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Bonne recette ?


De vincentp, le 14 août 2015 à 15:03

Ce type de film s'adresse à un public de femmes au foyer et de midinettes dont vous ne faites évidemment pas partie…

Ce week-end, j'étais dans un train, et une jeune fille s'installe à mes côtés et commence à dévorer la revue "V.I.P" et les histoires de la famille royale d'outre-manche. Que voulez-vous y faire ?


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De Impétueux, le 10 août 2015 à 19:08
Note du film : 1/6

Oh, affreuse et méprisable paresse qui fait que, par ces beaux soirs encore lumineux d'été, installé confortablement sur votre moelleux canapé, vous n'avez pas le courage, à l'heure vespérale, d'aller chercher plus loin le spectacle de votre soirée ! Ô nuit désastreuse, ô nuit effroyable !

Sans aller jusqu'à pousser le cri de désolation lancé en chaire par le grand Bossuet aux débuts de l'Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre (dont nous apprenions par cœur les premières périodes lorsqu'il y avait encore un enseignement dans ce pays), sans me désoler outre mesure, j'ai tout de même bien perdu mon temps hier en regardant ce J'ai faim ! de Florence Quentin, qui fut la scénariste d'Étienne Chatiliez pour ses premiers (et seuls bons) films.

Si j'écris que J'ai faim ! est un film de femme pour femmes, je crains les invectives sourcilleuses de la doxa féministe (Qui nierait, pourtant, que La 317è section est un film d'homme pour hommes ?). En tout cas, J'ai faim ! paraît avoir été sponsorisé par Elle ou Marie-Claire, tant il présente les femmes comme uniquement préoccupées de fringues, d'amaigrissement et de pleurnicheries sur les mecs, à la fois si insupportables et si indispensables.

Le scénario est idiot, les dialogues sont affligeants, l'interprétation à la limite de l'infantile. Catherine Jacob glapit à qui mieux-mieux tout au long de l'heure et demie réglementaire. Et à dire le vrai, plus on la voit sur les écrans, plus on se demande si elle est capable de faire autre chose que de jouer les grassouillettes à la limite de l'hystérie, ce qui limite tout de même singulièrement le champ d'expression. Michèle Laroque incarne aussi son personnage habituel de demeurée bienveillante et dépassée par les événements. Deux ou trois autres utilités du cinéma français du millénaire (Garance Clavel – voir Chacun cherche son chat, Isabelle Candelier, voir Mademoiselle ou Adieu Berthe), des acteurs de troisième rang (Samuel Labarthe).

Mais aussi la tristesse de voir que deux merveilleux acteurs du cinéma français de naguère, Stéphane Audran et Julien Guiomar figurer dans cette daube ! Je sais bien que les saltimbanques ne sont pas gens prévoyants et que, cigales à têtes folles, ils ont pu ne pas mettre de côté pour leurs vieux jours. Et sont conséquemment obligés de faire de la figuration pour décrocher quelques cachets. Mais ça fait tout de même frémir de les voir là…


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