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Petite série B des années 1950


De verdun, le 19 février à 13:32
Note du film : 3/6

Quelques scientifiques se rendent dans une région reculée d'Asie. Après une terrible avalanche et de nombreuses péripéties, un éboulement fortuit va les mener dans les profondeurs où ils découvrent une vieille cité abandonnée et une antique peuplade d'albinos vivant loin de toute lumière.

Produit par Universal en 1956, Le peuple de l'enfer, connu également sous le titre Menaces sous la terre, témoigne d'une époque fort lointaine, bien avant 2001 et Star Wars, où les films de science-fiction n'avaient droit qu'à un tout petit budget quand bien même ils étaient financés, comme ici, par les plus grands studios.

Cette histoire fantaisiste d'explorateurs découvrant une civilisation de Sumériens albinos nichés dans les entrailles de la terre aurait pu fonctionner avec un budget décent. Hélas Le peuple de l'enfer apparaît de nos jours comme une série B -voire Z- désuète en raison de costumes, de décors et d'effets spéciaux appartenant à une époque révolue. Je déconseille fortement à ceux qui osent trouver kitsch le superbe Voyage au centre de la terre de le visionner.

Les Albinos ont pour esclaves des créatures mi-hommes mi-taupes assez pittoresques, interprétées par des figurants déguisés. Mais l'élément le plus rigolo est sans doute l'introduction du film. On y voit un expert, le docteur Frank Baxter, exposer face à la caméra et de façon très sérieuse les théories scientifiques les plus récentes concernant le centre de la terre. Cet effort de donner une caution savante à une oeuvrette extravagante est, avec le recul, des plus hilarants…

Mais cette petite série B a aussi les qualités de ce genre de production. Ayant fait ses armes dans le montage avant de passer à la réalisation, Virgil W. Vogel sait donner de la concision (1h13 de projection) et du rythme à son travail, si bien qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer. La réalisation est honnête et la photo en noir et blanc très belle. Le budget est riquiqui mais l'imagination et l'inventivité sont illimitées. L'esprit du film est assez voisin de celui de la bande dessinée des années 1930-1940. Quelques bons moments font penser même penser au Secret de la planète des singes, à La machine à explorer le temps, au She de Ridder Haggard et même à L'homme qui voulut être roi puisque notre peuple de l'enfer, qui n'a jamais côtoyé d'autre civilisation, se demande si les nouveaux arrivants ne sont pas des dieux…

Le peuple de l'enfer est à la fois modeste, naïf et charmant. Bien qu'inférieur à ce que faisait Jack Arnold pour le même studio à la même époque, c'est un film plutôt sympathique.


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