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Excellent film... sur le papier


De verdun, le 10 janvier à 21:06
Note du film : 2/6

Quel film magnifique sur le papier !

Une voix-off nous invite avant même le générique à deviner qui est le loup-garou. Un milliardaire et chasseur, Tom Newcliffe rassemble des convives dans sa propriété truffée de caméras. Il soupçonne l'un de ses invités d'être un lycanthrope, qu'il se promet d'ajouter à son tableau de chasse. Mais bien évidemment, rien ne se passera comme prévu.

L'intrigue mélange de façon originale le whodunit à la Agatha Christie-Dix petits nègres et Le crime de l'Orient-Express sont sortis cette même année 1974- et le film d'épouvante classique.

The beast must die se veut interactif: la voix off revient pour nous demander, à un quart d'heure de la fin, qui est le loup-garou.

En plus, nous retrouvons des acteurs que nous apprécions : Charles Gray, Peter Cushing, Anton Diffring ou encore Michael Gambon. Autre originalité, due au succès de la blaxploitation (Shaft, Superfly), Tom Newcliffe est joué par un acteur noir, Calvin Lockhart. D'ailleurs une agréable musique funky sert de bande originale.

Hélas le résultat final est loin d'être à la hauteur du projet et du talent des divers contributeurs. L'ensemble est incroyablement mou alors qu'il aurait dû être palpitant. L'aspect "whodunit" est décevant car les personnages n'ont aucune substance et les indices ou fausses pistes sont presque inexistants, de sorte que la révélation de l'identité du loup-garou ne provoque qu'une indifférence polie. Le monstre lui-même est une sorte de gros chien qui ne provoquera guère de frissons.

Seule la fin, étonnamment pessimiste est une agréable surprise: dommage que le reste du récit n'ait pas cette puissance.

La réalisation est informe malgré une séquence d'ouverture prometteuse. L'image est franchement moche et les nuits américaines sont ratées, ce qui est incompréhensible quand on sait que le chef-opérateur est le grand Jack Hildyard, directeur de la photo de grands classiques comme Le pont de la rivière Kwaï.

Un film raté qui montre que la Amicus, firme rivale de la Hammer dans le domaine du fantastique britannique, était, en 1974, aussi mal en point que son illustre concurrente. Le temps béni de La nuit du loup-garou paraissait bien lointain.


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