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Critique


De jmx, le 19 juillet 2004 à 18:09

Un hommage a Chaplin, une reussite oscarisé. Un réalisme ds le jeu d'acteurs mais aussi ds la véracité des faits…Touchant…


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De dumbledore, le 9 octobre 2003 à 10:20
Note du film : 2/6

Faire un film basé sur une biographie, c’est avancer au beau milieu de chausses-trappes. Faire un film sur un personnage aussi connu et imposant que Charlie Chaplin c’est avancer au milieu de précipices. Charlie Chaplin est un personnage complexe, sa vie un résumé de 50 ans de l’histoire des Etats-Unis, allant du rêve américain au cauchemar américain de la chasse au sorcière.

Il faut faire des choix pour adapter une chronique à commencer par trouver un thème global au film qui sera (c’est souvent le cas) artificiel, un thème qui est comme un but à atteindre. Les choix fait pour Chaplin ne sont pas forcément les plus judicieux. Richard Attenborough a axé son film essentiellement sur les relations amoureuses du réalisateur développant une thèse contestable : en quittant Londres pour les Etats-Unis, il quitte une jeune femme qu’il ne pourra pas épouser et qu’il recherchera chez toutes les femmes pour la trouver finalement dans Oona O’Neil (jouée – hic – par la même comédienne que la jeune femme). Oona sera sa dernière femme, la seule qui fut la bonne, la seule qui ne joua pas dans ses films. C’est en la (re)trouvant qu’il accède enfin à la quiétude.

Rajoutez à cela la gloire, l’argent, le talent et vous aurez le parfait conte à l’eau de rose hollywoodien.

Le film est quelque peu rageant car il possède des scènes passionnantes sur le personnage, à savoir celles qui touchent les engagements de Charlie Chaplin. Que ce soit quand il réalise Charlot émigrant et qui montre sous couvert de comédie le traitement des émigrants comme de vulgaire bestiaux, ou bien encore le passage sur Le Dictateur. Ces scènes sont riches en émotion et il y avait matière à aller plus loin, à dire notamment que Charlie Chaplin ne s’est jamais remis d’avoir été interdit de séjour aux Etats-Unis et que le fisc s’est acharné contre lui. Dans le film, le problème est réglé en deux cuillère à peau « Pourquoi n’avez-vous pas demandé un visa ? Vous l’auriez obtenu tout de suite ! ». Réglé et surtout revu dans un souci pro-américain, polissage historique pour lesquels les américains sont passé maître. « Changez l’image du passé et vous changerez le passé » est souvent leur devise.

Du coup, on zappe le film le plus controversé, le crachat à la gueule des Etats-Unis que fut le dernier grand film du maître : Un roi à New York. Pire le film de Richard Attenborough s’arrête sur la consécration hollywodienne des oscars ! La boucle est bouclée, on a remis avec ce film Chaplin bien sagement dans la boite du diablotin.

Oui, malheureusement Richard Attenborough n’est pas Oliver Stone et c’est bien dommage. Ce film est d’un académisme déprimant, aussi bien dans la mise en scène très pépère avec des clins d’oeils d’une lourdeur monotone à des références grossières à l’œuvre du maître : on voit Chaplin jouer à la plage avec un ballon, ou bien encore à Londres imitant un poivrot avancer et trouvant avant l’heure le personnage du Tramp. On a même droit à des scènes « genre film de Charlot » avec images saccadées et course poursuite… Non, vraiment pas de finesse.

Une seule chose sort vraiment du lot. Le comédien, Robert Downey Jr qui sait, lui, saisir le personnage de Chaplin et de Charlot avec une justesse éblouissante, passant de la comédie à la tragédie en un regard. Il réussit même à faire illusion et de temps à autre on a vraiment l’impression de voir l’original (notamment la scène du premier film où apparaît le vagabond).


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