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La traversée de Paris ...


De Nadine Mouk, le 15 juillet à 20:12
Note du film : 4/6

Après s'être fait la main, dont celle du diable en tant qu'assistant ou même scénariste, jJean-Paul Le Chanois se risque dans la réalisation, juste après son bel essai transformé de L'École buissonnière dont il est question plus bas. Et franchement, je me fous de savoir si elle est bonne ou pas, cette réalisation. C'est un adorable petit film que je tire de la nuit où il s'était perdu. C'est très avenant, ça mange pas de pain, ou alors du très bon. La bonne bouille de Blier qui s'apprêtait à rejoindre Les anciens de Saint-Loup se fend volontiers d'une ballade nocturne dans son taxi accompagné d'une toute jeunette Danièle Delorme avec déjà du métier. Le scénario est fin comme un sandwich SNCF, avec par contre, des dialogues qui n'ont rien à envier à ceux d'Audiard. Or je ne pense pas qu'Audiard ait pu donner un coup de main à Le Chanois car à cette époque, il démarrait à peine. Des trognes bien connues, que l'on n'imaginait pas si jeunes, viennent donner un entrain sympathique à cette bluette adorable. On voit même des figurants que l'on reverra avec leur nom en caractères gras, en haut de l'affiche, quelques temps plus tard. Matez moi ce générique d'enfants surdoués…

Oui, adorable. Parce que c'est bon, ça rafraîchit. On se colle la nostalgie d'une époque que l'on a pas connue où tout semblait si facile. Les gens, les sentiments, les institutions, la vie… Peut-être que je me trompe mais le plateau repas sur les genoux et le ventilateur distillant une douce fraîcheur, tout ce que je vois et entends me parait être comme un petit paradis perdu… Il faut dire que la guerre, même à peine terminée, semble loin. Les illusions comme les vrais sourires sont de retour. La bonhomie semble de rigueur. Sans laisser d'adresse est une historiette qui est loin d'être immodeste ou mégalomane. C'est un fait divers des plus tranquilles où les bébés se perdent (pas longtemps), où les fiancés disparaissent (pour de bon) et où les chauffeurs de taxi se transforment en Anges gardiens, pour rien, pas même un pourboire. Et tout finit très bien. Et pour une fois, ils ne se marièrent pas et n'eurent pas d'enfants. Mais une mutuelle reconnaissance éternelle. Un bien gentil film qui file son chemin sans le moindre ennui . Dommage que l'oubli en emporte tant, de ces oeuvres là. J'ai vraiment aimé ce petit roman de gare. Par contre, mes huîtres étaient un peu grasses ….


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