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Je te tiens, tu me tiens par la barbichette...


De Impétueux, le 2 décembre à 14:33
Note du film : 3/6

Après le succès remporté par Rec, les deux réalisateurs espagnols Jaume Balaguero et Paco Plaza auraient été bien mal inspirés de ne pas exploiter le filon et de ne pas poursuivre l'exploration du mystérieux immeuble de Barcelone où, ans le premier opus les habituels résidents et les pauvres braves policiers et pompiers, flanqués de l'insupportable Angela Vidal (Manuela Velasco) et de son factotum cameraman avaient été zigouillés par une terrible hystérie mystérieuse de type zombifiant qui les amenait à se contaminer et se dévorer à la moindre morsurette subie. Sans être féru des longues séries de films qui exploitent des thèmes dégradants (la série des Taxi, par exemple ou des Fast and furious) ou excitants (les Alien bien sûr et même les Hellraiser – quoique…- ), je puis tout à fait concevoir qu'on ait envie de développer un sujet original. Le tout est de le bien faire, sans se moquer du spectateur.

Remarquez, j'appréhende un peu la chose parce que je viens d'acquérir pour trois maravédis l'intégrale de la série des Rec ; la quadrilogy, comme ils osent dire, ce qui est à deux doigts de me débecter. J'ignorais que les deux Espagnols avaient réalisé quatre films à partir de leur scénario de départ et j'ai un peu la crainte que les numéros 3 et 4 (Rec 3 Genesis, un préquel, comme ils osent également dire, et Rec 4 Apocalipsis) soient vraiment des daubes fuligineuses exploitant jusqu'au trognon les personnages posés au départ.

Pour l'instant, avec Rec 2, on tient à peu près la route. Le film n°2 commence assez exactement là où le n°1 s'achève : une équipe de quatre soldats d'une unité d'élite, escortant le mystérieux représentant du ministère de la Santé, le docteur Owen (Jonathan Mellor) s'apprête à pénétrer dans l'immeuble d'où ne vient plus aucun signal de vie. À l'extérieur, la foule, inquiète, s'est massée et on voit même trépigner le père de la petite fille malade, puis zombifiée du premier épisode qui a rapporté de bien inutiles antibiotiques mais ne peut rejoindre sa famille. Le docteur Owen dispose seul, grâce à un système de reconnaissance vocale, du pouvoir de faire ressortir le commando, après accomplissement d'une mission dont il connaît seul les données et le but.

Ce que sont ces données et ce but, on l'apprend finalement assez vite après qu'Owen s'est révélé être un prêtre exorciste dont les prières lui permettent, à un moment donné, de mettre hors d'état de nuire un des soldats, Martos (Alejandro Casaseca), mordu, donc infecté par une hystérique : il s'agit de récupérer une fiole de sang de la petite Tristana Medeiros, gamine possédée par le Démon et jadis surveillée par un autre prêtre exorciste, Albelda. Ici, le scénario commence à déconner un peu : non pas parce qu'il fait appel aux traditionnelles et délicieusement épouvantables manigances de Satan, mais parce qu'il mixe (mixture, si je puis dire) le Mal, dans ce qu'il peut avoir de plus irrationnel et une tentative rationnelle, scientifique, de fabriquer un vaccin contre la possession diabolique. Voilà qui fait bêta.

Mais si on passe là-dessus et si on se laisse posséder (hihi !) par le rythme sauvage du récit, ça se laisse largement voir, même si on a compris le système. Assez bonne idée de faire intervenir, à peu près à la moitié de ce film court (85 minutes), une équipe de sales gosses exaspérants qui, à force de faire des conneries adolescentes, finissent par mégarde (et par les égouts) à pénétrer dans l'immeuble, ce qui permettra de faire avancer l'action avec un peu de variété.

Un mot sur le bouquet final du feu d'artifices, que je ne peux décemment pas révéler (quoiqu'il soit explicité sur Wikipédia). Pour les vieux routiers du film d'épouvante, parmi qui j'ai l'honneur de me classer, la révélation n'est pas absolument stupéfiante. Mais elle est bien amenée et bien conduite.


Je me demande toutefois comment les réalisateurs vont pouvoir donner du sang neuf (hihihi !) aux deux autres volumes. La suite au prochain numéro.


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