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L'univers carcéral, au cinéma, fin des années 40


De verdun, le 25 mai 2014 à 18:49

Selon Vincentp, "Ce film est bien réalisé, remarquablement photographié (parfaite gestion du noir et blanc, avec souvent une lumière diffuse pour éclairer les visages des prisonniers), parfaitement interprété. Mais Les démons de la liberté a sans doute pour handicap aujourd'hui d'avoir été suivi dans le temps par des long métrages sur le même sujet, peut-être un peu plus réussis, ou tout simplement plus modernes (Le trou, L'évadé d'Alcatraz, Les évadés -ce dernier titre pour faire plaisir à Spontex-…)."

Je suis entièrement d'accord avec Vincentp. Le film me semble manquer de force sans doute par la faute de la production, soucieuse d'édulcorer le propos, par rapport à ce qui a été réalisé par la suite sur le même thème : personnellement je rajouterais The glass house ou Nous sommes tous en liberté provisoire. Mais il confirme la grande qualité des réalisations américaines de Dassin avant son exil européen.


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De vincentp, le 7 août 2009 à 07:48
Note du film : 4/6

Le sujet est banal : des détenus soumis à une autorité répressive cherchent à se faire la belle. C'est l'occasion de redécouvrir tout un univers cinématographique, typé roman et cinéma noir américain des années quarante : la garce, le héros prisonnier de son destin, le monde carcéral composé des traitres, des gardiens gentils ou méchants… L'évocation des raisons qui ont amené les détenus à être emprisonnés, sous forme de flash-backs ingénieux, donne un aperçu de la vie -également très noire- à l'extérieur du pénitencier, et met en évidence la déchéance sociale des personnages. Intéressant aussi et surtout : ce descriptif minutieux des états psychologiques liés à l'emprisonnement. L'aspiration à la liberté, qui ronge les personnages, les plonge dans divers états : onirisme, mutisme, rébellion, mise en œuvre de projets… Jules Dassin montre également via Les démons de la liberté l'envers du rêve américain de réussite sociale individuelle. En particulier, on comprend que seule une gestion collective de l'emprisonnement permet d'améliorer le sort individuel de chacun.

Ce film est bien réalisé, remarquablement photographié (parfaite gestion du noir et blanc, avec souvent une lumière diffuse pour éclairer les visages des prisonniers), parfaitement interprété. Mais Les démons de la liberté a sans doute pour handicap aujourd'hui d'avoir été suivi dans le temps par des long métrages sur le même sujet, peut-être un peu plus réussis, ou tout simplement plus modernes (Le trou, L'évadé d'Alcatraz, Les évadés -ce dernier titre pour faire plaisir à Spontex-…).


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