| Cinéma | L'Homme qui marche | ||
France![]() |
Réalisateur et scénariste : Aurélia Georges ![]() Scénariste : Elodie Monlibert Producteur : Cédric Walter ![]() | Compositeur : Arnaud Sallé Directeur de la photographie : Hélène Louvart ![]() Société de production : Château-Rouge Production | Acteurs : César Sarachu (Atemian)John Arnold (Daniel) Mireille Perrier (Liliane)Judith Henry (Irène)Florence Loiret-Caille (Edwige)Miglen Mirtchev (Micha)Gilles David (l'éditeur) |
31/01/2006 08/01/2008Première sortie mondiale : 2007 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"Vous êtes de ceux qui..."

** signé par Aurelia Georges
et Elodie Monlibert nous entraîne en effet dans un univers et des préoccupations dont l'actualité n'a, hélas, rien perdu de son acuité mais sont la plupart du temps ignorés ou mal traités par le cinéma. Ce film est aussi l'heureuse occasion de retrouver, même fugitivement, des comédiennes appréciées*** et le singulier acteur espagnol César Sarachu
, partenaire notamment d'Amira Casar
dans The Piano Tuner of Earthquakes
des frères Quay.

surprend, amuse, dérange tout à la fois. Authentique tragi-comédie, au sens classique du terme, à la narration resserrée, il s'apparente un peu à un haïku occidental, jouant comme cette forme poétique nippone sur la description, le détachement, l'humour, les figures de style et, surtout, la césure. Et même si l'oblitéré Jacques Lacan y tient une place spéciale, le film d'Aurelia Georges
se range davantage du côté de la pensée "signifiante et significative" de Roland Barthes
. S'agit-il d'un portrait figuratif du destin d'un artiste oublié ? D'une métaphore sur la transformation d'une société à travers le parcours d'un individu solitaire, révolté et pourtant auteur d'un texte sur l'ultime soumission, entré sans "garde-fou" dans une spirale incontrôlée ? L'Homme qui marche
souligne en tous cas bien cette lente érosion de la "sociabilité" au profit de l'indifférence. Chaque personnage, essentiellement féminin, croisé par Viktor Atemian contribue à révéler une partie de son mystère, mais sans jamais le dévoiler tout à fait. Cet Homme qui marche
continue assurément sa route dans notre souvenir.
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*au sens d'humanité.
**sans rapport direct avec le personnage de BD de Jirô Taniguchi ou à la sculpture de Rodin ; mais une référence à celle de Giacometti est possible.
***Judith Henry
et Mireille Perrier
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