inconnus qui ne doivent pas l'être pour tout le monde, la présence étonnante du plutôt intéressant Jeff Goldblum et surtout celle, beaucoup plus incongrue, de Charlotte Gainsbourg qui ferait bien mieux de demeurer une des actrices favorites de Lars von Trier ; en d'autres termes de se consacrer au cinéma.


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