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Désinhibition


De Taranos, le 18 janvier 2016 à 11:46
Note du film : 4/6

Pénurie de papier, pluies de cendres, hullulements des sirènes municipales, même si la vie semble couler normalement à Biarritz, on sent bien qu'il se passe quelque chose. Entre alertes à la contamination, attentats à répétition, morts subites (de quoi?) un peu partout, message alarmiste du Président de la République à la nation et tirs de missiles, on se demandera d'ailleurs pendant tout le film ce qui se passe vraiment.

La dessus se greffe la vie de Robinson, anti-héros classe moyenne, qui l'an dernier pendant les vacances a trompé sa femme suite à un coup de foudre pour Laetitia, une fille espagnole filiforme et enigmatique qui se révélera être une « escort girl » de plus ou moins haut vol avec qui il jouera pendant quelques temps à "Je t'aime moi non plus" de lupanars en caveaux échangistes. Un an plus tard on voit Robinson tout seul, amputé de la main droite, et soignant son désespoir sentimental en écrivant comme il peut son aventure. Pendant la première partie du film, d'incessants retours sur l'année écoulée nous font comprendre peu à peu ce qui s'est passé. C'est assez simple à suivre puisque l'année d'avant il avait ses deux mains et cette année il a une prothèse à la main droite! Et puis commence une quête de Lætitia disparue, au milieu de l'exode des Français qui essaient de fuir la France menacée en passant en Espagne. Comme dans tout « road movie », on va de péripéties inattendues en situations scabreuses, au cours desquelles il accepte toutes les occasions qui s'offrent à lui, jusqu'à revenir à Paris où l'histoire se termine comme elle devait se terminer. Pourquoi avoir, à l'américaine, daté jour par jour les différentes situations, si on se demande bien comment il a pu aller en une journée de Pampelune à Montserrat et Tarragone, et en une journée du Lot à Paris (à pied!)?

Au bout de deux heures on se demande quand même ce qu'on a vu: grosso modo la quête d'un amour fou sur fond de lutte pour la vie/survie généralisée avant la fin finale de l'Europe ou du monde. 50 ans auparavant, cela avait été très bien traité aussi dans Le dernier rivage (avec Ava Gardner et Gregory Peck quand même!).

Allez, 4 parce que je ne me suis pas ennuyé.


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