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Histoire poussive, ambiance crapoteuse...


De Impétueux, le 15 août 2012 à 14:58
Note du film : 3/6

Au sortir de ma re-vision de ce film, j'étais à deux doigts de donner une bonne note, quelque chose comme 4/6, parce que la façon d'aborder les noirceurs du Chicago des années Cinquante m'avait semblé convaincante : bars glauques, épaves humaines, parties de poker clandestines, jazz (magnifique) omniprésent et la drogue traitée moins comme un vice exotique (Razzia sur la chnouf) que comme un assujettissement monstrueux.

En plus j'ai trouvé Frank Sinatra (Frankie Machine) remarquable, Kim Novak (Molly Novotny) un peu moins glacialement emmerdante que d'habitude et les trognes des seconds rôles tout à fait pittoresques.

Mais en y resongeant, je baisse ma note à 3, même si 3,5 serait sans doute mieux adapté. D'abord, c'est assez long, pour ne pas dire longuet ou languissant. Ce n'est pas qu'on s'ennuie vraiment, mais on a tout de même l'impression qu'Otto Preminger aurait pu être un peu plus nerveux, mettre davantage de rythme dans son propos. Toutes les scènes ont, sans doute leur pertinence, mais elles sont diluées et chaque séquence dure quelques instants de trop.

Je ne suis pas, non plus, extrêmement convaincu par la cohérence du personnage de Zosch, la femme infantile, dépensière, culpabilisante de Machine-Sinatra. Non pas qu'Eléanor Parker soit mauvaise (je la préfère tout de même dans Scaramouche, où elle rivalise de charme avec Janet Leigh), mais le récit manque là de cohérence, voire de vraisemblance. On peut comprendre que Zosch, qui a compris de longue date qu'il y avait anguille sous roche entre son mari et la voisine du dessous ait saisi l'occasion de l'accident de voiture pour garder son homme avec une longue laisse. Mais les agissements de Zosch, sa folie presque hystérique ne passent pas très bien, sont un peu excessifs.

En revanche, il y a quelque chose de très intéressant, c'est le côté fatal, inéluctable de la destinée de ce pauvre type qu'est Machine, bloqué entre sa femme, sa maîtresse, sa dépendance à la drogue, son talent de joueur de poker ; mais ce n'est pas assez noir, pas assez sombre : on a constamment l'impression qu'il va s'en sortir, et, de fait, au prix d'une conclusion invraisemblable, toute ruisselante d'un happy end dans le ton de l'époque. C'est dommage, parce que ce côté de traque, ces pièges qui se referment l'un après l'autre sur les bonnes résolutions, ces rencontres fatidiques auraient pu permettre un film bien désespérant…


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De Impétueux, le 16 août 2010 à 22:34
Note du film : 3/6

Néophyte ? Oh non ! Je possède L'homme au bras d'or depuis bien des années en DVD… C'est de la production courante étasunienne…

Sans intérêt, ni ennui particulier…


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