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Déception


De verdun, le 12 septembre à 23:46
Note du film : 2/6

Par un étrange sortilège, le fantôme de Barbe-Noire (Peter Ustinov) est condamné à errer sur terre jusqu'à ce qu'il ait accompli une bonne action. Grand amateur de rhum, il reste invisible aux yeux de tous, exception faite toutefois de Steve (Dean Jones), l'entraîneur d'une équipe d'athlétisme. Ce dernier, amoureux de la ravissante Jo-Anne (Suzanne Pleshette), l'a fait involontairement revenir en ce bas monde. Mais il n'y a pas perdu au change : pour son bonheur, Barbe-Noire veille sur lui. Tour à tour inquiétant, malicieux, drôle, menaçant, implacable, facétieux, impertinent ou délirant, il mettra tout en place pour que Steve puisse tenir sa promesse : trouver assez d'argent pour que de sympathiques vieilles dames ne soient pas contraintes de vendre leur bien le plus cher, un auberge sur le thème de la piraterie, à un promoteur peu scrupuleux du nom de Silky Seymour (Joby Baker).

Comédie fantastique réalisée par Robert Stevenson -ce qui est un patronyme approprié lorsqu'on réalisé un film sur un pirate- et produite en 1968 par les studios Disney, Le fantôme de Barbe-Noire est précédé d'une réputation flatteuse et les commentaires négatifs à son sujet se font rare sur la toile.

Et pourtant, ce spectacle m'a paru puéril, ce qui est normal pour un film s'adressant en priorité aux enfants, et chose, plus grave, franchement laborieux.

L'idée de départ -faire revenir le fantôme de Barbe-noire dans les années 1960- est astucieuse mais le scénario, les dialogues, le rythme, la musique et la réalisation ne sont pas particulièrement brillants. L'ensemble est prévisible, formaté et assez niais. Les méchants gangsters sont caricaturaux et le personnage de Barbe-noire, réduit ici à un marin d'eau douce qui ne passe son temps qu'à boire, est encore plus édulcoré que chez Raoul Walsh même si la présence truculente de Peter Ustinov rend le film supportable. Et les effets spéciaux, qui faisaient leur effet en 1968, ont pris un sacré coup de vieux.

Bref, le film m'a laissé de marbre alors que je pense avoir gardé mon âme d'enfant. Le fantôme de Barbe-Noire me semble représentatif d'une époque où l'industrie Disney, qui avait produit la décennie précédente de bonnes adaptations de l'île au trésor ou 20000 lieues sous les mers, se mettait à produire de la guimauve trop souvent écoeurante de bons sentiments.

Le plus embêtant est que de nos jours, c'est tout le cinéma populaire américain qui s'est "disneyisé", ne s'adressant plus qu'aux adolescents…


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