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Première réalisation de Jimmy Sangster

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De verdun, le 8 janvier à 18:04
Note du film : 3/6

Dans le cycle Frankenstein de la Hammer, Les horreurs de Frankenstein vient après Frankenstein s'est échappé (1957), La revanche de Frankenstein (1958), L'empreinte de Frankenstein (1964), Frankenstein créa la femme (1967) et Le retour de Frankenstein (1969). Après L'empreinte de Frankenstein de Freddie Francis, c'est le deuxième "Frankenstein" a ne pas être réalisé par Terence Fisher.

En effet, Les horreurs de Frankenstein permet à Jimmy Sangster, scénariste de grand talent, de faire ses débuts derrière la caméra. Disons-le tout de suite: Sangster est un brillant scénariste mais un médiocre réalisateur. Sa mise en scène paraît franchement pataude, n'apporte rien sur le plan technique et souffre de la comparaison avec le brillantissime Le retour de Frankenstein réalisé quelques mois auparavant.

Par ailleurs, le scénario donne l'impression d'aller dans plusieurs directions, ce qui est bizarre pour un aussi bon auteur que Sangster: est-ce une parodie ? En 1974, Chair pour Frankenstein ira beaucoup plus loin dans le délire, l'érotisme et la violence. Est-ce un film respectueux du genre ? Est-ce un film policier ? On n'arrive pas à le savoir franchement, du coup le résultat semble bien bancal. Le récit part sur les chapeaux de roue avant de se faire on ne peut plus conventionnel dans le dernier tiers. Le projet en lui-même semble douteux puisque Les horreurs de Frankenstein est un remake de Frankenstein s'est échappé, écrit par le même Jimmy Sangster douze ans auparavant, dont les acteurs ont été rajeunis. Un "reboot", comme on dirait aujourd'hui.

C'est surtout le premier "Frankenstein" de la Hammer sans Peter Cushing. Pas facile de succéder à un comédien aussi charismatique que Cushing. Force est de constater que son successeur, Ralph Bates offre une excellente prestation qui a le grand mérite de renouveler le personnage du baron,qui devient ici un playboy hédoniste au cynisme sans limites. Les actrices sont toujours aussi jolies. Et on revoit des visages connus comme Jon Finch et Dennis Price. En revanche David Prowse fait du monstre une brute plus rigolote qu'effrayante qui fait regretter Christopher Lee dans Frankenstein s'est échappé.

Par conséquent, Les horreurs de Frankenstein est un film à la fois distrayant et décevant. Mais c'est un film qui me tient à coeur car c'est le premier film de la Hammer que j'aie vu, en mars 1993, sur canal plus, dans la regrettée émission de Jean-Pierre Dionnet, "cinéma de quartier".


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