| Cinéma | Don Quintín l'amer La Hija del engaño | ||
| Mexique Comédie dramatique |
Réalisateur : Luis Buñuel ![]() Scénaristes : Carlos Arniches (pièce) Antonio Estremera (pièce/non crédité) Luis Alcoriza (adaptation)Janet Alcoriza (adaptation) Producteur : Oscar Dancigers | Compositeur : Manuel Esperón Directeur de la photographie : José Ortiz Ramos Société de production : Ultramar Films | Acteurs : Fernando Soler (Don Quintín Guzmán)Alicia Caro (Martha) Fernando Soto (Angelito)Rubén Rojo (Paco)Nacho Contla (Jonrón) Amparo Garrido (María) Lily Aclemar (Jovita) Álvaro Matute (Julio) Roberto Meyer (Lencho García) Conchita Gentil Arcos (Tona García) Francisco Ledesma |
avant le 21/11/2004 15/03/2006Première sortie mondiale : 1951 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"J'ai vu la mort dans ses yeux."

, Luis Buñuel
est à nouveau entrepris par Óscar Dancigers avec lequel il a entre temps produit Los Olvidados
. Le film, salué à Cannes et aux "Ariel" mexicains, a néanmoins fait scandale dans son pays d'adoption et le cinéaste, qui est entrain de terminer le tournage de Susana
, accepte de mettre en scène une nouvelle adaptation de "Don Quintín el amargao", la pièce de Carlos Arniches et Antonio Estremera. Cette oeuvre du théâtre populaire espagnol est plébiscitée par le public depuis sa première au début des années 1920. Manuel Noriega et Luis Marquina (pour son premier film) l'ont déjà portée au cinéma respectivement en 1925 et en 1935. Derrière cette deuxième version, qui fait souvent référence, apparaissait la société Filmófono pour laquelle Buñuel
était à l'époque le producteur exécutif. Malgré son statut de "film alimentaire", c'est donc avec un certain enthousiasme teinté de nostalgie que celui-ci entreprend ce projet.


*, qui n'est traditionnellement pas considéré comme une des oeuvres majeures de Buñuel
, est, sans conteste, la qualité et la simplicité de l'intrigue qui le sous-tend. Mélodrame familial, il prend alternativement des allures de film-noir et de comédie, notamment grâce à la présence de l'expérimenté acteur mexicain Fernando 'Mantequilla' Soto
que l'on retrouvera dans La Ilusión viaja en tranvía
. Cette adaptation est aussi le plus hollywoodien des films du réalisateur, celui-ci cherchant visiblement** à reproduire les méthodes de production dont il avait été le passif témoin aux Etats-Unis. Mais les caractéristiques filmiques, thématiques et techniques, du cinéaste sont pourtant indéniables. Le rôle du destin et la violence masculine y sont représentés de manière tout à fait singulière. Et la grande sobriété, teintée d'expressionnisme, dans la mise en scène ne laisse aucune doute quant à la signature du film. Récompensé la même année par un "Ariel d'argent" pour sa prestation dans No desearás la mujer de tu hijo
, Fernando Soler
, pour sa troisième et dernière collaboration avec Buñuel
, offre une composition solide. A ses côtés apparaît à nouveau le jeune premier Rubén Rojo
, déjà présent dans El Gran calavera
.
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