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Bande Velpeau !


De verdun, le 4 mars 2014 à 23:55
Note du film : 4/6

Le scénario de Jimmy Sangster est un ramassis:

  • de clichés
  • de coïncidences grotesques: la compagne de l'égyptologue qu'on nous a caché pendant une heure de film avant que l'on découvre qu'elle a les mêmes traits que la compagne antique de la momie,
  • d'incohérences stupéfiantes :la momie succombe aux balles après y avoir résisté pendant une heure de film.
  • d'invraisemblances; ainsi la momie a visiblement appris l'anglais durant son sommeil millénaire. Par la méthode assimil ??

Le flash-back expliquant ce qui est arrivé au père du personnage principal est d'une inutilité crasse.

L'utilisation de Peter Cushing, mis au second plan, laisse rêveuse.

Malgré ce lourd handicap, le film réussit à emporter l'adhésion grâce à une mise en scène enlevée. On ne voit pas les 85 minutes passer. Les images de la lande britannique propice aux menaces occultes marquent durablement l'esprit. La photo de Jack Asher est admirable, comme elle l'était dans le cauchemar de Dracula.

En dépit de la faiblesse du budget, loin de celui d'un De Mille, la séquence de retour en arrière dans l'Egypte antique s'avère réussie. Christopher Lee incarne une momie des plus convaincantes, dont la brutalité m'a paru étonnanre pour un film de 1959.

Par conséquent, cette malédiction me paraît un bel exemple de ce que peut faire un grand metteur en scène, entouré d'une équipe talentueuse, à partir d'un mauvais script.

Ceci dit ce film ainsi que les autres séquelles ultra médiocres produites par la hammer, à savoir les maléfices de la momie et Dans les griffes de la momie, est peut-être la seule réactualisation signée hammer inférieure à l'original de l'universal, à savoir la momie de Karl Freund.


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De Impétueux, le 3 août 2010 à 18:43
Note du film : 0/6

Lorsqu'on se rappelle ce que furent les révolutions que les réalisateurs de la Hammer, et, en premier lieu Terence Fisher apportèrent aux cinémas d'épouvante au tournant des années Cinquante et Soixante, on ne peut être qu'extrêmement décontenancé par la nullité profonde de cette Malédiction des pharaons, soulante d'ennui, dont je ne peux rien, absolument rien sauver et qui ne mérite que de s'enfoncer dans la boue grasse d'une tourbière (comme le fait, d'ailleurs The Mummy du titre anglais).

C'est vrai ça ! C'est terrible de réaliser (après un passable Frankenstein s'est échappé) une excellente et horrifique Revanche de Frankenstein puis le chef-d'œuvre de noirceur et d'érotisme contenu du Cauchemar de Dracula et de se retrouver pataud avec une fausse légende égyptienne qui fait bâiller d'ennui…

Pourquoi, au fait ? Les moyens techniques ne sont guère différents de ceux des films précités, c'est-à-dire, aux yeux d'aujourd'hui, assez médiocres (on n'en est pas encore aux trucages numériques !), mais ne sont pas absolument dérisoires.

C'est la même atmosphère d'Angleterre victorienne coincée, puritaine, faite de ces frustrations sociales et charnelles qui permettent les plus absolues transgressions – donc l'appel aux monstres les plus absolus – les acteurs sont identiques (et installés pour un bon moment) puisqu'il y a aux premiers rangs Peter Cushing et Christopher Lee, le scénariste, Jimmy Sangster, est le même que dans les excellentes adaptations ci-dessus, l'équipe de tournage (image, décors, montage) à peu près pareille… et pourtant rien ne fonctionne…

C'est sans doute qu'on ne fait pas du fantastique en ne s'appuyant pas sur des mythes solides, un peu plus solides en tout cas que cette histoire de momie dérangée et de dieu égyptien obscur adulé, trois mille ans après par un séide sanguinaire.

Je ne me souviens pas que Le roman de la momie de Théophile Gautier soit écrit dans cet esprit et la fascination pour les ennuis considérables entraînés par la violation des tombes (des Cigares du pharaon, quatrième aventure de Tintin aux diverses fariboles subséquentes à la découverte de la sépulture de Toutankhâmon) soit du niveau des romans majuscules écrits par Mary Shelley (Frankenstein) et Bram Stoker (Dracula).

Un ami qui me veut du bien (en fait, c'est mon vieux copain Wikipédia) me suggère que je viens d'écrire une stupidité monumentale, puisque, finalement, la Malédiction des pharaons est le remake de La Momie réalisée par Karl Freund en 1932. C'est possible, mais ça ne change pas grand chose à mon point de vue.

Ce qui aurait été intéressant, c'est que le rôle du sectateur des dieux antiques de l'Égypte, qui manipule, en quelque sorte, cette grosse bête de momie (monstre pataud interprété sans subtilité par Christopher Lee, bien loin de l'élégance du comte vampire !), c'est que ce rôle fût approfondi, développé, décrypté. Car le plus intéressant, dans les récits d'horreur, c'est, encore bien plus que les créatures maudites, leurs affilés, acolytes et complices, dont la fascination pour le Mal peut souvent être passionnante (Renfield dans l'histoire de Dracula, par exemple).

Rien de tout cela dans ce film de Terence Fisher, prévisible et lourdingue. Ça n'a vraiment aucun intérêt.


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