Saison 6 (sept. 2009-)
1. Nice Is Different Than Good
2. Being Alive
3. Never Judge a Lady by Her Lover
4. The God-Why-Don't-You-Love-Me Blues
5. Everybody Ought to Have a Maid
6. Don't Walk on the Grass
7. Careful the Things You Say
8. The Coffee Cup
9.
Saison 5 (sept. 2008-mai 2009)
1. You're Gonna Love Tomorrow
2. We're So Happy You're So Happy
3. Kids Ain't Like Everybody Else
4. Back in Business
5. Mirror, Mirror
6. There's Always a Woman
7. What More Do I Need?
8. City on Fire
9. Me and My Town
10. A Vision's Just a Vision
11. Home Is the Place
12. Connect! Connect!
13. The Best Thing That Ever Could Have Happened
14. Mama Spent Money When She Had None
15. In a World Where the Kings Are Employers
16. Crime Doesn't Pay
17. The Story of Lucy and Jessie
18. A Spark. To Pierce the Dark.
19. Look Into Their Eyes and You See What They Know
20. Rose's Turn
21. Bargaining
22. Marry Me a Little
23. Everybody Says Don't
24. If It's Only in Your Head
Comme presque toutes les séries à la mode, Desperate housewives
s'essouffle, et pèche par un scénario répétitif (le secret de Dana Delany
rappelle celui de Alfre Woodard
dans la saison précédente), et des artifices certes amusants (l'épisode de la tornade), mais superficiels et un peu "cache misère". C'est vraiment la politique du "que faire pour que le spectateur ne zappe pas ?".
La 4ème saison dégage une étrange misogynie, en décrivant des femmes sèches et pomponnées, obsédées par l'argent, le paraître, quant aux hommes c'est encore pire. Les comédiennes commencent à caricaturer dangereusement leurs personnages (Teri Hatcher
est difficilement supportable dans son cabotinage, le festival de perruques de Huffman
frise le n'importe quoi), heureusement des "guests" comme Delany
, et la fillette jouant Kayla qui fait littéralement froid dans le dos, rehaussent le niveau.
Desperate housewives
est manifestement sur la pente descendante, mais l'épilogue très déroutant, laisse entrevoir une possibilité de renouveau.
Superbe série, qui commence comme un "soap" de luxe, réminiscent de Six feet under
, évolue vers Mankiewicz
(Chaînes conjugales
), avec un soupçon de Wilder
(la narration de la morte, comme dans Sunset boulevard
), pour finir en suspense plus classique, mais extrêmement bien ficelé et écrit. Le cast est splendide, avec en tête l'exceptionnelle Marcia Cross
, actrice scandaleusement inconnue au bataillon (elle jouait la fiancée de James Spader dans Bad influence
, il y a bien longtemps !), dans un rôle de bourgeoise crispée, obsessionnelle, presque inquiétante de maniaquerie. Eva Langoria est également formidable, et les "guests" épisodiques comme Ryan O'Neal
en pépé lubrique, Lesley Ann Warren
ou Richard Roundtree
en privé sans scrupule (le nom de son agence est un anagramme de Shaft
). Dans la lignée des grandes séries américaines récentes, Desperate housewives
est un accomplissement, mêlant tous les genres, toutes les humeurs, pour dépeindre une Amérique névrosée, malade, suicidaire, absolument décadente. Magnifique !