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Les aliens de la société contemporaine


De vincentp, le 17 juin 2015 à 23:54
Note du film : 6/6


Un paisible retraité est confronté à la violence d'une cité, à leurs caïds ultra-violents, aux policiers de bonne volonté. Belle surprise que ce Harry Brown qui évoque une réalité urbaine (on pense aux faits divers de Grenoble de 2010, par exemple). Que faire face à des trublions à la tête de trafics de tout type, marginalisés et irrécupérables ? Peu de choses sans doute, à part la case prison.

La forme du film (photographie, interprétation, musique, décors, mise en scène) est de grande qualité, avec une mention spéciale à la bande sonore qui crée un climat de tension et d'angoisse. Avec elle, les malfrats deviennent des aliens prononçant des paroles d'un autre monde. Une plongée en enfer qui évoque également The offence (1972), de Sidney Lumet. A réserver à un public averti.


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De Steve Mcqueen, le 6 février 2011 à 17:27
Note du film : 5/6

Michael Caine ressort son vieux tromblon…

….pour massacrer la racaille d'une petite banlieue londonienne, responsable de l'assassinat de son vieil ami. On voit de suite planer l'ombre de Charles Bronson, alias "Paul Kersey", l'Homme, le Vrai, celui qui éradique les-meurtriers-vilains-méchants-pas-beaux de sa gentille fifille et son adorable mémère qui-font-si bien-la-cuisine-et-le-ménage…

Sauf que Caine est un acteur incomparablement plus complexe et intelligent que Bronson, et qu'il confère à son personnage un masque de douleur et de tristesse admirable, le rendant ainsi beaucoup plus attachant, suscitant l'empathie dès les premières images. Il est très bien secondé dans sa tâche par Daniel Barber, qui observe à la loupe la conjonction des facteurs entraînant un vieil homme, solitaire et intrinsèquement gentil, à reprendre les armes. Le métrage évoque donc irrésistiblement Gran Torino, sauf que là où Eastwood se perdait – selon moi – dans une intrigue mollassonne et manichéenne, Harry Brown ne connaît aucun relâchement dans la conduite de l'intrigue. Barber sait composer des images aux teintes ocres et froides, maîtrise admirablement son suspense (séquence éblouissante dans l'antre des deux dealers, modèle de tension, moment de calme avant la tempête…) et fait culminer son œuvre dans un déchaînement de brutalité apocalyptique).

Ce film est une grenade dégoupillée qui explose finalement à la face du spectateur tétanisé.

Good Shot, Man !


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