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Un bon moment et un certain plaisir

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De Mawena, le 24 juin 2013 à 10:22
Note du film : 4/6

Bonjour,

J'aimerai réentendre le générique en français de cette série que j'avais beaucoup aimé à l'époque et que je fredonne encore maintenant. Quelqu'un pourrait-il m'aider ? Merci


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De DelaNuit, le 21 avril 2012 à 19:03
Note du film : 4/6

Grâce aux éditions du film du collectionneur, j'ai enfin pu revoir après 25 ans la mini-série en quatre épisodes Le secret du Sahara qui avait été diffusée sur TF1 à la fin des années 80. La qualité du dvd n'est pas formidable et donne l'impression d'une copie de cassette vidéo. Par ailleurs, seule la VF est proposée alors qu'il s'agit d'une coproduction internationale.

Il est toutefois bien sympathique d'avoir accès à cette œuvre, même dans ces conditions, alors que tant d'autres semblent perdues dans les limbes : Pavillons lointains, Les derniers jours de Pompéi, mini-séries pourtant prestigieuses ayant coûté fort cher et qui auraient sans aucun doute leur public.

Ayant revu les quatre épisodes, je reste sur un sentiment mitigé déjà éprouvé à l'époque. L'histoire souffre de longueurs, redondances, invraisemblances et faiblesses de scénario qu'il serait fastidieux d'énumérer ici.

Pourtant, une fois accepté le côté bande dessinée kitsch, rocambolesque et plein de cliché du genre et fait son deuil des bonnes idées insuffisamment – ou trop ! – exploitées, il n'est pas du tout impossible de passer un bon moment et même d'y prendre un certain plaisir. Je l'assume !

Il y a les acteurs :

  • Michael York n'est pas le plus charismatique des acteurs, mais il a un côté suffisamment sympathique pour que l'on suive sans déplaisir ses pérégrinations archéologiques en quête de la montagne parlante au cœur du désert.
  • Ben Kingsley, tout en jeu intériorisé, est un crédible juif polonais ayant fui les persécutions pour installer un oasis de paix au milieu des sables.
  • Miguel Bosé donne un charme ambigu à son personnage de fils du désert imprévisible…
  • Andie MacDowell surtout, apporte beauté et sensibilité dans son rôle de reine du peuple mystérieux des hommes rouges protégeant un secret millénaire.
  • La présence de la belle Mathilda May parmi les personnages secondaires est bien agréable même si son personnage est peu développé.
  • Jean-Pierre Cassel nous offre quelques apparitions crédibles en commandant d'une garnison de la légion étrangère aux valeurs coloniales d'une autre époque.

Parmi les méchants :

  • David Soul campe un légionnaire violent au regard halluciné à mille lieues du personnage qui l'a rendu célèbre dans Starsky et Hutch.
  • James Farentino s'amuse à cabotiner dans le rôle du Calife de Tombouctou, veule et cruel.

Des personnages qui sont autant d'archétypes, comme c'est souvent le cas dans les films d'aventure, renouant ainsi avec la tradition des exploits et quêtes mythologiques.

Seule ombre au tableau des interprètes, William McNamara, bellâtre insipide et inexpressif, semble considérer que promener sa gueule de jeune premier dans un costume approprié dispense d'apprendre le métier d'acteur. On a du mal à comprendre que Mathilda le préfère à Miguel Bosé… et on se demande incidemment de quel puissant producteur ou financeur il est le fils ou la friandise sexuelle pour faire partie de la distribution… Même le faucon a plus de talent !

Les prises de vues sur des sites réels sont bienvenues, les décors soignés (le palais du calife de Tombouctou, le cœur de la montagne parlante), rappelant le savoir-faire des artisans de Cinecita.

Le personnage d'Anthéa reine du peuple ancien et mystérieux des hommes rouges, est un allusion non voilée à l'Antinéa régnant sur L'Atlantide ensablée du Hoggar dont l'histoire fantasmatique connut un succès considérable dès la parution du roman de Pierre Benoit L'Atlantide, permettant de situer ce Secret du Sahara dans la lignée des œuvres innombrables – notamment cinématographiques – inspirées de près ou de loin par cette envoûtante thématique.

Et puis surtout, il y a le Désert. De sable, de pierre… un personnage à part entière, magnifiquement photographié, avec ses effets de lumière sur les dunes, ses oasis, ses mirages, rehaussé par une musique contemplative ou mystique d'Ennio Morricone, déjà auteur de la partition du Désert des Tartares… dont le dvd est – ceci dit en passant – toujours aussi attendu que les Tartares de l'histoire !


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