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Une sacrée ruée...


De vincentp, le 11 août 2011 à 11:37
Note du film : 5/6

Assez d'accord avec Droudrou. La distribution est inégale. Maria Schell est plus à l'aise dans Gervaise avec ses sourires mélo-dramatiques et fait plutôt pâle figure par rapport à Anne Baxter. Mais c'est peut-être le but recherché (montrer la dichotomie des comportements féminins dans le far-west). C'est un film à grand spectacle, où Anthony Mann et son directeur de la photo Robert Surtees s'en donnent à cœur joie pour filmer les grands espaces (sous la forme de grand-angles spectaculaires).

Des spécialistes de Mann (comme Pierre Rissient, que l'on retrouve dans les suppléments de plusieurs dvd de Wild Side consacrés à ce cinéaste) pourraient nous éclairer quant à savoir ce qui appartient à l'un (Mann) et à l'autre (Surtees). D'après ce que j'ai compris en regardant un supplément de Border incident, Mann a figé très tôt dans sa carrière son style visuel (distance de la caméra par rapport aux acteurs, par exemple). Dans Border incident en 1950, il intègre pour la première fois les espaces naturels au sein de la dramaturgie du récit. Dix ans plus tard (en 1960, date de sortie en salles de La ruée vers l'ouest), il a atteint de toute évidence son zénith en la matière. Le lâcher spectaculaire des wagons sur la piste de l'Oklahoma, sorte de grand-prix de formule un épique, -avec les moyens rudimentaires de l'époque-, est ainsi un grand moment de cinéma (chariots qui s'effondrent, le papy écrasé,…). La bande sonore de Franz Waxman, très réussie, participe à la recréation à l'écran de cette période épique de la construction de la nation américaine.

Globalement une image magnifique (mais qui sera mieux rendue sur grand écran) pour une histoire sans grande surprise mais adaptée à un public familial et qui se suit avec plaisir.


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De droudrou, le 10 septembre 2007 à 09:48

Il est bien entendu que je me garderai bien de donner aujourd'hui une note. J'ai vu le film, j'avais alors 16 ans. Depuis, il s'est quand même passé 47 années…

Grand film d'Anthony Mann, il ne semble pas bénéficier d'une aura qui l'amènerait régulièrement aux yeux du public des chaînes de télé. Pourquoi ? Difficile à dire et sa sortie prochaine en DVD va me permettre de le revoir et essayer de tirer une analyse de ce phénomène puisque je vais pouvoir à la fois disposer de la version originale et de la version française.

A la base, une histoire d'Edna Ferber. Edna Ferber, on lui doit le récit qui a inspiré Géant et la première mouture de La ruée vers l'Ouest a bénéficié d'un oscar. C'est vrai que Glenn Ford nous a toujours semblé pâlot à nous Français mais, néanmoins, au même titre qu'Alan Ladd on le trouve au générique de films intéressants. Peut-être que la présence à ses côtés de Maria Schell fait que la distribution n'est pas homogène… Tout cela sera à revoir.

En ce qui me concerne, je garde deux images de ce film.

D'abord, une ruée formidable quand au coup de canon, les boumiers se sont précipités sur le territoire de l'Oklahoma pour s'approprier les terres. C'est une séquence d'action assez extraordinaire que le grand écran met particulièrement en valeur et auquel le son apporte une force certaine. Cet épisode particulier de l'Histoire de l'Ouest a été repris par Goscinny et Morris dans une aventure de Lucky Luke.

La dernière image du film où l'Oklahoma est devenu un grand état et où est évoquée une des figures qui a contribué à cette image. Il y a un traveling lattéral sur un Glenn Ford statufié qui est intéressant en termes de construction d'image.

Pour le reste, à la manière de MacArthur, "Je reviendrai !".

C'est un coup de canon qui a "sonné" (!) l'ouverture du territoire de l'Oklahoma aux "colons"… C'est donc pour cela qu'on les a appelés "boumiers".


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